Dans le cadre du lancement des travaux de la centrale solaire de Sanankoroba, le Directeur de la société russe Novawind, M. Grigory Nazarov, a été reçu en audience ce jeudi 23 mai 2024 par le Président de la Transition, Son Excellence le Colonel Assimi Goïta. Cette rencontre, empreinte de promesses et d’engagements, a souligné l’importance de la coopération entre Bamako et Moscou dans le domaine de l’énergie renouvelable.
L’audience accordée à M. Nazarov a été marquée par des échanges fructueux sur les opportunités offertes par le projet de la centrale solaire de Sanankoroba. En effet, cette centrale, d’une capacité prévue de 200 mégawatts, représente un pas significatif vers la diversification du mix énergétique malien et la réduction de sa dépendance aux énergies fossiles.
Le partenaire russe a exprimé la volonté de Novawind de contribuer activement au développement durable du Mali en fournissant une source d’énergie propre et fiable. Il a souligné l’expertise de Novawind dans le domaine des énergies renouvelables, mettant en avant les technologies innovantes qui seront mises en œuvre dans le projet.
Le Président Goïta a salué l’engagement de Novawind, soulignant l’importance stratégique de ce partenariat pour le développement économique et social du Mali. Il a exprimé sa gratitude envers la Russie pour son soutien continu dans plusieurs domaines. Avec cette infrastructure de nouvelle génération que la localité de Sanankoroba va abriter, le Mali s’engage sur la voie d’un avenir énergétique plus propre et plus durable, explique le Président de la Transition, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA.

Conseil extraordinaire des ministres : Les raisons et opportunités du retrait du Mali de la CEDEAO
Le Chef de l’État, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, a présidé le lundi 29 janvier 2024, un Conseil extraordinaire des ministres dans la salle des banquets du palais de Koulouba. L’ordre du jour portait sur les raisons et les opportunités du retrait du Mali et des autres pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Abdoulaye DIOP, a souligné que le retrait des trois pays, le Mali, le Burkina Faso, et le Niger, de la CEDEAO était une décision nécessaire en raison de la menace que cette organisation représentait pour la souveraineté et les intérêts vitaux de ces nations. Il a indiqué que la CEDEAO avait été détournée de ses principes fondateurs et utilisée contre les institutions, les États, et les populations des pays membres. DIOP a ajouté que les Chefs d’État avaient pris cette décision dans l’intérêt de la survie des pays concernés, mettant en avant les trois principes énoncés par le Président de la Transition : le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et des choix des partenaires opérés par le Mali, la défense des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. Il a aussi souligné la nécessité pour les pays de travailler dans leur intérêt, en dehors des influences extérieures néfastes. Pour sa part, le ministre de l’Économie et des Finances, M. Alousséni SANOU, a expliqué les opportunités économiques que ce retrait offrait aux pays de l’Alliance des États du sahel. Il a mis en avant la possibilité de développer un marché intérieur fort, stimulant la croissance économique et assurant une autonomie politique et économique. M. SANOU a également souligné les avantages financiers, notamment en termes de balance commerciale et d’investissements directs étrangers, qui découleraient de cette décision. Il a insisté sur la flexibilité nouvellement acquise pour négocier avec d’autres pays et la capacité de protéger les entreprises locales. Le ministre de l’Economie et des Finance a ensuite rappelé que le Mali avait surmonté des défis par le passé et exprimé sa confiance dans la résilience et l’intelligence du pays pour prendre en main son destin. Les ministres ont souligné que cette décision de retrait de la CEDEAO ouvrait des perspectives considérables pour l’autonomie politique et économique des pays de l’AES, tout en soulignant la nécessité de travailler ensemble pour concrétiser les objectifs de refondation initiés par les plus hautes autorités.


