Ce vendredi 7 février 2025, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a reçu en audience le Ministre des Forces Armées du Sénégal, le Général d’armée aérienne (2S), Birame DIOP. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une visite d’amitié et de travail visant à renforcer la coopération entre les deux nations dans les domaines de la sécurité et de la défense.
Au cours de cette audience, à laquelle le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de corps d’armée Sadio CAMARA, a participé, le Ministre sénégalais a transmis au Général d’Armée Assimi GOÏTA un message d’amitié et de fraternité de la part du Président Bassirou Diomaye Diakhar FAYE.
Cette audience a mis en exergue l’importance des liens historiques et culturels entre le Mali et le Sénégal. « Le Mali et le Sénégal sont deux États, mais ils ont le même peuple. Dans le passé, nous avons partagé des institutions communes et nous partageons encore aujourd’hui la même devise nationale », a souligné le Général Birame DIOP.
Le message du Président FAYE, porté par son ministre, repose sur trois axes principaux : l’amitié et la solidarité, le soutien au Mali dans sa lutte contre le terrorisme et l’extrémisme, et l’espoir d’un renforcement de la coopération militaire entre les deux pays. « Nos armées entretiennent déjà d’excellentes relations. Nous devons les renforcer pour mieux lutter contre les menaces communes et assurer la sécurité de nos frontières », a-t-il affirmé.
La délégation sénégalaise et ses homologues maliens ont mis en avant l’importance de la sécurisation de la frontière naturelle de la Falémé et la lutte contre la criminalité transfrontalière. Un accent particulier a été mis sur la formation militaire, le renforcement des capacités et l’échange d’expériences entre les forces de défense des deux nations.

Coopération tripartite : Signature de la Charte du Liptako-Gourma instituant l’Alliance des États du Sahel
Le Président de la Transition, Son Excellence, le Colonel Assimi GOITA, Chef de l’État, et ses homologues du Burkina Faso et du Niger ont signé, le 16 septembre 2023 au palais de Koulouba, la Charte du Liptako-Gourma, qui institue l’Alliance des États du Sahel (AES). La coopération entre ces trois pays vient de se renforcer davantage avec la naissance de l’Alliance pour le Sahel, à travers la signataire de la Charte du Liptako-Gourma. Cette Convention qui s’appuie largement sur le volet diplomatique dans son fonctionnement a été signée par le Chef suprême de la diplomatie malienne en présence de l’Ambassadrice du Burkina Faso auprès de la République du Mali ; du ministre de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture du Niger, représentant le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur. Selon les parties contractantes de cette Charte, la naissance de l’Alliance des États du Sahel est un signal fort pour la préservation de la souveraineté des trois États. Elle entre surtout dans le cadre de la perspective panafricaniste de ces États. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont trois pays confrontés aux mêmes réalités politiques, économiques et sécuritaires. Ils sont animés également par les mêmes aspirations, à savoir la souveraineté et l’assistance à leurs populations. C’est ce qui motive la mise en place de cette Alliance qui vise à avoir une solution commune aux maux dont souffrent ces États. Le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOITA a donc laissé entendre : « Nous ne pouvons plus faire semblant étant donné que nos pays sont confrontés aux mêmes réalités. Nous n’avons plus d’autre choix que de résister ». Après les discussions ayant conduit à la mise en place de cette Alliance, ouverte à tout État désireux de devenir membre du regroupement, les trois États disposent désormais d’un acte juridique encadrant leur coopération. Il s’agit alors maintenant de passer aux actes concrets sur le terrain. Mais avant, il convient d’intensifier la « communication afin de bénéficier de l’adhésion de nos populations ». La crédibilité de cette Alliance sera à l’aune du degré d’engagement de tous les États signataires.


