Ce mercredi 15 janvier 2025, le Camp Boubacar Sada Sy de Koulikoro a servi de cadre à la cérémonie solennelle de sortie de la 46 ᵉ promotion de l’École Militaire Interarmes (EMIA), placée sous la haute présidence de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État.
Composée de 255 officiers, dont 11 de nationalités étrangères, cette promotion porte le nom de feu le Général de Brigade Toumani SISSOKO. Ancien Chef d’État-Major Général des Armées et diplomate accompli, ce dernier incarne des valeurs d’intégrité, de dévouement et de franchise.
Lors de la cérémonie, le Colonel Abdoulaye COULIBALY, Commandant de l’EMIA, a rendu un vibrant hommage au parrain de la promotion. Il a rappelé le parcours exceptionnel de ce grand militaire, qui a su défendre les valeurs cardinales de l’Armée malienne, tant sur le plan national qu’international.
Les discours prononcés par le Chef d’État-Major Général des Armées et le Commandant du Centre d’instruction Boubacar Sada Sy ont également marqué cette journée. Ils ont prodigué des conseils précieux aux jeunes officiers, en insistant sur l’importance de la cohésion, de l’intégrité et du respect des principes fondamentaux. La force d’une armée réside dans son esprit d’équipe et sa capacité d’adaptation face aux situations complexes, ont-ils souligné.
Le défilé des nouveaux officiers et des différentes sections de FAMa a clôturé la cérémonie. Dans une interview accordée à la presse, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a salué cet événement comme une étape importante pour le renforcement des Forces Armées Maliennes (FAMA). « Ce 15 janvier est un jour historique, car il marque l’entrée en service d’une nouvelle génération d’officiers prêts à défendre la patrie », a-t-il déclaré.
Le Chef de l’État a également souligné les avancées notables des FAMA, en particulier la destruction de plusieurs bases terroristes et la neutralisation de hauts responsables ennemis. Il a exhorté les nouveaux officiers à incarner les valeurs de loyauté, de détermination et d’engagement prônées par leur parrain, le regretté Général Toumani SISSOKO.
Le major de cette promotion est Mathiamou SANOU, un jeune Malien, qui a obtenu une moyenne impressionnante de 16,43. La sortie de la 46 ᵉ promotion de l’EMIA s’inscrit dans la dynamique de renforcement de l’outil de défense nationale, portée par les autorités de la Transition.

RENCONTRE AVEC LES LÉGITIMITÉS TRADITIONNELLES ET COUTUMIÈRES
Le Président de la Transition, Chef de l’État, Son Excellence, le Colonel Assimi GOÏTA a reçu, vendredi 12 novembre 2021, dans la salle des banquets de Koulouba, les autorités traditionnelles, coutumières et religieuses du Mali. À l’ordre du jour : les défis et enjeux socio-politiques auxquels fait face le Mali. C’était en présence du Premier ministre, du Président du Conseil national de la Transition, de l’Archevêque de Bamako ainsi que du Président du Haut conseil islamique. Toutes les 19 régions du Mali, en plus du district de Bamako, ont répondu à l’invitation du Chef de l’État. À l’unanimité, les légitimités coutumières et traditionnelles ont témoigné qu’une telle rencontre relevait « du jamais vu dans notre pays », car selon leurs précisions, c’était la toute première fois qu’un Président réunissait les représentants des terroirs ainsi que les notabilités sous un même toit. M. Bajan Ag Hamatou, de la délégation de Ménaka, renchérit en déclarant que « les Chefs traditionnels ont toujours été écartés de la gestion du pouvoir, notamment dans le processus de prise de décisions. » Une erreur qui, selon lui, est en train d’être corrigée progressivement par le Président de la Transition, depuis son investiture. Certains représentants des autorités traditionnelles, coutumières et religieuses du Mali, ont, au cours de cette cérémonie, réclamé sans réserve, une rallonge de la Transition jusqu’à l’apaisement du climat social, politique et sécuritaire dans notre pays. Quant à El Hadji Djibril DIARRA, patriarche des familles fondatrices de Koulikoro, « la prolongation de la Transition est une logique qui s’impose de facto aux Maliens au regard du contexte socio-politique, sécuritaire et humanitaire difficile que vit le pays. » Aussi, a-t-il exhorté les autorités de la Transition à persévérer dans la lutte implacable contre la corruption, la délinquance financière et l’impunité. Un soutien de taille qui n’a pas manqué d’en provoquer bien d’autres. Les hôtes ont lancé un appel pressant aux Maliens à se donner la main pour la réussite de la Transition, quelle qu’en soit la durée. De l’avis général, il ressort une vive opposition à la tenue d’une quelconque élection au mois de février prochain pour d’évidentes raisons de sécurité et de paix sociale. C’est pourquoi, M. Zantigui DIAKITÉ, Chef de la délégation de Bougouni estime que les Maliens doivent « prendre le temps de balayer d’abord la maison commune avant de songer à des élections ». Pour sa part, M. Oumar Cheick OUATTARA, Chef de la délégation de Koutiala, salue les différentes initiatives du Président GOÏTA depuis sa venue aux affaires. Satisfait de ces bons témoignages, le Chef de l’État a salué la présence massive des légitimités traditionnelles, coutumières et religieuses aux côtés des autorités de la Transition. « Votre engagement au quotidien est une chance énorme pour l’équilibre social qui est un facteur déterminant au sein de toute collectivité », a déclaré le Président de la Transition, SE le Colonel Assimi GOÏTA avant d’inviter ces visiteurs de marque à poursuivre leur dynamique de soutien à « l’État en général et à la Transition en particulier ». Le Président GOÏTA a réconforté les Chefs de village en s’engageant à leur octroyer, « dans un avenir très proche, en plus d’un macaron, un drapeau que chacun fera flotter en un endroit visible de sa maison, de préférence à la porte d’entrée ou au milieu de la cour ». Une information aussitôt accueillie par un tonnerre d’applaudissements, signe tangible de satisfaction de la part des concernés dont le leadership de certains a déjà permis de mobiliser les populations dans le sens des contributions volontaires à l’effort de guerre.


