COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 17 JANVIER 2025

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Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 17 janvier 2025, dans sa salle
de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA,
Président de la Transition, Chef de l’Etat.
Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :
– adopté des projets de texte ;
– et entendu des communications.
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AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES
1. Sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des Ministres a
adopté :
a. un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la
Direction générale de la Police nationale.
La Direction générale de la Police nationale a été créée par l’Ordonnance n°04-026/P-RM du 16
septembre 2004 avec pour mission d’élaborer et d’assurer la mise en œuvre de la politique nationale
dans le domaine du maintien de l’ordre et de la sécurité publics et de prêter son concours à l’exécution des lois et des règlements. Ses modalités d’organisation et de fonctionnement sont fixées par le Décret n°04-470/P-RM du 20 octobre 2004.
L’évolution de la criminalité, l’influence des réseaux sociaux dans le secteur de la Sécurité et la
militarisation de la Police nationale ont rendu nécessaire la relecture du décret du 20 octobre 2004
pour l’adapter au contexte.
Le projet de décret, adopté, procède à une réforme organisationnelle de la Direction générale de la
Police nationale et harmonise sa structuration avec celle des Etats-majors et Directions de services
formant corps.
b. un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la
Direction générale de la Protection civile.
La Direction générale de la Protection civile a été créée par l’Ordonnance n°98-026/P-RM du 25 août
1998 avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de protection
civile et de veiller à sa mise en œuvre. Ses modalités d’organisation et de fonctionnement sont fixées
par le Décret n°2021-0034/PT-RM du 30 janvier 2021.
L’application de ce décret a révélé des insuffisances qu’il convient de corriger.
Le projet de décret, adopté, corrige les insuffisances et apporte les innovations ci-après :
– la création d’un centre de traitement de l’information et du renseignement ;
– la création des inspections ;
– la scission de la Sous-direction des Finances et du matériel en deux sous-directions distinctes ;
– le changement d’appellation des Services rattachés en Direction de services ;
– la création du Commandement des Ecoles et Centres de Formation de la Protection civile et
le Groupement d’Intervention rapide dans chaque région.
Le projet de décret, adopté, prend également en compte les aspects liés à la militarisation du corps.
c. des projets de décret fixant l’organisation, les modalités de fonctionnement et le cadre
organique de la Direction générale de la Police technique et scientifique.
La Direction générale de la Police technique et scientifique a été créée par la Loi n°2018-002 du 12
janvier 2018 avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de policetechnique et scientifique et de veiller à sa mise en œuvre. Ses modalités d’organisation et de
fonctionnement sont fixées par le Décret n°2020-0224/PT-RM du 26 novembre 2020.
L’application de ce décret a révélé des insuffisances qu’il convient de corriger.
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Les projets de décret, adoptés, dotent la Direction de la Police technique et scientifique d’un cadre
organique et corrigent les insuffisances constatées en apportant, entre autres, les innovations ci-après :
– la création d’une Cellule chargée de la Communication et de l’Information ;
– l’érection du Centre des Etudes et de la Formation en Sous-direction ;
– la création de la division des drones au sein de la Sous-direction de l’informatique et des
Traces Technologiques ;
– la prise en compte des dispositions du Statut général des Militaires.
2. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil
des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement
du projet de résilience communautaire et de services inclusifs au Mali « Malidenko », signé
à Bamako, le 06 décembre 2024, entre le Gouvernement de la République du Mali et
l’Association internationale de Développement.
Par cet Accord de financement, l’Association internationale de Développement accorde au
Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 88 milliards 774 millions 550 mille
520 francs CFA.
Le projet, objet du présent financement, vise à améliorer l’accès aux services de base répondant aux
priorités des communautés dans les zones à risque à travers :
– la construction et la réhabilitation de petites infrastructures productives ;
– le soutien et la mise en œuvre d’activités de subsistance liées au maraîchage, à l’élevage et à
la pisciculture ;
– la réhabilitation de voies de communication, d’infrastructures d’eau, d’assainissement,
d’électrification, de marchés, de centres de santé et d’éducation.
Le projet concerne 850 villages répartis entre 57 Communes des Régions de Kidal, Tombouctou,
Taoudéni, Nara, Nioro et Kayes.
3. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté :
a. un projet de décret relatif à la création des services régionaux et subrégionaux de la
Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique.
La Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique est représentée au niveau régional par
les Trésoreries régionales, les Recettes Perceptions au niveau des Communes et les Recettes de
Douanes auprès des Bureaux de Douanes.
L’application des textes régissant ces services a révélé des insuffisances liées, notamment à
l’évolution de l’environnement de l’administration publique et à la nécessité de prendre en compte
les innovations introduites par les normes communautaires et internationales en matière de
Comptabilité publique.
Le projet de décret, adopté, permettra de corriger les insuffisances constatées et d’améliorer la
maîtrise des risques des opérations, la reddition des comptes dans les délais impartis et de conformer
les textes des services régionaux et subrégionaux à l’évolution de l’administration du Trésor et de la
Comptabilité publique.
b. un projet de décret portant approbation de « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063
ma » et de la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033.
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Le Conseil des Ministres, en sa session du 27 décembre 2024, a pris acte d’une communication écrite relative à « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et à la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033.
La Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033, cadre opérationnel pour la première décennie de mise en œuvre de « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » est une initiative ambitieuse et inclusive visant à transformer le Mali en une nation émergente en 2033.
La mise en œuvre de ce cadre stratégique, qui place le Citoyen malien « le Mali den Kura » au cœur
des priorités en le considérant comme un acteur autonome capable de prendre en main son destin,
permettra la Refondation de l’Etat et la transformation structurelle de l’économie.
Le projet de décret, adopté, consacre l’approbation formelle de « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063
ma » et ouvre la voie à la mise en œuvre des projets structurants identifiés.
4. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret
autorisant le transfert au profit de la Société KORALI SUD-S.A. du permis d’exploitation
de grande mine d’or de Korali-Sud, dans le Cercle de Sadiola, Région de Kayes, attribué à
la société LGC EXPLORATION MALI-SARL.
Un permis d’exploitation de petite mine a été attribué à la Société LGC EXPLORATION MALI-
SARL à Korali-Sud, dans le Cercle de Sadiola, Région de Kayes, suivant l’Arrêté n°2022-
1013/MMEE-SG du 15 avril 2022.
En vue d’une exploitation optimale du gisement de Korali-Sud, Allied Gold, l’opérateur de la mine
de Sadiola et un des actionnaires de la Société d’Exploitation des Mines d’or de Sadiola et LGC
EXPLORATION MALI-SARL ont conclu un accord de cession du permis d’exploitation de petite
mine de Korali-Sud en novembre 2023 et convenu de mettre leurs efforts ensemble pour une
exploitation économique du gisement mis en évidence.
Les activités effectuées dans le cadre de la mise en œuvre de cet accord ont révélé des réserves
exploitables estimées à 8,8 millions de tonnes et des opportunités d’augmenter ces réserves. C’est
ainsi qu’Allied Gold a proposé un nouveau plan d’exploitation qui rentre dans la catégorie des grandes mines.
La transformation du permis d’exploitation de petite mine de Korali-Sud en permis d’exploitation de
grande mine a été attribué à la Société LGC EXPLORATION MALI-SARL par le Décret n°2024-
0588/PT-RM du 23 octobre 2024, à Korali-Sud.
Le projet de décret, adopté, autorise le transfert au profit de la Société KORALI SUD-SA du permis
d’exploitation de grande mine d’or de Korali-Sud, dans le Cercle de Sadiola.
5. Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, le
Conseil des Ministres a adopté un projet de décret instituant la Biennale artistique et
culturelle du Mali.
Les autorités de la République du Mali ont marqué, dès les premières années de l’indépendance, leur
volonté de promouvoir et développer une culture malienne forte ancrée dans les valeurs de notre
société et ouverte au monde en vue de réaliser une unité nationale fondée sur le sentiment d’identité
commune. Cette volonté s’est traduite par la création de formations artistiques nationales nées de la
Semaine nationale de la Jeunesse dont la première édition a eu lieu en 1962.
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La Semaine nationale de la Jeunesse deviendra en 1970 la Biennale artistique, culturelle et sportive
puis la Semaine nationale des Arts et de la Culture.
Instituée par l’Arrêté n°2110/MJSAC-CAB du 30 mai 1979, l’organisation des différentes éditions
de la Biennale a révélé des insuffisances, notamment l’inadaptation de l’arrêté au cadre institutionnel
et la non prise en compte de la dimension industrie culturelle et créative.
Le projet de décret, adopté, institue la Biennale artistique et culturelle et permet sa tenue, de façon
tournante, dans une région ou dans le District de Bamako.
Son adoption participe de la mise en œuvre d’une des recommandations des Assises nationales de la
Refondation et permettra d’inscrire la manifestation dans une vision politique de souveraineté
culturelle nationale.
AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS
1. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des
Ministres de la dissolution des Conseils communaux des Communes rurales de Dialakorodji
et de Safo, Région de Koulikoro.
La dissolution du Conseil communal est prévue par la Loi n°2023-004 du 13 mars 2023 portant Code
des Collectivités territoriales. Aux termes de l’article 8 de ladite loi, « le Conseil communal peut être
suspendu ou dissous. Dans tous les cas, le Conseil communal est admis préalablement à fournir des
explications écrites, par l’entremise du Maire, au Représentant de l’Etat dans le Cercle… ».
Les Conseils communaux des Communes rurales de Dialakorodji et Safo se caractérisent depuis un
certain temps par des dysfonctionnements et des violations de la loi, notamment des morcellements
irréguliers du domaine privé de l’Etat et des particuliers, l’immixtion des autorités communales dans le processus de nomination des Chefs de village, la fermeture irrégulière d’un Centre de Santé, le non-respect des procédures applicables aux marchés publics.
Face à ces situations de fautes graves de gestion administrative, une demande d’explication a été
adressée auxdits Conseils communaux.
A l’effet de mettre fin aux dérives constatées, les Conseils communaux des Communes rurales de
Dialakorodji et Safo sont dissouts conformément aux dispositions de l’article 10 du Code des
Collectivités territoriales.
2. Le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a informé le Conseil des
Ministres de l’organisation des concours directs de recrutement dans la Fonction publique
de l’Etat au titre de l’exercice budgétaire 2024.
Les concours directs de recrutement dans la Fonction publique de l’Etat, exercice budgétaire 2024, sont ouverts suivant le communiqué du 17 janvier 2025.
Au total, 848 postes sont mis en compétition y compris les 75 postes ouverts pour les 9 Corps de
l’Ecole nationale d’Administration et les 72 postes non pourvus des concours directs de l’année 2023.
La réception des dossiers de candidatures se déroulera du 22 janvier au 21 février 2025 à Bamako, au Centre national des Concours de la Fonction publique ainsi que dans les centres régionaux de Kayes,Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao.
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Les concours se dérouleront du 05 au 20 avril 2025 à Bamako et dans tous les centres régionaux.
3. Le ministre de l’Energie et de l’Eau a informé le Conseil des Ministres de la tenue de la 77ème
Session Ordinaire du Conseil des Ministres de l’Organisation pour la Mise en Valeur du
fleuve Sénégal, à Conakry en République de Guinée.
La 77ème Session ordinaire du Conseil des Ministres de l’Organisation pour la Mise en Valeur du
fleuve Sénégal sera l’occasion d’examiner l’état d’exécution des différentes activités réalisées en
2024, d’adopter les programmes d’activités et les budgets 2025 des structures de l’Organisation et les
rapports des Commissaires aux Comptes sur l’exercice 2023.
Cette Session, qui se tiendra du 30 et 31 janvier 2025, sera précédée de la réunion préparatoire des
experts, les 27, 28 et 29 janvier 2025.
La participation du Mali, à travers le ministre de l’Energie et de l’Eau assurant la Présidence du
Conseil des Ministres de l’OMVS et le ministre de l’Economie et des Finances, sera l’occasion de
sensibiliser les Etats membres sur la réalisation du Projet de Navigation sur le fleuve Sénégal et sur
la gouvernance relative à la gestion des ouvrages hydroélectriques de Manantali, Félou et Gouina.
4. Le ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille a informé le Conseil des
Ministres de la célébration de la Journée Internationale de la Femme, 08 mars, 31ème édition.
La Journée du 08 mars, institutionnalisée en 1977 par l’Organisation des Nations unies comme
« Journée internationale de la Femme » vise à promouvoir les droits des femmes et l’égalité du genre à travers l’investissement dans leur autonomisation économique et politique pour un développement inclusif durable.
Au plan international, le thème de cette année est : « Investir en faveur des femmes : accélérer le
rythme ».
Au niveau national, la Journée sera célébrée sous le thème : « Accélérer le rythme de l’autonomisation
des femmes et des filles, gage d’un développement humain durable ». Ce thème s’inscrit dans la
dynamique des réformes politiques et institutionnelles en cours au Mali en vue de renforcer les engagements internationaux, régionaux et nationaux relatifs aux droits civils, politiques, sociaux,
culturels et économiques des femmes et à l’égalité du genre.
Cette année, la cérémonie de lancement officiel de la célébration de la Journée internationale des
Femmes se tiendra à Koutiala. Des activités commémoratives se dérouleront à Bamako, dans les
Régions et Cercles courant le mois de mars.
5. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a informé le
Conseil des Ministres de la tenue de la 13ème Session de la Conférence des Ministres de la
Culture dans le Monde Islamique.
La Conférence des Ministres de la Culture dans le monde islamique est une des Instances de
l’Organisation du Monde islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture.
Mali, membre du Comité du patrimoine islamique depuis 2014, a toujours participé activement aux
réunions de la Conférence des ministres dans le monde islamique et a inscrit 10 biens sur la Liste du
Patrimoine islamique.
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La participation de notre pays à cette 13ème Session qui se déroulera du 12 au 13 février 2025 à
Djeddah au Royaume d’Arabie Saoudite, permettra d’obtenir le soutien des membres de la
Conférence des Ministres pour l’inscription de nouveaux biens sur la Liste du Patrimoine dans le
Monde islamique.
La Conférence permettra également aux ministres de la Culture dans le monde islamique de discuter,
entre autres, du renouvellement de l’action culturelle dans le monde islamique, ainsi que des moyens
pour y parvenir, de s’informer sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du Patrimoine islamique et d’examiner l’avancement de l’exécution des résolutions et recommandations de la 12ème Session de la Conférence.
6. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la
situation épidémiologique du pays marquée, notamment :
a. par une stagnation du nombre de cas testés positifs de la maladie à Coronavirus par rapport
à la semaine précédente ;
b. par une diminution du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine
écoulée.
Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des
mesures de prévention et de lutte contre les maladies.
Bamako, le 17 janvier 2025
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Birama COULIBALY
Chevalier de l’Ordre national

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Rentrée judiciaire 2024-2025 : une justice pour la paix et la cohésion sociale

Ce jeudi 26 décembre 2024, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président du Conseil supérieur de la Magistrature, a présidé l’audience solennelle de la rentrée des Cours et Tribunaux à la Cour suprême de Bamako. Sous le thème « Le rôle de la justice dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale : le cas des élections », cette cérémonie a été l’occasion d’affirmer la justice comme pilier de la refondation nationale. Le choix de ce thème pour la Rentrée judiciaire met en lumière la responsabilité de la justice dans un Mali en pleine transition. Dans son allocution, le Président de la Transition a insisté sur le rôle déterminant de la justice en période électorale. « La justice est appelée à dire le droit en toute circonstance, en mesure de contribuer à la paix sociale », a-t-il affirmé, soulignant son caractère régulateur dans les débats politiques contemporains. Il a exhorté les magistrats à la vigilance et à la responsabilité : « Une mauvaise gestion du contentieux électoral serait préjudiciable à la stabilité de l’État. » Le Président de la Transition a également rappelé les réformes majeures entreprises sous la Transition, notamment l’élaboration d’une nouvelle Constitution et l’adoption d’une loi électorale. Il a salué la création de l’AIGE et l’équilibrage de ses prérogatives avec celles de la Cour constitutionnelle, soulignant que cela permettrait une meilleure gestion des scrutins à venir. « Dans les jours à venir, les lois organiques portant sur les modalités d’organisation, de fonctionnement et de procédure suivie devant la Cour suprême, la Cour constitutionnelle et la nouvelle Cour des comptes seront effectives », a-t-il annoncé. Le Chef de l’État a également mis l’accent sur le renouvellement de l’arsenal juridique pénal pour mieux encadrer le processus électoral et réprimer les infractions. Il a félicité les membres du Conseil National de Transition, du Gouvernement et de la famille judiciaire pour leur contribution à ces avancées, les qualifiant de « textes majeurs, inclusifs et consensuels » pour le Mali. Le Président du Conseil supérieur de la Magistrature a conclu son discours en réitérant son soutien aux acteurs de la justice, particulièrement dans leur lutte contre le terrorisme, la corruption et la délinquance économique. « J’engage le Gouvernement à tout mettre en œuvre pour mobiliser les moyens matériels, financiers et humains nécessaires pour la bonne organisation des futurs scrutins, seul gage d’un retour apaisé et sécurisé à l’ordre constitutionnel », a-t-il déclaré. Dans une atmosphère solennelle, il a officiellement ouvert l’année judiciaire 2024-2025, exhortant la famille judiciaire à poursuivre son travail avec dévouement et intégrité. À travers ce discours, le Président de la Transition a réaffirmé sa vision d’une justice forte et indépendante, pilier essentiel pour un Mali stable et souverain.

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Arrivée du Président Bah N’DAW à Alger

Le Chef de l’Etat, SEM Bah N’DAW et sa délégation – composée du Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération internationale, SEM Zeïni MOULAYE, celui de la Défense et des Anciens combattants, Colonel Sadio CAMARA, celui de l’Administration territoriale et de la Décentralisation Lieutenant-Colonel, Dr Abdoulaye MAIGA, du Ministre des Maliens de l’Exterieur et de l’Integration Africaine, Alhamdou AG ILYENE – ont été accueillis à l’aéroport international « Houari Boumediene », ce samedi 13 mars 2021. C’est une visite des plus attendues, au regard la qualité de l’accueil réservé à la délégation malienne et la forte mobilisation dont ont fait montre les autorités algériennes et la communauté malienne vivant en Algérie.    Sur le tarmac, à l’accueil, M. Abdelaziz DJERAD, Premier Ministre de la République Algérienne Démocratique et Populaire, les membres du Gouvernement algérien et plusieurs hautes autorités et responsables d’Institutions. Avant une courte pause dans le salon présidentiel, comme cela est de coutume pendant toute visite officielle, SEM Bah N’DAW a eu droit aux honneurs militaires symbolisés par le passage en revue d’un détachement de la Garde Républicaine et celui des trois armes de l’Armée nationale populaire. Après la salutation des deux délégations officielles, l’exécution des hymnes nationaux et la revue des troupes, le Président de la Transition et sa délégation ont été accompagnés à la Résidence d’Etat de ZERALDA où ils prendront leur quartier. Comme pour signifier toute l’importance de la rencontre avec nos compatriotes vivants en Algérie, le Chef de l’Etat, se rendra incessamment à la Villa N°03 pour prendre langue avec les représentants de la Communauté malienne et estudiantine. Il faut signaler que c’est la toute première visite du Chef de l’Etat, SEM Bah N’DAW, en Algérie depuis sa désignation à la tête de la Transition. Les services du protocole algérien en collaboration avec le personnel de l’Ambassade du Mali n’ont ménagé aucun effort pour réussir la qualité de l’accueil si chaleureux et historique réservé au Président Bah N’DAW.

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Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 03 février 2021

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 03 février 2021, par visioconférence, sous la présidence de Monsieur Bah N’DAW, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de textes ; procédé à des nominations ; et entendu une communication. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : des projets de textes relatifs à l’Adhésion du Mali à l’Accord portant création de Africa Finance Corporation, adopté le 28 mai 2007 au Nigeria. Africa Finance Corporation est une société financière multilatérale, créée par des Institutions financières et des Etats africains en 2007 au Nigeria, dans le but de favoriser la croissance économique et le développement industriel en Afrique. Africa Finance Corporation a pour mission, notamment : de mobiliser des ressources et d’accorder des prêts aux Etats membres ; de garantir des transactions réalisées par d’autres institutions financières ; de fournir une assistance technique à la préparation, au financement et à l’exécution de projets et de programmes de développement ; de réaliser des opérations bancaires, boursières et financières. Africa Finance Corporation intervient, notamment, dans le développement et le financement des infrastructures, des ressources naturelles et des actifs industriels destinés à améliorer la productivité et la croissance économique des Etats. Les secteurs prioritaires ciblés sont l’énergie, les ressources naturelles, les transports, l’industrie lourde, l’exploitation minière et les Télécommunications. L’adhésion du Mali à cet accord lui permettra, entre autres, de bénéficier de services-conseils pertinents pour la formulation de projets d’investissements publics et d’accéder à des financements à faible coût pour la réalisation de projets stratégiques et structurants. des projets de textes relatifs à la ratification de la Convention d’entraide judiciaire en matière pénale et de la Convention d’extradition, signées à Bamako, le 28 octobre 2019, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement de la République française. Le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement de la République française ont signé, le 28 octobre 2019 à Bamako, deux conventions relatives à l’entraide judiciaire et à l’extradition. La coopération judiciaire entre les deux pays est fondée sur l’accord de coopération en matière de justice, signé à Bamako, le 09 mars 1962 et sur de nombreuses conventions multilatérales. La révision de l’Accord de 1962, à travers la signature des deux conventions, s’inscrit dans le cadre du renforcement de l’efficacité de la coopération judiciaire entre le Mali et la France, notamment dans la lutte contre le terrorisme et les crimes transfrontaliers. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de loi autorisant l’annulation de certains impôts et taxes. un projet de décret portant reconnaissance du caractère extraordinaire de la pandémie de la COVID-19. En vue d’atténuer l’impact de la pandémie de la COVID-19 sur les populations et les activités économiques, le Gouvernement a adopté un plan de riposte comportant diverses mesures sanitaires, sociales, économiques, financières et fiscales. En matière de fiscalité intérieure, les mesures concernent entre autres : le report de la date de dépôt des déclarations fiscales ; l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée sur les factures d’eau et d’électricité des mois d’avril, mai, juin, décembre 2020 et du mois de janvier 2021; les remises d’impôts portant sur la contribution forfaitaire à la charge des employeurs du secteur privé et de la taxe-logement sur la période allant du 1er avril au 31 décembre 2020 et sur les pénalités d’assiette et de recouvrement issues de contrôles fiscaux achevés à la date du 30 avril 2020. L’adoption des présents projets de textes s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de ces mesures. Le projet de loi adopté autorise l’annulation des sommes dues par les employeurs du secteur privé au titre de lacontribution forfaitaire et de la taxe-logement sur la période allant du 1er avril au 31 décembre 2020. Le projet de décret adopté reconnait le caractère extraordinaire de la pandémie de la COVID-19 en vue de l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée sur les factures d’eau et d’électricité. un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de réhabilitation du tronçon Sandaré-Kayes du corridor Bamako-Dakar par le Nord. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’entreprise COVEC-MALI, pour un montant toutes taxes comprises de 85 milliards 440 millions 466 mille 46 francs CFA et un délai d’exécution de 36 mois. La réalisation de ces travaux contribuera à la modernisation du réseau routier, à la fluidité du trafic sur le tronçon, au désenclavement intérieur et extérieur du pays, à l’amélioration de la sécurité routière et du cadre de vie des populations. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE Directeur Général adjoint de la Police Technique et Scientifique : Commissaire Divisionnaire Hervé SANGARE. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DE L’ECONOMIE NUMERIQUE Directeur Général de l’Office de Radio et Télévision du Mali: Monsieur Hassane DIOMBELE, Journaliste-Réalisateur. AU TITRE DU MINISTERE DE LA CULTURE, DE L’ARTISANAT ET DU TOURISME Conseiller technique : Monsieur Yaya SINAYOKO, Attaché de Recherche. Chargés de mission : Madame SIDIBE Mariétou COULIBALY, Economiste/Gestionnaire ; Monsieur Almamy Ibrahima KOREISSI, Spécialiste du Tourisme. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’ELEVAGE ET DE PECHE Directeur du Comité National de Recherche Agronomique : Monsieur Fagaye SISSOKO, Chargé de Recherche. Directeur du Centre National de Lutte contre le Criquet Pèlerin : Monsieur Sory CISSE, Chargé de Recherche. Directeur Général du Laboratoire Central Vétérinaire : Monsieur Boubacar Madio dit Aladiogo MAIGA, Attaché de Recherche. Secrétaire Général de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali : Monsieur Issa TOGO, Chargé de Recherche. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE Directeur Général de l’Agence pour l’Emploi des Jeunes : Monsieur

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