COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 17 JANVIER 2025

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Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 17 janvier 2025, dans sa salle
de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA,
Président de la Transition, Chef de l’Etat.
Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :
– adopté des projets de texte ;
– et entendu des communications.
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AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES
1. Sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des Ministres a
adopté :
a. un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la
Direction générale de la Police nationale.
La Direction générale de la Police nationale a été créée par l’Ordonnance n°04-026/P-RM du 16
septembre 2004 avec pour mission d’élaborer et d’assurer la mise en œuvre de la politique nationale
dans le domaine du maintien de l’ordre et de la sécurité publics et de prêter son concours à l’exécution des lois et des règlements. Ses modalités d’organisation et de fonctionnement sont fixées par le Décret n°04-470/P-RM du 20 octobre 2004.
L’évolution de la criminalité, l’influence des réseaux sociaux dans le secteur de la Sécurité et la
militarisation de la Police nationale ont rendu nécessaire la relecture du décret du 20 octobre 2004
pour l’adapter au contexte.
Le projet de décret, adopté, procède à une réforme organisationnelle de la Direction générale de la
Police nationale et harmonise sa structuration avec celle des Etats-majors et Directions de services
formant corps.
b. un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la
Direction générale de la Protection civile.
La Direction générale de la Protection civile a été créée par l’Ordonnance n°98-026/P-RM du 25 août
1998 avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de protection
civile et de veiller à sa mise en œuvre. Ses modalités d’organisation et de fonctionnement sont fixées
par le Décret n°2021-0034/PT-RM du 30 janvier 2021.
L’application de ce décret a révélé des insuffisances qu’il convient de corriger.
Le projet de décret, adopté, corrige les insuffisances et apporte les innovations ci-après :
– la création d’un centre de traitement de l’information et du renseignement ;
– la création des inspections ;
– la scission de la Sous-direction des Finances et du matériel en deux sous-directions distinctes ;
– le changement d’appellation des Services rattachés en Direction de services ;
– la création du Commandement des Ecoles et Centres de Formation de la Protection civile et
le Groupement d’Intervention rapide dans chaque région.
Le projet de décret, adopté, prend également en compte les aspects liés à la militarisation du corps.
c. des projets de décret fixant l’organisation, les modalités de fonctionnement et le cadre
organique de la Direction générale de la Police technique et scientifique.
La Direction générale de la Police technique et scientifique a été créée par la Loi n°2018-002 du 12
janvier 2018 avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de policetechnique et scientifique et de veiller à sa mise en œuvre. Ses modalités d’organisation et de
fonctionnement sont fixées par le Décret n°2020-0224/PT-RM du 26 novembre 2020.
L’application de ce décret a révélé des insuffisances qu’il convient de corriger.
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Les projets de décret, adoptés, dotent la Direction de la Police technique et scientifique d’un cadre
organique et corrigent les insuffisances constatées en apportant, entre autres, les innovations ci-après :
– la création d’une Cellule chargée de la Communication et de l’Information ;
– l’érection du Centre des Etudes et de la Formation en Sous-direction ;
– la création de la division des drones au sein de la Sous-direction de l’informatique et des
Traces Technologiques ;
– la prise en compte des dispositions du Statut général des Militaires.
2. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil
des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement
du projet de résilience communautaire et de services inclusifs au Mali « Malidenko », signé
à Bamako, le 06 décembre 2024, entre le Gouvernement de la République du Mali et
l’Association internationale de Développement.
Par cet Accord de financement, l’Association internationale de Développement accorde au
Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 88 milliards 774 millions 550 mille
520 francs CFA.
Le projet, objet du présent financement, vise à améliorer l’accès aux services de base répondant aux
priorités des communautés dans les zones à risque à travers :
– la construction et la réhabilitation de petites infrastructures productives ;
– le soutien et la mise en œuvre d’activités de subsistance liées au maraîchage, à l’élevage et à
la pisciculture ;
– la réhabilitation de voies de communication, d’infrastructures d’eau, d’assainissement,
d’électrification, de marchés, de centres de santé et d’éducation.
Le projet concerne 850 villages répartis entre 57 Communes des Régions de Kidal, Tombouctou,
Taoudéni, Nara, Nioro et Kayes.
3. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté :
a. un projet de décret relatif à la création des services régionaux et subrégionaux de la
Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique.
La Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique est représentée au niveau régional par
les Trésoreries régionales, les Recettes Perceptions au niveau des Communes et les Recettes de
Douanes auprès des Bureaux de Douanes.
L’application des textes régissant ces services a révélé des insuffisances liées, notamment à
l’évolution de l’environnement de l’administration publique et à la nécessité de prendre en compte
les innovations introduites par les normes communautaires et internationales en matière de
Comptabilité publique.
Le projet de décret, adopté, permettra de corriger les insuffisances constatées et d’améliorer la
maîtrise des risques des opérations, la reddition des comptes dans les délais impartis et de conformer
les textes des services régionaux et subrégionaux à l’évolution de l’administration du Trésor et de la
Comptabilité publique.
b. un projet de décret portant approbation de « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063
ma » et de la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033.
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Le Conseil des Ministres, en sa session du 27 décembre 2024, a pris acte d’une communication écrite relative à « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et à la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033.
La Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033, cadre opérationnel pour la première décennie de mise en œuvre de « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » est une initiative ambitieuse et inclusive visant à transformer le Mali en une nation émergente en 2033.
La mise en œuvre de ce cadre stratégique, qui place le Citoyen malien « le Mali den Kura » au cœur
des priorités en le considérant comme un acteur autonome capable de prendre en main son destin,
permettra la Refondation de l’Etat et la transformation structurelle de l’économie.
Le projet de décret, adopté, consacre l’approbation formelle de « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063
ma » et ouvre la voie à la mise en œuvre des projets structurants identifiés.
4. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret
autorisant le transfert au profit de la Société KORALI SUD-S.A. du permis d’exploitation
de grande mine d’or de Korali-Sud, dans le Cercle de Sadiola, Région de Kayes, attribué à
la société LGC EXPLORATION MALI-SARL.
Un permis d’exploitation de petite mine a été attribué à la Société LGC EXPLORATION MALI-
SARL à Korali-Sud, dans le Cercle de Sadiola, Région de Kayes, suivant l’Arrêté n°2022-
1013/MMEE-SG du 15 avril 2022.
En vue d’une exploitation optimale du gisement de Korali-Sud, Allied Gold, l’opérateur de la mine
de Sadiola et un des actionnaires de la Société d’Exploitation des Mines d’or de Sadiola et LGC
EXPLORATION MALI-SARL ont conclu un accord de cession du permis d’exploitation de petite
mine de Korali-Sud en novembre 2023 et convenu de mettre leurs efforts ensemble pour une
exploitation économique du gisement mis en évidence.
Les activités effectuées dans le cadre de la mise en œuvre de cet accord ont révélé des réserves
exploitables estimées à 8,8 millions de tonnes et des opportunités d’augmenter ces réserves. C’est
ainsi qu’Allied Gold a proposé un nouveau plan d’exploitation qui rentre dans la catégorie des grandes mines.
La transformation du permis d’exploitation de petite mine de Korali-Sud en permis d’exploitation de
grande mine a été attribué à la Société LGC EXPLORATION MALI-SARL par le Décret n°2024-
0588/PT-RM du 23 octobre 2024, à Korali-Sud.
Le projet de décret, adopté, autorise le transfert au profit de la Société KORALI SUD-SA du permis
d’exploitation de grande mine d’or de Korali-Sud, dans le Cercle de Sadiola.
5. Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, le
Conseil des Ministres a adopté un projet de décret instituant la Biennale artistique et
culturelle du Mali.
Les autorités de la République du Mali ont marqué, dès les premières années de l’indépendance, leur
volonté de promouvoir et développer une culture malienne forte ancrée dans les valeurs de notre
société et ouverte au monde en vue de réaliser une unité nationale fondée sur le sentiment d’identité
commune. Cette volonté s’est traduite par la création de formations artistiques nationales nées de la
Semaine nationale de la Jeunesse dont la première édition a eu lieu en 1962.
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La Semaine nationale de la Jeunesse deviendra en 1970 la Biennale artistique, culturelle et sportive
puis la Semaine nationale des Arts et de la Culture.
Instituée par l’Arrêté n°2110/MJSAC-CAB du 30 mai 1979, l’organisation des différentes éditions
de la Biennale a révélé des insuffisances, notamment l’inadaptation de l’arrêté au cadre institutionnel
et la non prise en compte de la dimension industrie culturelle et créative.
Le projet de décret, adopté, institue la Biennale artistique et culturelle et permet sa tenue, de façon
tournante, dans une région ou dans le District de Bamako.
Son adoption participe de la mise en œuvre d’une des recommandations des Assises nationales de la
Refondation et permettra d’inscrire la manifestation dans une vision politique de souveraineté
culturelle nationale.
AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS
1. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des
Ministres de la dissolution des Conseils communaux des Communes rurales de Dialakorodji
et de Safo, Région de Koulikoro.
La dissolution du Conseil communal est prévue par la Loi n°2023-004 du 13 mars 2023 portant Code
des Collectivités territoriales. Aux termes de l’article 8 de ladite loi, « le Conseil communal peut être
suspendu ou dissous. Dans tous les cas, le Conseil communal est admis préalablement à fournir des
explications écrites, par l’entremise du Maire, au Représentant de l’Etat dans le Cercle… ».
Les Conseils communaux des Communes rurales de Dialakorodji et Safo se caractérisent depuis un
certain temps par des dysfonctionnements et des violations de la loi, notamment des morcellements
irréguliers du domaine privé de l’Etat et des particuliers, l’immixtion des autorités communales dans le processus de nomination des Chefs de village, la fermeture irrégulière d’un Centre de Santé, le non-respect des procédures applicables aux marchés publics.
Face à ces situations de fautes graves de gestion administrative, une demande d’explication a été
adressée auxdits Conseils communaux.
A l’effet de mettre fin aux dérives constatées, les Conseils communaux des Communes rurales de
Dialakorodji et Safo sont dissouts conformément aux dispositions de l’article 10 du Code des
Collectivités territoriales.
2. Le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a informé le Conseil des
Ministres de l’organisation des concours directs de recrutement dans la Fonction publique
de l’Etat au titre de l’exercice budgétaire 2024.
Les concours directs de recrutement dans la Fonction publique de l’Etat, exercice budgétaire 2024, sont ouverts suivant le communiqué du 17 janvier 2025.
Au total, 848 postes sont mis en compétition y compris les 75 postes ouverts pour les 9 Corps de
l’Ecole nationale d’Administration et les 72 postes non pourvus des concours directs de l’année 2023.
La réception des dossiers de candidatures se déroulera du 22 janvier au 21 février 2025 à Bamako, au Centre national des Concours de la Fonction publique ainsi que dans les centres régionaux de Kayes,Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao.
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Les concours se dérouleront du 05 au 20 avril 2025 à Bamako et dans tous les centres régionaux.
3. Le ministre de l’Energie et de l’Eau a informé le Conseil des Ministres de la tenue de la 77ème
Session Ordinaire du Conseil des Ministres de l’Organisation pour la Mise en Valeur du
fleuve Sénégal, à Conakry en République de Guinée.
La 77ème Session ordinaire du Conseil des Ministres de l’Organisation pour la Mise en Valeur du
fleuve Sénégal sera l’occasion d’examiner l’état d’exécution des différentes activités réalisées en
2024, d’adopter les programmes d’activités et les budgets 2025 des structures de l’Organisation et les
rapports des Commissaires aux Comptes sur l’exercice 2023.
Cette Session, qui se tiendra du 30 et 31 janvier 2025, sera précédée de la réunion préparatoire des
experts, les 27, 28 et 29 janvier 2025.
La participation du Mali, à travers le ministre de l’Energie et de l’Eau assurant la Présidence du
Conseil des Ministres de l’OMVS et le ministre de l’Economie et des Finances, sera l’occasion de
sensibiliser les Etats membres sur la réalisation du Projet de Navigation sur le fleuve Sénégal et sur
la gouvernance relative à la gestion des ouvrages hydroélectriques de Manantali, Félou et Gouina.
4. Le ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille a informé le Conseil des
Ministres de la célébration de la Journée Internationale de la Femme, 08 mars, 31ème édition.
La Journée du 08 mars, institutionnalisée en 1977 par l’Organisation des Nations unies comme
« Journée internationale de la Femme » vise à promouvoir les droits des femmes et l’égalité du genre à travers l’investissement dans leur autonomisation économique et politique pour un développement inclusif durable.
Au plan international, le thème de cette année est : « Investir en faveur des femmes : accélérer le
rythme ».
Au niveau national, la Journée sera célébrée sous le thème : « Accélérer le rythme de l’autonomisation
des femmes et des filles, gage d’un développement humain durable ». Ce thème s’inscrit dans la
dynamique des réformes politiques et institutionnelles en cours au Mali en vue de renforcer les engagements internationaux, régionaux et nationaux relatifs aux droits civils, politiques, sociaux,
culturels et économiques des femmes et à l’égalité du genre.
Cette année, la cérémonie de lancement officiel de la célébration de la Journée internationale des
Femmes se tiendra à Koutiala. Des activités commémoratives se dérouleront à Bamako, dans les
Régions et Cercles courant le mois de mars.
5. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a informé le
Conseil des Ministres de la tenue de la 13ème Session de la Conférence des Ministres de la
Culture dans le Monde Islamique.
La Conférence des Ministres de la Culture dans le monde islamique est une des Instances de
l’Organisation du Monde islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture.
Mali, membre du Comité du patrimoine islamique depuis 2014, a toujours participé activement aux
réunions de la Conférence des ministres dans le monde islamique et a inscrit 10 biens sur la Liste du
Patrimoine islamique.
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La participation de notre pays à cette 13ème Session qui se déroulera du 12 au 13 février 2025 à
Djeddah au Royaume d’Arabie Saoudite, permettra d’obtenir le soutien des membres de la
Conférence des Ministres pour l’inscription de nouveaux biens sur la Liste du Patrimoine dans le
Monde islamique.
La Conférence permettra également aux ministres de la Culture dans le monde islamique de discuter,
entre autres, du renouvellement de l’action culturelle dans le monde islamique, ainsi que des moyens
pour y parvenir, de s’informer sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du Patrimoine islamique et d’examiner l’avancement de l’exécution des résolutions et recommandations de la 12ème Session de la Conférence.
6. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la
situation épidémiologique du pays marquée, notamment :
a. par une stagnation du nombre de cas testés positifs de la maladie à Coronavirus par rapport
à la semaine précédente ;
b. par une diminution du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine
écoulée.
Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des
mesures de prévention et de lutte contre les maladies.
Bamako, le 17 janvier 2025
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Birama COULIBALY
Chevalier de l’Ordre national

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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 5 NOVEMBRE 2025 CM N°2025-46/SGG.

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 5 novembre 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte régissant la profession d’Architecte. Le Traité, modifié, de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine prévoit la construction entre les Etats membres d’un marché commun sur la base de la libre circulation des personnes, des biens, des services, des capitaux et le droit d’établissement des personnes exerçant une activité libérale ou salariée. C’est dans ce cadre que la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement, tenue à Niamey le 30 mars 2005, a adopté la démarche progressive qui consiste à harmoniser l’exercice des professions libérales au sein de l’espace communautaire. Parmi les corps de métiers retenus pour la première phase de l’opération d’harmonisation figure la profession d’Architecte. Pour la mise en œuvre de ladite démarche, le Conseil des Ministres de l’Union a adopté, le 16 décembre 2005, la Directive n°07/2005/CM/UEMOA relative à la libre circulation et à l’établissement des Architectes ressortissants de l’espace UEMOA, et le 26 septembre 2013, la Directive n°01/2013/CM/UEMOA relative à l’harmonisation des règles régissant la profession d’Architecte au sein de l’UEMOA. Pour la transposition de ces directives dans l’ordonnancement juridique interne, il est apparu nécessaire de relire la Loi n°89-17/AN-RM du 1er mars 1989 portant organisation de la profession d’Architecte en République du Mali et son décret d’application. Les projets de texte, adoptés, apportent les innovations suivantes : la possibilité pour les Architectes ressortissants de l’espace UEMOA d’exercer au Mali avec le droit de libre circulation et d’établissement ; l’obligation pour les Architectes non ressortissants d’un Etat membre de s’associer à un Architecte national agréé inscrit à l’Ordre d’un Etat membre ; la prise en compte des attributions de la tutelle ; l’institution d’un Commissaire du Gouvernement auprès de l’Ordre des Architectes du Mali ; la mise en place des Conseils régionaux de l’Ordre des Architectes du Mali ; la consultation de l’Ordre national des Architectes par les pouvoirs publics et toute entité régionale ou internationale sur les questions relevant de l’Architecture ; – l’instauration d’un stage professionnel obligatoire de 24 mois. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Directeur des Etudes supérieures interarmées de Défense de l’Ecole de Guerre du Mali : Colonel-major Boubacar Yassanry SANOGOH. AU TITRE DU MINISTERE DE LA RECONCILIATION, DE LA PAIX ET DE LA COHESION NATIONALE Secrétaire général : Monsieur Mamadou FANE, Administrateur civil. Conseiller technique : Contrôleur principal de Police Sory Ibrahim Ousmane SIDIBE. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Conseiller technique : Monsieur Nouhoum Mahamane HAIDARA, Conseiller des Affaires étrangères. Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Mali auprès du Royaume d’Arabie Saoudite : Général de Division Ibrahima Dahirou DEMBELE. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Payeur général du Trésor : Monsieur Aly Boubacar CISSE, Inspecteur du Trésor. Receveur général des Finances : Monsieur Amadou CAMARA, Inspecteur du Trésor. Agent Comptable central du Trésor : Monsieur Ibrahim COULIBALY, Inspecteur du Trésor. Agent Comptable central des Dépôts : Monsieur Niarga KEITA, Inspecteur du Trésor. AU TITRE DU MINISTERE DES MALIENS ETABLIS A L’EXTERIEUR ET DE L’INTEGRATION AFRICAINE       –     Conseiller technique : Monsieur Yamalou DOLO, Enseignant-chercheur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE Directeur national du Génie rural : Monsieur Bréhima SOGOBA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie rural. Président Directeur général de l’Agence d’Aménagement des Terres et de Fourniture de l’Eau d’Irrigation : Monsieur Bourama DEMBELE, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie rural. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ELEVAGE ET DE LA PECHE – Coordinateur national du Projet de Développement durable des Exploitations pastorales au Sahel : Monsieur Mamadou TRAORE, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la cérémonie de signature de la Convention des Nations unies contre la Cybercriminalité et à la Conférence de haut niveau y relative, les 25 et 26 octobre 2025, à Hanoï au Vietnam. Cette conférence, qui avait pour thème : « Lutter contre la Cybercriminalité-Partager les responsabilités-Regarder vers l’avenir », a enregistré la participation de plus de 2 300 délégués des Etats membres, des organisations internationales, des organisations de la société civile ainsi que des organisations non gouvernementales. Au cours de la cérémonie, 72 Etats membres ont procédé à la signature de la Convention, y compris des pays africains dont le Mali. A l’occasion des sessions plénières, les Chefs de délégations des Etats membres, des organisations internationales, des organisations non gouvernementales et des organisations de la société civile ont salué l’adoption et la signature de la Convention des Nations unies contre la Cybercriminalité et appelé à sa ratification diligente. Dans son intervention, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, a souligné les actions entreprises par le Mali dans le cadre de la lutte contre la Cybercriminalité, notamment l’adoption de plusieurs lois dans le domaine de la Cybercriminalité et la création du Pôle national de lutte contre la Cybercriminalité. La cérémonie de clôture a été marquée par une déclaration conjointe réaffirmant l’engagement des Etats à coopérer contre la Cybercriminalité. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres : des conclusions de la 2ème Edition du « Lomé Peace and Security Forum ». A l’invitation des Autorités togolaises, le ministre des

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Message du Président de la Transition, SEM Bah N’DAW, Chef de l’État suite au décès du Maréchal du Tchad, SEM Idriss DEBY ITNO

Je viens d’apprendre avec une profonde tristesse le décès brutal, au combat, les armes à la main de notre frère et ami, le Maréchal du Tchad, Son Excellence Monsieur Idriss Deby ITNO, Président de la République, Chef de l’Etat, Chef suprême des Armées du Tchad. En cette douloureuse circonstance, je m’incline devant sa mémoire. J’adresse au Peuple, aux hautes Autorités tchadiennes et à la famille de l’illustre disparu mes condoléances les plus attristées. La disparition du Président Idriss DEBY ITNO est une lourde perte, non seulement pour son pays, le Tchad pour lequel il est allé jusqu’au sacrifice suprême, mais aussi pour la région sahélienne et l’Afrique. Il s’est illustré dans notre histoire récente qu’il a d’ailleurs contribué à façonner par son engagement et sa vision d’une Afrique unie et forte. En ces moments de grande tristesse, le Peuple et le Gouvernement du Mali témoignent de leur reconnaissance et de leur gratitude au Peuple et au Gouvernement du Tchad pour le soutien multiforme apporté, sous la direction du Maréchal, à la paix, à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme au Sahel. Puisse Allah l’accueillir dans son paradis firdaws./. Bamako, le 20 avril 2021 SEM Bah N’DAW Président de la Transition, Chef de l’État

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Discours de Nouvel An 2026 du Président de la Transition, le Général Assimi GOÏTA.

Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Hôtes du Mali,   Par la grâce d’Allah, nous franchissons le seuil de la nouvelle année 2026. En ce moment de recueillement et d’espérance, je formule pour chacune et chacun d’entre vous des vœux de réconfort, de concorde, de santé et de prospérité.   Je m’incline pieusement devant la mémoire de nos martyrs, civils et militaires. Leur sacrifice est le socle de notre engagement et de notre Renouveau. À nos blessés, aux familles endeuillées, la Nation exprime sa solidarité indéfectible. Je voudrais également adresser ma compassion aux populations durement éprouvées par les sinistres survenus dans notre pays. Je formule le voeu que l’élan de solidarité nationale, dans la dignité et l’entraide, continue de soulager les peines et de relever les vies. Mes chers compatriotes, Le passage à une nouvelle année est une occasion de regarder ensemble le chemin parcouru, d’évaluer nos efforts communs et de mesurer, avec lucidité, les défis à relever. L’année 2025 dont nous vivons les derniers instants, a été une année d’épreuves, notamment sur les plans énergétique et économique. Elle a également été une année de vérité, celle qui révèle dans l’adversité, le patriotisme et la résilience indéfectible des Maliennes et des Maliens. Je rends un hommage appuyé à notre peuple pour sa dignité, sa patience et sa détermination. Depuis plusieurs mois, notre pays subit d’importantes perturbations dans son approvisionnement en carburant, consécutives à des attaques répétées contre des convois vitaux. Parallèlement, une campagne de désinformation a tenté d’installer le doute, la peur et la division. Elle n’a fait que renforcer notre prise de conscience collective et consolider notre dynamique de résistance. En ces instants solennels, je salue la bravoure de nos opérateurs économiques, de nos chauffeurs et de leurs apprentis, qui, au péril de leur vie, ont assuré le ravitaillement du pays. Je félicite nos Forces Armées et de Sécurité, ainsi que le Gouvernement, pour la coordination de la réponse nationale ayant permis d’éviter des ruptures majeures de carburant. Derrière chaque défi se dresse une opportunité. Le défi d’importation doit devenir une opportunité d’innovation. Pour une Nation debout comme la nôtre, l’adversité n’est pas un frein, elle est un levier. Mes chers compatriotes, Face aux pressions, aux tentatives d’isolement et aux manœuvres d’influence, le Mali a fait un choix : celui de la souveraineté assumée. Là où certains attendaient la résignation, nous avons opposé la décision. Le temps de l’improvisation est révolu. Le Mali a fait le choix irréversible de rompre avec la navigation à vue. C’est dans cette perspective que j’ai doté notre Nation d’une boussole stratégique : la Vision prospective « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma », adossée à une stratégie de mise en œuvre 2025-2033. Ancrée dans le scénario du Renouveau, cette vision est notre pacte d’honneur avec les générations futures. À l’horizon 2063, notre ambition est de faire du Mali une Nation souveraine, unie, juste, sécurisée et prospère. Nous entrons dans l’année 2026 avec une ligne de conduite : celle de consolider la souveraineté et de bâtir une prospérité partagée. Mes chers compatriotes, La paix durable demeure la condition première de tout progrès. C’est le sens du combat héroïque mené chaque jour par nos Forces Armées et de Sécurité contre le terrorisme et le crime organisé. Je salue leur bravoure, leur discipline et leur professionnalisme. La Nation ne les oubliera jamais. Mener une guerre asymétrique est une épreuve redoutable. Mais face menace, nous avons choisi de rebâtir notre outil de défense. Des avancées significatives ont été enregistrées : des zones ont été sécurisées, la liberté de mouvement s’est améliorée et l’autorité de l’État poursuit son rétablissement. Cette dynamique dépasse nos frontières nationales. Avec nos frères du Burkina Faso et du Niger, nous avons franchi une étape déterminante avec l’opérationnalisation de la Force unifiée de l’AES et la mise en place d’un dispositif opérationnel coordonné. Face à l’ennemi commun, notre solidarité se traduit en actes : protéger nos peuples et défendre notre espace commun. Nous savons aussi que la paix véritable ne s’impose pas : elle se construit. Elle exige la vérité, le dialogue et la confiance entre Maliens. L’adoption de la Charte pour la Paix et la Réconciliation nationale marque une étape décisive, celle d’un processus de paix endogène, porté par notre volonté collective. Dans ce cadre, une nouvelle phase du programme du DDR-I a été engagée, avec un recrutement spécial et la réinsertion de milliers d’ex-combattants, notamment à Ménaka, Kidal, Mopti, Ségou, Gao et très prochainement Tombouctou. La mise en place de l’Observatoire pour la Paix renforcera durablement cette dynamique. En tirant les leçons des processus de paix antérieurs, il apparaît clairement que les solutions maliennes sont les plus viables pour le Mali. Mes chers compatriotes,   Si la souveraineté militaire garantit l’intégrité du territoire, la souveraineté culturelle protège l’âme de la Nation. C’est la raison pour laquelle nous avons engagé une dynamique de renaissance culturelle et d’éducation aux valeurs, afin de renforcer durablement le vivre-ensemble et de façonner le Maliden Kura : un citoyen patriote, responsable et bâtisseur. L’officialisation de nos langues nationales et la valorisation de nos légitimités traditionnelles ne sont pas du folklore, elles expriment un retour à notre essence. Cette renaissance consolide la cohésion sociale, renforce la paix et fait de notre culture un levier de rayonnement et de développement endogène. Mes chers compatriotes, La Justice et la gouvernance vertueuse demeureront au cœur de notre projet national. La lutte contre la délinquance économique et financière, la corruption et l’impunité n’est pas une option : elle s’impose comme un devoir. Le Pôle National Économique et Financier et l’Agence Nationale de Recouvrement des Avoirs saisis ou confisqués, participent à l’affirmation de la règle que nul n’est au-dessus de la loi, et que l’argent indûment soustrait à la Nation doit obligatoirement revenir à la Nation. Mes chers compatriotes,   Lors des Assises nationales de la Refondation, le peuple malien avait exprimé sa vive préoccupation face aux dérives et dysfonctionnements du paysage politique, susceptibles d’alimenter la mauvaise gouvernance. Fidèle à notre engagement

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