COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 22 MARS 2023

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Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 22 mars 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.
Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :
– adopté des projets de texte ;
– et entendu des communications.
AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES
1. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt signé à Bamako, le 27 janvier 2023, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Fonds africain de Développement, relatif au Projet d’Appui au Renforcement de la Résilience des Communautés de Base.
Par cet accord, le Fonds africain de Développement octroie au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 26 millions 750 mille Unités de Compte, soit 23 milliards 38 millions 491 mille Francs CFA environs.
Le Projet, objet du présent financement, vise à contribuer au renforcement de la résilience des populations par l’amélioration de l’employabilité des jeunes et des femmes dans les chaînes de valeur agricoles climato-résilientes et sobres en carbone dans la Région de Koulikoro et le Cercle de Yanfolila.
La réalisation du Projet permettra de réduire la vulnérabilité des populations face aux éventuels chocs climatiques et d’accroître leur capacité de réponse par la construction d’infrastructures et d’aménagements résilients au changement climatique.
2. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté :
a. un projet de décret relatif à l’avenant n°1 au marché relatif aux travaux d’aménagement de la section Sévaré-Mopti de la route nationale n°6, d’aménagement de 10 km de voiries, dont 5 km dans la ville de Mopti et 5 km à Sévaré et la construction de la voie de contournement de l’aéroport de Mopti Ambodédjo.
L’avenant, sans incidence sur le montant et le délai d’exécution du marché initial, est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’entreprise EGK.
Il a pour objet, la prise en charge du financement de la tranche conditionnelle qui porte sur la construction de la voie de contournement de l’Aéroport de Mopti Ambodédjo et l’aménagement de voies urbaines à Sévaré.
b. un projet de décret relatif à l’avenant n°1 au marché relatif au contrôle et à la surveillance des travaux d’aménagement de la section Sévaré-Mopti de la Route Nationale n°6, d’aménagement de 10 km de voiries dont 5 km dans la ville de Mopti et 5 km à Sévaré et la construction de la voie de contournement de l’aéroport de Mopti Ambodédjo.
L’avenant, sans incidence sur le montant et sur le délai d’exécution du marché initial, est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’entreprise CIRA-SAS.
Il a pour objet, la prise en charge du financement de la tranche conditionnelle des prestations du contrat de contrôle et de surveillance en vue d’assurer la continuité des travaux routiers.
La réalisation des travaux contribuera à l’amélioration des conditions de transport, de la sécurité et de la qualité de vie des populations de la Région de Mopti.
AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS
Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente.
Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie.
Bamako, le 22 mars 2023
Le Secrétaire général du Gouvernement,
Mahamadou DAGNO
Officier de l’Ordre national

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Tournée sous-régionale de SEM Bah N’DAW : Convergences de vue entre le Mali et le Niger sur les questions sécuritaires

Le Président de la Transition SEM Bah N’DAW est arrivé à Niamey au Niger, ce 16 décembre 2020 pour une visite d’amitié et de travail de 48h. Il a été accueilli à l’Aéroport international Diori Hamani de Niamey, par le Président nigérien SEM Mahamadou ISSOUFOU, avec les honneurs militaires, l’exécution des hymnes nationaux, la revue les troupes, la salutation des coprs constitués. Dès son arrivée au Palais présidentiel, le Chef de l’Etat s’est entretenu en tête-à-tête avec son homologue nigérien. Pendant plus de deux heures, les deux Chefs d’Etat ont passé en revue l’excellence des relations entre les deux pays et les deux peuples. Cet entretien a été sanctionné par un communiqué final . L’excelllente relation entre les deux pays, se fonde sur une riche coopération qui touche plusieurs domaines dont la sécurité et la lutte commune contre le terrorisme à travers la force conjointe du G5 Sahel. Une organisation qu’ils partagent avec le Burkina Faso, la Mauritanie et le Tchad. Le Président nigérien s’en est félicité et a qualifié de satisfaisants les résultats de la Force conjointe sur le terrain. A l’issue de leur entretien, les deux Chefs d’Etat ont animé une conférence de presse au cours de laquelle, les nombreuses convergences de vue entre le Mali et le Niger ont été soulignées. Les deux personnalités ont affiché leur volonté de poursuivre et renforcer la coopération bilatérale. Le Chef de l’Etat SEM Bah N’DAW a vivement remercié son frère nigérien pour l’accueil qui lui a été réservé ainsi qu’à sa délégation en terre africaine du Niger, et pour sa volonté réaffirmée de soutenir la Transition au Mali. La rencontre avec la communauté malienne établie au Niger, initialement prévue pendant ce séjour, a été reportée pour cause de Covid-19.

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Œuvres sociales : les élèves de Kamankolé 1er cycle disent « merci » au Président de la Transition

Après Samé Ouolof, l’équipe des œuvres sociales du Président de la Transition s’est rendue à l’école Kamankolé, dans la Commune de Liberté Dembaya, région de Kayes, pour l’inauguration du 387e forage, ce mercredi 3 juillet 2024. Cette cérémonie a enregistré la présence de la délégation venue de Bamako, des autorités régionales et élus locaux, mais aussi des responsables scolaires et légitimités traditionnelles. Après l’hymne national et une minute de silence en la mémoire des victimes civiles et militaires du terrorisme, Amara DIALLO, Chef de village de Kamankolé, a adressé ses remerciements au Président de la Transition, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, pour toutes ses initiatives salutaires à l’endroit du Mali et des Maliens. M. DIALLO a expliqué en détail l’importance de l’eau potable dans la vie des êtres de façon générale. « Sans eau, pas de vie », a-t-il rappelé. La Commune de Liberté Dembaya accorde une grande importance à l’éducation, selon les précisions du représentant du maire de la commune. C’est la raison pour laquelle cette initiative du Chef de l’État est reçue telle une manne généreuse. Le Président du Comité de gestion scolaire (CGS) de Kamankolé 1er cycle, M. Toumani SIDIBÉ, ne cache point son optimisme sur la trajectoire empruntée par le Mali. « Le Mali Koura est en train de devenir une réalité aujourd’hui », a-t-il déclaré tout en exprimant son enthousiasme face à cette œuvre de considération du Président de la Transition vis-à-vis de leur école. « Nos enfants transportaient de l’eau de la maison pour l’école en vue d’arroser le bosquet qu’entretient l’établissement en son sein. Certains élèves tombaient en cours de route sous le poids de la charge qu’ils transportent », affirme-t-il, tout en assurant que ce périple est désormais un mauvais souvenir pour les élèves de Kamankolé. Selon le Directeur de l’Académie d’enseignement de Kayes, M. Mahamadou KÉÏTA, « l’accès à l’eau potable fait partie des aspects de la performance scolaire ». Il a aussi rappelé que « l’un des critères de création et d’ouverture d’un établissement scolaire demeure l’accès à l’eau potable ». Cette initiative du Président de la Transition consistant à implanter des forages au sein des établissements scolaires est donc salutaire, a-t-il indiqué. « Les élèves qui étudient dans ces écoles sont l’avenir du Mali », a prévenu le Conseiller spécial du Président de la Transition, M. Aguibou DEMBELE, tout en dressant un bilan sommaire des œuvres sociales depuis le début de cette initiative en 2021 jusqu’à nos jours. Il a expliqué que la plupart des forages sont installés dans les écoles, en vue de la restauration de la sécurité dans ces lieux d’apprentissage, dans les centres de santé, mais aussi dans les mosquées.

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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 24 JUILLET 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 24 juillet 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. 2 AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi relatif aux Autorités et Légitimités traditionnelles. Les Autorités et Légitimités traditionnelles sont des personnes auxquelles sont reconnues, par la coutume ou les usages, des fonctions de régulation, de médiation, de conseil, de résolution des conflits, de gestion des ressources au niveau local, de représentation des communautés ou de relais entre l’administration et les populations. Elles comprennent également des personnes qui assurent la direction des cultes ou s’illustrent par leurs savoirs ou l’exercice d’un métier dans le milieu social. Ces autorités reposent sur l’organisation sociale et administrative, à travers les villages, fractions et quartiers. Elles assurent le bon fonctionnement des mécanismes sociaux de stabilité et de régulation. Le projet de loi, adopté, détermine les différentes catégories d’autorités et de légitimités traditionnelles et précise les rôles et les modalités d’intervention de chaque catégorie. 2. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de loi organique fixant les attributions, l’organisation, les règles de fonctionnement ainsi que la procédure suivie devant la Cour suprême. Pour doter notre pays d’une justice indépendante, égale pour tous, facteur de sécurité juridique, de croissance économique et d’attraction des investisseurs, la Constitution du 22 juillet 2023 consacre une nouvelle architecture pour la Cour suprême qui prend en compte les attributions de la Haute Cour de Justice après sa suppression. Le projet de loi, adopté, corrige les insuffisances constatées à travers entre autres : – le renforcement de l’autonomie budgétaire et de l’autonomie de gestion financière de la Cour suprême ; – le renforcement de l’indépendance au cours de la carrière ; – la prise en compte effective de l’unicité du corps des Magistrats ; – l’introduction de la procédure de l’exception d’inconstitutionnalité en cas de violation grave des droits et liberté, devant les juridictions dont la Cour suprême ; – l’institution du pouvoir disciplinaire du Président de la Cour suprême sur les juridictions du fond et les autres Magistrats du siège de la Cour suprême ; – le renforcement des pouvoirs du Président de la Cour suprême en matière d’organisation de la Cour, de même que la précision et le renforcement des pouvoirs du bureau de la Cour ; – 1a démarcation des moyens de cassation devant la Section administrative des moyens d’annulation de décisions administratives et les cas de cassation sans renvoi ; – la précision des moyens d’annulation devant la section administrative ; – l’allègement de la procédure administrative contentieuse devant la Section administrative ; – l’encadrement du mandat des membres de la Cour suprême. b. un projet de loi organique fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la Cour constitutionnelle ainsi que la procédure suivie devant elle. La Cour constitutionnelle, régie par la Loi n°97-010, modifiée, du 11 février 1997 est la plus haute juridiction de l’Etat en matière constitutionnelle. Elle est juge de la constitutionnalité des lois et 3 garantit les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques. Elle est l’organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics. La relecture de cette loi est devenue nécessaire avec la promulgation de la Constitution du 22 juillet 2023 qui apporte des innovations aussi bien au niveau de sa composition que de sa compétence. c. un projet de loi organique fixant les attributions, l’organisation, les règles de fonctionnement de la Cour des Comptes ainsi que la procédure suivie devant elle. Le contrôle des comptes publics, gage du bon emploi des deniers publics est assuré par la Section des Comptes de la Cour Suprême. Un tel ancrage institutionnel ne permet pas à la juridiction supérieure des Comptes d’accomplir efficacement ses missions et d’atteindre les objectifs qui lui sont assignés. Ainsi, la Constitution du 22 juillet 2023 institut une Cour des Comptes comme juridiction supérieure des finances publiques avec également des attributions de contrôle et de consultation. Le projet de loi, adopté, participe à la mise en cohérence du cadre institutionnel et des pratiques de l’organe juridictionnel chargé du contrôle des finances publiques avec les normes communautaires et internationales. d. un projet de loi organique déterminant les modalités d’application de l’article 153 de la Constitution relatif à l’exception d’inconstitutionnalité. Le contrôle de la constitutionnalité des lois conduit le juge constitutionnel à statuer sur la conformité de la loi à la Constitution. Ce contrôle, sous la troisième République, se faisait à priori, c’est-à-dire avant la promulgation de la loi. Dans le souci de préserver les droits et libertés fondamentaux garantis par la Constitution, le constituant de 2023, en plus du contrôle par voie d’action, a introduit le contrôle par voie d’exception, c’est-à-dire a posteriori, autrement dit, contrôle après la promulgation de la loi. Le projet de loi est adopté en application de l’article 153 de la Constitution du 22 juillet 2023. Il permet à tout justiciable de soulever l’exception d’inconstitutionnalité d’une loi à l’occasion d’une instance. 3. Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi organique déterminant les modalités de la destitution du Président de la République. Les Assises Nationales de la Refondation ont recommandé l’élaboration d’une nouvelle Constitution afin de prendre en compte les aspirations réelles du peuple relatives, entre autres, à la bonne gouvernance et à la responsabilité des dirigeants face aux citoyens. C’est ainsi que la Constitution du 22 juillet 2023 dispose

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