Le Président de la Transition, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, a reçu en audience, ce vendredi 19 juillet 2024, une délégation des Nations unies, conduite par Mme Amina J. MOHAMMED, Vice-Secrétaire Générale de l’Organisation des Nations Unies et Présidente du Groupe des Nations Unies pour le développement durable. Cette rencontre a enregistré la présence du Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Son Excellence Abdoulaye DIOP.
Dans le cadre d’une tournée dans la région ouest-africaine, une délégation de l’Organisation des Nations unies s’est rendue au Mali où elle a été reçue en audience par le Président de la Transition. Les discussions ont notamment porté sur les questions sécuritaire, économique, mais aussi de développement ainsi que de l’employabilité des jeunes dans un pays où 60 à 70 % de la population est constituée de jeunes. L’ONU entend accentuer désormais la coopération sur des secteurs tels que la sécurité alimentaire, l’agriculture, l’énergie afin de pouvoir créer des emplois ; moyens de maintenir les jeunes sur place.
La Vice-Secrétaire Générale de l’Organisation des Nations unies s’est dite très émue d’avoir eu des échanges francs et fraternels avec Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA. Elle lui a adressé ses remerciements ainsi qu’au Gouvernement du Mali pour l’accueil chaleureux qui leur a été offert à leur arrivée au Mali. « La région connaît maintenant des crises : politique, sécuritaire, mais aussi de développement. Nous avons indiqué au Président de la Transition que nous apprécions l’ouverture du dialogue entre les différentes parties prenantes à ces crises. Nous sommes très rassurés du maintien des relations entre les Nations unies et le Mali dans le cadre du développement du pays », a-t-elle expliqué.
Mme Amina J. MOHAMMED assure le Gouvernement du Mali que les Nations unies, étant donné la fin de la mission onusienne au Mali (MINUSMA), continuera à travailler de concert avec les autorités maliennes afin de consolider les échanges et les relations qui existent entre les deux parties.
Les Nations unies ont saisi l’occasion pour saluer l’initiative technologique, dont le lancement a eu lieu ce vendredi matin dans le cadre de la digitalisation de l’administration malienne. Selon les hôtes du jour du Chef de l’État, la réussite de la connexion internet permettra aux jeunes de développer le commerce électronique.

Coopération tripartite : Signature de la Charte du Liptako-Gourma instituant l’Alliance des États du Sahel
Le Président de la Transition, Son Excellence, le Colonel Assimi GOITA, Chef de l’État, et ses homologues du Burkina Faso et du Niger ont signé, le 16 septembre 2023 au palais de Koulouba, la Charte du Liptako-Gourma, qui institue l’Alliance des États du Sahel (AES). La coopération entre ces trois pays vient de se renforcer davantage avec la naissance de l’Alliance pour le Sahel, à travers la signataire de la Charte du Liptako-Gourma. Cette Convention qui s’appuie largement sur le volet diplomatique dans son fonctionnement a été signée par le Chef suprême de la diplomatie malienne en présence de l’Ambassadrice du Burkina Faso auprès de la République du Mali ; du ministre de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture du Niger, représentant le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur. Selon les parties contractantes de cette Charte, la naissance de l’Alliance des États du Sahel est un signal fort pour la préservation de la souveraineté des trois États. Elle entre surtout dans le cadre de la perspective panafricaniste de ces États. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont trois pays confrontés aux mêmes réalités politiques, économiques et sécuritaires. Ils sont animés également par les mêmes aspirations, à savoir la souveraineté et l’assistance à leurs populations. C’est ce qui motive la mise en place de cette Alliance qui vise à avoir une solution commune aux maux dont souffrent ces États. Le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOITA a donc laissé entendre : « Nous ne pouvons plus faire semblant étant donné que nos pays sont confrontés aux mêmes réalités. Nous n’avons plus d’autre choix que de résister ». Après les discussions ayant conduit à la mise en place de cette Alliance, ouverte à tout État désireux de devenir membre du regroupement, les trois États disposent désormais d’un acte juridique encadrant leur coopération. Il s’agit alors maintenant de passer aux actes concrets sur le terrain. Mais avant, il convient d’intensifier la « communication afin de bénéficier de l’adhésion de nos populations ». La crédibilité de cette Alliance sera à l’aune du degré d’engagement de tous les États signataires.


