Assimi Goïta : « Les richesses minières doivent changer le visage de nos communes »

Assimi Goïta : « Les richesses minières doivent changer le visage de nos communes »

À l’occasion de la remise symbolique de chèques géants du Fonds minier de développement local aux collectivités territoriales, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, Chef de l’État, revient sur les réformes engagées dans le secteur minier et sur l’objectif affiché par les autorités : faire profiter les communes des richesses du sous-sol. Dans cet entretien, il détaille la répartition des ressources issues des sociétés minières, les mécanismes de contrôle mis en place et les projets structurants que ces financements devraient permettre de réaliser dans les 819 communes du pays. Lisez cet entretien avec le Président de la Transition ! Le journaliste : Monsieur le Président de la Transition, vous venez de présider la cérémonie de remise de chèques géants aux collectivités territoriales dans le cadre du Fonds minier de développement local. Quel sentiment vous anime en ce moment ? Le Président de la Transition : Tout d’abord, je voudrais féliciter le gouvernement et les services de la présidence pour la mise en œuvre d’une recommandation majeure des Assises nationales de la refondation, au cours desquelles le peuple malien a demandé que les ressources précieuses, à savoir l’or, le lithium, le magnésium, profitent à l’ensemble des collectivités territoriales. Cette recommandation, qui nous a servi de boussole, nous a permis d’engager des réformes majeures dans le secteur minier. Des réformes qui nous ont permis d’élaborer un nouveau Code minier en 2023 et d’adopter la loi sur le Contenu local. Aussi, dans la continuité de ces réformes, nous avons créé cinq fonds miniers, parmi lesquels le Fonds minier de développement local, qui concerne la gestion de nos différentes communes. Ce fonds doit être alimenté par les sociétés minières à travers des contributions à hauteur de 0,15 % de leur chiffre d’affaires trimestriel. Au titre de l’année 2025, le ministère des Finances a pu recouvrer  18 milliards et quelques pour nos différentes communes. Les 819 communes que compte notre pays ont bénéficié chacune d’un montant. Cette répartition s’est opérée à trois niveaux. Le premier niveau concernait les communes directement impactées par les activités minières. Elles ont bénéficié de 50 %. Ensuite, 25 % ont concerné les communes moins impactées dans les régions où travaillent les sociétés minières. Les 25 % restants sont revenus aux autres communes. Je suis très satisfait de la mise en œuvre de cette recommandation phare. Le journaliste : Qu’est-ce qui va changer dans la vie des communes, de façon générale, au Mali ? Le Président de la Transition : Normalement, il doit y avoir un changement majeur. Comme nous l’avons dit, le Fonds minier de développement local doit permettre à nos communes de minimiser les impacts négatifs des activités minières. Cela veut dire que ces montants, attribués aujourd’hui aux différents maires, doivent leur permettre de réaliser un certain nombre de projets structurants. Ces élus communaux doivent élaborer des projets structurants qui seront validés au niveau communal par le comité de suivi. Ensuite, il y a un comité de suivi régional, composé du gouverneur, qui examine également les projets. Enfin, le comité national, qui regroupe les ministres des Finances, de l’Administration territoriale et des Mines, procède à la dernière évaluation avant de donner le feu vert pour la mise en œuvre des projets. Il peut s’agir de la construction d’écoles et de centres de santé, de l’accès à l’eau potable à travers la construction de forages, de l’amélioration des infrastructures routières ou énergétiques, notamment à travers l’installation de panneaux solaires dans les communes. En fonction des montants reçus, les maires doivent donc pouvoir élaborer des projets structurants. Toutes ces possibilités et ces avantages pourront nous permettre de donner un nouveau visage à nos différentes communes. Avec tous ces dispositifs, il doit y avoir un changement notoire, un changement positif dans la vie quotidienne de nos communes, notamment en ce qui concerne l’amélioration des conditions de vie. Le journaliste : La répartition se fait-elle selon les besoins de chaque commune ? Le Président de la Transition : Les communes n’ont pas les mêmes besoins au même moment. Leurs besoins peuvent être classés par catégorie en fonction de la réalité du terrain. C’est pourquoi les montants sont différents selon les communes. Ces montants vont de 4 millions à plus de 3 milliards de francs CFA. Le journaliste : Vous avez parlé à l’instant de suivi. Cela signifie-t-il qu’il existe un mécanisme de contrôle pour que ce fonds soit utilisé à bon escient ? Le Président de la Transition : L’objectif principal est le bien-être de nos populations. Nous nous sommes engagés pour cela et nous allons suivre cela de près. Il existe différents comités : d’abord le comité communal, composé des préfets et des maires ; ensuite le comité régional, où siège le gouverneur ; et enfin le comité national, où siègent les différents ministres. Ces dispositifs vont nous permettre de surveiller de près et d’être témoins de ce qui sera réalisé. Ils permettront également de corriger, s’il y a lieu, certaines insuffisances. Cela veut dire qu’il existe un dispositif permanent pour l’élaboration et le suivi de ces projets structurants. C.COM

Fonds minier de développement local : remise de chèques géants aux collectivités territoriales

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a présidé la cérémonie de remise symbolique des chèques géants du Fonds minier de développement local à neuf (09) communes sélectionnées. Cette cérémonie, qui a enregistré la présence du Premier ministre, du Président du Conseil national de Transition, du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, du ministre des Mines, de celui de l’Économie et des Finances ainsi que des membres du Gouvernement et des autorités administratives et indépendantes, tout comme du ministre commissaire chargé des questions minières, s’est tenue au palais de Koulouba, ce jeudi 12 mars 2026. Le Président de la Transition a saisi l’occasion pour féliciter le Gouvernement pour avoir mis en œuvre cette recommandation des Assises nationales de la Refondation. « Nous sommes très heureux et très satisfaits d’avoir concrétisé ce vœu du peuple malien », a-t-il déclaré dans une interview accordée à la presse à l’issue de la cérémonie. Au total, pour l’exercice 2025, le Fonds minier de développement local s’élève à plus de dix-huit milliards quatre cents millions (18 400 000 000) de FCFA, a expliqué M. le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, M. Alousséni SANOU. La redistribution de ce fonds a été effectuée à l’issue de la première réunion du Comité de suivi du fonds minier, le 2 mars dernier, conformément aux dispositions de l’Arrêté interministériel n°2025-0292/MEF-MM-MATD-SG du 27 février 2026, qui fixe la péréquation des ressources du Fonds minier de développement local revenant à chaque collectivité territoriale, a expliqué le ministre SANOU. Il a expliqué aussi la provenance de ce fonds qui constitue la contribution des titulaires de titres miniers d’exploitation de mines et des bénéficiaires d’autorisations industrielles de substances de carrières. Conformément à ce dispositif de redistribution, 50 % reviennent aux communes affectées de la zone minière ; 25 % aux autres collectivités territoriales de la zone minière ; et les 25 % restants aux collectivités territoriales des autres régions du Mali. Cette clé de répartition, souligne le ministre d’État SANOU, « respecte le principe de justice territoriale ». La remise de chèques constitue une matérialisation manifeste de la volonté de l’État d’accompagner les collectivités locales. Il les exhorte à faire un usage judicieux de ce fonds dans des projets structurants, dont le suivi sera régulier. Cette remise symbolique a concerné les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Bougouni, Kita, Tombouctou, San, Gao et Kidal. Mais il est à souligner que ce fonds collecté est réparti entre l’ensemble des 819 communes du Mali. Après la remise des chèques géants, le porte-parole des bénéficiaires, M. Yéhia HA KONTA, maire de la commune rurale d’Alafia, dans la région de Tombouctou, a adressé ses vifs remerciements au Président de la Transition pour l’initiative de la relecture du Code minier et de l’élaboration d’un contenu local en 2023 afin de faire profiter toute la population malienne des retombées de l’exploitation minière. Cette redistribution des richesses minières est une traduction manifeste de l’engagement des autorités maliennes de la Transition pour le développement de l’ensemble des communes du Mali. Elle donne espoir à toutes les collectivités. Cette dynamique, a précisé l’élu communal, favorise l’émulation entre les collectivités. Il a donné l’engagement ferme qu’une utilisation judicieuse sera faite des fonds reçus. Avec ce fonds, le Chef de l’État espère des résultats tangibles à travers l’amélioration des conditions de vie des populations grâce aux projets structurants qui verront le jour. Ce fonds devrait permettre de minimiser les impacts négatifs des exploitations minières sur les populations. Le Président GOÏTA a donc expliqué le dispositif mis en place pour la réalisation et le suivi des projets structurants, grâce aux trois filtres instaurés : le comité communal, le comité régional et le comité national. « Un changement notoire devrait être observé dans la vie des communes », espère le Chef de l’État, avant d’indiquer que le Fonds minier devrait permettre aussi de « donner un nouveau visage aux communes ». Le Président de la Transition rassure de l’existence d’un mécanisme de suivi de l’utilisation de l’argent reçu par les communes. « Ce fonds sera utilisé à bon escient », assure-t-il, car son « objectif est le bien-être des populations ». Les comités communal, régional et national permettront un suivi régulier de l’utilisation de ce fonds. « Tout manquement fera l’objet de procédures judiciaires », conformément à l’engagement des autorités maliennes dans la lutte contre la corruption.

Remise officielle du Rapport général des États généraux sur la situation de la Femme, de l’Enfant et de la Famille au Président de la Transition

Le jeudi 19 février 2026, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a reçu le rapport général des États généraux sur la situation de la Femme, de l’Enfant et de la Famille. Le document lui a été officiellement remis par la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme DIARRA Djénéba SANOGO, accompagnée d’une importante délégation comprenant les membres de la Commission nationale d’organisation ainsi que du bureau de la Plateforme nationale des femmes du Mali, section AES. Au cœur des priorités des autorités de la Transition, la femme, l’enfant et la famille sont désormais érigés en piliers stratégiques de la refondation nationale. C’est dans cette dynamique qu’ont été organisés les États généraux, avec pour objectif d’approfondir la réflexion nationale et de formuler des solutions durables autour de trois axes majeurs : le renforcement de la cellule familiale ; l’autonomisation économique des femmes et leur pleine participation à la gestion des affaires publiques, notamment dans la prévention des conflits ; ainsi que la consolidation des mécanismes de prévention et de protection des enfants contre toutes les formes de violences, d’abus et d’exploitation. Adoptant une démarche inclusive et participative, le processus a mobilisé près d’un millier de participants à travers des concertations nationales. Les travaux ont abouti à 459 recommandations et 349 actions, assorties d’un plan d’action prioritaire annexé au rapport final. Après la remise du document au Président de la Transition, la ministre Mme DIARRA Djénéba SANOGO a souligné le caractère entièrement national du processus, réalisé sur financement du budget national avec l’appui du Chef de l’État et sous le leadership du Premier ministre. Elle a également salué la contribution déterminante des Forces Armées Maliennes, qui ont facilité la tenue des assises. Selon la ministre, cette initiative constitue une première au Mali et marque une étape majeure dans l’élaboration d’une vision nationale concertée visant l’amélioration des conditions de vie des femmes, des enfants et des familles. Les États généraux s’inscrivent dans les orientations stratégiques fixées par le Chef de l’État, plaçant les femmes au cœur du développement du « Mali Kura ». Le Président de la Transition a, à cet égard, décrété 2026-2027 « Année de l’Éducation et de la Culture », en vue de souligner le rôle déterminant des femmes dans la transmission des valeurs, la cohésion sociale et la stabilité nationale. La remise de ce rapport marque ainsi une étape décisive vers la mise en œuvre d’actions concrètes destinées à renforcer le bien-être des femmes, des enfants et des familles, socle essentiel du développement durable du Mali.

Cérémonie de présentation des vœux de Nouvel An du CNJ

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a reçu le Conseil national de la jeunesse (CNJ), ce lundi 16 février 2026, au Palais de Koulouba. C’était à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux de Nouvel An de la jeunesse malienne au Chef de l’État. Une première au Mali. Cette cérémonie a enregistré la présence du Premier ministre, du Président du Conseil national de Transition (CNT), du Ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, ainsi que des membres du Gouvernement et des Présidents d’institution. À son entrée dans la salle, le Président de la Transition a été accueilli à l’unisson par des applaudissements nourris de la jeunesse. Prenant la parole, le Président du Conseil national de la Jeunesse, M. Sory Ibrahim CISSÉ, a d’abord adressé les meilleurs vœux de la jeunesse malienne au Président de la Transition avant de rappeler les grands chantiers des autorités maliennes, de leur arrivée au pouvoir à nos jours, pour redonner au Mali et aux Maliens leur place dans le concert des nations. Selon les mots de M. CISSÉ, le Président de la Transition a redonné espoir à la jeunesse malienne à travers ses actions et son soutien indéfectible. La jeunesse se dit donc prête à accompagner le Chef de l’État et le Mali dans la voie empruntée pour une pleine et entière souveraineté. Sory Ibrahim CISSÉ a ensuite dressé le bilan des actions du CNJ au cours de l’année écoulée. Une année marquée par de grandes mobilisations de la jeunesse à diverses occasions, comme la gestion de la crise du carburant. Aussi, l’organisation du Premier sommet des adolescents de l’AES ainsi que l’organisation de campagnes sur la désinformation à l’intention des jeunes. Ce fut aussi le lieu de rendre un hommage mérité à divers départements ministériels pour leur appui constant à la jeunesse malienne, à commencer par celui de la Jeunesse et des Sports, mais aussi de la Primature. La jeunesse s’est dite honorée par les autorités maliennes de la Transition qui leur accordent une grande considération en les soutenant dans leurs initiatives. La jeunesse a donc saisi cette occasion pour réaffirmer sa loyauté et sa disponibilité à soutenir les actions et initiatives des autorités maliennes. « Nous marcherons à vos côtés parce que vous avez été là pour la jeunesse. », a assuré le Président du CNJ. La jeunesse a exprimé sa volonté d’accompagner le Gouvernement dans ses différentes initiatives comme la mise en œuvre du Programme national d’éducation aux valeurs (PNV), le contenu local, la Vision Mali 2063, etc. Le CNJ ne s’est pas limité là, il a fait plusieurs propositions en vue d’appuyer les efforts du Gouvernement. Il sollicite surtout un siège. Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’armée Assimi GOÏTA, a salué les efforts de la jeunesse pour l’avènement du Mali Kura. Il s’est réjoui d’entendre la voix d’une « jeunesse consciente et engagée » dans le processus de refondation de son pays. Le Chef de l’État a indiqué à la jeunesse que cette année 2026 est placée sous le signe de la santé, de la paix et de l’unité nationale. Le Président de la Transition n’a pas manqué de remercier la jeunesse pour sa présence massive à cette cérémonie de présentation des vœux. Aussi, a-t-il salué l’engagement de la jeunesse auprès du Gouvernement malien. Une jeunesse résolument tournée vers l’avenir. Son Excellence le Général d’armée Assimi GOÏTA a également rappelé à la jeunesse que toute la nation compte sur elle. L’engagement du CNJ confirme que la jeunesse est une « actrice incontournable dans le processus de refondation du pays », a-t-il souligné avant de saluer la mobilisation remarquable de la jeunesse dans la gestion de la crise du carburant. « La relève ne se décrète pas, elle se prépare », a indiqué le Chef de l’État à la jeunesse malienne avant d’indiquer que c’est tout le sens des nombreuses initiatives d’accompagnement de cette couche, mais aussi le renforcement de l’éducation aux valeurs, qui vise avant tout à inculquer des valeurs indispensables aux jeunes pour assurer cette relève dont il est question. Plusieurs initiatives sont également en cours afin de mieux préparer la jeunesse. Elles se poursuivront, a rassuré le Président de la Transition. Le Président de la Transition a fait comprendre aux représentants de cette jeunesse comment le Mali se construira en se fondant sur ses valeurs endogènes. Son Excellence le Général d’armée Assimi GOÏTA a également rassuré avoir pris bonne note des différentes aspirations légitimes exprimées par la jeunesse afin de toujours se renforcer. Elles seront examinées. Car « investir dans la jeunesse, c’est investir dans l’avenir du Mali ». Le Président de la Transition a exhorté la jeunesse malienne à poursuivre dans sa dynamique d’accompagnement des efforts du Gouvernement. Car la « réussite de la Transition passe par celle de la jeunesse et que la réussite de la jeunesse se construira dans l’union ». Les rumeurs et les campagnes de manipulation constituent aussi des menaces, en plus du terrorisme, visant à saper le moral des citoyens et des troupes. Le Président de la Transition a exhorté la jeunesse à la vigilance mais aussi à la préservation et à l’amplification de l’élan patriotique amorcé. La jeunesse « doit être le porte-flambeau, non dans l’agitation, mais dans l’exemple ». Il exhorte la jeunesse malienne à faire de 2026 « l’année de la consolidation des acquis, de résultats concrets et de confiance renouvelée ».

ORDRES NATIONAUX : Des agents de la Présidence décorés

Le Ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, Dr Alfousseyni DIAWARA, a présidé, ce lundi 9 février 2026, la cérémonie de remise de décorations aux récipiendaires élevés au grade de Chevalier de l’Ordre national et du Mérite national avec Effigie Lion Debout.   Au total, 167 agents ont été distingués, dont 118 élevés au grade de Chevalier de l’Ordre national et 49 décorés du Mérite national avec Effigie Lion Debout.  Prenant la parole au nom des récipiendaires, M. Alou KOÏTA, Chargé de mission au Secrétariat général de la Présidence à la Cellule économique et prospective, lui-même élevé au grade de Chevalier de l’Ordre national, a exprimé la gratitude des décorés au Président de la Transition pour la reconnaissance du mérite, du dévouement et de l’engagement de ses collaborateurs. Il a souligné que ces distinctions constituent à la fois un témoignage de confiance et une responsabilité accrue pour chacun des récipiendaires dans l’exercice de leurs fonctions respectives. Il a, par ailleurs, invité l’ensemble des décorés à faire preuve d’exemplarité et d’engagement renouvelé au service de la Nation, rappelant que le Mali se trouve à une étape décisive de son histoire. Selon lui, la reconstruction nationale et l’avènement du « Mali Kura » exigent des sacrifices, un sens élevé du devoir et la primauté constante de l’intérêt général sur toute considération particulière.

CEREMONIE DE DECORATION : Le Chef de l’État préside une cérémonie de reconnaissance des mérites nationaux

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Grand Maître des ordres nationaux du Mali, a procédé, ce vendredi 6 février 2026, au Palais de Koulouba, à la remise de décorations à 36 récipiendaires, parmi lesquels certains membres du Gouvernement. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, du Président du Conseil national de Transition, des membres du Gouvernement, du Président du Conseil économique, social, environnemental et culturel, ainsi que des parents et proches des décorés. Prenant la parole, le Grand chancelier des ordres nationaux, le Général de brigade Amadou Sagafourou GUÉYE, a exprimé son émotion et sa fierté de participer à cette cérémonie présidée par le Grand Maître des ordres nationaux. Il a souligné la portée symbolique et la lourde responsabilité que représente une telle distinction pour les heureux récipiendaires. « Les récipiendaires ont été décorés parce qu’ils se sont distingués par leurs actes et entrent ainsi désormais dans l’estime du peuple malien », a expliqué le Grand Chancelier. Il les a donc exhortés à poursuivre leur engagement, à cultiver les valeurs d’honneur et de dignité, et à renforcer les vertus qui les caractérisent. Le Grand Chancelier des ordres nationaux a également appelé l’ensemble des fils du pays à donner le meilleur d’eux-mêmes pour un Mali meilleur. Il a aussi profité de l’occasion pour adresser ses vœux de bonne et heureuse année 2026 à l’ensemble du peuple malien. À l’issue de cette intervention, le Président de la Transition a procédé à la remise des décorations. Le grade de Commandeur de l’Ordre national, à titre exceptionnel, a été décerné à M. Mamoudou TIMBO, Procureur général près la Cour suprême. Les autres récipiendaires ont reçu les grades d’Officier et de Chevalier de l’Ordre national du Mali. Le porte-parole des récipiendaires, M. Mamoudou TIMBO, a qualifié la cérémonie de « modeste mais hautement symbolique ». Il a saisi l’occasion pour saluer les « dignes fils du pays » qui se sont distingués par des actions jugées hautement patriotiques. « Nous sommes très honorés et reconnaissants », a-t-il déclaré, avant de rappeler l’importance de la valeur de l’honneur dans la tradition malienne. S’adressant d’abord aux récipiendaires, puis à l’ensemble du peuple malien, il a évoqué les défis auxquels le pays est confronté et le rôle que les décorés sont appelés à jouer dans le rayonnement du Mali, notamment dans le cadre du processus de refondation en cours. Il a rappelé les grandes concertations nationales engagées pour faire du « Mali Kura » une réalité, tout en saluant la méthode inclusive adoptée. Il a donné l’assurance que les récipiendaires ne décevront pas la confiance placée en eux et qu’ils redoubleront d’efforts et de don de soi au service de la Nation. M. TIMBO a également réaffirmé leur soutien indéfectible au Chef de l’État, avant de décerner symboliquement au Président de la Transition le titre de « héros de la Nation », en reconnaissance des actions entreprises pour le rayonnement du Mali sur la scène internationale.

Le Président de la Transition décrète 2026-2027, Année de l’éducation et de la culture

Le jeudi 5 février 2026, le Palais de Koulouba a abrité la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux de Nouvel An des membres du Gouvernement au Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA. À cette occasion, le Chef de l’État a décrété l’année 2026-2027, Année de l’éducation et de la culture. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la vision Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033. Elle vise à renforcer la cohésion sociale, la souveraineté culturelle et l’excellence citoyenne. Lors de cette rencontre, le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye MAÏGA, a présenté au Président de la Transition les vœux du Gouvernement et du peuple malien pour une année de paix, de stabilité et de prospérité. Dans son allocution, il a dressé un bilan exhaustif des réalisations gouvernementales depuis sa nomination le 21 novembre 2024. Il a notamment souligné les avancées dans la consolidation de la sécurité, avec le renforcement des Forces armées et de sécurité, la modernisation des équipements et la formation continue des effectifs. La reprise progressive de l’administration dans les zones libérées et la restauration des services publics traduisent une volonté de rétablir l’autorité et la souveraineté de l’État sur l’ensemble du territoire. Sur le plan économique et social, le Premier ministre a rappelé les efforts déployés pour renforcer la résilience agricole, soutenir l’emploi et développer les infrastructures énergétiques et hydrauliques. Il a mis en avant la digitalisation de l’administration, la lutte contre la corruption et la mise en place de mesures d’urgence face à la crise énergétique et alimentaire. Le Premier ministre a également  insisté sur l’importance de l’éducation et de la formation professionnelle pour le développement du capital humain et la promotion de l’auto-emploi.  Répondant à ces vœux, le Président de la Transition a salué la mobilisation du Gouvernement et a précisé les grandes orientations pour l’avenir. « Dans le prolongement de l’élan de l’année de la culture, et conformément à la vision Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma ainsi qu’à la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033, je décrète la période 2026-2027, Année de l’éducation et de la culture, afin d’engager un effort national déterminé pour refonder durablement notre école et investir dans le capital humain, condition première de la prospérité partagée », a-t-il déclaré.  Le Chef de l’État a souligné l’ambition de former « un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence » et a appelé à la mobilisation de tous : l’État, les collectivités, les communautés éducatives, les familles, le secteur privé et les partenaires au développement, pour construire un système éducatif performant et inclusif. Il a rappelé que la culture, « pilier de l’identité nationale », devait continuer à être valorisée et intégrée dans les programmes éducatifs afin de consolider la cohésion sociale et la souveraineté culturelle. « La culture ne saurait être enfermée dans un calendrier, elle doit être portée par un engagement durable, car elle est une force de cohésion, de dignité et de souveraineté », a ajouté le Président, en invitant le Gouvernement à poursuivre et intensifier la revitalisation culturelle dans toutes les régions du pays. Enfin, le Président de la Transition a insisté sur la continuité des réformes dans les secteurs stratégiques que sont l’énergie, l’eau, l’agriculture et les mines, afin de garantir une prospérité inclusive et durable. Il a appelé « à la vigilance et à la mobilisation collective pour anticiper toute crise et maintenir la stabilité nationale », affirmant ainsi la priorité de l’État à placer l’éducation, la culture et le capital humain au cœur de la stratégie nationale de développement.

Le Chef de l’Etat reçoit les vœux des Institutions de la République et des autorités administratives indépendantes  

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a présidé, ce mercredi 4 février 2026, au Palais de Koulouba, la cérémonie de présentation des vœux du Nouvel An des Institutions de la République et des autorités administratives indépendantes. À cette occasion, le Conseil national de Transition, la Cour suprême, la Cour constitutionnelle, le Haut Conseil des Collectivités, le Conseil économique, social, environnemental et culturel, les Autorités administratives indépendantes, le Vérificateur général, l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), l’Autorité de protection des données à caractère personnel, l’Autorité de gestion des réparations en faveur des victimes, l’Autorité indépendante de gestion des élections ainsi que l’Autorité malienne de régulation des télécommunications et des postes (AMRTP) ont présenté leurs vœux au Chef de l’État. Les interventions des responsables de ces institutions et structures ont porté sur le bilan de l’année écoulée et les perspectives pour l’année à venir. En retour, le Président de la Transition a formulé le vœu que l’année 2026 soit « celle de la consolidation de nos acquis, d’un sursaut collectif porté par l’unité nationale, la discipline et l’amour de la Patrie ». Le Chef de l’État a rappelé les défis majeurs auxquels le peuple malien a été confronté au cours de l’année écoulée. Il a salué la « détermination du peuple malien, la responsabilité des Institutions de la République ainsi que l’esprit de sacrifice des Forces armées et de sécurité », qui ont permis au Mali de rester debout et résolument engagé dans la défense de sa souveraineté, la préservation de la cohésion nationale et la poursuite du processus de refondation de l’État. Le Président de la Transition a également souligné le rôle essentiel joué par les Institutions de la République et les autorités administratives indépendantes dans cette dynamique. À travers leurs missions de régulation, de contrôle, de vérification, de médiation, de protection des droits et d’appui à la transparence de la gestion publique, elles contribuent quotidiennement à la « consolidation de l’État et au renforcement de la confiance des citoyens ». Abordant le processus de refondation en cours, le Chef de l’État a mis un accent particulier sur la nécessité de disposer « d’institutions solides, accessibles et efficaces, mais également exemplaires dans leur fonctionnement et dans leurs rapports avec les citoyens ». Enfin, face aux crises multiformes auxquelles le pays est confronté, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a rappelé les efforts importants consentis par l’État pour renforcer les capacités humaines et matérielles des Forces armées et de sécurité. Il a mis en garde contre la guerre informationnelle instrumentalisée pour affaiblir les États et fracturer les sociétés, réaffirmant que la réponse du Mali demeurera fondée sur « la cohésion nationale, la vérité des faits et la solidité des institutions».

KOULOUBA : Présentation des vœux du personnel de la Présidence au Chef de l’État

Le personnel de la Présidence de la République a présenté, le vendredi 30 janvier 2026, ses vœux de Nouvel An au Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, lors d’une cérémonie au Palais de Koulouba. Au nom de l’ensemble des agents, le Ministre Secrétaire général de la Présidence, Dr Alfousseyni DIAWARA, a adressé au Chef de l’État et à sa famille des vœux de santé, de bonheur, de longévité et de plein succès dans la conduite de la Transition. Il a salué le leadership du Président de la Transition et rappelé les avancées majeures enregistrées au cours de l’année écoulée, tant au plan national que sous-régional. À cet égard, il a mis en lumière les progrès significatifs réalisés au sein de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), notamment la mise en place de ses organes, le lancement de la Banque d’investissement et de développement (BCID-AES), l’adoption des passeports biométriques communs, la création de la chaîne de télévision confédérale et l’opérationnalisation de la Force Unifiée. Des acquis majeurs qui traduisent, selon lui, la volonté partagée des États membres de bâtir une souveraineté collective, fondée sur la sécurité, la dignité et le développement endogène. Dr Alfousseyni DIAWARA a également souligné les réformes engagées dans la lutte contre la corruption, la gouvernance du secteur minier, le renforcement des Forces de défense et de sécurité, ainsi que l’impact des œuvres sociales initiées par le Chef de l’État en faveur des populations. Il a, enfin, réaffirmé l’engagement et la disponibilité du personnel de la Présidence à accompagner la vision présidentielle. En réponse, le Président Assimi GOÏTA a exprimé sa satisfaction et adressé ses vœux à l’ensemble de ses collaborateurs. Il a rappelé que cette tradition constitue un moment de responsabilité et de vérité, soulignant que l’action publique repose sur le sens du devoir, l’exemplarité et l’effort quotidien. Le Chef de l’État a réaffirmé la portée stratégique de l’engagement du Mali au sein de l’AES, tout en appelant, au plan national, à faire de la Présidence un véritable centre d’impulsion de l’action publique, fondé sur la rigueur, la sobriété budgétaire, la discipline administrative et la culture du résultat. Il a également mis en exergue l’importance des œuvres sociales, qui traduisent une souveraineté au service du mieux-être des citoyens, avant d’appeler à une vigilance accrue face aux défis de la guerre informationnelle. À ce titre, il a exhorté le personnel à la rigueur, à la responsabilité et à l’intégrité dans la production et la diffusion de l’information, dans le respect de l’intérêt supérieur de la Nation.

Discours de Nouvel An 2026 du Président de la Transition, le Général Assimi GOÏTA.

Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Hôtes du Mali,   Par la grâce d’Allah, nous franchissons le seuil de la nouvelle année 2026. En ce moment de recueillement et d’espérance, je formule pour chacune et chacun d’entre vous des vœux de réconfort, de concorde, de santé et de prospérité.   Je m’incline pieusement devant la mémoire de nos martyrs, civils et militaires. Leur sacrifice est le socle de notre engagement et de notre Renouveau. À nos blessés, aux familles endeuillées, la Nation exprime sa solidarité indéfectible. Je voudrais également adresser ma compassion aux populations durement éprouvées par les sinistres survenus dans notre pays. Je formule le voeu que l’élan de solidarité nationale, dans la dignité et l’entraide, continue de soulager les peines et de relever les vies. Mes chers compatriotes, Le passage à une nouvelle année est une occasion de regarder ensemble le chemin parcouru, d’évaluer nos efforts communs et de mesurer, avec lucidité, les défis à relever. L’année 2025 dont nous vivons les derniers instants, a été une année d’épreuves, notamment sur les plans énergétique et économique. Elle a également été une année de vérité, celle qui révèle dans l’adversité, le patriotisme et la résilience indéfectible des Maliennes et des Maliens. Je rends un hommage appuyé à notre peuple pour sa dignité, sa patience et sa détermination. Depuis plusieurs mois, notre pays subit d’importantes perturbations dans son approvisionnement en carburant, consécutives à des attaques répétées contre des convois vitaux. Parallèlement, une campagne de désinformation a tenté d’installer le doute, la peur et la division. Elle n’a fait que renforcer notre prise de conscience collective et consolider notre dynamique de résistance. En ces instants solennels, je salue la bravoure de nos opérateurs économiques, de nos chauffeurs et de leurs apprentis, qui, au péril de leur vie, ont assuré le ravitaillement du pays. Je félicite nos Forces Armées et de Sécurité, ainsi que le Gouvernement, pour la coordination de la réponse nationale ayant permis d’éviter des ruptures majeures de carburant. Derrière chaque défi se dresse une opportunité. Le défi d’importation doit devenir une opportunité d’innovation. Pour une Nation debout comme la nôtre, l’adversité n’est pas un frein, elle est un levier. Mes chers compatriotes, Face aux pressions, aux tentatives d’isolement et aux manœuvres d’influence, le Mali a fait un choix : celui de la souveraineté assumée. Là où certains attendaient la résignation, nous avons opposé la décision. Le temps de l’improvisation est révolu. Le Mali a fait le choix irréversible de rompre avec la navigation à vue. C’est dans cette perspective que j’ai doté notre Nation d’une boussole stratégique : la Vision prospective « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma », adossée à une stratégie de mise en œuvre 2025-2033. Ancrée dans le scénario du Renouveau, cette vision est notre pacte d’honneur avec les générations futures. À l’horizon 2063, notre ambition est de faire du Mali une Nation souveraine, unie, juste, sécurisée et prospère. Nous entrons dans l’année 2026 avec une ligne de conduite : celle de consolider la souveraineté et de bâtir une prospérité partagée. Mes chers compatriotes, La paix durable demeure la condition première de tout progrès. C’est le sens du combat héroïque mené chaque jour par nos Forces Armées et de Sécurité contre le terrorisme et le crime organisé. Je salue leur bravoure, leur discipline et leur professionnalisme. La Nation ne les oubliera jamais. Mener une guerre asymétrique est une épreuve redoutable. Mais face menace, nous avons choisi de rebâtir notre outil de défense. Des avancées significatives ont été enregistrées : des zones ont été sécurisées, la liberté de mouvement s’est améliorée et l’autorité de l’État poursuit son rétablissement. Cette dynamique dépasse nos frontières nationales. Avec nos frères du Burkina Faso et du Niger, nous avons franchi une étape déterminante avec l’opérationnalisation de la Force unifiée de l’AES et la mise en place d’un dispositif opérationnel coordonné. Face à l’ennemi commun, notre solidarité se traduit en actes : protéger nos peuples et défendre notre espace commun. Nous savons aussi que la paix véritable ne s’impose pas : elle se construit. Elle exige la vérité, le dialogue et la confiance entre Maliens. L’adoption de la Charte pour la Paix et la Réconciliation nationale marque une étape décisive, celle d’un processus de paix endogène, porté par notre volonté collective. Dans ce cadre, une nouvelle phase du programme du DDR-I a été engagée, avec un recrutement spécial et la réinsertion de milliers d’ex-combattants, notamment à Ménaka, Kidal, Mopti, Ségou, Gao et très prochainement Tombouctou. La mise en place de l’Observatoire pour la Paix renforcera durablement cette dynamique. En tirant les leçons des processus de paix antérieurs, il apparaît clairement que les solutions maliennes sont les plus viables pour le Mali. Mes chers compatriotes,   Si la souveraineté militaire garantit l’intégrité du territoire, la souveraineté culturelle protège l’âme de la Nation. C’est la raison pour laquelle nous avons engagé une dynamique de renaissance culturelle et d’éducation aux valeurs, afin de renforcer durablement le vivre-ensemble et de façonner le Maliden Kura : un citoyen patriote, responsable et bâtisseur. L’officialisation de nos langues nationales et la valorisation de nos légitimités traditionnelles ne sont pas du folklore, elles expriment un retour à notre essence. Cette renaissance consolide la cohésion sociale, renforce la paix et fait de notre culture un levier de rayonnement et de développement endogène. Mes chers compatriotes, La Justice et la gouvernance vertueuse demeureront au cœur de notre projet national. La lutte contre la délinquance économique et financière, la corruption et l’impunité n’est pas une option : elle s’impose comme un devoir. Le Pôle National Économique et Financier et l’Agence Nationale de Recouvrement des Avoirs saisis ou confisqués, participent à l’affirmation de la règle que nul n’est au-dessus de la loi, et que l’argent indûment soustrait à la Nation doit obligatoirement revenir à la Nation. Mes chers compatriotes,   Lors des Assises nationales de la Refondation, le peuple malien avait exprimé sa vive préoccupation face aux dérives et dysfonctionnements du paysage politique, susceptibles d’alimenter la mauvaise gouvernance. Fidèle à notre engagement