Le Médiateur de la République, Mme SANOGO Aminata MALLE a remis, ce lundi 14 aout 2023, son rapport annuel au Président de la Transition, Son Excellence le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Un rapport qui montre une nette augmentation du nombre d’usagers de cette Autorité indépendante.
Créé selon la loi N°97-022 du 14 mars 1997, modifiée par la loi N°2012-010 du 8 février 2012, le Médiateur de la République, en tant qu’Autorité indépendante, a pour obligation de présenter chaque année au Président de la République son rapport annuel. Ce lundi 14 aout 2023, Mme SANOGO Aminata MALLE a honoré à cette tradition désormais ancrée dans la démocratie malienne.
« Ce rapport expose singulièrement le nombre, la nature, et la diversité des réclamations dont le Médiateur de la République a été saisi par les usagers des services publics de notre pays », a expliqué Mme le Médiateur de la République.
Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2022, les services du Médiateur de la République ont enregistré 268 dossiers de réclamation.
Dans le cadre de l’Espace d’interpellation démocratique (E.I.D), 334 dossiers ont été réceptionnés à la date du 30 septembre 2022, a indiqué Mme le Médiateur.
Ce rapport contient également les interpellations adressées au gouvernement dans le cadre de l’Espace d’interpellation démocratique qui se tient chaque année, le 10 décembre, en commémoration à la Déclaration universelle des droits de l’homme. Un espace qui imprime à « notre Peuple, une culture démocratique nationale et impulse de façon significative, la politique de promotion et de protection des droits et libertés des citoyens », a expliqué le Président GOITA.
Le rapport 2022 du Médiateur de la République s’articule autour de quatre parties essentielles : la gestion des réclamations et des demandes d’interpellations, les autres activités du Médiateur de la République, le rôle de la médiation internationale et le renforcement des capacités des collaborateurs du Médiateur.
Enfin, les commentaires et les recommandations du Médiateur de la République. Le Médiateur de la République formule non seulement des commentaires sur certains dysfonctionnements, mais aussi fait des propositions et des suggestions.
Au cours de l’année écoulée, le Médiateur a formulé des commentaires sur trois problématiques majeures : l’inexécution des décisions de justice, la problématique du paiement des salaires et des cotisations sociales, la moralisation des procédures de passation et d’exécution des marchés publics.
Durant la période en revue, le Médiateur a émis 4 recommandations : la gestion de la carrière des agents des collectivités territoriales et la gouvernance locale, la bonne distribution de la justice et la bonne gouvernance, les difficultés liées à l’exécution des contrats et marchés publics, la protection sociale.
Le Président de la Transition a souligné l’importance de cette cérémonie dans le cadre de la refondation de l’État. « Les analyses du présent Rapport révèlent les dysfonctionnements de notre Administration dans la gestion quotidienne et sonnent l’alerte, afin d’en corriger les insuffisances et les dérives », a expliqué le Chef de l’État.
Le Président de la Transition a rassuré que les observations et les recommandations pertinentes énoncées « dans le présent Rapport seront prises en charge, notamment dans le maillage de l’action gouvernementale et en donnant une grande importance au contrôle plus accru tant au niveau des structures que des personnes ».
Selon ses précisions, les réformes politiques et institutionnelles envisagées dans la Constitution, promulguée le 22 juillet 2023, permettront « d’améliorer la gouvernance dans le service public pour répondre au Mali Kura de nos vœux ».
En tant que protecteur et défenseur du citoyen, le Médiateur de la République est un maillon essentiel de la « consolidation de l’État de droit et de la promotion de la bonne gouvernance, indispensables à la préservation de la paix sociale

AES : le Président de la Confédération inaugure la première session confédérale du Conseil des Ministres à Bamako
Le Palais de Koulouba a servi, ce samedi 20 décembre 2025, de cadre à l’ouverture de la première session confédérale du Conseil des Ministres de la Confédération des États du Sahel (AES). Présidée par le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État et Président de la Confédération AES, la rencontre a réuni les Ministres du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Dans son allocution d’ouverture, le Président de la Confédération a salué une étape « inaugurale et préparatoire » à la 2e session du Collège des Chefs d’État, prévu les 22 et 23 décembre à Bamako. Il a rappelé que la session confédérale du Conseil des Ministres, prévue par l’article 12 du Traité constitutif signé à Niamey le 6 juillet 2024, constitue l’un des trois piliers de la gouvernance confédérale, aux côtés du Collège des Chefs d’État et du futur Parlement confédéral. Cette 1re session doit examiner des dossiers majeurs, dont le rapport d’exécution de la feuille de route de l’An I, les protocoles additionnels relatifs à la défense, à la diplomatie et au développement, ainsi que les dispositions encadrant les sessions parlementaires confédérales. Des documents qui, une fois adoptés, viendront achever l’architecture institutionnelle de la Confédération. Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA a mis un accent particulier sur la vocation de l’AES à devenir un cadre d’« émancipation, de liberté et d’indépendance véritable », fondé sur les ressources et le génie des peuples sahéliens. « Nos trois États ont fait le choix souverain de mutualiser leurs efforts pour bâtir un espace stable et apaisé, favorable au développement et au plein épanouissement de nos populations », a déclaré le Président GOÏTA, tout en appelant à une collaboration pragmatique et renforcée face aux défis sécuritaires, économiques et géopolitiques. Il a également dénoncé le « terrorisme économique et médiatique » dont sont victimes les pays de la Confédération, de la part de certains acteurs internationaux dont la seule volonté est de chercher à « affaiblir le soutien populaire » dont bénéficie la Confédération. Pour lui, ces pressions ne font que renforcer la détermination de l’AES à poursuivre « sa marche souveraine sur la scène africaine et internationale ». Le Chef de l’Etat a tenu à rendre hommage aux Forces de Défense et de Sécurité des trois États pour leur engagement « au péril de leur vie » dans la protection des territoires. Il a également salué « le vaillant peuple de l’AES », véritable source de légitimité de la Confédération. Au-delà du Sahel, le Président de la Confédération AES a élargi la perspective : « L’Afrique de l’Ouest est unie par une histoire pluriséculaire, une culture partagée et une géographie commune. Nos peuples sont naturellement appelés à vivre ensemble, dans le respect mutuel, la solidarité et la fraternité».


