Le Président de la Transition SE, le colonel Assimi GOITA a reçu en audience ce samedi 30 octobre 2021, le secrétaire d’État en charge des Affaires Étrangères de la République fédérale d’Allemagne, Miguel BERGER.
Il était venu réitérer au Chef de l’Etat, la volonté de la République Fédérale d’Allemagne d’intensifier la coopération bilatérale entre les deux pays. « Je suis ici aujourd’hui au Mali pour inaugurer les nouveaux locaux de l’Ambassade de la République fédérale d’Allemagne. Un symbole pour la grande coopération qui existe entre le Mali et l’Allemagne », a déclaré Miguel BERGER tout en rappelant que cette coopération entre Mali et l’Allemagne remonte aux premières heures de l’indépendance de notre pays en 1960.
Selon les assurances de Miguel BERGER, l’Allemagne continuera de soutenir le gouvernement du Mali dans sa lutte contre le terrorisme.
A titre de rappel, l’Allemagne contribue fortement à la MINUSMA dans le cadre de la stabilisation et à travers l’EUTM pour l’entrainement des forces maliennes. A ces volets s’ajoute celui de l’accompagnement du Mali dans la mise en œuvre de l’accord d’Alger.
Le diplomate allemand a enfin rassuré le Président de la Transition que définitivement, l’Allemagne était décidé à rester aux côtés du Mali dans tous les domaines.
Le Président de la Transition, à son tour, a largement analysé la situation du pays, avant de préciser que l’engagement du Mali dans la lutte contre le terrorisme n’a jamais été ébranlé.
<< Nous avons tout d’abord besoin de maitriser la violence par la neutralisation des groupes terroristes, ensuite pacifier les zones à libérer, pour enfin sécuriser les populations et permettre le développement >> a-t-il poursuivi.
Concluant ses propos, le Président de la Transition a estimé indispensable d’inscrire tout partenariat avec le Mali dans cette dynamique.

RÉFORMES INSTITUTIONNELLES : Pose de la première pierre du futur siège de la Cour des comptes
Le Président de la Transition, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a procédé, ce jeudi 19 décembre 2024, à la pose de la première pierre du futur siège de la Cour des comptes. Cette cérémonie a réuni plusieurs personnalités notamment le Premier ministre, le Président de la Cour Suprême, les Présidents des Institutions de la République, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, ainsi que de nombreux membres du Gouvernement. En promulguant la nouvelle Constitution issue du référendum du 18 juin 2023, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, a annoncé un nouveau départ pour le pays, marqué par des changements de fond dans le texte. Parmi les réformes majeures de la Constitution du 22 juillet 2023 figure la création de la Cour des comptes comme 6 ᵉ Institution de la République. Moins d’un an plus tard, pour opérationnaliser cette nouvelle institution, le Président de la Transition, le Général Assimi GOÏTA, a lancé la construction du siège de la Cour des comptes. Implanté sur un terrain d’une superficie d’un hectare, le futur siège de la Cour des comptes prévoit des infrastructures modernes et adaptées aux besoins de ses utilisateurs. Le bâtiment comprendra 187 bureaux, dont 171 équipés de toilettes privatives, un atrium central, 11 salles d’archives, deux salles d’audience pouvant accueillir respectivement 350 et 40 personnes, ainsi que deux salles de délibération. Il inclura également un restaurant, une bibliothèque, et 45 places de parking couvert, dont 27 en sous-sol et 18 au rez-de-chaussée. Cette conception vise à offrir un cadre de travail optimal pour les magistrats et le personnel de la Cour, tout en reflétant la vocation de transparence et de modernité de l’institution. Dans une interview accordée à la presse, le Président Assimi GOÏTA a rappelé les missions essentielles de la Cour des comptes, à savoir, la sauvegarde du patrimoine public, le contrôle de la fiabilité et de la sincérité des finances publiques, ainsi que l’amélioration des méthodes de gestion administrative. Il a invité les futurs occupants de ces locaux à en prendre le plus grand soin afin de préserver cet investissement pour les générations futures. Le Président de la Cour Suprême, Dr Fatoma THÉRA, a salué cette initiative comme une preuve de l’engagement du Chef de l’État envers la bonne gouvernance et la reddition des comptes. « La réalisation de ce projet, malgré les contraintes budgétaires et les priorités de l’État, démontre la volonté politique constante de doter notre pays d’institutions fortes, crédibles et fiables, à la hauteur des attentes des citoyens », a-t-il déclaré. Le siège de la Cour des comptes se veut être un symbole fort de la lutte pour la transparence et la discipline dans la gestion budgétaire. Selon Dr Fatoma THÉRA, cet édifice offrira un cadre propice à un examen rigoureux et impartial des comptes publics, permettant de détecter toute irrégularité et de garantir une utilisation optimale des ressources de l’État. Institution supérieure de contrôle, la Cour des comptes est dotée de compétences variées. Elle assure le contrôle de l’emploi des fonds publics selon trois axes : la régularité, la qualité des comptes et la performance. En outre, elle exerce des attributions juridictionnelles spécialisées, notamment en matière de discipline financière et budgétaire, ainsi que dans la sanction des infractions financières. Ces missions s’accompagnent d’un rôle d’assistance auprès de l’Assemblée nationale et du Gouvernement, dans le cadre du contrôle de l’exécution des lois de finances consacrées par la Constitution du 22 juillet 2023. Ce projet marque un jalon important dans la réforme des institutions dans notre pays, en vue de construire une gouvernance plus efficace et plus proche des attentes de la population.


