COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 03 JUILLET 2024

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Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 03 juillet 2024, dans sa salle
de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président
de la Transition, Chef de l’Etat.
Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :
– adopté des projets de texte ;
– et entendu des communications.
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AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES
Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté :
a. un projet de décret fixant les conditions et les modalités d’application de la Loi
n°2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier en République du Mali ;
b. un projet de décret fixant les modalités d’application de la Loi n°2023-041 du 29
août 2023 relative au contenu local dans le secteur minier ;
c. un projet de décret portant approbation de la Convention d’établissement-type
pour la phase de recherche ;
d. un projet de décret portant approbation de la Convention d’établissement-type
pour la phase d’exploitation.
L’audit des mines d’or en exploitation, commandité en exécution des recommandations des Assises
nationales de la refondation, a permis de déceler certaines insuffisances, notamment d’ordre législatif et institutionnel.
Dans le cadre de la prise en charge de ces insuffisances, le Gouvernement a entamé la réforme du cadre législatif et réglementaire du secteur minier qui s’est traduite par la relecture du Code minier et l’adoption d’une loi relative au contenu local dans le secteur minier.
Cette réforme vise, entre autres, le renforcement de la sous-traitance nationale, la valorisation de la
chaine de valeur et la promotion de l’entrepreneuriat national, la création de richesse en rentabilisant les retombées de l’activité minière et l’impulsion du développement durable à travers la protection de l’environnement et des actions de développement à l’endroit des communautés riveraines.
Le nouveau Code minier adopté a apporté des innovations majeures et la loi sur le contenu local
permettra de renforcer l’intégration des nationaux dans la chaine de valeur de l’activité minière.
L’application de ces nouveaux textes nécessite l’adoption des mesures réglementaires en vue de
préciser et de détailler certaines de leurs dispositions.
Les présents projets de décrets sont adoptés dans ce cadre.
Le décret d’application du Code minier apporte des précisions, notamment sur :
– les dispositions relatives à la demande, à la détention, au transfert, à l’annulation ou au retrait
des titres miniers et autorisations ;
– la détermination et le mode de calcul des redevances additionnelles ou Taxe Ad Valorem ;
– les modes de calcul et de perception des dividendes et de la Taxe Ad Valorem en nature ;
– les droits et taxes dus lors du renouvellement ou de la cession du titre minier ou de
l’autorisation et la signature des Conventions ;
– les taux de la redevance de surproduction et des redevances superficiaires ;
– le développement communautaire ;
– les obligations environnementales et de protection des personnes ;
– les obligations des opérateurs en matière de fermeture et de réhabilitation des sites miniers ;
– la surveillance administrative et la police des mines.
Le décret d’application de la loi relative au contenu local dans le secteur minier précise, entre autres,
les obligations liées au contenu local relatives à l’approvisionnement, à l’emploi et la formation
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professionnelle, à la promotion et l’utilisation des biens et services locaux, le transfert de technologie,de compétence et de développement.
Conformément aux dispositions du Code minier et de son décret d’application, les conventions
d’établissement pour la phase de recherche et la phase d’exploitation précisent les conditions de
réalisation de l’activité minière sur le territoire national. Ces conventions traitent, notamment :
– des obligations de garantie ;
– des dispositions fiscales, douanières, économiques et financières ;
– du règlement des différends ;
– de la résiliation.
AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS
1. Le ministre de l’Education nationale a informé le Conseil des Ministres de l’organisation et du
déroulement des examens de fin d’année 2024.
Les examens de fin d’année 2024 pour les différents niveaux ont été organisés conformément aux dispositions de la décision fixant le calendrier de l’année scolaire 2023-2024.
Les examens se sont déroulés sans incidents majeurs sur l’ensemble du territoire national et à
Bassikounou, en République islamique de Mauritanie, pour les candidats réfugiés dans ce pays.
2. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction
citoyenne a informé le Conseil des Ministres de l’organisation d’une cérémonie de
reconnaissance des sportifs médaillés aux compétitions internationales de la saison 2023-
2024.
Cette cérémonie vise à présenter au peuple fier du Mali des sportifs d’élite et de haut niveau qui
évoluent parfois dans l’anonymat.
De par leurs parcours élogieux et honorables, ces sportifs, souvent avec peu de moyens, arrivent à
décrocher des médailles dans les différentes compétitions auxquelles ils participent.
La cérémonie de reconnaissance des sportifs médaillés couplée à la remise des médailles du mérite sportif 2023 est prévue le 05 juillet 2024, au Palais des Sports Salamatou MAIGA.
3. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des Ministres :
a. de la tenue de la réunion de concertation entre le Comité Inter-Etats de Lutte contre la
Sécheresse dans le Sahel et les Directeurs généraux des Systèmes nationaux de
Recherche agricole.
Cette réunion de concertation a pour but, d’une part, de renforcer la coopération scientifique et
technique entre l’Institut du Sahel et les Systèmes nationaux de Recherche agricole et d’autre part, de
relever ensemble les défis en matière de recherche agricole et de sécurité alimentaire dans le sahel et
en Afrique de l’Ouest.
Placée sous le thème « Nouveaux enjeux et défis de la Recherche au Sahel et en Afrique de l’Ouest :
quelle vision stratégique et prospective ? », la présente réunion qui se tiendra du 9 au 11 juillet 2024
à Bamako, se propose de renouer avec une tradition de concertation régulière, instaurée entre l’Institut du Sahel et les Systèmes nationaux de Recherche agricole.
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b. de la tenue des formations des agents du Recensement général agricole.
Les formations des agents du Recensement général agricole se sont tenues du 20 mai au 08 juin 2024 dans dix-huit centres avec un regroupement des régions de Tombouctou et Taoudénni.
Ces formations ont concerné 5 586 agents dont 1 478 femmes et une liste d’attente de 266 agents.
L’objectif de ces formations est de renforcer les capacités techniques d’intervention des agents
chargés de la collecte et de la remontée des informations sur les modules généraux : agriculture, élevage sédentaire et transhumant.
Le Recensement, proprement dit, débute le 15 juillet 2024 avec le dénombrement des exploitations et entreprises agricoles.
4. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a informé le Conseil des Ministres de l’élaboration
en cours d’un Schéma de soutien et d’accompagnement aux industries locales.
Les industries locales, notamment celles de transformation du papier, du façonnage et les imprimeries sont confrontées à de graves difficultés nées des crises sanitaire, sécuritaire et économique de ces dernières années.
Ces difficultés, qui menacent l’existence de nos unités industrielles, sont entre autres :
– la concurrence déloyale de produits importés dont la production est subventionnée par leur
pays d’origine ;
– la faiblesse du marché intérieur ;
– l’insuffisance des infrastructures contribuant à la facilitation de la production ;
– les difficultés d’accès aux financements à des conditions favorables ;
– les difficultés d’accès à une main d’œuvre qualifiée ;
– les barrières à l’écoulement des productions dans la sous-région.
Dans ce contexte, il apparait nécessaire de renforcer le soutien aux industries existantes afin
d’augmenter la production industrielle nationale à travers des mécanismes autres que le soutien
financier.
Le schéma de soutien s’articulera autour des actions suivantes :
– l’affirmation de la préférence nationale et un meilleur accès à la commande publique ;
– la promotion de la consommation locale ;
– la lutte contre la fraude, la contrefaçon et la concurrence déloyale ;
– la promotion des exportations et la diversification des marchés ;
– le respect des normes et de la réglementation ;
– la mise en place d’instruments pour l’appréciation des soutiens de l’Etat ainsi que le suivi et
l’évaluation de leurs efficacités et impacts.
Sa mise en œuvre permettra de soutenir la production et les investissements dans les unités
industrielles, d’augmenter et de moderniser leurs capacités de production afin d’assurer à l’économie
de notre pays son indépendance et sa résilience.
5. Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de
la Population a informé le Conseil des Ministres de la célébration de la Journée Mondiale de
la Population.
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La Journée Mondiale de la Population est célébrée le 11 juillet de chaque année à travers le monde.
Le thème mondial de cette année s’intitule : « Tirer profit du pouvoir et du rôle des données
inclusives pour un avenir résilient et équitable pour tous ». Au niveau national, le thème retenu est :
« mettons en œuvre les engagements de la CIPD+30 pour soutenir un développement durable ».
La célébration de cette journée donne l’occasion d’attirer l’attention des décideurs, des communautés à la base, des collectivités territoriales, des légitimités traditionnelles, de la société civile et des partenaires techniques et financiers sur les problèmes de population qui impactent négativement les efforts de développement.
La cérémonie aura lieu le 18 juillet 2024 dans la commune rurale de Yallankoro-Soloba, Cercle de
Yanfolila.
6. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de
l’évolution de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment :
a. par une stagnation du nombre de cas testés positifs de la maladie à Coronavirus par
rapport à la semaine précédente.
b. par une augmentation du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la
semaine écoulée.
Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies.
Bamako, le 03 juillet 2024
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Birama COULIBALY

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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 6 FEVRIER 2026 CM N°2026-05/SGG.

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 6 février 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Centre de Formation des Collectivités territoriales. Le Centre de Formation des Collectivités territoriales a été créé par l’Ordonnance n°07-019/P-RM du 18 juillet 2007 avec pour mission le renforcement des capacités des Collectivités territoriales. Son organisation et ses modalités de fonctionnement sont fixées par le Décret n°07-262/P-RM du 02 août 2007. L’évolution du cadre institutionnel des Collectivités territoriales marquée, notamment par la suppression des Communes du District de Bamako et celle des Collectivités territoriales de niveau Cercle ainsi que la nécessité de corriger les insuffisances constatées dans le fonctionnement du Centre ont rendu nécessaire la relecture de ses textes de création, d’organisation et de fonctionnement. Les projets de texte, adoptés, apportent des innovations permettant au Centre de Formation des Collectivités territoriales de mener convenablement sa mission de développement des ressources humaines des Collectivités territoriales. 2. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret instituant la Médaille d’Honneur de la Justice. Dans le cadre de la consolidation de l’Etat de droit et de la promotion d’une gouvernance vertueuse, le secteur de la Justice joue un rôle central dans l’édification d’un ordre social fondé sur l’équité, la responsabilité et le respect des droits fondamentaux. A cet effet, les femmes et les hommes qui se distinguent par leur engagement, leur probité et leur sens du devoir au service de la Justice et de la protection des Droits de l’Homme doivent être honorés pour une saine émulation au sein du service public de la Justice. Le projet de décret, adopté, crée la Médaille d’Honneur de la Justice et précise les conditions de son attribution et de son retrait. Cette médaille récompense : – les personnes physiques ayant rendu des services exceptionnels ou ayant consenti des’sacrifices au profit de la Justice ; – les personnes ayant subi des blessures graves ou ayant perdu la vie dans l’exercice de leur fonction ou en prêtant leurs concours volontaires à la Justice. 3. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création de la Société de Patrimoine minier du Mali (SOPAMIM S.A.). Le secteur minier constitue l’un des secteurs stratégiques de notre économie. Il contribue de manière significative aux recettes d’exportation et fiscales, au développement du secteur privé et à l’attractivité des investissements directs étrangers. La Loi n°2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier en République du Mali a permis de renforcer notre souveraineté sur les ressources naturelles et d’assurer la gestion du secteur minier dans l’intérêt supérieur de la Nation par une augmentation de la participation de l’Etat au capital des Sociétés minières. Elle prévoit également la création d’une Société de patrimoine en vue de prendre des participations pour son compte, de faire le portage pour les nationaux et de gérer les participations de l’Etat dans les différentes Sociétés minières. Les projets de texte, adoptés, créent une Société anonyme dénommée « Société de Patrimoine minier du Mali » dont le capital est détenu à 100% par l’Etat. 4. Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°2017-037 du 14 juillet 2017 régissant les activités physiques et sportives. Dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique nationale de Développement du Sport, le Gouvernement a adopté la Loi n°2017-037 du 14 juillet 2017 régissant les activités physiques et sportives et le Décret n°2019-0758/P-RM du 30 septembre 2019 fixant ses modalités d’application. Après plusieurs années d’application, il est apparu nécessaire de modifier la loi du 14 juillet 2017 pour prendre en compte l’évolution du contexte national, régional et international lié à la pratique des activités physiques et sportives. Le projet d’ordonnance, adopté, modifie la Loi n°2017-037 du 14 juillet 2017, pour : – renforcer le rôle régalien de l’Etat en matière d’appui, de suivi et de contrôle des activités physiques et sportives ; – prendre en compte la société sportive ; – préciser davantage les conditions d’organisation et de participation aux manifestations sportives à l’international ; – séparer le sport universitaire et le sport scolaire pour tenir compte de leurs spécificités ; – préciser les incompatibilités entre les fonctions électives ou exécutives au sein des fédérations et certaines fonctions administratives au niveau du département en charge des Sports ; – créer un Conseil national des anciennes Gloires en vue de favoriser leurs contributions au rayonnement de nos différentes disciplines sportives. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION – Gouverneur de la Région de Douentza : Monsieur Massa SANGARE, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Kéniéba : Monsieur Daouda DIARRA, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Banamba : Madame Fatou DAOU, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Kolokani : Madame Fanta SAMAKE, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Nyamina : Madame Maïmouna KEITA, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Siby : Madame Elisabeth Tewa MOUSSA TEMBEDOUNO, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. –

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DISCOURS DU PRESIDENT DE LA TRANSITION, CHEF DE L’ÉTAT, CHEF SUPREME DES ARMEES, A L’OCCASION DU 65e ANNIVERSAIRE DE L’ARMEE MALIENNE

Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang, Mes chers compatriotes, En cette date symbolique du 20 janvier, j’ai une pensée pour les pères fondateurs de notre vaillante Armée, ceux dont les efforts nous valent la grandeur d’aujourd’hui.  Il y a 65 ans, naissait l’Armée malienne, à la suite d’une décision politique forte du Président Modibo KEITA de faire évacuer les forces étrangères restées après notre Indépendance. Cette date anniversaire demeure donc un moment de communion entre le Peuple et son Armée.   Plus qu’une simple commémoration, le 20 janvier est également un moment d’examen collectif de conscience, de gratitude profonde à l’endroit de ces braves femmes et hommes qui portent, avec honneur et constance, les couleurs de la Nation tout en se dédiant à la défense du territoire et à la protection des personnes et des biens.  Je saisis cette occasion pour m’incliner solennellement devant la mémoire des soldats tombés au champ d’honneur. À leurs familles, nous exprimons la reconnaissance éternelle de la Nation. Aux blessés, je souhaite un prompt rétablissement.  Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang, Mes chers compatriotes, Il me plait de rappeler ici que l’armée continue d’engranger des succès sur les différents théâtres d’opérations.   En effet, les réformes indispensables engagées au profit des Forces Armées et de Sécurité, nous ont permis de disposer d’une Armée aguerrie et professionnelle, avec des capacités opérationnelles nettement améliorées.  La création de nouvelles unités combattantes plus flexibles, découle de notre volonté permanente d’adapter le potentiel militaire à la nature de la menace.  Cette nouvelle posture constitue une avancée majeure, tant elle contribue à la consolidation du dispositif opérationnel existant, mais améliore également la gestion du cycle opérationnel au regard de l’intensité des engagements. Je salue les efforts du Gouvernement pour le maintien du rythme d’acquisition des équipements indispensables au profit des différentes armées.  La dynamique opérationnelle a changé de manière décisive avec des équipements modernes, des effectifs renforcés, une formation exigeante, une doctrine qui s’adapte à la nature évolutive des menaces de notre époque. La montée en puissance des Famas est désormais indéniable. En 2026, cette tendance se poursuivra avec détermination à travers l’accroissement des effectifs, la création de nouvelles unités pour assurer une protection de proximité à nos populations. De nouveaux camps verront le jour, notamment à Dioïla, à Nioro et à Konobougou, consolidant ainsi la présence de l’État sur l’ensemble du territoire.  Le Génie militaire, doté de moyens accrus, participera à la construction d’infrastructures essentielles au développement.  Le démarrage de l’industrie militaire nationale marquera une étape décisive vers l’autonomie stratégique. L’opérationnalisation prochaine de l’hôpital militaire de Banankoro, également hôpital d’instruction, contribuera au renforcement du dispositif sanitaire déjà existant et réduira sensiblement les évacuations sanitaires vers l’étranger.  Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang, Mes chers compatriotes, Nous gardons en mémoire le défilé militaire du 22 septembre 2025, moment de fierté nationale, où l’armée et le peuple ont communié dans une même espérance. Ce moment a également permis de magnifier les efforts consentis par le Peuple malien pour son outil de défense.  Sur le terrain, les résultats sont éloquents. Nos opérations ont permis de démanteler des sanctuaires terroristes, de sécuriser des zones vitales, de neutraliser des chefs terroristes et de provoquer l’abdication d’autres.  Dans ce cadre, et conformément aux exigences de notre contexte, la poursuite du Plan DOUGOUKOLOKO demeure une priorité, avec le redéploiement des Forces sur l’ensemble du territoire national et la conduite, avec détermination et professionnalisme, des opérations majeures qui en découlent notamment KELETIGUI pour la recherche et la destruction des sanctuaires terroristes.  L’opération Doungoukoloko a enregistré des succès majeurs, favorisant le retour progressif des services sociaux de base dans les zones libérées. Je voudrais ici, adresser à nos Forces armées et de Sécurité mes vives félicitations et leur témoigner la reconnaissance de la Nation pour la sécurisation exemplaire de la Biennale artistique et culturelle et pour leur contribution au succès de la deuxième session du Collège des Chefs d’État de l’AES, ainsi que pour la protection héroïque des convois de ravitaillement en carburant, assurant la résilience de notre économie face aux tentatives d’asphyxie.  Leur bravoure honore la Nation et porte les germes d’un lendemain meilleur pour notre pays. Je note avec satisfaction la conduite, par les Forces Armées et de Sécurité, des activités civilo-militaires en faveur des populations à l’occasion des engagements.  Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang, Mes chers compatriotes, Nous ne sommes plus dans une guerre classique. Nous faisons face à une guerre hybride, mouvante, insidieuse, qui épouse les contours de la géopolitique mondiale et les intérêts cyniques des sponsors étatiques. Les groupes terroristes avec l’appui de ces sponsors ont changé de mode opératoire. Leur objectif est désormais de viser nos infrastructures stratégiques et d’étouffer notre économie.  La bataille ne se passe plus uniquement sur le terrain militaire. Elle se joue aussi dans les esprits. La désinformation, la manipulation, les campagnes de démoralisation, sont devenues des armes, transformant de fait le champ informationnel en un véritable théâtre d’opérations. Face à cette nouvelle donne, notre armée s’est adaptée. Elle a renforcé son dispositif de communication en modernisant ses méthodes.  Le renforcement des capacités de nos forces armées ne se limite pas à l’acquisition d’équipements. Il répond à une vision politique globale, celle d’un Mali fort, stable et souverain.  La création d’une Web TV et d’une radio au profit des FAMa répond à une volonté politique forte, celle de parler directement à notre peuple, renforcer la confiance, et mettre fin aux rumeurs et aux manipulations qui cherchent à fragiliser la Nation dans ses fondements mêmes.  J’exhorte par la même occasion, tous les acteurs impliqués dans la bataille informationnelle, à redoubler d’effort et de vigilance face à la désinformation et à la manipulation.  Sur le plan de la modernisation, la digitalisation de l’administration avec la finalisation du Système d’Information de Gestion du Personnel de la Défense, marque une étape décisive vers une gouvernance plus transparente, avec une plus grande maîtrise de nos effectifs.  Sur cette lancée de modernisation, l’année 2025 a également été marquée par l’organisation, à Bamako, de la première édition du

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Assises nationales de la Refondation: Soutien des regroupements politiques et de la société civile au Chef de l’État

Le Président de la Transition, Son Excellence, le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a débuté la semaine par une série d’audiences accordées à des regroupements de partis politiques ainsi que de la société civile, lundi 22 novembre 2021. Au menu des échanges : les Assises nationales de la Refondation et la situation socio-politique et sécuritaire du pays. Dans la matinée du lundi 22 novembre 2021, le Président de la Transition a reçu l’Alliance pour une Transition Intelligente et Réussie (ATIR), conduite par son Président, le Pr Younouss Hameye Dicko, au Palais Présidentiel de Koulouba, pour échanger à propos du contexte socio-politique, des défis auxquels le Mali est confronté et de la tenue prochaine des Assises Nationales de la Refondation. Le Pr Younouss Hameye Dicko a remercié le Président de la Transition pour son implication personnelle dans le cadre de la décrispation politique dans notre pays et pour son grand sens de l’écoute pour que les Maliens de tous bords puissent enfin se retrouver autour de l’essentiel, c’est-à-dire le Mali. Il a aussi exprimé la volonté de l’Alliance pour une Transition Intelligente et Réussie de participer pleinement aux Assises Nationales de la Refondation. A la suite de l’ATIR, c’était au tour du Front pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FSDR), ainsi que le mouvement « Retrouvons ce qui nous unit ». Respectivement conduits par Oumar H DICKO et Moulaye Oumar HAIDARA, d’être reçus le Président de la Transition. Les deux regroupements ont partagé avec le Chef de l’État leurs appréciations de la gestion du pays par les autorités de la Transition. Ils ont également affirmé leur volonté de participer aux Assises nationales. Saluant les efforts fournis dans le cadre de la lutte contre la corruption et l’impunité, Oumar H DICKO a exhorté à la sécurisation du pays avant de songer aux élections. Quant au mouvement « Retrouvons ce qui nous unit », celui-ci se dit attaché à toutes les initiatives permettant aux Maliens de se parler. Tous les hôtes du jour ont demandé au Président GOÏTA de veiller à l’inclusivité du processus des Assises nationales. Selon Moulaye Oumar Haïdara, Président de « Retrouvons ce qui nous unit », le Chef de l’État se trouve déjà « dans cette dynamique, puisqu’il a décidé lui-même de rencontrer les formations politiques, d’échanger avec elles, et d’apaiser le climat social et politique ». À propos, Oumar H DICKO du FSDR déclare : « Nous avons pensé que le processus de rencontre avec les forces politiques et les forces vives est une très bonne idée et que le dialogue doit être permanent ». Dans l’après-midi, le Chef de l’État a reçu le Regroupement des partis politiques Non-alignés ainsi que le Mouvement « Yèrèwolo debout sur les Remparts », autour des mêmes actualités du pays. S’agissant des Assises nationales, tous les invités ont unanimement salué l’initiative et se sont engagés à y prendre part. « Notre position est claire. Les Assises visent à trouver des solutions aux préoccupations des Maliens et nous allons aider les autorités à trouver ces solutions », s’est engagé le Coordinateur du Regroupement des Partis politiques Non-alignés, Aboubacar DIALLO. « Quand on parle de démocratie, il s’agit d’évoluer avec le peuple. Pour ce faire, il faut être en contact avec lui et être capable de connaître ses vraies aspirations », a souligné Siriki KOUYATÉ, Porte-parole du Mouvement Yèrèwolo debout sur les Remparts. Selon ce mouvement, il faut certes un retour à l’ordre constitutionnel, mais ce retour doit être sécurisé afin d’éviter au nouveau Président démocratiquement élu de faire face à des menaces supplémentaires. Le Mouvement Yèrèwolo invite donc les Maliens à se mettre ensemble afin d’avancer. Selon Siriki KOUYATÉ, ces Assises offrent le meilleur cadre d’échanges ; « Nous pensons que ces Assises peuvent être une porte de sortie pour le Mali », a-t-il conclu.

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