COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 24 JUILLET 2024

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Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 24 juillet 2024, dans sa salle
de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président
de la Transition, Chef de l’Etat.
Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :
– adopté des projets de texte ;
– procédé à des nominations ;
– et entendu des communications.
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AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES
1. Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la
Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi relatif aux Autorités et
Légitimités traditionnelles.
Les Autorités et Légitimités traditionnelles sont des personnes auxquelles sont reconnues, par la
coutume ou les usages, des fonctions de régulation, de médiation, de conseil, de résolution des
conflits, de gestion des ressources au niveau local, de représentation des communautés ou de relais
entre l’administration et les populations. Elles comprennent également des personnes qui assurent la direction des cultes ou s’illustrent par leurs savoirs ou l’exercice d’un métier dans le milieu social.
Ces autorités reposent sur l’organisation sociale et administrative, à travers les villages, fractions et
quartiers. Elles assurent le bon fonctionnement des mécanismes sociaux de stabilité et de régulation.
Le projet de loi, adopté, détermine les différentes catégories d’autorités et de légitimités
traditionnelles et précise les rôles et les modalités d’intervention de chaque catégorie.
2. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil
des Ministres a adopté :
a. un projet de loi organique fixant les attributions, l’organisation, les règles de
fonctionnement ainsi que la procédure suivie devant la Cour suprême.
Pour doter notre pays d’une justice indépendante, égale pour tous, facteur de sécurité juridique, de
croissance économique et d’attraction des investisseurs, la Constitution du 22 juillet 2023 consacre une nouvelle architecture pour la Cour suprême qui prend en compte les attributions de la Haute Cour de Justice après sa suppression.
Le projet de loi, adopté, corrige les insuffisances constatées à travers entre autres :
– le renforcement de l’autonomie budgétaire et de l’autonomie de gestion financière de la Cour
suprême ;
– le renforcement de l’indépendance au cours de la carrière ;
– la prise en compte effective de l’unicité du corps des Magistrats ;
– l’introduction de la procédure de l’exception d’inconstitutionnalité en cas de violation grave
des droits et liberté, devant les juridictions dont la Cour suprême ;
– l’institution du pouvoir disciplinaire du Président de la Cour suprême sur les juridictions
du fond et les autres Magistrats du siège de la Cour suprême ;
– le renforcement des pouvoirs du Président de la Cour suprême en matière d’organisation de
la Cour, de même que la précision et le renforcement des pouvoirs du bureau de la Cour ;
– 1a démarcation des moyens de cassation devant la Section administrative des moyens
d’annulation de décisions administratives et les cas de cassation sans renvoi ;
– la précision des moyens d’annulation devant la section administrative ;
– l’allègement de la procédure administrative contentieuse devant la Section administrative ;
– l’encadrement du mandat des membres de la Cour suprême.
b. un projet de loi organique fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la
Cour constitutionnelle ainsi que la procédure suivie devant elle.
La Cour constitutionnelle, régie par la Loi n°97-010, modifiée, du 11 février 1997 est la plus haute
juridiction de l’Etat en matière constitutionnelle. Elle est juge de la constitutionnalité des lois et
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garantit les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques. Elle est l’organe
régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics.
La relecture de cette loi est devenue nécessaire avec la promulgation de la Constitution du 22 juillet
2023 qui apporte des innovations aussi bien au niveau de sa composition que de sa compétence.
c. un projet de loi organique fixant les attributions, l’organisation, les règles de fonctionnement de la Cour des Comptes ainsi que la procédure suivie devant elle.
Le contrôle des comptes publics, gage du bon emploi des deniers publics est assuré par la Section des
Comptes de la Cour Suprême.
Un tel ancrage institutionnel ne permet pas à la juridiction supérieure des Comptes d’accomplir
efficacement ses missions et d’atteindre les objectifs qui lui sont assignés.
Ainsi, la Constitution du 22 juillet 2023 institut une Cour des Comptes comme juridiction supérieure
des finances publiques avec également des attributions de contrôle et de consultation.
Le projet de loi, adopté, participe à la mise en cohérence du cadre institutionnel et des pratiques de
l’organe juridictionnel chargé du contrôle des finances publiques avec les normes communautaires et internationales.
d. un projet de loi organique déterminant les modalités d’application de l’article 153
de la Constitution relatif à l’exception d’inconstitutionnalité.
Le contrôle de la constitutionnalité des lois conduit le juge constitutionnel à statuer sur la conformité
de la loi à la Constitution. Ce contrôle, sous la troisième République, se faisait à priori, c’est-à-dire
avant la promulgation de la loi.
Dans le souci de préserver les droits et libertés fondamentaux garantis par la Constitution, le
constituant de 2023, en plus du contrôle par voie d’action, a introduit le contrôle par voie d’exception,
c’est-à-dire a posteriori, autrement dit, contrôle après la promulgation de la loi.
Le projet de loi est adopté en application de l’article 153 de la Constitution du 22 juillet 2023. Il
permet à tout justiciable de soulever l’exception d’inconstitutionnalité d’une loi à l’occasion d’une
instance.
3. Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions,
le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi organique déterminant les modalités de la
destitution du Président de la République.
Les Assises Nationales de la Refondation ont recommandé l’élaboration d’une nouvelle Constitution afin de prendre en compte les aspirations réelles du peuple relatives, entre autres, à la bonne gouvernance et à la responsabilité des dirigeants face aux citoyens.
C’est ainsi que la Constitution du 22 juillet 2023 dispose en son article 73 : « la responsabilité du
Président de la République peut être engagée pour des faits qualifiés de haute trahison. Il peut être
destitué par le parlement pour haute trahison. Il y a haute trahison, lorsque le Président de la
République viole son serment… ».
Le projet de loi est adopté dans ce cadre. Il détermine la procédure de destitution du Président de la République qui peut être déclenchée lorsque celui-ci pose des actes manifestement incompatibles
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avec l’exercice de ses fonctions, de même que lorsque l’acte porte atteinte à la dignité de la fonction
du Président de la République.
4. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un
projet de loi organique relatif aux lois de finances.
La Directive n°06/2009/CM/UEMOA du 26 juin 2009 portant loi de finances au sein de l’UEMOA
a été transposée dans la législation nationale à travers la Loi n°2013-028 du 11 juillet 2013, modifiée,
relative aux lois de finances. Conformément aux dispositions de ladite loi, le Mali a basculé sa gestion
budgétaire en mode programme depuis le 1er janvier 2018.
La Constitution du 22 juillet 2023 dispose en son article 115 : « …la loi de finances détermine les
ressources et les charges de l’Etat dans les conditions fixées par une loi organique… ».
Le présent projet de loi est adopté dans ce cadre. Son adoption permet de prendre en compte certaines insuffisances relevées dans la Loi n°2013-028 du 11 juillet 2013 et d’apporter des innovations relatives entre autres :
– à la prise en compte de manière explicite des Autorités administratives indépendantes ;
– à l’harmonisation de certaines dispositions de la nomenclature budgétaire de l’Etat ;
– à l’extension des dotations à l’ensemble des Institutions constitutionnelles ;
– à l’autorisation des mouvements de crédits opérés par les présidents des Institutions
constitutionnelles et les responsables des Autorités administratives indépendantes par un
arrêté du ministre chargé des finances ;
– à l’extension du pouvoir d’ordonnateur principal du ministre chargé des finances aux recettes
des budgets annexes ;
– à la prise en compte de la Cour des Comptes ;
– à l’harmonisation des dispositions relatives aux responsabilités du contrôleur financier avec
celle de l’ordonnateur et du comptable public.
5. Sur le rapport du ministre de l’Education nationale, le Conseil des Ministres a adopté un projet
de loi organique déterminant les conditions et les modalités d’emploi des langues officielles
du Mali.
Le combat pour la valorisation, la consolidation de notre identité culturelle et de notre unité nationale
dans la diversité linguistique a été et demeure une préoccupation de tous les Gouvernements qui se
sont succédé.
Le peuple souverain du Mali, à l’issue des Assises nationales de la Refondation de l’Etat, a fait un
certain nombre de recommandations au nombre desquelles la valorisation et l’officialisation des
langues nationales dans tous les secteurs de la vie publique.
Conformément à la Constitution du 22 juillet 2023, ce projet de loi, adopté, détermine les conditions
et les modalités d’emploi des langues nationales comme langues officielles du Mali.
6. Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la
Construction citoyenne, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi organique relatif au
concours des citoyens en cas de calamité.
Sont considérés comme calamité, les incendies, les épidémies, l’insurrection armée, la guerre,
l’invasion étrangère, les inondations, les tremblements de terre, les tempêtes et d’une façon générale tout fléau d’origine humaine ou naturelle dont la gravité et les séquelles dépassent les moyens
ordinaires disponibles pour y faire face au niveau d’une circonscription donnée.
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Dans le cadre de la survenance d’une calamité, la Constitution du 22 juillet 2023 a inscrit dans les
devoirs du citoyen, l’exigence d’apporter son concours dans les conditions définies par la loi.
Le projet de loi, adopté, définit lesdites conditions.
7. Sur le rapport du ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Reformes politiques
et institutionnelles, le Conseil des Ministres a adopté :
a. un projet de loi organique fixant le nombre des membres du Gouvernement.
Le projet de loi, adopté, en application des dispositions constitutionnelles fixe le nombre des
membres du Gouvernement à trente (30) au maximum.
Son adoption permet de prendre en compte une demande forte et récurrente pour la réduction du
train de vie de l’Etat et la rationalisation de ses ressources.
b. un projet de loi organique relatif au nombre, à l’éligibilité, aux inéligibilités, aux
incompatibilités, à la délégation de vote et au remplacement des membres du
Parlement.
La Constitution du 22 juillet 2023 prévoit un Parlement comprenant deux Chambres : l’Assemblée
nationale et le Senat.
Le projet de loi organique est adopté en application de l’article 100 de ladite Constitution qui
dispose : « une loi organique fixe, pour chacune des deux chambres, le nombre des membres, les
conditions d’éligibilité, le régime des inéligibilités et des incompatibilités. Elle détermine également
les conditions dans lesquelles il est procédé à leur remplacement en cas de vacance de siège ».
Le projet de loi, adopté, apporte de nombreuses innovations relatives, notamment :
– à la fixation du nombre de députés et de Sénateurs ;
– à la définition des critères pour être candidat à l’élection sénatoriale ;
– à la réorganisation des inéligibilités ;
– à l’encadrement de la procédure de démission en cas d’incompatibilités ;
– à l’extension des incompatibilités aux fonctions conférées et rémunérées par un Etat ou une
organisation internationale étrangère ;
– à l’institution d’un système de remplacement pour réduire autant que possible les élections
partielles.
c. un projet de loi organique fixant les indemnités et les autres avantages alloués aux
députés et aux sénateurs.
La Constitution du 22 juillet 2023, en son article 101 dispose : « une loi organique fixe les indemnités
et les autres avantages alloués aux Députés et aux Sénateurs ».
Le projet de loi est adopté dans ce cadre. Il fixe le taux des indemnités et les avantages alloués aux
députés et aux sénateurs en vue de compenser les sujétions auxquelles ils sont soumis.
d. un projet de loi organique fixant l’organisation, les règles de fonctionnement et de
désignation des membres du Conseil économique, social, environnemental et culturel
ainsi que les conditions de destitution et de remplacement du Président.
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Le Conseil économique, social, environnemental et culturel est l’une des Institutions prévues par la
Constitution du 22 juillet 2023.
Le projet de loi, adopté, apporte les innovations ci-après :
– l’extension des compétences du Conseil aux questions environnementales ;
– le changement d’appellation de ses membres qui deviennent des Conseillers de la
République ;
– l’institution de la procédure de destitution de son Président ;
– la détermination des conditions de l’élection par le Conseil d’un nouveau Président ;
– la représentation des organisations de femmes et de jeunes dans la composition du Conseil.
e. un projet de loi électorale.
La Constitution du 22 juillet 2023 apporte de nombreuses innovations qui impactent
fondamentalement le système de gouvernance électorale de notre pays parmi lesquelles :
– la création du Sénat comme seconde chambre du Parlement ;
– la participation des maliens établis à l’extérieur aux élections législatives ;
– la possibilité de recourir au scrutin mixte pour les élections législatives ;
– l’allongement du délai entre les deux tours lors de l’élection du Président de la République.
A celles-ci, s’ajoute également la nécessité de prendre en compte la réforme administrative et
territoriale qui octroie un statut particulier au District de Bamako, avec des Arrondissements en lieu
et place des Communes.
Le projet de loi est adopté en vue de prendre en compte ces innovations et de corriger un certain
nombre d’insuffisances.
AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES
Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :
AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION
INTERNATIONALE
– Ambassadeur du Mali à Rome (République Italienne) :
Monsieur Yacouba DIAKITE, Inspecteur du Trésor.
AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS, CHARGE DE
L’INSTRUCTION CIVIQUE ET DE LA CONSTRUCTION CITOYENNE
– Directeur national de la Jeunesse :
Monsieur Mahamadou Abdoul AZIZ, Administrateur civil.
AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS
1. Le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale a informé le Conseil des
Ministres de l’abrogation de deux décrets fixant les critères d’intégration et les modalités
d’attribution de grades, de fonction de commandement et de reclassement des ex-
combattants des mouvements signataires dans les corps constitués de l’Etat, y compris dans
les Forces Armées et de Sécurité.
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Suite à la décision du Gouvernement de mettre fin à l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au
Mali, issu du processus d’Alger, plusieurs mesures ont été adoptées, notamment la fin de mission de
tous les organes de mise en œuvre de l’Accord sous tutelle de la Médiation internationale et la
relecture des textes de création des structures sous tutelle du Gouvernement pour recentrer leurs
missions.
C’est dans la continuité de ces actions matérialisant la fin de l’Accord que l’abrogation des Décrets
n°2019-0184/P-RM du 05 mars 2019 et n°2019-0874/P-RM du 30 octobre 2019 fixant respectivement les critères d’intégration et les modalités d’attribution de grades, de fonction de commandement et de reclassement des ex-combattants des mouvements signataires dans les corps constitués de l’Etat, y compris dans les Forces Armées et de Sécurité, est proposée pour permettre au Gouvernement de conduire le processus de paix souverainement, conformément aux recommandations du Dialogue
inter-maliens.
2. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le Conseil des
Ministres de la nomination de trente (30) Maitres de Conférences en qualité de Professeurs.
La nomination des Professeurs a été proposée lors de la 16ème Session ordinaire de la Commission
nationale d’Etablissement des Listes d’Aptitudes, tenue du 14 au 28 novembre 2023.
3. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres du
démarrage de la campagne de Chimio-prévention du Paludisme Saisonnier chez les
enfants de 3 à 59 mois et ceux de 5 à 10 ans, édition 2024.
La campagne de Chimio-prévention du Paludisme Saisonnier, couplée au dépistage de la malnutrition
chez les enfants a été lancée le jeudi 18 juillet 2024, dans le District sanitaire de Koulikoro, Centre
de Santé communautaire de Tienfala.
Cette campagne 2024, organisée en quatre phases à intervalle d’un mois entre les passages et
l’administration des médicaments aux enfants, vise à traiter par passage 3 292 519 enfants de 3 à 59
mois et 256 078 enfants de 5 à 10 ans, répartis entre 59 Districts sanitaires.
4. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la
situation épidémiologique du pays marquée, notamment :
a. par une stagnation du nombre de cas testés positifs de la maladie à Coronavirus par
rapport à la semaine précédente ;
b. par une diminution du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la
semaine écoulée.
Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des
mesures de prévention et de lutte contre les maladies.
Bamako, le 24 juillet 2024
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Birama COULIBALY

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Bougouni : inauguration de l’usine de lithium de Goulamina 

Le dimanche 15 décembre 2024, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a procédé à l’inauguration de l’usine de lithium de Goulamina, située à 65 km de Bougouni. Cet événement, organisé dans une ambiance festive et marqué par une forte mobilisation populaire, reflète l’importance stratégique de ce projet pour l’économie nationale et pour le bien-être des populations locales.   La cérémonie a réuni les hauts responsables du pays, notamment le président du Conseil national de Transition, le ministre de l’Économie et des Finances, le ministre des Mines ainsi que plusieurs membres du Gouvernement. Les autorités locales et traditionnelles, ainsi que des milliers d’habitants, ont réservé un accueil chaleureux au Chef de l’État, en vue de témoigner tout leur enthousiasme pour ce projet novateur. Il faut signaler aussi la présence à cette cérémonie de l’Ambassadeur de Chine au Mali, CHEN Zhihong, ainsi que le Président-Directeur général de la Société Ganfing, Wang Xiao SHEN. Après la visite de la carrière, le suivi du processus d’exploitation de cette ressource a été montré et expliqué au Chef de l’État, qui a ensuite procédé à la coupure du ruban symbolique. Le Président de la Transition, SE le Général d’Armée Assimi GOÏTA a ensuite accordé une interview dans laquelle il a mis en lumière l’importance de la mine de lithium pour le Mali. Il a surtout souligné que ce projet, fruit de réformes profondes dans le secteur minier, marque une avancée significative dans l’exploitation des ressources naturelles du pays. « Je voudrais exprimer toute ma satisfaction de voir aboutir ce projet de grande envergure, un projet qui était attendu par les Maliens et particulièrement la population de Bougouni et environs. », a-t-il expliqué. Le Chef de l’État a présenté les retombées économiques attendues, notamment un chiffre d’affaires initial de 680 milliards de FCFA qui alimentera les banques maliennes et dynamisera les activités économiques. Les dividendes de la mine, estimés à 71 milliards de FCFA, bénéficieront à l’État (30 %) et au secteur privé (5 %), tandis qu’un investissement de 25 milliards de FCFA est prévu pour des projets communautaires : routes, centres de santé, écoles, et infrastructures énergétiques. Le Président GOÏTA a également mis en avant les opportunités d’emploi créées par cette mine, avec déjà 2 000 emplois directs et indirects générés. Il a insisté également sur l’effet multiplicateur pour les entreprises locales, notamment dans les secteurs du transport, de la construction et de l’énergie, contribuant ainsi à une réduction significative du chômage et à une meilleure employabilité des jeunes. Le Président de la Transition a aussi salué la coopération fructueuse entre la République du Mali et la République populaire de Chine. Un partenariat « stratégique et sincère ». Le Chef de l’État a remercié la société chinoise Ganfing pour son engagement à respecter les lois maliennes et à soutenir le développement socio-économique des communautés locales. Le ministre des Mines, Amadou KEÏTA, a rappelé que la mine de Goulamina, exploitée sur une durée de 21 ans, générera plus de 400 milliards de FCFA. Il a salué les réformes initiées par les autorités de la Transition, qui ont donné un nouvel élan au secteur minier. « Le Mali entre ainsi dans le cercle fermé des producteurs de lithium », contribuant à la production d’énergie solaire et à la transition énergétique mondiale.   Le Président de la Transition a réitéré son engagement à préserver les intérêts vitaux du peuple malien et à veiller au respect des engagements pris par les différentes parties. Il a également rendu hommage à la résilience du peuple malien, qui continue de soutenir les efforts des autorités dans leur quête de souveraineté économique et politique.

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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 15 AVRIL 2026   CM N°2026-15/SGG.

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 15 avril 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.   Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :    –       adopté des projets de texte ;    –       procédé à des nominations ;    –       et entendu des communications.             AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1.     Sur le rapport du ministre de l’Energie et de l’Eau, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la Politique nationale de l’Eau et ses 4 Programmes Directeurs de mise en œuvre.    Le Conseil des Ministres, lors de sa session du 4 mars 2026, a pris acte de la communication écrite relative à la Politique nationale de l’Eau et ses Programmes Directeurs de mise en œuvre 2026-2035.    Cette politique, en cohérence avec « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033, a pour objectif de contribuer au développement durable du pays, en apportant des solutions appropriées aux problèmes liés à l’eau, en tenant compte des effets des changements climatiques dans une perspective de gestion durable des ressources en eau.    Le projet de décret, adopté, consacre son approbation et ouvre la voie à sa mise en œuvre.    2.     Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, le Conseil des Ministres a adopté :    a.     un projet de décret fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités territoriales en matière de Jeunesse.   b.    un projet de décret fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités territoriales en matière de Sport.    La suppression de la Collectivité territoriale Cercle est consécutive à l’adoption de la Loi n°2023-002 du 13 mars 2023 portant modification de la Loi n°2012-006 du 23 janvier 2012 portant principes fondamentaux de l’organisation administrative du territoire.    Cette suppression a rendu nécessaire la relecture du Décret n°2016-0913/P-RM du 06 décembre 2016 et du Décret n°2018-0079/P-RM du 29 janvier 2018 fixant respectivement le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités territoriales dans les domaines de la Jeunesse et des Sports.    Les projets de décret, adoptés, réorganisent l’exercice des compétences transférées aux Collectivités territoriales Commune, Région et District de Bamako et précisent l’appui-conseil que les services centraux et déconcentrés du Ministère de la Jeunesse et des Sports doivent leur apporter.    3.     Sur le rapport du ministre de l’Elevage et de la Pêche, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le cadre institutionnel de la Stratégie nationale de Stabilisation et de Sécurisation du Bétail malien et son Plan d’actions.    Le Gouvernement de la République du Mali a approuvé la Stratégie nationale de Stabilisation et de Sécurisation du Bétail malien et son Plan d’actions 2025-2029, par le Décret n°2025-0435/PT-RM du 03 juillet 2025.    L’élaboration de cette stratégie, qui entre dans le cadre de l’exécution d’une recommandation de la 14ème Session du Conseil supérieur de l’Agriculture, vise la stabilisation et la sécurisation, à l’horizon 2034, du cheptel sur des espaces aménagés avec une production optimale. Son opérationnalisation nécessite la mise en place d’un dispositif de pilotage.    Le projet de décret, adopté, fixe le cadre institutionnel de la Stratégie nationale de Stabilisation et de Sécurisation du Bétail malien qui comprend un Comité national de Pilotage, un Comité technique de Coordination, des organes régionaux et locaux.    AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES   Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :    AU TITRE DE LA PRIMATURE –    Directeur général de l’Agence de Gestion du Fonds d’Accès universel : Monsieur Balobo CISSE, Inspecteur des Finances.    AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME       –     Chargés de mission :  Monsieur Mahamadou GUINDO, Juriste ;  Madame Mariam Diama SANOGO, Juriste.    AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES –       Inspecteur en Chef à l’Inspection de l’Equipement et des Transports : Monsieur Youssouf DEMBELE, Administrateur civil.   –       Chef de Cabinet :  Madame DIALLO Mariam TOURE, Ingénieur de l’Information.   –       Chargés de mission :  Monsieur Amadou SANGHO, Juriste ;  Monsieur Mamadou CAMARA, Spécialiste en Gestion du Transport aérien ;  Madame MAIGA Bintou ALIOU, Administrateur civil ;  Monsieur Mamadou DEME, Ingénieur en Génie civil ;  Monsieur Mohamed OULD MAMOUNY, Journaliste-Communicateur.    AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL –       Inspecteur à l’Inspection de la Santé :  Monsieur Roger MOUNKORO, Médecin, Pharmacien et Odontostomatologue.   –       Inspecteur à l’Inspection des Affaires sociales :  Madame Fatoumata KONE, Administrateur civil.    –       Chargés de mission :  Monsieur Cheick Oumar TOURE, Spécialiste en Histoire et Géographie ; Madame Hamsétou TOURE, Journaliste Reporter ; Monsieur Badra Aliou SANGARE, Juriste.    AU TITRE DU MINISTERE DES MALIENS ETABLIS A L’EXTERIEUR ET DE L’INTEGRATION AFRICAINE –       Secrétaire général :  Monsieur Amadou Diarra YALCOUYE, Conseiller des Affaires étrangères.   –       Conseiller technique :  Monsieur Doudou Ben Béchir NIANG, Enseignant-chercheur.   AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE       –     Inspecteur à l’Inspection de l’Agriculture :  Monsieur Amadou FOFANA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie rural.   AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE       –     Chargés de mission :  Monsieur Diakaridja YOSSI, Professeur de l’Enseignement secondaire ;  Madame Héloïse DOUYON, Juriste ;  Madame DEMBELE Assitan DIALLO, Ingénieur agronome ; Monsieur Cheick Oumar TRAORE, Anthropologue ; Madame Fatoumata TOURE, Professeur.    AU TITRE DU MINISTERE DE L’ARTISANAT, DE LA CULTURE, DE L’INDUSTRIE HOTELIERE ET DU TOURISME –       Directeur national de l’Action culturelle :  Monsieur Cheick Boukounta Karamoko SISSOKO, Enseignant-chercheur.   –       Directeur général du Centre international de Conférence de Bamako : Monsieur Badara Aliou DIAKITE, Juriste.   AU TITRE DU CABINET DU MINISTRE DELEGUE, CHARGE DES REFORMES POLITIQUES ET DU SOUTIEN AU PROCESSUS ELECTORAL –       Conseiller technique :  Monsieur Mangoro KONATE, Administrateur civil.    –       Chargé de mission :  Monsieur Hamady SIMA, Juriste.   AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de l’Energie et de l’Eau a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 1ère Edition du Forum international sur les

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Le Président de la Transition a accordé une audience à Mahamadou ISSOUFOU

Ce jeudi 27 octobre 2022, le Président de la Transition, SE le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a accordé une audience au Président du Panel indépendant de haut niveau sur la sécurité et le développement au sahel, Mahamadou ISSOUFOU, ex-Président de la République du Niger. Il était à la tête d’une forte délégation venue discuter de la sécurité et du développement dans le Sahel. « Je viens d’être reçu par le Président de la Transition. Notre entretien a porté essentiellement sur les défis que connait notre région, le sahel », a confié à la presse l’ancien Chef d’État nigérien, à sa sortie d’audience. Les défis sécuritaires, institutionnels, climatiques, démographiques, du développement économique et social ont été d’abord l’objet des discussions entre la délégation du Panel indépendant et le Chef d’État malien. « Nous avons noté ensemble que tous ces défis sont entrelacés », a expliqué Mahamadou ISSOUFOU. Au cours des échanges, la mission d’évaluation confiée au Président du Panel indépendant par le Secrétaire Général des Nations unies, en rapport avec l’Union africaine, la CEDEAO et le G5 Sahel, a aussi été abordée. Une mission d’évaluation sur la sécurité et le développement au sahel, qui concerne non seulement le sahel géographique, mais aussi certains pays du Sahara et du golfe de Guinée. Selon les précisions de l’ex-Président nigérien, il s’agit d’une mission qui va évaluer les différentes stratégies qui sont mises en œuvre et qui sont en cours actuellement en vue de faire face aux différents défis déjà évoqués. « Il s’agit de faire cette évaluation et de faire des propositions et des recommandations afin d’agréger les efforts de tous les acteurs, les États comme leurs partenaires, pour être plus efficaces en vue d’apporter des réponses plus pertinentes face aux défis que rencontre notre espace commun », a précisé Mahamadou ISSOUFOU, qui a remercié le Président GOÏTA non seulement pour l’hospitalité, mais aussi d’avoir accepté de le recevoir.

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