Le Président de la Transition, SE le Colonel Assimi GOITA, a reçu en audience, vendredi 10 septembre 2021, au Palais de Koulouba, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Mali et Chef de la MINIUSMA, El Ghassim WANE.
« Cette audience que le président de la transition m’a accordée s’inscrit dans le cadre de mes échanges périodiques avec les autorités de la transition pour faire un peu le point des activités de la MINUSMA, discuter des questions d’intérêt mutuel et identifier les voies et moyens d’une coopération renforcée au service de la stabilisation du Mali et en appui à la transition », a confié le Chef de la MINUSMA à sa sortie d’audience.
Selon l’hôte du jour du président de la Transition, cette rencontre a servi de cadre aussi pour discuter « de la Transition en cours, de la stabilisation du centre, qui est une priorité et pour laquelle le Conseil de sécurité a encouragé les autorités maliennes à élaborer une stratégie malienne sur laquelle la MINUSMA et les autres partenaires du Mali vont s’aligner ».
Au cours de cette audience, il a été également question, précise M. El Ghassim WANE, de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la Réconciliation, y compris les efforts liés aux activités de la MINUSMA en appui à la mise en œuvre de cet Accord.
« Ce fut une discussion extrêmement assez approfondie, riche, je dirais fructueuse », s’est réjoui le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU.

Lancement du Projet de Rédaction de l’Histoire Militaire du Mali
Le ministre conseiller à la Sécurité nationale, le Général de Division Yamoussa CAMARA, a présidé, le mardi 13 février 2024, la cérémonie de lancement du projet de rédaction de l’histoire militaire du Mali. Ce projet ambitieux vise à retracer l’évolution de l’histoire militaire du Mali depuis les grands empires jusqu’à nos jours, dans le cadre de la refondation de notre système de défense. Dans le cadre de la refondation du système de défense du Mali, conformément à la vision du Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA, Chef suprême des Armées, le Secrétariat permanent du Conseil de Sécurité Nationale (SPCSN), sous la direction du ministre-Conseiller à la Sécurité Nationale, le Général de Division Yamoussa CAMARA, a initié le projet de rédaction de l’histoire militaire du Mali. Ce projet, présidé par le Professeur Doulaye KONATE, ancien ministre, vise à produire un ouvrage de qualité scientifique retraçant l’histoire militaire du Mali, depuis le IVe siècle jusqu’à nos jours. Les travaux, d’une durée d’une année, impliquent un comité de pilotage composé d’éminents historiens maliens, tant civils que militaires. Les thèmes abordés couvriront divers aspects, de l’organisation militaire des empires et royaumes jusqu’à la période coloniale, en passant par la conquête coloniale et l’exploitation économique des territoires. Le Pr KONATE souligne l’importance de consulter des sources variées, écrites et orales, en menant des recherches sur l’ensemble du territoire malien ainsi qu’à l’étranger, notamment dans les archives du Sénégal, de la Guinée, de la Côte d’Ivoire, du Maroc, de l’Algérie, de la Turquie et des bibliothèques européennes. « Des missions iront dans ces pays pour y mener des recherches approfondies et méthodiques », promet Pr KONATE. Le Général de Division Yamoussa CAMARA souligne que l’objectif va au-delà d’un exposé chronologique des faits. Il insiste sur la nécessité d’écrire l’histoire militaire en tenant compte de l’aspect genre et de la dimension socio-ethnique des forces armées et de sécurité. L’ambition est de parvenir à une Armée nationale reflétant la diversité sociale du Mali, conformément aux dispositions de la Loi fondamentale. L’histoire militaire est un élément fondamental de l’éducation et de la formation continue des soldats en vue de la nécessaire refondation de l’outil de défense de notre pays. Au-delà du retour d’expérience, l’histoire militaire du Mali donnera au citoyen en uniforme, à chaque niveau de grade ou de responsabilités, une capacité à réfléchir et à agir dans les circonstances les plus difficiles, dans un métier où la mort est une hypothèse de travail parmi d’autres.


