Les phases régionales et du District de Bamako de la restitution de l’avant-projet de Constitution ont eu lieu, ce mardi 25 octobre 2022, à Kayes, Ségou, Mopti, Gao et Bamako. Dans la capitale malienne, le Gouvernorat du district a réuni les Gouverneurs des régions de Bougouni, Dioïla, Nara et Koulikoro, dans le cadre de cette restitution de l’avant-projet, remis au Chef de l’État, le 11 octobre 2022.
Devant des élus locaux, des chefs traditionnels, coutumiers et religieux, des partis politiques et de la société civile, la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution, représentée par Boubacar SOW, administrateur civil à la retraite et membre de la CRNC, a présenté l’avant-projet de Constitution en mettant l’accent sur les innovations majeures contenues dans ce document, qui détermine l’avenir de la Nation malienne.
Dès l’entame de ses propos, il a précisé qu’aucune Constitution n’a pour vocation de prendre toutes les aspirations en compte. Néanmoins, elle est le reflet de la situation socio-politique qui prévaut au moment de sa rédaction. Les préoccupations du moment déterminent son étendue.
Ce qui justifie le volume de pages que compte l’avant-projet, composé de 195 articles répartis en 14 titres. Boubacar SOW a rappelé que cet avant-projet, qui renferme de nombreuses innovations, est une émanation des différentes rencontres d’échange que sa Commission a eu avec les forces vives de la Nation, lors des consultations nationales et régionales. Selon ses précisions, cet avant-projet fait référence clairement à l’histoire du Mali ainsi qu’aux valeurs socioculturelles du pays. Aussi, a-t-il ajouté, ce document accorde une importance particulière aux légitimités traditionnelles.
Plusieurs autres innovations contenues dans l’avant-projet ont été présentées par la CRNC aux Gouverneurs, qui ont reçu chacun un exemplaire du document. Le Gouverneur du District de Bamako a exhorté les Maliens à une forte mobilisation autour de ce projet en vue de bâtir l’avenir du Mali. Il a salué les étapes ayant conduit à l’élaboration de cet avant-projet de Constitution.
Les Gouverneurs ont saisi l’occasion pour remercier la Commission pour la qualité du travail accompli en un laps de temps. C’est le Mali Kura qui se profile à l’horizon, ont-ils réitéré avant de remercier tous les contributeurs à cet avant-projet.
À travers ce document, les intellectuels maliens ont prouvé que le Mali pourra aller encore plus loin, ont-ils indiqué tout en rassurant la CRNC de leur accompagnement. Ils s’engagent à être le relais de la CRNC au niveau de leur région respective en vue de mieux expliquer cet avant-projet, qui trace les lignes directrices du Mali Kura.
Nous avons été édifiées et nous remercions la Commission, s’est réjouie la Présidente nationale de la CAFO. Plusieurs observations ont été formulées par les participants aux membres de la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution.

Le Maroc remet des manuscrits historiques au Mali
Bonne nouvelle pour le monde de la culture, des copies des manuscrits du savant émérite malien Ahmed Baba (1556-1627) ont été remises, ce lundi 24 mai 2021, au Président de la Transition, S.E.M. Bah N’DAW. C’est sur instruction de sa Majesté le Roi Mohamed VI que l’Ambassadeur du Maroc au Mali, S.E.M. Hassan NACIRI, est venu remettre au Chef de l’Etat ces documents historiques d’une valeur inestimable. « Je suis venu transmettre les salutations de sa majesté le Roi à son Excellence Monsieur le Président, et puis aussi lui remettre des copies des documents, des manuscrits du savant émérite malien Ahmed Baba. Ce sont des documents qui étaient conservés au Maroc que j’ai eu l’honneur de remettre ce jour-là, à la veille de la journée de l’Afrique », s’est réjoui S.E.M. Hassan NACIRI. Le Diplomate marocain inscrit ce geste du Royaume du Maroc dans le cadre de la célébration de la journée de l’Afrique. « Ce sont des documents d’une valeur historique inestimable pour le Mali, pour le Maroc, pour notre histoire commune, mais aussi, pour l’Afrique parce que ça dénote de la force de l’écrit dans notre histoire contrairement à ce qu’il se dit sur le caractère exclusivement oral de la culture africaine. Ce sont des documents qui vont enrichir la connaissance sur cette partie du Sahel, en particulier et puis qui vont enrichir davantage la pensée islamique dans cette région », a affirmé S.E.M. Hassan NACIRI.


