Le 19 février 2024, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, a tenu une réunion d’une importance capitale avec les Chefs d’État-Major et les Directeurs de Services des Forces de Défense et de Sécurité au Mali. Cette rencontre, qui s’est déroulée dans la salle polyvalente du palais de Koulouba, s’inscrit dans la tradition républicaine du pays.
À l’issue de cette réunion cruciale, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Colonel Sadio CAMARA, a accordé une interview à la presse pour informer sur les résultats de la rencontre stratégique.
Sous la direction du Chef suprême des armées, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, les Chefs militaires ont été rassemblés afin de faire le point sur la situation sécuritaire, tout en passant en revue le contexte géopolitique régional et international. Le Chef de l’État a prodigué des directives claires visant à atteindre les objectifs politiques et stratégiques fixés.
Le ministre de la Défense et des Anciens combattants a salué « la cohérence de notre système de défense et de sécurité », priorité absolue des plus hautes autorités du pays et du peuple malien. « Nous saisissons cette opportunité pour exprimer notre gratitude envers le peuple malien, qui a consenti à accorder une place primordiale à l’armée malienne malgré les défis économiques rencontrés », a-t-il indiqué dans son allocution.
Aujourd’hui, les Forces de défense et de sécurité sont équipées et préparées à assurer, de manière autonome, leur mission de protection de l’intégrité territoriale ainsi que des personnes et de leurs biens, a assuré le ministre CAMARA. Ceci, dans l’intérêt suprême de nos concitoyens et des populations de l’Alliance des États du Sahel.
Le Président de la Transition a clairement défini des orientations prioritaires, plaçant la population au centre de toutes les opérations de sécurisation. Il exhorte à maintenir la pression sur les forces engagées sur le terrain, tant qu’il subsiste la moindre menace terroriste sur le territoire national et tant que les compatriotes ne peuvent pas jouir de leur liberté de mouvement. « Nous avons reçu ces directives claires de la part du Président de la Transition », a-t-il conclu le ministre CAMARA.
Les autorités maliennes de la Transition demeurent résolument engagées à garantir la sécurité et le bien-être de tous les Maliens et Maliennes. Ils œuvrent sans relâche pour la préservation de la nation et de toute la région contre toute menace.

RÉFORMES INSTITUTIONNELLES : Pose de la première pierre du futur siège de la Cour des comptes
Le Président de la Transition, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a procédé, ce jeudi 19 décembre 2024, à la pose de la première pierre du futur siège de la Cour des comptes. Cette cérémonie a réuni plusieurs personnalités notamment le Premier ministre, le Président de la Cour Suprême, les Présidents des Institutions de la République, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, ainsi que de nombreux membres du Gouvernement. En promulguant la nouvelle Constitution issue du référendum du 18 juin 2023, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, a annoncé un nouveau départ pour le pays, marqué par des changements de fond dans le texte. Parmi les réformes majeures de la Constitution du 22 juillet 2023 figure la création de la Cour des comptes comme 6 ᵉ Institution de la République. Moins d’un an plus tard, pour opérationnaliser cette nouvelle institution, le Président de la Transition, le Général Assimi GOÏTA, a lancé la construction du siège de la Cour des comptes. Implanté sur un terrain d’une superficie d’un hectare, le futur siège de la Cour des comptes prévoit des infrastructures modernes et adaptées aux besoins de ses utilisateurs. Le bâtiment comprendra 187 bureaux, dont 171 équipés de toilettes privatives, un atrium central, 11 salles d’archives, deux salles d’audience pouvant accueillir respectivement 350 et 40 personnes, ainsi que deux salles de délibération. Il inclura également un restaurant, une bibliothèque, et 45 places de parking couvert, dont 27 en sous-sol et 18 au rez-de-chaussée. Cette conception vise à offrir un cadre de travail optimal pour les magistrats et le personnel de la Cour, tout en reflétant la vocation de transparence et de modernité de l’institution. Dans une interview accordée à la presse, le Président Assimi GOÏTA a rappelé les missions essentielles de la Cour des comptes, à savoir, la sauvegarde du patrimoine public, le contrôle de la fiabilité et de la sincérité des finances publiques, ainsi que l’amélioration des méthodes de gestion administrative. Il a invité les futurs occupants de ces locaux à en prendre le plus grand soin afin de préserver cet investissement pour les générations futures. Le Président de la Cour Suprême, Dr Fatoma THÉRA, a salué cette initiative comme une preuve de l’engagement du Chef de l’État envers la bonne gouvernance et la reddition des comptes. « La réalisation de ce projet, malgré les contraintes budgétaires et les priorités de l’État, démontre la volonté politique constante de doter notre pays d’institutions fortes, crédibles et fiables, à la hauteur des attentes des citoyens », a-t-il déclaré. Le siège de la Cour des comptes se veut être un symbole fort de la lutte pour la transparence et la discipline dans la gestion budgétaire. Selon Dr Fatoma THÉRA, cet édifice offrira un cadre propice à un examen rigoureux et impartial des comptes publics, permettant de détecter toute irrégularité et de garantir une utilisation optimale des ressources de l’État. Institution supérieure de contrôle, la Cour des comptes est dotée de compétences variées. Elle assure le contrôle de l’emploi des fonds publics selon trois axes : la régularité, la qualité des comptes et la performance. En outre, elle exerce des attributions juridictionnelles spécialisées, notamment en matière de discipline financière et budgétaire, ainsi que dans la sanction des infractions financières. Ces missions s’accompagnent d’un rôle d’assistance auprès de l’Assemblée nationale et du Gouvernement, dans le cadre du contrôle de l’exécution des lois de finances consacrées par la Constitution du 22 juillet 2023. Ce projet marque un jalon important dans la réforme des institutions dans notre pays, en vue de construire une gouvernance plus efficace et plus proche des attentes de la population.


