Rencontre avec les forces vives de la Nation : Le Président de la Transition invite les leaders religieux à plus de prières pour le Mali

Actualités

Le Président de la Transition, Colonel Assimi GOÏTA, a rencontré ce samedi 29 mai dans la matinée les leaders des confessions religieuses. Ont pris part à cette séance de partage d’informations, des représentants de l’église évangélique protestante, celle de l’église catholique et celle du Haut Conseil Islamique du Mali.

Réitérant le rôle incontournable des leaders religieux dans la stabilité et la paix, le Ministre Directeur de Cabinet du Président de la Transition, Capitaine Demba N’DAW a expliqué les raisons qui ont conduit à la situation actuelle. La Charte et la feuille de route de la Transition, adoptée en septembre 2020, dédiait en effet les portefeuilles de Défense et de Sécurité au Colonel Assimi GOÏTA.

Plusieurs difficultés s’en sont suivies dont la mise à écart du Colonel Assimi GOÏTA, alors Vice-président de la Transition, dans la prise des grandes décisions engageant la vie de la nation.

  

Ainsi, l’exclusion du Vice-président de la participation au Conseil des ministres, le blocage de l’audit de la Loi d’orientation militaire demandé par le Colonel GOÏTA, les difficultés entre le Gouvernement d’alors du Premier ministre Moctar OUANE et les syndicalistes de l’UNTM, la dissolution du Gouvernement dans un contexte difficile marqué par un front social en ébullition… étaient entre autres facteurs qui ont dangereusement entamé la mise en oeuvre de la feuille de route et la Charte de la Transition. « La Transition poursuivra son rythme et les élections se tiendront courant 2022 comme prévu« , a assuré le Président de la Transition, Colonel Assimi GOÏTA.

Il a remercié les leaders religieux d’avoir promptement répondu à son appel : « Se parler est gage de paix et de stabilité. Nous ne nous attendions pas à ce scénario. Mais pour le Mali aucun sacrifice n’est de trop. Nous l’avons fait pour prévenir des troubles et certaines difficultés qui nous éloigneraient des objectifs assignés à la Transition« . « Nous avons été édifiés. Nous vous remercions pour votre invitation qui se traduit à nos yeux comme une marque de considération » ont tour à tour exprimé les hôtes du Chef de l’Etat.

La rencontre a pris fin par des séquences de bénédictions, pour la paix et la stabilité, formulées par les leaders religieux.

 

 

Autres articles qui font l'actualité

Le Nouvel Ambassadeur du Mali en Inde

Diplomatie : le nouvel Ambassadeur du Mali en Inde a reçu des orientations du Président de la Transition  

Le Président de la Transition, Son Excellence le Colonel Assimi GOITA, Chef de l’État, a reçu en audience le nouvel Ambassadeur du Mali en République de l’Inde, Son Excellence Félix DIALLO, ce jeudi 19 octobre 2023. Au cours de cette rencontre, le Chef de l’État a prodigué des conseils et donne des orientations au diplomate afin qu’il puisse défendre les intérêts du Mali et de l’Inde pendant sa mission. À sa sortie d’audience, le nouvel Ambassadeur a exprimé sa gratitude envers le Président de la Transition pour la confiance placée en lui pour cette importante mission diplomatique. Il a précisé que sa mission couvrira dix pays au total, allant du Sri Lanka au Népal, en passant par la Thaïlande jusqu’à Djakarta. Il a souligné l’importance de comprendre que l’Inde est la plus grande puissance démographique et qu’elle possède également une puissance économique, technologique, militaire et informatique. Son Excellence Félix DIALLO a indiqué que le Président de la Transition lui a donné pour instruction de défendre les intérêts des deux pays tout en faisant connaître la nouvelle vision des autorités de la Transition. Pour cela, il se concentrera sur les trois principes qui guident l’action publique au Mali : le respect de la souveraineté du pays, le respect des choix stratégiques et du choix des partenaires opérés par le Mali, ainsi que la défense des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. Son objectif est donc de faire comprendre ces trois principes afin de déconstruire les narratifs défavorables véhiculés à tort, en ces moments contre le Mali et même au cours des décennies passées.

Lire »

Discours de Nouvel An 2026 du Président de la Transition, le Général Assimi GOÏTA.

Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Hôtes du Mali,   Par la grâce d’Allah, nous franchissons le seuil de la nouvelle année 2026. En ce moment de recueillement et d’espérance, je formule pour chacune et chacun d’entre vous des vœux de réconfort, de concorde, de santé et de prospérité.   Je m’incline pieusement devant la mémoire de nos martyrs, civils et militaires. Leur sacrifice est le socle de notre engagement et de notre Renouveau. À nos blessés, aux familles endeuillées, la Nation exprime sa solidarité indéfectible. Je voudrais également adresser ma compassion aux populations durement éprouvées par les sinistres survenus dans notre pays. Je formule le voeu que l’élan de solidarité nationale, dans la dignité et l’entraide, continue de soulager les peines et de relever les vies. Mes chers compatriotes, Le passage à une nouvelle année est une occasion de regarder ensemble le chemin parcouru, d’évaluer nos efforts communs et de mesurer, avec lucidité, les défis à relever. L’année 2025 dont nous vivons les derniers instants, a été une année d’épreuves, notamment sur les plans énergétique et économique. Elle a également été une année de vérité, celle qui révèle dans l’adversité, le patriotisme et la résilience indéfectible des Maliennes et des Maliens. Je rends un hommage appuyé à notre peuple pour sa dignité, sa patience et sa détermination. Depuis plusieurs mois, notre pays subit d’importantes perturbations dans son approvisionnement en carburant, consécutives à des attaques répétées contre des convois vitaux. Parallèlement, une campagne de désinformation a tenté d’installer le doute, la peur et la division. Elle n’a fait que renforcer notre prise de conscience collective et consolider notre dynamique de résistance. En ces instants solennels, je salue la bravoure de nos opérateurs économiques, de nos chauffeurs et de leurs apprentis, qui, au péril de leur vie, ont assuré le ravitaillement du pays. Je félicite nos Forces Armées et de Sécurité, ainsi que le Gouvernement, pour la coordination de la réponse nationale ayant permis d’éviter des ruptures majeures de carburant. Derrière chaque défi se dresse une opportunité. Le défi d’importation doit devenir une opportunité d’innovation. Pour une Nation debout comme la nôtre, l’adversité n’est pas un frein, elle est un levier. Mes chers compatriotes, Face aux pressions, aux tentatives d’isolement et aux manœuvres d’influence, le Mali a fait un choix : celui de la souveraineté assumée. Là où certains attendaient la résignation, nous avons opposé la décision. Le temps de l’improvisation est révolu. Le Mali a fait le choix irréversible de rompre avec la navigation à vue. C’est dans cette perspective que j’ai doté notre Nation d’une boussole stratégique : la Vision prospective « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma », adossée à une stratégie de mise en œuvre 2025-2033. Ancrée dans le scénario du Renouveau, cette vision est notre pacte d’honneur avec les générations futures. À l’horizon 2063, notre ambition est de faire du Mali une Nation souveraine, unie, juste, sécurisée et prospère. Nous entrons dans l’année 2026 avec une ligne de conduite : celle de consolider la souveraineté et de bâtir une prospérité partagée. Mes chers compatriotes, La paix durable demeure la condition première de tout progrès. C’est le sens du combat héroïque mené chaque jour par nos Forces Armées et de Sécurité contre le terrorisme et le crime organisé. Je salue leur bravoure, leur discipline et leur professionnalisme. La Nation ne les oubliera jamais. Mener une guerre asymétrique est une épreuve redoutable. Mais face menace, nous avons choisi de rebâtir notre outil de défense. Des avancées significatives ont été enregistrées : des zones ont été sécurisées, la liberté de mouvement s’est améliorée et l’autorité de l’État poursuit son rétablissement. Cette dynamique dépasse nos frontières nationales. Avec nos frères du Burkina Faso et du Niger, nous avons franchi une étape déterminante avec l’opérationnalisation de la Force unifiée de l’AES et la mise en place d’un dispositif opérationnel coordonné. Face à l’ennemi commun, notre solidarité se traduit en actes : protéger nos peuples et défendre notre espace commun. Nous savons aussi que la paix véritable ne s’impose pas : elle se construit. Elle exige la vérité, le dialogue et la confiance entre Maliens. L’adoption de la Charte pour la Paix et la Réconciliation nationale marque une étape décisive, celle d’un processus de paix endogène, porté par notre volonté collective. Dans ce cadre, une nouvelle phase du programme du DDR-I a été engagée, avec un recrutement spécial et la réinsertion de milliers d’ex-combattants, notamment à Ménaka, Kidal, Mopti, Ségou, Gao et très prochainement Tombouctou. La mise en place de l’Observatoire pour la Paix renforcera durablement cette dynamique. En tirant les leçons des processus de paix antérieurs, il apparaît clairement que les solutions maliennes sont les plus viables pour le Mali. Mes chers compatriotes,   Si la souveraineté militaire garantit l’intégrité du territoire, la souveraineté culturelle protège l’âme de la Nation. C’est la raison pour laquelle nous avons engagé une dynamique de renaissance culturelle et d’éducation aux valeurs, afin de renforcer durablement le vivre-ensemble et de façonner le Maliden Kura : un citoyen patriote, responsable et bâtisseur. L’officialisation de nos langues nationales et la valorisation de nos légitimités traditionnelles ne sont pas du folklore, elles expriment un retour à notre essence. Cette renaissance consolide la cohésion sociale, renforce la paix et fait de notre culture un levier de rayonnement et de développement endogène. Mes chers compatriotes, La Justice et la gouvernance vertueuse demeureront au cœur de notre projet national. La lutte contre la délinquance économique et financière, la corruption et l’impunité n’est pas une option : elle s’impose comme un devoir. Le Pôle National Économique et Financier et l’Agence Nationale de Recouvrement des Avoirs saisis ou confisqués, participent à l’affirmation de la règle que nul n’est au-dessus de la loi, et que l’argent indûment soustrait à la Nation doit obligatoirement revenir à la Nation. Mes chers compatriotes,   Lors des Assises nationales de la Refondation, le peuple malien avait exprimé sa vive préoccupation face aux dérives et dysfonctionnements du paysage politique, susceptibles d’alimenter la mauvaise gouvernance. Fidèle à notre engagement

Lire »

Partagez cette page sur vos réseaux sociaux :