Le Président de la Transition, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a procédé ce mardi 28 mai 2024 au lancement des travaux de la Centrale solaire de Safo, en partenariat avec la République populaire de Chine. La cérémonie a été marquée par la présence du Premier ministre, du ministre de l’Énergie et de l’Eau, ainsi que de nombreux membres du Gouvernement. Étaient également présents l’Ambassadeur de la République populaire de Chine au Mali, S.E.M. CHEN Zhihong, et plusieurs autres Ambassadeurs.
Après le lancement des travaux de la première centrale solaire à Sanankoroba le vendredi dernier, Safo accueille désormais le lancement de la deuxième centrale solaire, d’une capacité de 100 mégawatts-crête.
M. Kiro TRAORÉ, Maire de la Commune rurale de Safo, a exprimé sa gratitude envers le Président de la Transition pour cette initiative bénéfique pour sa commune. Il a souligné que ce projet, autrefois perçu comme irréaliste, est devenu une source d’espoir pour les Maliens. Il a émis le vœu que ces centrales photovoltaïques atténueront les pénuries d’énergie et a plaidé pour le recrutement de la main-d’œuvre locale pour réduire le chômage.
S.E.M. CHEN ZHIHONG a félicité le lancement de la construction de la centrale solaire de Safo, soulignant l’importance de ce projet pour lutter contre la crise énergétique au Mali. Il a rappelé la solidité des relations sino-maliennes, basées sur une confiance politique mutuelle et un partenariat fructueux de plus de 60 ans. Il a cité divers projets réussis comme le troisième Pont de Bamako et la Centrale hydroélectrique de Gouina, et a souligné l’importance de la coopération énergétique entre la Chine et le Mali. Il a exprimé son soutien aux principes de diplomatie malienne et à la coopération future entre les deux nations.
Mme Bintou CAMARA, ministre de l’Energie et de l’Eau, a remercié le Président de la Transition pour son engagement envers l’amélioration des conditions de vie des Maliens. Elle a salué la coopération dynamique entre le Mali et la Chine, illustrée par ce projet de centrale solaire de 100 MWc, qui comprend un champ solaire de 228 hectares, un système de stockage d’énergie solaire, et diverses autres infrastructures énergétiques.
La Ministre a souligné que ce projet répond à la vision de transformation du système énergétique national pour privilégier les énergies renouvelables et renforcer la souveraineté énergétique. Elle a insisté sur les avantages socio-économiques du projet, incluant la création d’emplois et le développement local.
Le Colonel Assimi GOÏTA, dans une interview accordée à la presse, a affirmé que le lancement de cette centrale solaire à Safo s’inscrit dans une dynamique nationale de développement des infrastructures énergétiques. Il a souligné l’impact de cette centrale sur l’emploi et l’amélioration de la fourniture d’électricité. Il a salué la coopération exemplaire avec la République populaire de Chine, fondée sur des principes de non-ingérence et de respect de la souveraineté. Le Président de la Transition a remercié les populations locales pour leur accueil et leur mobilisation, et a réitéré l’engagement du Gouvernement à ne pas décevoir les attentes des citoyens.
Cette cérémonie marque une étape significative dans le partenariat énergétique entre le Mali et la Chine, visant à renforcer la production d’énergie solaire et à améliorer la qualité de vie des Maliens. Le lancement de la Centrale solaire de Safo constitue un symbole fort de la coopération fructueuse entre les deux pays et de leur engagement commun pour un développement durable.
COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 14 FEVRIER 2024/CM N°2024-07/SGG
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 14 février 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Réconciliation, de la paix et de la Cohésion nationale, Chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Centre pour la Promotion de la Paix et de l’Unité au Mali. Les graves crises, notamment les rébellions, les violences politiques et les conflits inter ou intracommunautaires ont créé chez le citoyen en général et les victimes en particulier, un énorme besoin de justice et de réparation, de fixer ces faits dans la mémoire collective nationale et internationale et d’obtenir de l’Etat une garantie de leur non répétition. En vue de préserver la mémoire historique des périodes de violence et de répression, des initiatives éducatives indispensables ont été envisagées pour permettre d’établir une mémoire publique qui sert de bastion contre le déni et la récidive. Dans cette perspective, le Gouvernement a opté pour la justice transitionnelle pour établir la paix, construire le tissu social en vue d’un meilleur vivre ensemble et d’aboutir à la réconciliation nationale. L’architecture institutionnelle mise en place à cet effet doit être complétée pour une meilleure conservation des mémoires collectives en vue de garantir la non-répétition des évènements douloureux. Les projets de texte adoptés créent le Centre pour la Promotion de la Paix et de l’Unité au Mali, sous la forme d’un Etablissement public à caractère scientifique et technologique avec pour mission d’entreprendre des recherches relatives à la conservation de mémoire des violations graves des droits de l’Homme commises lors des crises au Mali depuis 1960. La création du Centre permettra notamment : de concevoir et de mettre en place des programmes de recherches, de formation des citoyens et autres manifestations scientifiques sur la promotion de la paix et la non répétition des conflits ; de construire le tissu social pour un vivre ensemble harmonieux ; – de contribuer à la cohésion et à la réconciliation nationale ; – de consolider la paix durable. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de construction de l’immeuble R+8 du siège de la Direction générale des Impôts en lot unique. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Entreprise CHECEC pour un montant de 15 milliards 999 millions 109 mille 681 francs CFA, toutes taxes comprises et un délai d’exécution de 36 mois. La réalisation de ce projet permettra d’améliorer les conditions de travail de l’Administration fiscale. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE DE LA REFONDATION DE L’ETAT Secrétaire Général : Monsieur Ibrahim SIMPARA, Inspecteur des Impôts. Commissaire au Développement Institutionnel : Monsieur Mamadou DEMBELE, Professeur principal de l’Enseignement secondaire général. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Ambassadeur, Directeur de la Coopération Multilatérale : Monsieur Kanisson COULIBALY, Conseiller des Affaires Etrangères. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE Inspecteur à l’Inspection de l’Agriculture : Monsieur Mamadou TOGOLA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. Président Directeur Général de l’Office du Niger : Monsieur Badara Aliou TRAORE, Ingénieur en Génie civil. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENTREPRENARIAT NATIONAL, DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE – Chargé de mission : Monsieur Drissa DIOUARA, Journaliste-Réalisateur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ARTISANAT, DE LA CULTURE, DE L’INDUSTRIE HOTELIERE ET DU TOURISME Chargé de mission : Monsieur Alpha Atikou MAIGA, Journaliste-Réalisateur. Directeur Général du Conservatoire des Arts et Métiers Multimédia Balla Fasséké KOUYATE : Monsieur Oumar KAMARA dit KAMARA KA, Enseignant-chercheur. Directeur national des Bibliothèques et de la Documentation : Monsieur Amadou SIDIBE, Administrateur des Arts et de la Culture. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des Ministres de la tenue de la « Semaine Nationale pour l’Harmonisation et l’Utilisation des Symboles de l’Etat ». Le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, conformément à la vision du Président de la Transition, Chef de l’Etat, se propose de mieux encadrer l’usage des symboles de l’Etat, attributs majeurs de la République. De la proclamation de la République du Mali à ce jour, des lois constitutionnelles et ordinaires ont permis de définir et consacrer les différents symboles de l’Etat, dont cinq (05) fondamentaux, que sont : le Drapeau, la Devise, l’Hymne national, le Sceau et les Armoiries. Les symboles de l’Etat répondent à trois (03) principes de base : la souveraineté : caractère unique inaliénable ; l’exclusivité : droit d’usage strictement réservé, soumis à autorisation et contrôle ; – la conformité : normalisation, invariabilité, standard. Il a été donné de constater, à la pratique, des erreurs, vices et anomalies dans la configuration, l’interprétation, les modalités et les conditions d’arborer le drapeau, l’application et la reproduction desdits symboles, et leur emploi anarchique. Ces irrégularités s’imputent habituellement à une méconnaissance de l’objet, non seulement par les citoyens, mais aussi par certains agents de l’Etat, en l’absence parfois de textes juridiques de référence. En vue de trouver une solution pérenne aux difficultés soulevées, il est prévu d’organiser une « Semaine Nationale pour l’Harmonisation et l’Utilisation des Symboles de l’Etat » pour bannir leur utilisation désordonnée et frauduleuse et mettre fin à leurs violations à la fois profane ou délictuelle. La « Semaine Nationale pour l’Harmonisation et l’Utilisation des Symboles de l’Etat » a pour but entre autres : de sauvegarder


