Bougouni : inauguration de l’usine de lithium de Goulamina 

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Le dimanche 15 décembre 2024, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a procédé à l’inauguration de l’usine de lithium de Goulamina, située à 65 km de Bougouni. Cet événement, organisé dans une ambiance festive et marqué par une forte mobilisation populaire, reflète l’importance stratégique de ce projet pour l’économie nationale et pour le bien-être des populations locales.

 

La cérémonie a réuni les hauts responsables du pays, notamment le président du Conseil national de Transition, le ministre de l’Économie et des Finances, le ministre des Mines ainsi que plusieurs membres du Gouvernement. Les autorités locales et traditionnelles, ainsi que des milliers d’habitants, ont réservé un accueil chaleureux au Chef de l’État, en vue de témoigner tout leur enthousiasme pour ce projet novateur. Il faut signaler aussi la présence à cette cérémonie de l’Ambassadeur de Chine au Mali, CHEN Zhihong, ainsi que le Président-Directeur général de la Société Ganfing, Wang Xiao SHEN.

Après la visite de la carrière, le suivi du processus d’exploitation de cette ressource a été montré et expliqué au Chef de l’État, qui a ensuite procédé à la coupure du ruban symbolique. Le Président de la Transition, SE le Général d’Armée Assimi GOÏTA a ensuite accordé une interview dans laquelle il a mis en lumière l’importance de la mine de lithium pour le Mali. Il a surtout souligné que ce projet, fruit de réformes profondes dans le secteur minier, marque une avancée significative dans l’exploitation des ressources naturelles du pays. « Je voudrais exprimer toute ma satisfaction de voir aboutir ce projet de grande envergure, un projet qui était attendu par les Maliens et particulièrement la population de Bougouni et environs. », a-t-il expliqué.

Le Chef de l’État a présenté les retombées économiques attendues, notamment un chiffre d’affaires initial de 680 milliards de FCFA qui alimentera les banques maliennes et dynamisera les activités économiques. Les dividendes de la mine, estimés à 71 milliards de FCFA, bénéficieront à l’État (30 %) et au secteur privé (5 %), tandis qu’un investissement de 25 milliards de FCFA est prévu pour des projets communautaires : routes, centres de santé, écoles, et infrastructures énergétiques.

Le Président GOÏTA a également mis en avant les opportunités d’emploi créées par cette mine, avec déjà 2 000 emplois directs et indirects générés. Il a insisté également sur l’effet multiplicateur pour les entreprises locales, notamment dans les secteurs du transport, de la construction et de l’énergie, contribuant ainsi à une réduction significative du chômage et à une meilleure employabilité des jeunes.

Le Président de la Transition a aussi salué la coopération fructueuse entre la République du Mali et la République populaire de Chine. Un partenariat « stratégique et sincère ». Le Chef de l’État a remercié la société chinoise Ganfing pour son engagement à respecter les lois maliennes et à soutenir le développement socio-économique des communautés locales.

Le ministre des Mines, Amadou KEÏTA, a rappelé que la mine de Goulamina, exploitée sur une durée de 21 ans, générera plus de 400 milliards de FCFA. Il a salué les réformes initiées par les autorités de la Transition, qui ont donné un nouvel élan au secteur minier. « Le Mali entre ainsi dans le cercle fermé des producteurs de lithium », contribuant à la production d’énergie solaire et à la transition énergétique mondiale.

 

Le Président de la Transition a réitéré son engagement à préserver les intérêts vitaux du peuple malien et à veiller au respect des engagements pris par les différentes parties. Il a également rendu hommage à la résilience du peuple malien, qui continue de soutenir les efforts des autorités dans leur quête de souveraineté économique et politique.

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Œuvres sociales : le Président de la Transition exprime sa solidarité à la communauté musulmane à la veille du mois sacré de Ramadan

L’équipe des œuvres sociales a entamé la remise de kits alimentaires, au nom du Président de la Transition, dans le cadre du mois de Ramadan, le jeudi 29 février 2024. Ce geste humanitaire touchera 800 familles démunies. Cette distribution, à la veille du mois de ramadan a commencé par les régions de Nioro du Sahel et de Nara et se poursuivra dans 6 autres régions. C’est une vaste opération humanitaire à laquelle SE le Colonel Assimi GOÏTA s’emploie pour atténuer la souffrance des populations les plus démunies en cette veille de Ramadan. 200 ménages des communes les plus défavorisées de Nioro et de Nara ont reçu un kit alimentaire comprenant 50 kg de riz, autant de mil, de sucre et 25 kg de pâte alimentaire. Selon les précisions du Colonel-Major Aly ANNAJI, Gouverneur de la région de Nioro, cette remise renforce la résilience et réconforte la population en leur donnant le sentiment d’appartenir à un pays où la solidarité n’est pas qu’un slogan vide de sens. Pour sa part, le Colonel-major Amara DOUMBIA, Gouverneur de la région de Nara, a saisi l’occasion pour rendre un vibrant hommage à l’Adjudant Oumar Traoré, ancien Chef de Cabinet du Président de la Transition, décédé en mission dans la localité de Nara. « C’est pour moi le moment d’adresser au Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, les vifs remerciements de l’ensemble de la population de Nara », a-t-il ajouté. Maimouna Fofana, bénéficiaire, a quant à elle, remercié le Colonel Assimi GOÏTA pour tous les efforts déployés pour le bien-être des populations de Nara et a formulé des prières pour la réussite de la Transition. Le Conseiller spécial du Président GOITA, M. Aguibou DEMBÉLÉ, a appelé à davantage de solidarité envers les familles démunies à la veille du mois de Ramadan. « Le partage est le fondement de nos nombreuses valeurs ancestrales », a-t-il rappelé.

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FAMa : La 47e promotion de l’EMIA prête à servir la Nation

Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, Chef Suprême des Armées, a présidé ce vendredi 28 novembre 2025, la cérémonie de baptême de la 47e promotion de l’École Militaire Interarmes de Koulikoro (EMIA).  Cette cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, du Président du Conseil National de Transition, du Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, du Gouverneur de la région de Koulikoro, du Maire, ainsi que de plusieurs membres du Gouvernement. La cérémonie a également enregistré la participation des Chefs d’État-Majors, des Directeurs des services des Armées, des diplomates accrédités auprès de la République du Mali, ainsi que des partenaires et amis du pays, venus saluer cet engagement renouvelé en faveur de la montée en puissance des Forces Armées et de Sécurité. La 47e promotion de l’EMIA se compose de 343 jeunes officiers provenant du cycle normal et du cycle spécial. Ils ont prêté serment devant le drapeau national, symbole de souveraineté, et devant le Chef Suprême des Armées, s’engageant à servir la patrie avec loyauté, discipline et dévouement, dans le strict respect des valeurs républicaines. Le cycle normal, constitué de 325 officiers dont 34 femmes, regroupe des ressortissants de neuf pays frères. Cela témoigne de la vocation régionale et africaine de l’institution. À cet égard, le Mali compte 311 officiers dont 32 personnels féminins, issus du concours direct, de la voie professionnelle, d’un concours spécifique au profit des Forces spéciales et d’un nouveau dispositif de recrutement de spécialistes. Ce dernier constitue une innovation majeure visant à doter les différentes directions des Armées d’experts dans des domaines spécifiques, en particulier dans le génie militaire, les transmissions et télécommunications, la santé militaire, le matériel et les hydrocarbures, ainsi que la communication institutionnelle. Le major de cette promotion pour le cycle normal est le Sous-lieutenant Idrissa TIAMA, de nationalité malienne, avec la remarquable moyenne de 16,600 sur 20. Cela témoigne de l’excellence du niveau acquis. Quant au cycle spécial, il regroupe 18 officiers, tous nationaux, dont 3 médecins généralistes et 15 médecins spécialistes. Le major du cycle spécial est le Lieutenant Fousseyni TRAORÉ, médecin généraliste, avec une moyenne de 15,19 sur 20. La cérémonie a également été l’occasion de saluer la coopération Sud-Sud, notamment avec l’Ouganda. En effet, 19 officiers de cette promotion ont validé un module de formation en Ouganda, à l’instar de 18 de leurs aînés de la promotion précédente. Au cours de leur formation, les jeunes officiers ont bénéficié d’un enseignement complet et rigoureux, combinant instruction tactique, entraînement physique et formation militaire générale. Ils ont également suivi des modules spécialisés, notamment l’aguerrissement commando, destiné à développer la résistance physique et mentale ainsi qu’à renforcer la maîtrise du combat en milieu désertique, urbain ou forestier. Le tir de combat, centré sur la précision et la réactivité opérationnelle, ainsi que les opérations de maintien de la paix, ont également constitué des volets majeurs de leur formation, afin de leur permettre d’évoluer aussi bien dans des contextes nationaux qu’internationaux. Dans son intervention devant la presse, le Chef Suprême des Armées a rappelé que le choix du parrain de la promotion constitue « un acte de reconnaissance et de mérite ». En attribuant à la 47e promotion le nom du Feu Général de Brigade Pangassy SANGARÉ, les autorités rendent hommage à un serviteur émérite de l’État, dont le parcours exemplaire demeure une source d’inspiration pour les Forces Armées maliennes. Le Président de la Transition a invité les nouveaux officiers à incarner les valeurs portées par cet illustre militaire, notamment la loyauté, le dévouement et la capacité au sacrifice suprême pour la défense de la nation. Le Chef de l’État a, par ailleurs, salué la mémoire des soldats et civils tombés sur le champ de l’honneur et a félicité les nouveaux officiers pour avoir achevé leur formation initiale, essentielle à l’exercice du commandement dans un contexte sécuritaire exigeant. Il a rappelé que, dans les opérations en cours, dominées par des actions offensives aériennes et terrestres contre les groupes armés terroristes, le leadership, la discipline, la compétence et la cohésion demeurent les clés de la victoire. Aux jeunes officiers, il a prodigué des conseils visant à guider leur parcours professionnel et à renforcer leur sens du devoir, les invitant à se montrer dignes des responsabilités qu’ils s’apprêtent à assumer sur le terrain. Le Chef d’État-major Général des Armées, le Général de Division Oumar DIARRA, a également adressé un message fort aux nouveaux promus. Il a exprimé ses félicitations et rappelé que le port de l’uniforme engage l’officier à défendre les valeurs fondamentales de la République. Il a insisté sur la rigueur, la droiture, le sens du devoir, mais aussi sur le rôle central du leadership dans la conduite des hommes. Il a rappelé aux jeunes officiers l’importance du respect du droit international humanitaire, du discernement opérationnel et de la responsabilité morale du chef de section, premier garant de la cohésion et de l’efficacité de ses troupes. Le Général DIARRA a exhorté les cadets à se préparer à rejoindre les Groupements Tactiques Interarmes et les Bataillons d’Intervention Rapide, où ils seront au contact direct des réalités opérationnelles et des populations. Il leur a demandé de devenir des leaders de terrain, capables d’assurer la fluidité des ordres, de maintenir la cohésion des unités et de susciter l’adhésion de leurs subordonnés. Il a insisté sur la nécessité de comprendre, d’assumer et de transmettre la mission, tout en œuvrant chaque jour à laisser un héritage positif dès leur prise de commandement. S’adressant particulièrement aux officiers issus des pays partenaires, le CEMGA les a invités à représenter dignement l’EMIA de Koulikoro et à porter haut les valeurs partagées par les nations africaines engagées sur la voie d’une coopération militaire renforcée. Il convient de souligner que cette 47e promotion est la dernière à bénéficier du cycle de deux années de formation. La 48e promotion, déjà engagée dans son parcours, inaugure le retour au cursus de trois ans, conformément à la volonté des autorités de renforcer la qualité et la profondeur de la formation des futurs cadres des Forces Armées maliennes.

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