COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 17 JANVIER 2025

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Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 17 janvier 2025, dans sa salle
de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA,
Président de la Transition, Chef de l’Etat.
Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :
– adopté des projets de texte ;
– et entendu des communications.
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AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES
1. Sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des Ministres a
adopté :
a. un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la
Direction générale de la Police nationale.
La Direction générale de la Police nationale a été créée par l’Ordonnance n°04-026/P-RM du 16
septembre 2004 avec pour mission d’élaborer et d’assurer la mise en œuvre de la politique nationale
dans le domaine du maintien de l’ordre et de la sécurité publics et de prêter son concours à l’exécution des lois et des règlements. Ses modalités d’organisation et de fonctionnement sont fixées par le Décret n°04-470/P-RM du 20 octobre 2004.
L’évolution de la criminalité, l’influence des réseaux sociaux dans le secteur de la Sécurité et la
militarisation de la Police nationale ont rendu nécessaire la relecture du décret du 20 octobre 2004
pour l’adapter au contexte.
Le projet de décret, adopté, procède à une réforme organisationnelle de la Direction générale de la
Police nationale et harmonise sa structuration avec celle des Etats-majors et Directions de services
formant corps.
b. un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la
Direction générale de la Protection civile.
La Direction générale de la Protection civile a été créée par l’Ordonnance n°98-026/P-RM du 25 août
1998 avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de protection
civile et de veiller à sa mise en œuvre. Ses modalités d’organisation et de fonctionnement sont fixées
par le Décret n°2021-0034/PT-RM du 30 janvier 2021.
L’application de ce décret a révélé des insuffisances qu’il convient de corriger.
Le projet de décret, adopté, corrige les insuffisances et apporte les innovations ci-après :
– la création d’un centre de traitement de l’information et du renseignement ;
– la création des inspections ;
– la scission de la Sous-direction des Finances et du matériel en deux sous-directions distinctes ;
– le changement d’appellation des Services rattachés en Direction de services ;
– la création du Commandement des Ecoles et Centres de Formation de la Protection civile et
le Groupement d’Intervention rapide dans chaque région.
Le projet de décret, adopté, prend également en compte les aspects liés à la militarisation du corps.
c. des projets de décret fixant l’organisation, les modalités de fonctionnement et le cadre
organique de la Direction générale de la Police technique et scientifique.
La Direction générale de la Police technique et scientifique a été créée par la Loi n°2018-002 du 12
janvier 2018 avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de policetechnique et scientifique et de veiller à sa mise en œuvre. Ses modalités d’organisation et de
fonctionnement sont fixées par le Décret n°2020-0224/PT-RM du 26 novembre 2020.
L’application de ce décret a révélé des insuffisances qu’il convient de corriger.
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Les projets de décret, adoptés, dotent la Direction de la Police technique et scientifique d’un cadre
organique et corrigent les insuffisances constatées en apportant, entre autres, les innovations ci-après :
– la création d’une Cellule chargée de la Communication et de l’Information ;
– l’érection du Centre des Etudes et de la Formation en Sous-direction ;
– la création de la division des drones au sein de la Sous-direction de l’informatique et des
Traces Technologiques ;
– la prise en compte des dispositions du Statut général des Militaires.
2. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil
des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement
du projet de résilience communautaire et de services inclusifs au Mali « Malidenko », signé
à Bamako, le 06 décembre 2024, entre le Gouvernement de la République du Mali et
l’Association internationale de Développement.
Par cet Accord de financement, l’Association internationale de Développement accorde au
Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 88 milliards 774 millions 550 mille
520 francs CFA.
Le projet, objet du présent financement, vise à améliorer l’accès aux services de base répondant aux
priorités des communautés dans les zones à risque à travers :
– la construction et la réhabilitation de petites infrastructures productives ;
– le soutien et la mise en œuvre d’activités de subsistance liées au maraîchage, à l’élevage et à
la pisciculture ;
– la réhabilitation de voies de communication, d’infrastructures d’eau, d’assainissement,
d’électrification, de marchés, de centres de santé et d’éducation.
Le projet concerne 850 villages répartis entre 57 Communes des Régions de Kidal, Tombouctou,
Taoudéni, Nara, Nioro et Kayes.
3. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté :
a. un projet de décret relatif à la création des services régionaux et subrégionaux de la
Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique.
La Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique est représentée au niveau régional par
les Trésoreries régionales, les Recettes Perceptions au niveau des Communes et les Recettes de
Douanes auprès des Bureaux de Douanes.
L’application des textes régissant ces services a révélé des insuffisances liées, notamment à
l’évolution de l’environnement de l’administration publique et à la nécessité de prendre en compte
les innovations introduites par les normes communautaires et internationales en matière de
Comptabilité publique.
Le projet de décret, adopté, permettra de corriger les insuffisances constatées et d’améliorer la
maîtrise des risques des opérations, la reddition des comptes dans les délais impartis et de conformer
les textes des services régionaux et subrégionaux à l’évolution de l’administration du Trésor et de la
Comptabilité publique.
b. un projet de décret portant approbation de « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063
ma » et de la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033.
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Le Conseil des Ministres, en sa session du 27 décembre 2024, a pris acte d’une communication écrite relative à « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et à la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033.
La Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033, cadre opérationnel pour la première décennie de mise en œuvre de « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » est une initiative ambitieuse et inclusive visant à transformer le Mali en une nation émergente en 2033.
La mise en œuvre de ce cadre stratégique, qui place le Citoyen malien « le Mali den Kura » au cœur
des priorités en le considérant comme un acteur autonome capable de prendre en main son destin,
permettra la Refondation de l’Etat et la transformation structurelle de l’économie.
Le projet de décret, adopté, consacre l’approbation formelle de « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063
ma » et ouvre la voie à la mise en œuvre des projets structurants identifiés.
4. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret
autorisant le transfert au profit de la Société KORALI SUD-S.A. du permis d’exploitation
de grande mine d’or de Korali-Sud, dans le Cercle de Sadiola, Région de Kayes, attribué à
la société LGC EXPLORATION MALI-SARL.
Un permis d’exploitation de petite mine a été attribué à la Société LGC EXPLORATION MALI-
SARL à Korali-Sud, dans le Cercle de Sadiola, Région de Kayes, suivant l’Arrêté n°2022-
1013/MMEE-SG du 15 avril 2022.
En vue d’une exploitation optimale du gisement de Korali-Sud, Allied Gold, l’opérateur de la mine
de Sadiola et un des actionnaires de la Société d’Exploitation des Mines d’or de Sadiola et LGC
EXPLORATION MALI-SARL ont conclu un accord de cession du permis d’exploitation de petite
mine de Korali-Sud en novembre 2023 et convenu de mettre leurs efforts ensemble pour une
exploitation économique du gisement mis en évidence.
Les activités effectuées dans le cadre de la mise en œuvre de cet accord ont révélé des réserves
exploitables estimées à 8,8 millions de tonnes et des opportunités d’augmenter ces réserves. C’est
ainsi qu’Allied Gold a proposé un nouveau plan d’exploitation qui rentre dans la catégorie des grandes mines.
La transformation du permis d’exploitation de petite mine de Korali-Sud en permis d’exploitation de
grande mine a été attribué à la Société LGC EXPLORATION MALI-SARL par le Décret n°2024-
0588/PT-RM du 23 octobre 2024, à Korali-Sud.
Le projet de décret, adopté, autorise le transfert au profit de la Société KORALI SUD-SA du permis
d’exploitation de grande mine d’or de Korali-Sud, dans le Cercle de Sadiola.
5. Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, le
Conseil des Ministres a adopté un projet de décret instituant la Biennale artistique et
culturelle du Mali.
Les autorités de la République du Mali ont marqué, dès les premières années de l’indépendance, leur
volonté de promouvoir et développer une culture malienne forte ancrée dans les valeurs de notre
société et ouverte au monde en vue de réaliser une unité nationale fondée sur le sentiment d’identité
commune. Cette volonté s’est traduite par la création de formations artistiques nationales nées de la
Semaine nationale de la Jeunesse dont la première édition a eu lieu en 1962.
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La Semaine nationale de la Jeunesse deviendra en 1970 la Biennale artistique, culturelle et sportive
puis la Semaine nationale des Arts et de la Culture.
Instituée par l’Arrêté n°2110/MJSAC-CAB du 30 mai 1979, l’organisation des différentes éditions
de la Biennale a révélé des insuffisances, notamment l’inadaptation de l’arrêté au cadre institutionnel
et la non prise en compte de la dimension industrie culturelle et créative.
Le projet de décret, adopté, institue la Biennale artistique et culturelle et permet sa tenue, de façon
tournante, dans une région ou dans le District de Bamako.
Son adoption participe de la mise en œuvre d’une des recommandations des Assises nationales de la
Refondation et permettra d’inscrire la manifestation dans une vision politique de souveraineté
culturelle nationale.
AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS
1. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des
Ministres de la dissolution des Conseils communaux des Communes rurales de Dialakorodji
et de Safo, Région de Koulikoro.
La dissolution du Conseil communal est prévue par la Loi n°2023-004 du 13 mars 2023 portant Code
des Collectivités territoriales. Aux termes de l’article 8 de ladite loi, « le Conseil communal peut être
suspendu ou dissous. Dans tous les cas, le Conseil communal est admis préalablement à fournir des
explications écrites, par l’entremise du Maire, au Représentant de l’Etat dans le Cercle… ».
Les Conseils communaux des Communes rurales de Dialakorodji et Safo se caractérisent depuis un
certain temps par des dysfonctionnements et des violations de la loi, notamment des morcellements
irréguliers du domaine privé de l’Etat et des particuliers, l’immixtion des autorités communales dans le processus de nomination des Chefs de village, la fermeture irrégulière d’un Centre de Santé, le non-respect des procédures applicables aux marchés publics.
Face à ces situations de fautes graves de gestion administrative, une demande d’explication a été
adressée auxdits Conseils communaux.
A l’effet de mettre fin aux dérives constatées, les Conseils communaux des Communes rurales de
Dialakorodji et Safo sont dissouts conformément aux dispositions de l’article 10 du Code des
Collectivités territoriales.
2. Le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a informé le Conseil des
Ministres de l’organisation des concours directs de recrutement dans la Fonction publique
de l’Etat au titre de l’exercice budgétaire 2024.
Les concours directs de recrutement dans la Fonction publique de l’Etat, exercice budgétaire 2024, sont ouverts suivant le communiqué du 17 janvier 2025.
Au total, 848 postes sont mis en compétition y compris les 75 postes ouverts pour les 9 Corps de
l’Ecole nationale d’Administration et les 72 postes non pourvus des concours directs de l’année 2023.
La réception des dossiers de candidatures se déroulera du 22 janvier au 21 février 2025 à Bamako, au Centre national des Concours de la Fonction publique ainsi que dans les centres régionaux de Kayes,Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao.
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Les concours se dérouleront du 05 au 20 avril 2025 à Bamako et dans tous les centres régionaux.
3. Le ministre de l’Energie et de l’Eau a informé le Conseil des Ministres de la tenue de la 77ème
Session Ordinaire du Conseil des Ministres de l’Organisation pour la Mise en Valeur du
fleuve Sénégal, à Conakry en République de Guinée.
La 77ème Session ordinaire du Conseil des Ministres de l’Organisation pour la Mise en Valeur du
fleuve Sénégal sera l’occasion d’examiner l’état d’exécution des différentes activités réalisées en
2024, d’adopter les programmes d’activités et les budgets 2025 des structures de l’Organisation et les
rapports des Commissaires aux Comptes sur l’exercice 2023.
Cette Session, qui se tiendra du 30 et 31 janvier 2025, sera précédée de la réunion préparatoire des
experts, les 27, 28 et 29 janvier 2025.
La participation du Mali, à travers le ministre de l’Energie et de l’Eau assurant la Présidence du
Conseil des Ministres de l’OMVS et le ministre de l’Economie et des Finances, sera l’occasion de
sensibiliser les Etats membres sur la réalisation du Projet de Navigation sur le fleuve Sénégal et sur
la gouvernance relative à la gestion des ouvrages hydroélectriques de Manantali, Félou et Gouina.
4. Le ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille a informé le Conseil des
Ministres de la célébration de la Journée Internationale de la Femme, 08 mars, 31ème édition.
La Journée du 08 mars, institutionnalisée en 1977 par l’Organisation des Nations unies comme
« Journée internationale de la Femme » vise à promouvoir les droits des femmes et l’égalité du genre à travers l’investissement dans leur autonomisation économique et politique pour un développement inclusif durable.
Au plan international, le thème de cette année est : « Investir en faveur des femmes : accélérer le
rythme ».
Au niveau national, la Journée sera célébrée sous le thème : « Accélérer le rythme de l’autonomisation
des femmes et des filles, gage d’un développement humain durable ». Ce thème s’inscrit dans la
dynamique des réformes politiques et institutionnelles en cours au Mali en vue de renforcer les engagements internationaux, régionaux et nationaux relatifs aux droits civils, politiques, sociaux,
culturels et économiques des femmes et à l’égalité du genre.
Cette année, la cérémonie de lancement officiel de la célébration de la Journée internationale des
Femmes se tiendra à Koutiala. Des activités commémoratives se dérouleront à Bamako, dans les
Régions et Cercles courant le mois de mars.
5. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a informé le
Conseil des Ministres de la tenue de la 13ème Session de la Conférence des Ministres de la
Culture dans le Monde Islamique.
La Conférence des Ministres de la Culture dans le monde islamique est une des Instances de
l’Organisation du Monde islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture.
Mali, membre du Comité du patrimoine islamique depuis 2014, a toujours participé activement aux
réunions de la Conférence des ministres dans le monde islamique et a inscrit 10 biens sur la Liste du
Patrimoine islamique.
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La participation de notre pays à cette 13ème Session qui se déroulera du 12 au 13 février 2025 à
Djeddah au Royaume d’Arabie Saoudite, permettra d’obtenir le soutien des membres de la
Conférence des Ministres pour l’inscription de nouveaux biens sur la Liste du Patrimoine dans le
Monde islamique.
La Conférence permettra également aux ministres de la Culture dans le monde islamique de discuter,
entre autres, du renouvellement de l’action culturelle dans le monde islamique, ainsi que des moyens
pour y parvenir, de s’informer sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du Patrimoine islamique et d’examiner l’avancement de l’exécution des résolutions et recommandations de la 12ème Session de la Conférence.
6. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la
situation épidémiologique du pays marquée, notamment :
a. par une stagnation du nombre de cas testés positifs de la maladie à Coronavirus par rapport
à la semaine précédente ;
b. par une diminution du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine
écoulée.
Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des
mesures de prévention et de lutte contre les maladies.
Bamako, le 17 janvier 2025
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Birama COULIBALY
Chevalier de l’Ordre national

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L’exécution dudit marché permettra aux pèlerins de la filière gouvernementale d’accomplir leur devoir religieux dans les meilleures conditions. b. un projet de décret portant ouverture de crédit à titre d’avance dans le budget de l’Etat 2026. La Loi n°2025-038 du 15 août 2025 portant loi organique relative aux lois de Finances dispose : « En cas d’urgence et de nécessité impérieuse d’intérêt national, des crédits supplémentaires peuvent être ouverts par décret d’avances pris en Conseil des Ministres. Le Parlement en est immédiatement informé et un projet de loi de Finances portant ratification de ces crédits est déposé dès l’ouverture de la plus prochaine session du Parlement ». Le décret d’avances est donc un acte réglementaire de gestion budgétaire par lequel le Gouvernement peut ouvrir des crédits supplémentaires. Le projet de décret, adopté, autorise l’ouverture, à titre d’avance, de crédits d’un montant global de 500 milliards de francs CFA dans le budget de l’Etat 2026 pour prendre en charge les besoins complémentaires liés aux travaux de construction des hôpitaux et d’autres projets prioritaires structurants. 2. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant nomination de Notaire. Le Notaire est un officier public et ministériel institué pour assurer le service public de la preuve. L’Ordonnance n°2013-027/P-RM du 31 décembre 2013 portant statut des Notaires détermine les conditions d’accès à la profession de notaire, les modalités de gestion de la vacance et du transfert des charges notariales. En application des dispositions de cette ordonnance et après avis conforme de l’Ordre des Notaires, le projet de décret, adopté, nomme Monsieur Djoma TRAORE en qualité de Notaire pour occuper la charge vacante de feu Bakaye SAGARA à Mopti. 3. Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet d’ordonnance portant création de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales ; b. un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°07-072 du 26 décembre 2007 relative au Fonds national d’Appui aux Collectivités territoriales ; c. un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales ; d. un projet de décret déterminant les ressources nécessaires au fonctionnement de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales ; e. un projet de décret fixant les modalités de l’appui technique de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales au service central chargé du contrôle des Associations et des Fondations en République du Mali. L’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales a été créée par la Loi n°00-042 du 7 juillet 2000 avec pour mission de gérer les subventions affectées à la réalisation des investissements locaux entrepris sous maîtrise d’ouvrage des Collectivités territoriales et de garantir certains prêts contractés par elles. Dans le but de renforcer la maîtrise d’ouvrage du développement local, exercée par les Collectivités territoriales, les Agences de Développement régional ont été créées par l’Ordonnance n°2015-017/P-RM du 2 avril 2015, avec pour mission d’assister les Collectivités territoriales de leur ressort territorial dans l’exercice de la maîtrise d’ouvrage du développement régional et local. Les évaluations de performance et l’audit institutionnel des Agences de Développement régional menés ont révélé une faible performance desdites Agences et conclu à leur absorption par l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales. Par ailleurs, la faiblesse du dispositif de suivi des Associations et des Fondations engendre des risques tels que le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, le non alignement avec les priorités nationales et la planification régionale et locale, ainsi que le manque de transparence et de responsabilité. Les projets de texte, adoptés, créent l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales avec pour mission de gérer les subventions affectées à la réalisation des investissements locaux entrepris sous maîtrise d’ouvrage des Collectivités territoriales, de garantir certains prêts contractés et d’apporter un appui technique au service central chargé du contrôle administratif des Associations et des Fondations. En outre, ils : – définissent le champ du contrôle administratif, les relations fonctionnelles entre les services du contrôle administratif et ceux du contrôle technique et déterminent les autorités et organismes investis du rôle de contrôle administratif ; – soumettent les Associations et les Fondations à un certain nombre de conditionnalités dans leurs modes d’intervention et à une contribution financière ; – instituent un prélèvement sur les ressources financières des Associations et des Fondations destiné aux actions de développement. 4. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret déclarant Pupilles de la Nation. La Loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 institue les Pupilles de la Nation et les Pupilles de l’Etat en République du Mali en vue d’assurer la protection des enfants pouvant prétendre à l’une de ces qualités. En application des dispositions de cette loi, le projet de décret, adopté, accorde le statut de Pupilles de la Nation à 31 enfants mineurs, de chauffeurs et d’apprentis victimes d’attaques terroristes, qui bénéficieront, entre autres : –

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