La restitution de l’avant-projet de Constitution par la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution (CNRC) se poursuit. Ce lundi 24 octobre 2022, la CRNC a rencontré, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), les partis politiques et les organisations de la société civile pour la présentation de cet avant-projet.
Dr Brahima FOMBA, membre de la Commission, chargé de la présentation de l’avant-projet de Constitution, lors de cette cérémonie de restitution, a donné des précisions sur des innovations majeures contenues dans ce document. Parmi ces changements marquants, il a évoqué la question de la promotion des langues nationales, celle de l’exploitation des ressources naturelles qui doit désormais tenir compte de l’environnement et des générations futures.
Aussi les innovations opérées au niveau de l’organisation de l’élection présidentielle, de l’entrée en fonction du Chef de l’État jusqu’à la possibilité de destitution du Président de la République, ont été évoqués par le constitutionnaliste, qui précise que la procédure de destitution intervient comme une sanction contre le Président de la République qui aura violé son Serment.
Plusieurs autres innovations opérées dans l’avant-projet ont été mentionnées par Dr Brahima FOMBA, notamment la suppression de certaines institutions, la limitation du nombre de membres du Gouvernement, la procédure de destitution du Président de l’Assemblée nationale.
Les représentants de la classe politique et de la société civile ont reçu chacun un exemplaire de l’avant-projet. Une occasion pour eux de remercier et saluer la CRNC pour la diligence dans le travail accompli. Ils ont également émis des observations sur des points du document tout en rassurant la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution de leur accompagnement dans ce processus important de la vie de la nation malienne.
Ces travaux de restitution ont pris fin par une séance de photo de famille.

64 ᵉ anniversaire de l’Armée : le Chef de l’État préside les cérémonies commémoratives au Génie militaire
Le 20 janvier 2025, le Mali a célébré le 64 ᵉ anniversaire de la création de son armée sur la place d’armes du Génie militaire de Bamako. Cette commémoration, placée sous le signe de la souveraineté nationale, a réuni les plus hautes autorités du pays, des chefs militaires, des membres du Gouvernement, mais également des délégations du Burkina Faso et du Niger, avec lesquels le Mali forme la Confédération des États du Sahel (AES). Cette journée a été chargée de symboles. Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a débuté cette célébration par un geste symbolique : le dépôt d’une gerbe de fleurs au monument du soldat inconnu, accompagné de la sonnerie aux morts, de l’hymne national ainsi que de la revue des troupes. Cette cérémonie commémorative a également été marquée par la décoration de plus de 30 officiers. Parmi ces distinctions, la médaille de la Croix de la valeur militaire, remise à cinq soldats pour leur comportement exemplaire en mission, et des médailles du Mérite militaire, décernées par les chefs d’état-major des différents corps. Au cours de cette cérémonie, des médailles de sauvetage ainsi que de blessés ont été remises à des militaires, en témoignage à leur engagement indéfectible dans la défense de la patrie. Le Président de la Transition a également remis un chèque géant de plus de 7 milliards de francs CFA au Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, au profit des militaires tombés pour la patrie. Ce montant, correspondant à dix années de salaires forfaitaires, sera distribué aux familles des soldats tombés sur le champ d’honneur. Ce geste, bien plus qu’un acte de réparation matérielle, est une promesse : celle de ne jamais oublier les sacrifices consentis pour la patrie. Lors de son interview à l’issue de la cérémonie, le Président GOÏTA a réaffirmé son engagement inébranlable à renforcer les capacités des FAMa. Il a salué les récentes victoires obtenues sur le terrain grâce à des informateurs stratégiques, au courage des soldats et à la résilience des populations. En reprenant le contrôle du territoire, l’Armée malienne a permis le retour des services sociaux de base, des populations déplacées, et, plus largement, de l’État dans des zones abandonnées. Le Chef suprême des Armées a également souligné l’importance de la coopération régionale au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Les opérations conjointes menées avec le Burkina Faso et le Niger ont abouti à la destruction de plusieurs bases terroristes et à l’élimination de certains chefs ennemis. Cette solidarité régionale, couplée à l’engagement des armées et des populations, constitue une garantie essentielle pour le succès des opérations en cours. Le Président GOÏTA a affirmé avec force, au cours de cette cérémonie : « Nous allons défendre le Mali en tout temps, en tout lieu, et en toutes circonstances, jusqu’à la victoire finale ».


