Le 19 février 2024, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, a tenu une réunion d’une importance capitale avec les Chefs d’État-Major et les Directeurs de Services des Forces de Défense et de Sécurité au Mali. Cette rencontre, qui s’est déroulée dans la salle polyvalente du palais de Koulouba, s’inscrit dans la tradition républicaine du pays.
À l’issue de cette réunion cruciale, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Colonel Sadio CAMARA, a accordé une interview à la presse pour informer sur les résultats de la rencontre stratégique.
Sous la direction du Chef suprême des armées, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, les Chefs militaires ont été rassemblés afin de faire le point sur la situation sécuritaire, tout en passant en revue le contexte géopolitique régional et international. Le Chef de l’État a prodigué des directives claires visant à atteindre les objectifs politiques et stratégiques fixés.
Le ministre de la Défense et des Anciens combattants a salué « la cohérence de notre système de défense et de sécurité », priorité absolue des plus hautes autorités du pays et du peuple malien. « Nous saisissons cette opportunité pour exprimer notre gratitude envers le peuple malien, qui a consenti à accorder une place primordiale à l’armée malienne malgré les défis économiques rencontrés », a-t-il indiqué dans son allocution.
Aujourd’hui, les Forces de défense et de sécurité sont équipées et préparées à assurer, de manière autonome, leur mission de protection de l’intégrité territoriale ainsi que des personnes et de leurs biens, a assuré le ministre CAMARA. Ceci, dans l’intérêt suprême de nos concitoyens et des populations de l’Alliance des États du Sahel.
Le Président de la Transition a clairement défini des orientations prioritaires, plaçant la population au centre de toutes les opérations de sécurisation. Il exhorte à maintenir la pression sur les forces engagées sur le terrain, tant qu’il subsiste la moindre menace terroriste sur le territoire national et tant que les compatriotes ne peuvent pas jouir de leur liberté de mouvement. « Nous avons reçu ces directives claires de la part du Président de la Transition », a-t-il conclu le ministre CAMARA.
Les autorités maliennes de la Transition demeurent résolument engagées à garantir la sécurité et le bien-être de tous les Maliens et Maliennes. Ils œuvrent sans relâche pour la préservation de la nation et de toute la région contre toute menace.

Remise officielle du rapport du Médiateur de la République au Président de la Transition
Ce vendredi 22 août 2025, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a reçu, au palais de Koulouba, des mains de Mme SANOGO Aminata MALLÉ, Médiateur de la République, les rapports annuels 2023 et 2024. Cette remise illustre la vitalité d’une institution devenue, au fil des ans, un véritable baromètre des relations entre l’État et ses administrés. La cérémonie a enregistré la présence du Premier ministre, du Président du Conseil national de Transition (CNT), des membres du Gouvernement, du Président du Haut Conseil des collectivités ainsi que des collaborateurs du Médiateur de la République. À sa prise de parole, Mme SANOGO Aminata MALLÉ, Médiateur de la République, a dressé un bilan exhaustif des activités de son institution au cours des exercices 2023 et 2024, tout en faisant un inventaire des dysfonctionnements de l’administration malienne. Les rapports comprennent chacun quatre parties : la première traite des « réclamations formulées par les citoyens contre les dysfonctionnements de l’administration, du traitement y afférant, du nombre d’usagers accueillis ainsi que des interpellations retenues lors de la 27e session de l’Espace d’Interpellation Démocratique (EID) ». La deuxième partie fait référence aux « autres activités du Médiateur de la République ». Quant à la troisième partie, elle est consacrée au « renforcement des capacités des collaborateurs du Médiateur », et enfin la quatrième porte sur « les commentaires et recommandations » formulés par l’institution. Le Médiateur de la République s’est réjouit de l’augmentation du nombre de recours au cours de ces deux exercices : plus de 6 000 usagers accueillis en 2023, près de 12 000 en 2024. Une progression qui prouve à suffisance le renforcement de la confiance des citoyens envers le Médiateur. Les plaintes recueillies portent essentiellement sur la gestion foncière, qui occupe une place hégémonique. À quoi s’ajoutent les retards dans l’exécution des décisions de justice, les lenteurs administratives et les défaillances de la protection sociale. Mme Mallé a donc formulé quelques recommandations, dont le respect scrupuleux des procédures foncières, l’accélération des démarches administratives, une meilleure gestion des conflits de chefferie, la rigueur dans le recouvrement des cotisations sociales à l’INPS. Sans oublier un plaidoyer pour moderniser l’administration par la digitalisation, déjà amorcée avec la mise en place d’une plateforme pour les consulats et ambassades. Le Médiateur de la République alerte également sur les problèmes liés à l’orpaillage artisanal, notamment les conflits locaux, les pollutions massives, la destruction d’écosystèmes. Elle propose des réformes. Selon elle, ces rapports « reflètent notre engagement pour la transparence, la justice et l’équité dans l’administration publique ». Ils constituent une « compilation des activités menées à l’interne et à l’international par le Médiateur de la République au cours des deux dernières années ». Dans son intervention, le Président de la Transition a salué l’engagement du Médiateur et de ses équipes. Selon ses mots, cette institution est « un recours pour le citoyen, un conseil pour l’administration ». Il a souligné la nécessité de transformer les défis identifiés en opportunités de réforme, notamment dans la gestion foncière et la gouvernance publique. Le Chef de l’État a instruit au Gouvernement de poursuivre la collaboration avec le Médiateur de la République dans l’intérêt supérieur de la nation. Le Président de la Transition a également exprimé sa satisfaction quant à l’augmentation des saisines et de la participation citoyenne. Il y voit un signe fort de la vitalité démocratique et de la consolidation de l’État de droit. Le Président de la Transition a enfin salué l’intérêt particulier accordé aux femmes et aux Maliens de l’extérieur, considérés comme des acteurs essentiels du renforcement de la cohésion nationale.


