Le personnel de la Présidence a présenté ses vœux de Nouvel An, ce jeudi 7 mars 2024, au Président de la Transition, SE le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État. Au nom du personnel de la première administration publique, le Ministre Secrétaire Général, Dr Alfousseyni DIAWARA, a exprimé au Chef de l’État ses vœux de bonheur, de paix, de longévité, et de santé.
Cette cérémonie a également été l’occasion pour le Ministre Secrétaire Général d’exprimer ses vifs et sincères remerciements pour la nomination de certains cadres de l’institution aux plus hautes fonctions de Ministre de la République, Ambassadeur ou même Membres de différentes Commissions de travail dans le cadre des réformes institutionnelles. Des doléances ont également été formulées lors de cette traditionnelle cérémonie de présentation de vœux.
Le Ministre Secrétaire Général a affirmé la détermination du personnel de la Présidence à servir loyalement aux côtés du Chef de l’État. « Nous nous engageons donc, dignement, loyalement, et sereinement, avec l’ensemble du personnel civil et militaire de la Présidence de la République, à servir avec dévouement sous votre direction le Mali Koura que vous incarnez », a-t-il conclu.
Le Président de la Transition, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, visiblement très heureux de recevoir les vœux du personnel, a rappelé à ses collaborateurs les trois principes cardinaux qui guident désormais l’action publique au Mali. Il les a encouragés à faire preuve de rigueur et de sens de la responsabilité dans l’accomplissement de leurs devoirs. Selon lui, la quête de l’excellence doit demeurer le leitmotiv de chacun.
Face à la situation sociopolitique actuelle du pays, il a exhorté le personnel à s’impliquer davantage pour s’approprier les idéaux qui caractérisent le Mali Kura. « Ensemble, nous bâtirons le Mali de demain », a-t-il conclu.

Adresse à la Nation du Président de la Transition, Chef de l’État à l’occasion de l’anniversaire du 18 août 2020.
Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, 18 août 2020-18 août 2021 : il y a de cela un an, jour pour jour, notre Peuple prenait son destin en main, tournait une page de son histoire pour commencer à rédiger un nouveau chapitre. L’anniversaire de cet événement m’offre l’occasion de m’adresser à vous, à travers ce message que je veux un message du souvenir et de l’espoir. Émettant ce vœu, j’ai une pensée pieuse pour ceux qui ont été arrachés à notre affection, de Kayes à Kidal en passant par Bamako, le plus souvent à la fleur de l’âge. Je m’incline également pour ces autres qui, héroïquement, tombent au front, acceptant le sacrifice ultime pour la défense de la Patrie. Qu’ils reposent en paix ! Nous ne saurions les oublier. Mes chers compatriotes, Ce qui s’est produit le 18 août est un aboutissement. L’effondrement de l’État survenu le 22 mars 2012 aurait dû être suivi d’un sursaut patriotique. En lieu et place, ce fut une gestion dont l’une des conséquences majeures fut la déliquescence de la gouvernance. Des hommes et des femmes se sont retrouvés, pour exprimer leur volonté de rupture et de changement. Le Peuple a répondu massivement à l’appel. L’Armée nationale, votre Armée, ne pouvait rester dans l’attentisme : elle a donc pris ses responsabilités pour intervenir et permettre la concrétisation du vœu populaire, le changement. Bien qu’étant un aboutissement, le 18 août est également un nouveau départ. Un chantier gigantesque nous interpelle : comme l’a dit le poète, tout est à refaire, y compris l’homme car, il s’agit de réussir ce à quoi tout le monde aspire : la Refondation de l’État. Mes chers compatriotes, La rupture intervenue le 18 août a été immédiatement suivie d’une série de mesures allant dans le sens de cette refondation : de nouvelles institutions ont été mises en place, un nouveau gouvernement a été formé et tout le monde s’est attelé à la tâche. Un programme d’action gouvernementale, articulé autour de quatre axes, a été élaboré et a été approuvé par les hommes et les femmes exprimant la volonté du Peuple. Avec son exécution, notre ambition consiste à nous sécuriser pour nous développer, nous doter de textes et d’institutions crédibles pour instaurer une gouvernance vertueuse, réussir des élections transparentes aux résultats incontestables, raffermir la cohésion nationale. Conscients de la nécessité de mener une action patriotique, il nous revient de nous mobiliser pour affronter les défis de l’heure au délà de tout esprit d’exclusion et de clivage. Mes chers compatriotes, Un mot a été mis à la mode ces derniers temps, le mot « inclusivité ». Il nous revient de le privilégier, de le cultiver. Nul, qu’il soit personne privée, association ou parti politique, ne doit exclure les autres et personne ne doit se sentir exclu. Ce à quoi, solennellement, je convie, c’est l’unité d’action pour le sursaut national, au nom de la Refondation. Que Dieu bénisse le Mali !


