Le Président de la Transition, SE le colonel Assimi GOITA a reçu en audience , ce mardi 21 décembre 2021 le Médiateur de la CEDEAO Goodluck JONATAN.
« Nous sommes une mission de la CEDEAO qui a été envoyée au Mali par les Chefs d’Etats, principalement le Président en exercice de la conférence des Chefs d’Etats de la CEDEAO afin de pouvoir rencontrer le Président de la Transition du Mali », a rappelé Goodluck JONATAN au sortir d’audience .
« Je suis ici en tant que Médiateur de la CEDEAO, je suis accompagné dans cette mission du président de la commission de la CEDEAO,Monsieur Jean-Claude Kassi BROU et son excellence Monsieur l’ambassadeur de la République fédérale du Nigéria. Les Chefs d’Etat nous ont demandés de bien vouloir venir à Bamako, échanger avec les autorités de la Transition afin de s’enquérir de l’avancement des activités politiques » , expliquera-t-il. Avant de rappeler que » la situation au Mali est aussi liée à la Transition qui est en cours dans ce pays, donc il fallait venir avec les décisions, les recommandations des chefs d’Etat de la cédéao avec l’espoir également que d’ici la fin de l’année, nous aurons tout un calendrier en place pour l’organisation de élections qui est une des recommandations phares de la CEDEAO » .
Selon Goodluck JONATAN, la réunion s’est « très bien passée » avec le Président de la Transition. « Comme vous avez du vous rendre compte vous-mêmes , cette fois-ci nous n’avons pas rencontré les autres parties prenantes nous sommes venus directement rencontrer Monsieur le Président de la Transition afin d’échanger avec lui et de faire le point de la situation, mais nous espérons que d’ici la fin de l’année vont sortir toutes les décisions, les recommandations et un calendrier pour la poursuite des évènements au Mali.

Politique de sécurité nationale : fin de l’atelier de clarification des concepts
Les rideaux de l’atelier de clarification des concepts de la Politique nationale de sécurité du Mali sont tombés le vendredi 19 mai 2023, à Koulouba. Ce cadre d’échange et de réflexion avait commencé le 17 mai dernier. En vue de sortir du cycle infernal de crise et de planification d’urgence, il convient d’assurer la veille et l’anticipation. « L’objectif ultime est d’assurer la prospective en matière de sécurité, je veux parler de la sécurité humaine », a expliqué le Secrétaire permanent du Conseil à la Sécurité nationale du Mali, le Général de division Yamoussa CAMARA, dans son discours de clôture. Il a saisi cette occasion pour indiquer la pertinence de prendre « conscience du bien-fondé et de la pertinence pour un pays, d’avoir une politique de sécurité nationale pour rester maitre de son destin ». Le Secrétaire permanent du Conseil à la Sécurité nationale du Mali a expliqué dans son allocution que chaque pays met dans les concepts l’acception qui sied à sa vision. « Dans cette logique chaque pays fait le choix de l’approche qui lui convient pour assurer la cohérence d’ensemble de la défense de son territoire », a-t-il précisé tout en soulignant que certains pays « préfèrent parler de politique de défense et de sécurité. Le Mali a fait le choix d’écrire une PSN ». Le Général de division Yamoussa CAMARA s’est réjoui de voir qu’au terme de ce deuxième atelier de clarification, les experts ont « eu connaissance du schéma d’élaboration de la politique, un processus consensuel qui part toujours d’une vision avec pour fondement les valeurs cardinales et les intérêts nationaux du pays ». Selon ses précisions, il faut également identifier et intégrer les défis. Le Conseiller à la sécurité nationale estime qu’une étape importante vient d’être franchie dans le processus d’élaboration de la Politique de sécurité nationale du Mali. Une politique qui se déclinera par la suite en stratégie nationale, sorte de plan d’action. « C’est la voie royale que nous choisissons et qui nous permettra de prendre notre destin en main, en anticipant les risques et les menaces, les crises et les catastrophes susceptibles d’affecter la vie de nos populations », a-t-il expliqué. Il s’agit maintenant de cheminer ensemble dans le processus d’élaboration d’une Politique de sécurité, prenant en compte la sécurité dans ses différentes dimensions. « Nous pourrons aussi, avec une même volonté, la soutenir, la défendre et la diffuser », a-t-il soutenu.


