COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 17 JANVIER 2025

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Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 17 janvier 2025, dans sa salle
de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA,
Président de la Transition, Chef de l’Etat.
Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :
– adopté des projets de texte ;
– et entendu des communications.
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AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES
1. Sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des Ministres a
adopté :
a. un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la
Direction générale de la Police nationale.
La Direction générale de la Police nationale a été créée par l’Ordonnance n°04-026/P-RM du 16
septembre 2004 avec pour mission d’élaborer et d’assurer la mise en œuvre de la politique nationale
dans le domaine du maintien de l’ordre et de la sécurité publics et de prêter son concours à l’exécution des lois et des règlements. Ses modalités d’organisation et de fonctionnement sont fixées par le Décret n°04-470/P-RM du 20 octobre 2004.
L’évolution de la criminalité, l’influence des réseaux sociaux dans le secteur de la Sécurité et la
militarisation de la Police nationale ont rendu nécessaire la relecture du décret du 20 octobre 2004
pour l’adapter au contexte.
Le projet de décret, adopté, procède à une réforme organisationnelle de la Direction générale de la
Police nationale et harmonise sa structuration avec celle des Etats-majors et Directions de services
formant corps.
b. un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la
Direction générale de la Protection civile.
La Direction générale de la Protection civile a été créée par l’Ordonnance n°98-026/P-RM du 25 août
1998 avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de protection
civile et de veiller à sa mise en œuvre. Ses modalités d’organisation et de fonctionnement sont fixées
par le Décret n°2021-0034/PT-RM du 30 janvier 2021.
L’application de ce décret a révélé des insuffisances qu’il convient de corriger.
Le projet de décret, adopté, corrige les insuffisances et apporte les innovations ci-après :
– la création d’un centre de traitement de l’information et du renseignement ;
– la création des inspections ;
– la scission de la Sous-direction des Finances et du matériel en deux sous-directions distinctes ;
– le changement d’appellation des Services rattachés en Direction de services ;
– la création du Commandement des Ecoles et Centres de Formation de la Protection civile et
le Groupement d’Intervention rapide dans chaque région.
Le projet de décret, adopté, prend également en compte les aspects liés à la militarisation du corps.
c. des projets de décret fixant l’organisation, les modalités de fonctionnement et le cadre
organique de la Direction générale de la Police technique et scientifique.
La Direction générale de la Police technique et scientifique a été créée par la Loi n°2018-002 du 12
janvier 2018 avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de policetechnique et scientifique et de veiller à sa mise en œuvre. Ses modalités d’organisation et de
fonctionnement sont fixées par le Décret n°2020-0224/PT-RM du 26 novembre 2020.
L’application de ce décret a révélé des insuffisances qu’il convient de corriger.
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Les projets de décret, adoptés, dotent la Direction de la Police technique et scientifique d’un cadre
organique et corrigent les insuffisances constatées en apportant, entre autres, les innovations ci-après :
– la création d’une Cellule chargée de la Communication et de l’Information ;
– l’érection du Centre des Etudes et de la Formation en Sous-direction ;
– la création de la division des drones au sein de la Sous-direction de l’informatique et des
Traces Technologiques ;
– la prise en compte des dispositions du Statut général des Militaires.
2. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil
des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement
du projet de résilience communautaire et de services inclusifs au Mali « Malidenko », signé
à Bamako, le 06 décembre 2024, entre le Gouvernement de la République du Mali et
l’Association internationale de Développement.
Par cet Accord de financement, l’Association internationale de Développement accorde au
Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 88 milliards 774 millions 550 mille
520 francs CFA.
Le projet, objet du présent financement, vise à améliorer l’accès aux services de base répondant aux
priorités des communautés dans les zones à risque à travers :
– la construction et la réhabilitation de petites infrastructures productives ;
– le soutien et la mise en œuvre d’activités de subsistance liées au maraîchage, à l’élevage et à
la pisciculture ;
– la réhabilitation de voies de communication, d’infrastructures d’eau, d’assainissement,
d’électrification, de marchés, de centres de santé et d’éducation.
Le projet concerne 850 villages répartis entre 57 Communes des Régions de Kidal, Tombouctou,
Taoudéni, Nara, Nioro et Kayes.
3. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté :
a. un projet de décret relatif à la création des services régionaux et subrégionaux de la
Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique.
La Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique est représentée au niveau régional par
les Trésoreries régionales, les Recettes Perceptions au niveau des Communes et les Recettes de
Douanes auprès des Bureaux de Douanes.
L’application des textes régissant ces services a révélé des insuffisances liées, notamment à
l’évolution de l’environnement de l’administration publique et à la nécessité de prendre en compte
les innovations introduites par les normes communautaires et internationales en matière de
Comptabilité publique.
Le projet de décret, adopté, permettra de corriger les insuffisances constatées et d’améliorer la
maîtrise des risques des opérations, la reddition des comptes dans les délais impartis et de conformer
les textes des services régionaux et subrégionaux à l’évolution de l’administration du Trésor et de la
Comptabilité publique.
b. un projet de décret portant approbation de « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063
ma » et de la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033.
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Le Conseil des Ministres, en sa session du 27 décembre 2024, a pris acte d’une communication écrite relative à « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et à la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033.
La Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033, cadre opérationnel pour la première décennie de mise en œuvre de « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » est une initiative ambitieuse et inclusive visant à transformer le Mali en une nation émergente en 2033.
La mise en œuvre de ce cadre stratégique, qui place le Citoyen malien « le Mali den Kura » au cœur
des priorités en le considérant comme un acteur autonome capable de prendre en main son destin,
permettra la Refondation de l’Etat et la transformation structurelle de l’économie.
Le projet de décret, adopté, consacre l’approbation formelle de « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063
ma » et ouvre la voie à la mise en œuvre des projets structurants identifiés.
4. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret
autorisant le transfert au profit de la Société KORALI SUD-S.A. du permis d’exploitation
de grande mine d’or de Korali-Sud, dans le Cercle de Sadiola, Région de Kayes, attribué à
la société LGC EXPLORATION MALI-SARL.
Un permis d’exploitation de petite mine a été attribué à la Société LGC EXPLORATION MALI-
SARL à Korali-Sud, dans le Cercle de Sadiola, Région de Kayes, suivant l’Arrêté n°2022-
1013/MMEE-SG du 15 avril 2022.
En vue d’une exploitation optimale du gisement de Korali-Sud, Allied Gold, l’opérateur de la mine
de Sadiola et un des actionnaires de la Société d’Exploitation des Mines d’or de Sadiola et LGC
EXPLORATION MALI-SARL ont conclu un accord de cession du permis d’exploitation de petite
mine de Korali-Sud en novembre 2023 et convenu de mettre leurs efforts ensemble pour une
exploitation économique du gisement mis en évidence.
Les activités effectuées dans le cadre de la mise en œuvre de cet accord ont révélé des réserves
exploitables estimées à 8,8 millions de tonnes et des opportunités d’augmenter ces réserves. C’est
ainsi qu’Allied Gold a proposé un nouveau plan d’exploitation qui rentre dans la catégorie des grandes mines.
La transformation du permis d’exploitation de petite mine de Korali-Sud en permis d’exploitation de
grande mine a été attribué à la Société LGC EXPLORATION MALI-SARL par le Décret n°2024-
0588/PT-RM du 23 octobre 2024, à Korali-Sud.
Le projet de décret, adopté, autorise le transfert au profit de la Société KORALI SUD-SA du permis
d’exploitation de grande mine d’or de Korali-Sud, dans le Cercle de Sadiola.
5. Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, le
Conseil des Ministres a adopté un projet de décret instituant la Biennale artistique et
culturelle du Mali.
Les autorités de la République du Mali ont marqué, dès les premières années de l’indépendance, leur
volonté de promouvoir et développer une culture malienne forte ancrée dans les valeurs de notre
société et ouverte au monde en vue de réaliser une unité nationale fondée sur le sentiment d’identité
commune. Cette volonté s’est traduite par la création de formations artistiques nationales nées de la
Semaine nationale de la Jeunesse dont la première édition a eu lieu en 1962.
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La Semaine nationale de la Jeunesse deviendra en 1970 la Biennale artistique, culturelle et sportive
puis la Semaine nationale des Arts et de la Culture.
Instituée par l’Arrêté n°2110/MJSAC-CAB du 30 mai 1979, l’organisation des différentes éditions
de la Biennale a révélé des insuffisances, notamment l’inadaptation de l’arrêté au cadre institutionnel
et la non prise en compte de la dimension industrie culturelle et créative.
Le projet de décret, adopté, institue la Biennale artistique et culturelle et permet sa tenue, de façon
tournante, dans une région ou dans le District de Bamako.
Son adoption participe de la mise en œuvre d’une des recommandations des Assises nationales de la
Refondation et permettra d’inscrire la manifestation dans une vision politique de souveraineté
culturelle nationale.
AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS
1. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des
Ministres de la dissolution des Conseils communaux des Communes rurales de Dialakorodji
et de Safo, Région de Koulikoro.
La dissolution du Conseil communal est prévue par la Loi n°2023-004 du 13 mars 2023 portant Code
des Collectivités territoriales. Aux termes de l’article 8 de ladite loi, « le Conseil communal peut être
suspendu ou dissous. Dans tous les cas, le Conseil communal est admis préalablement à fournir des
explications écrites, par l’entremise du Maire, au Représentant de l’Etat dans le Cercle… ».
Les Conseils communaux des Communes rurales de Dialakorodji et Safo se caractérisent depuis un
certain temps par des dysfonctionnements et des violations de la loi, notamment des morcellements
irréguliers du domaine privé de l’Etat et des particuliers, l’immixtion des autorités communales dans le processus de nomination des Chefs de village, la fermeture irrégulière d’un Centre de Santé, le non-respect des procédures applicables aux marchés publics.
Face à ces situations de fautes graves de gestion administrative, une demande d’explication a été
adressée auxdits Conseils communaux.
A l’effet de mettre fin aux dérives constatées, les Conseils communaux des Communes rurales de
Dialakorodji et Safo sont dissouts conformément aux dispositions de l’article 10 du Code des
Collectivités territoriales.
2. Le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a informé le Conseil des
Ministres de l’organisation des concours directs de recrutement dans la Fonction publique
de l’Etat au titre de l’exercice budgétaire 2024.
Les concours directs de recrutement dans la Fonction publique de l’Etat, exercice budgétaire 2024, sont ouverts suivant le communiqué du 17 janvier 2025.
Au total, 848 postes sont mis en compétition y compris les 75 postes ouverts pour les 9 Corps de
l’Ecole nationale d’Administration et les 72 postes non pourvus des concours directs de l’année 2023.
La réception des dossiers de candidatures se déroulera du 22 janvier au 21 février 2025 à Bamako, au Centre national des Concours de la Fonction publique ainsi que dans les centres régionaux de Kayes,Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao.
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Les concours se dérouleront du 05 au 20 avril 2025 à Bamako et dans tous les centres régionaux.
3. Le ministre de l’Energie et de l’Eau a informé le Conseil des Ministres de la tenue de la 77ème
Session Ordinaire du Conseil des Ministres de l’Organisation pour la Mise en Valeur du
fleuve Sénégal, à Conakry en République de Guinée.
La 77ème Session ordinaire du Conseil des Ministres de l’Organisation pour la Mise en Valeur du
fleuve Sénégal sera l’occasion d’examiner l’état d’exécution des différentes activités réalisées en
2024, d’adopter les programmes d’activités et les budgets 2025 des structures de l’Organisation et les
rapports des Commissaires aux Comptes sur l’exercice 2023.
Cette Session, qui se tiendra du 30 et 31 janvier 2025, sera précédée de la réunion préparatoire des
experts, les 27, 28 et 29 janvier 2025.
La participation du Mali, à travers le ministre de l’Energie et de l’Eau assurant la Présidence du
Conseil des Ministres de l’OMVS et le ministre de l’Economie et des Finances, sera l’occasion de
sensibiliser les Etats membres sur la réalisation du Projet de Navigation sur le fleuve Sénégal et sur
la gouvernance relative à la gestion des ouvrages hydroélectriques de Manantali, Félou et Gouina.
4. Le ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille a informé le Conseil des
Ministres de la célébration de la Journée Internationale de la Femme, 08 mars, 31ème édition.
La Journée du 08 mars, institutionnalisée en 1977 par l’Organisation des Nations unies comme
« Journée internationale de la Femme » vise à promouvoir les droits des femmes et l’égalité du genre à travers l’investissement dans leur autonomisation économique et politique pour un développement inclusif durable.
Au plan international, le thème de cette année est : « Investir en faveur des femmes : accélérer le
rythme ».
Au niveau national, la Journée sera célébrée sous le thème : « Accélérer le rythme de l’autonomisation
des femmes et des filles, gage d’un développement humain durable ». Ce thème s’inscrit dans la
dynamique des réformes politiques et institutionnelles en cours au Mali en vue de renforcer les engagements internationaux, régionaux et nationaux relatifs aux droits civils, politiques, sociaux,
culturels et économiques des femmes et à l’égalité du genre.
Cette année, la cérémonie de lancement officiel de la célébration de la Journée internationale des
Femmes se tiendra à Koutiala. Des activités commémoratives se dérouleront à Bamako, dans les
Régions et Cercles courant le mois de mars.
5. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a informé le
Conseil des Ministres de la tenue de la 13ème Session de la Conférence des Ministres de la
Culture dans le Monde Islamique.
La Conférence des Ministres de la Culture dans le monde islamique est une des Instances de
l’Organisation du Monde islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture.
Mali, membre du Comité du patrimoine islamique depuis 2014, a toujours participé activement aux
réunions de la Conférence des ministres dans le monde islamique et a inscrit 10 biens sur la Liste du
Patrimoine islamique.
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La participation de notre pays à cette 13ème Session qui se déroulera du 12 au 13 février 2025 à
Djeddah au Royaume d’Arabie Saoudite, permettra d’obtenir le soutien des membres de la
Conférence des Ministres pour l’inscription de nouveaux biens sur la Liste du Patrimoine dans le
Monde islamique.
La Conférence permettra également aux ministres de la Culture dans le monde islamique de discuter,
entre autres, du renouvellement de l’action culturelle dans le monde islamique, ainsi que des moyens
pour y parvenir, de s’informer sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du Patrimoine islamique et d’examiner l’avancement de l’exécution des résolutions et recommandations de la 12ème Session de la Conférence.
6. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la
situation épidémiologique du pays marquée, notamment :
a. par une stagnation du nombre de cas testés positifs de la maladie à Coronavirus par rapport
à la semaine précédente ;
b. par une diminution du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine
écoulée.
Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des
mesures de prévention et de lutte contre les maladies.
Bamako, le 17 janvier 2025
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Birama COULIBALY
Chevalier de l’Ordre national

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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 18 MARS 2026 CM N°2026-11/SGG.

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 18 mars 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : a.un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Beijing ; b.un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Berlin ; c.un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Kigali ; d.un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Rome ; e. un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali au Caire ; f. un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Moscou ; g. un projet de décret fixant le cadre organique du Consulat général du Mali à Paris. Les Missions diplomatiques et Postes consulaires du Mali sont des services publics situés à l’extérieur du territoire national. Ils sont établis en fonction de la carte diplomatique, fixée par le Décret n°2012-070/P-RM du 2 février 2012 portant répartition des Postes diplomatiques et consulaires de la République du Mali. Leur organisation et les modalités de leur fonctionnement sont fixées par le Décret n°2018-0517/P-RM du 20 juin 2018. Les cadres organiques des Missions diplomatiques du Mali de la Zone Afrique, de la Zone Asie et Océanie et de la Zone Europe sont fixés respectivement par les Décrets n°2018-0518, n°2018-0520 et n°2018-0521/P-RM du 20 juin 2018 et ceux des Postes consulaires du Mali sont fixés par le Décret n°2018-0522/P-RM du 20 juin 2018. A l’application, ces décrets ont révélé des insuffisances qu’il convient de corriger. Les projets de décret, adoptés, corrigent ces insuffisances et prévoient, pour les 5 prochaines années, les effectifs du personnel nécessaire à leur fonctionnement. 2. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret autorisant l’extension de la superficie du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 attribué à la Société Roscan Gold Mali SARL à Kandiolé-Nord, Cercle de Kéniéba. Le permis de la Société Roscan Gold Mali SARL à Kandiolé-Nord, d’une superficie de 28 km2, a été renouvelé pour une dernière fois en 2025, à la suite des travaux de recherche géologique et minière qui ont mis en évidence plusieurs anomalies intéressantes reflétant des structures géologiques qui continuent sur une zone contiguë au périmètre dudit permis, libre de tout droit minier. Ainsi, conformément aux dispositions du Code minier, la Société Roscan Gold Mali SARL a sollicité l’extension de la superficie de son permis à cette zone contiguë, d’une superficie de 35,4 km2. Le projet de décret, adopté, autorise cette extension et porte la superficie totale du permis à 63,4 km2. 3. Sur le rapport du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Office malien des Substances précieuses. Le secteur des Substances précieuses, notamment l’or issu de l’orpaillage et des petites mines, occupe une place stratégique dans l’économie nationale et représente une source importante de devises, de recettes fiscales et de création d’emplois. Au cours de l’année 2022, le Mali a enregistré une production d’or de 72,227 tonnes, dont 6 tonnes pour l’orpaillage, ayant généré 763 milliards de francs CFA pour le budget national. Le sous-secteur de l’or contribue au Produit Intérieur Brut à hauteur de 9,2%. Malgré cette contribution, il existe des difficultés dans la maîtrise des flux issus de l’orpaillage et des petites mines au regard des disparités entre les statistiques officielles au niveau national et les quantités reçues dans les pays de destination. Dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi n°2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier en République du Mali et de la Loi n°2023-041 du 29 août 2023 relative au Contenu local, il est apparu nécessaire de mettre en place un instrument opérationnel chargé d’assurer la régulation, la centralisation et la sécurisation de la commercialisation des substances précieuses. Les projets de texte, adoptés, créent l’Office malien des Substances précieuses avec pour mission d’assurer la commercialisation de l’or et des autres substances précieuses. Ils permettront également de renforcer la souveraineté économique de l’Etat sur la chaîne de valeur des substances précieuses. 4. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de réhabilitation et d’extension des périmètres irrigués des plaines rizicoles et maraîchères de Korioumé, Daye et Hamadja dans le Cercle de Tombouctou et la construction des ouvrages connexes dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Mise en Valeur des Plaines rizicoles de Tombouctou. b. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de réhabilitation des tronçons Didiéni-Diéma-Sandaré (313 km) et Kayes-Diboli (96,5 km) du corridor Bamako-Dakar par le Nord. Les travaux de réhabilitation et d’extension des périmètres irrigués du Projet de Mise en Valeur des Plaines rizicoles de Tombouctou, ainsi que ceux de réhabilitation des tronçons Didiéni-Diéma-Sandaré et Kayes-Diboli du corridor Bamako-Dakar par le Nord empiètent sur des propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique. La réalisation desdits travaux contribuera au développement de la production rizicole dans la Région de Tombouctou et au désenclavement intérieur du pays, ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie des populations. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION

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ŒUVRES SOCIALES DU PRÉSIDENT DE LA TRANSITION : les ASACO de Daoudabougou et Sabalibougou désormais alimentés à l’énergie solaire

L’équipe des œuvres sociales du Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, après son passage en Commune VI le lundi 2 juin 2025, était ce mardi 3 juin en Commune V du district de Bamako. Conduite par M. Aguibou DEMBÉLÉ, Conseiller spécial du Président de la Transition, ladite équipe a procédé à la coupure du ruban symbolique des installations solaires des Associations de santé communautaire (ASACO 1) de Daoudabougou et (ASACO 2) de Sabalibougou. La cérémonie a enregistré la présence des chargés de mission du Président de la Transition, d’un agent de la Direction administrative et financière de la Présidence, ainsi que des représentants de Mme le Ministre de la Santé et du Développement social. Étaient également présents les autorités locales, les légitimités traditionnelles, ainsi que le personnel sanitaire des deux centres. Le Chef de quartier de Daoudabougou, M. Adama SANGARE, a exprimé son enthousiasme quant à cette dotation en énergie renouvelable. De son côté, le Chef de quartier de Sabalibougou, M. Dramane KOUYATE, a salué ce don « de nature exceptionnelle », soulignant l’impact qu’il aura sur les soins offerts à la population. Le Maire de la Commune V du district de Bamako, M. Daouda OUATTARA, a tenu à remercier le Chef de l’État pour cette contribution à l’autonomisation énergétique de la commune. Il a qualifié cette initiative « d’avancée significative dans la transition vers une énergie viable et pérenne ». Selon lui, cette action permettra d’améliorer considérablement la qualité des soins offerts dans ces centres de santé communautaires, tout en constituant une véritable source d’espoir. Il a également salué l’implication des autorités locales dans la réussite de cette initiative, tout en exhortant les comités de gestion des centres à assurer une prise en charge adéquate des équipements. Il a rappelé l’importance accordée par le Président de la Transition à l’amélioration des conditions de vie des populations. Le Président du centre de Daoudabougou, M. Soumaïla BALLO, est revenu sur les difficultés que rencontrait le personnel de santé avant cette électrification solaire. « Nous étions obligés de travailler avec des lampes ou des torches lors des coupures d’électricité, ce qui nuisait à la qualité des soins », a-t-il expliqué. Il a salué l’initiative du Chef de l’État et a exhorté à la multiplication de telles actions dans d’autres centres de santé du pays. Le Président de l’ASACO de Sabalibougou a, quant à lui, rappelé qu’en une seule année, plus d’un million de francs CFA étaient dépensés en carburant et en électricité. Ces dépenses empêchaient des investissements dans d’autres secteurs prioritaires du centre. Avec cette nouvelle installation, il anticipe des économies considérables. Dans son allocution, M. Aguibou DEMBÉLÉ a fait le bilan des œuvres sociales du Président de la Transition, tout en rappelant le contexte de leur institution. Il a notamment évoqué l’électrification solaire déjà entamée de plusieurs axes principaux du district de Bamako et de Kati. Il a aussi précisé que ces installations dans les centres de santé visent à aider le personnel soignant dans leur mission, afin qu’aucun soin de santé ne soit entravé à cause du manque d’électricité. « Aujourd’hui, nous avons inauguré deux centres communautaires, qui sont les plus proches des populations. À travers ce geste, le Président de la Transition souhaite désormais que ces centres puissent fonctionner 24 heures sur 24 au grand bonheur des populations ». Il a également invité les responsables locaux à une meilleure prise en charge et à la pérennisation des infrastructures. « Les œuvres sociales vont se diversifier davantage », a-t-il rassuré avant d’exhorter les Maliens, en cette veille de fête, à avoir une pensée pieuse pour les familles des militaires tombés pour la patrie.

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