COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 30 AVRIL 2025

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Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 30 avril 2025, dans sa salle de
délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA,
Président de la Transition, Chef de l’Etat.
Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :
– adopté des projets de texte ;
– procédé à des nominations ;
– et entendu des communications.
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AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES
1. Sur le rapport du ministre de la Défense et des anciens Combattants, le Conseil des Ministres a
adopté un projet de loi portant création de l’Office national des anciens Combattants,
Militaires Retraités et Victimes de Guerre du Mali.
L’Office national des anciens Combattants, Militaires retraités et Victimes de Guerre du Mali a été
créé par l’Ordonnance n°02-042/P-RM du 28 mars 2002 pour assurer la gestion administrative des
anciens combattants, militaires retraités et victimes de guerre.
Après plus de 2 décennies d’application, ce texte a révélé des insuffisances qu’il convient de
corriger.
Le projet de loi, adopté, crée sous forme d’Etablissement militaire à caractère social, l’Office national des anciens Combattants, Militaires retraités et Victimes de Guerre du Mali avec pour mission
d’assurer la gestion administrative, la promotion et la protection sociale des anciens combattants,
militaires retraités et victimes militaires de guerre.
Son adoption permet entre autres :
– l’intégration dans les missions de l’Office, la gestion des retraités de la Police nationale et de
la Protection civile ;
– la mise en place de dispositifs de prise en charge des anciens combattants, militaires retraités
des Forces Armées et de Sécurité ;
– la participation de l’Office à la préparation et à la mobilisation des anciens Combattants, des
militaires retraités constituant la réserve des Forces Armées et de Sécurité.
2. Sur le rapport du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Conseil des Ministres a adopté :
a. un projet de loi portant modification de l’Ordonnance n°2023-001/PT-RM du 12 janvier
2023, modifiée, portant création du Centre de Recherche et de Formation pour les
Industries légères et textiles ;
b. un projet de décret portant modification du Décret n°2023-0048/PT-RM du 27 janvier
2023 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Centre de Recherche et
de Formation pour les Industries légères et textiles.
Le Centre de Recherche et de Formation pour les Industries légères et textiles a été créé par
l’Ordonnance n°2023-001/PT-RM du 12 janvier 2023 avec pour mission d’assurer la formation initiale et continue et de contribuer à la promotion de la recherche dans les domaines des textiles et
des industries légères aux niveaux national, sous régional et régional. Son organisation et les
modalités de son fonctionnement sont fixées par le Décret n°2023-0048/PT-RM du 27 janvier 2023.
Dans l’exécution de cette mission, le Centre est confronté à des difficultés liées, notamment à
l’insuffisance de l’effectif du personnel enseignant permanent.
Les projets de texte, adoptés, transfèrent la tutelle du Centre au Ministère en charge de
l’Enseignement supérieur en vue d’une meilleure exécution de sa mission, à travers le recrutement et
la mise à disposition d’enseignants permanents.
3. Sur le rapport du ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et
du Soutien au Processus électoral, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant
abrogation de la Loi n°05-047 du 18 août 2005 portant Charte des partis politiques et de la
Loi n°2015-007 du 04 mars 2015 portant Statut de l’opposition politique.
Dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la Refondation, le ministre délégué, chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral a organisé des concertations en vue de soumettre à l’appréciation des Forces vives de la Nation et des Maliens établis à l’Extérieur, les propositions faites par les partis politiques et les organisations de la Société civile
sur :
– la réduction du nombre de partis politiques en appliquant des conditions restrictives de
création et de financement ;
– la relecture de la Charte des partis politiques, avec une réaffirmation du Statut du chef de file
de l’opposition ;
– l’interdiction du nomadisme politique en cours de mandat.
Ces concertations se sont déroulées en deux phases :
– une phase régionale, du District de Bamako et des Ambassades et Consulats, tenue les 16 et
17 avril 2025 ;
– une phase nationale, tenue à Bamako les 28 et 29 avril 2025.
Il est ressorti de ces travaux, entre autres, les recommandations suivantes :
– la dissolution des partis politiques et leur réorganisation par une nouvelle législation ;
– la suppression du financement public des activités des partis politiques ;
– l’audit du financement public des partis politiques ;
– la suppression du Statut du chef de file de l’opposition politique à travers l’abrogation de la
Loi n°2015-007 du 4 mars 2015 portant statut de l’opposition ;
– la révision de la Charte de la Transition en installant le Général d’Armée Assimi GOITA
comme Président de la République pour un mandat de 5 ans renouvelable à partir de 2025, à
l’instar de ses pairs de l’AES ;
– le durcissement des conditions de création des partis politiques.
Le projet de loi, adopté, abroge dans toutes leurs dispositions, la Loi n°05-047 du 18 août 2005 portant
Charte des partis politiques et la Loi n°2015-007 du 4 mars 2015 portant Statut de l’opposition
politique.
AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES
Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :
AU TITRE DE LA PRIMATURE
– Conseillers techniques au Secrétariat général du Gouvernement :
Madame SISSOKO Binta BAH, Administrateur civil ;
Monsieur Siaka Fagniné DIARRA, Administrateur civil ;
Monsieur N’Famoussa BAGAYOKO, Inspecteur des Finances.
– Directeur national des Archives du Mali :
Monsieur Ayouba GOUANLE, Administrateur civil.
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AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS
– Haut fonctionnaire de Défense au Ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la
Cohésion nationale :
Lieutenant-colonel Gaoussou DOUCOURE.
AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION
INTERNATIONALE
– Inspecteur en Chef de l’Inspection des Services Diplomatiques et Consulaires :
Monsieur Kanisson COULIBALY, Conseiller des Affaires étrangères.
– Directeur de la Coopération Multilatérale :
Monsieur Mamadou SOGODOGO, Conseiller des Affaires étrangères.
– Conseiller culturel à l’Ambassade du Mali à Rabat :
Monsieur Mamadou Lamine DEMBELE, Enseignant-chercheur.
– Conseiller culturel à l’Ambassade du Mali à La Havane :
Monsieur Allaye NIANGALY, Enseignant-chercheur.
AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL
– Conseillers techniques :
Monsieur Bouyagui TRAORE, Médecin ;
Monsieur Sayon DOUMBIA, Administrateur de l’Action sociale.
– Chargés de mission :
Monsieur Modibo DOUMBIA, Médecin ;
Monsieur Almouzer Alkamissa YATTARA, Journaliste.
– Inspecteur en Chef à l’Inspection des Affaires sociales :
Monsieur Ousmane KONATE, Administrateur de l’Action sociale.
AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT DURABLE
– Directeur général de l’Agence du Bassin du Fleuve Niger :
Monsieur Moussa DIAMOYE, Ingénieur des Eaux et Forêts ;
– Directeur général de l’Agence nationale des Stations d’Epuration du Mali :
Madame Doussouba DOUMBIA, Ingénieur sanitaire.
AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS
1. Le ministre des Transports et des Infrastructures a informé le Conseil des Ministres des résultats
de la prévision des caractéristiques de la saison des pluies 2025.
Les services nationaux et régionaux de la Météo annoncent, au titre de la prévision des
caractéristiques de la saison des pluies 2025, une pluviométrie supérieure égale à la moyenne
climatologique de la période allant de 1991 à 2020. Il est prévu un démarrage normal à précoce et
une fin tardive à normale. Des pauses pluviométriques courtes à moyennes seront observées en début de saison. Elles seront
normales à longues en fin de saison. Les écoulements attendus seront normaux à supérieurs sur l’ensemble des cours d’eau du pays.
Au regard des quantités de pluies et des écoulements attendus, les risques d’inondation sont élevés.
En vue d’assurer une meilleure exploitation des informations fournies, les services techniques sont
engagés à réaliser les actions ci-après :
– la formation et l’information des utilisateurs des différents secteurs socio-économiques sur les
résultats de la prévision saisonnière, assortis de recommandations spécifiques ;
– la diffusion d’avis et de conseils agro-hydrométéorologiques décadaires, destinés aux
producteurs ruraux ;
– la diffusion de bulletins d’information agro-hydrométéorologiques décadaires, destinés aux
autorités chargées de l’alerte précoce pour la sécurité alimentaire ;
– la diffusion de bulletins de prévision et d’alertes météorologiques, destinés aux autorités
chargées de la prévention des risques de catastrophes.Des opérations de pluies provoquées seront conduites dans les zones de déficit pluviométrique dès que les conditions météorologiques seront favorables à l’ensemencement des nuages, afin de combler
les poches de déficit préjudiciables aux cultures.
2. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le Conseil des
Ministres de l’attribution du « Prix Hideyo Noguchi » au Professeur Abdoulaye DJIMDE
du Centre de Formation et de Recherche sur le Paludisme.
Le Centre de Formation et de Recherche sur le Paludisme est une institution publique au sein des
Facultés de Médecine et d’Odontostomatologie et de Pharmacie de l’Université des Sciences, des
Techniques et des Technologies de Bamako, créé en 1992 avec pour mission de mener des recherches
sur le paludisme.
Pour répondre aux problèmes complexes et urgents de santé auxquels font face les pays de l’Afrique
subsaharienne en général et le Mali en particulier, le Centre a diversifié ses activités sous la direction
de Feu le Professeur Ogobara DOUMBO. Cette diversification est perpétuée par ses élèves, en
l’occurrence, le Professeur Abdoulaye DJIMDE.
Le Professeur DJIMDE travaille sur la création de divers programmes visant à renforcer les capacités
de recherche en Afrique et a été le fer de lance de la formation de partenariats stratégiques mondiaux
portant sur le paludisme et la résistance aux médicaments dans la Région africaine.
Le Japon, réaffirmant son attachement profond aux valeurs de rigueur, d’innovation et d’humanisme
en matière de recherche médicale, a décerné le cinquième « Prix Hideyo Noguchi » pour l’Afrique
au Professeur Abdoulaye DJIMDE dans la catégorie de la Recherche médicale.
La cérémonie solennelle de remise du prix aura lieu, au Japon, le 22 août 2025.
3. Le ministre de l’Energie et de l’Eau a informé le Conseil des Ministres de la tenue de la
rencontre d’échanges des Régulateurs de l’Energie sur le Mécanisme de mise en place d’un
cadre harmonisé de régulation dans l’espace confédéral AES, prévue du 06 au 08 mai 2025,
à Bamako.
Dans le cadre de la mise en cohérence des politiques publiques des Etats de la Confédération AES,
les Autorités de Régulation du Secteur de l’Energie du Burkina Faso, de la République du Mali et de
la République du Niger ont décidé de mutualiser leurs efforts pour l’atteinte de la souveraineté
énergétique.
Pour la mise en œuvre de cette initiative, il est prévu une rencontre d’échanges sur le développement
et l’indépendance énergétiques des pays de l’AES, dont l’objectif est de définir une vision commune
de la régulation du Secteur de l’Energie.
4. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des Ministres de la tenue du Forum régional
sur la transformation des systèmes agricoles durables, le partage d’expériences, le
financement et l’institutionnalisation du Système de Riziculture Intensif en Afrique de
l’Ouest.
Ce forum régional, qui se tiendra, à Bamako, du 05 au 07 mai 2025, regroupera 13 pays ouest-
africains dont les Etats de la Confédération AES, l’Observatoire du Sahara et du Sahel et le Conseil
Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricole, sous l’égide du Centre
Régional de Spécialisation sur le Riz de l’Institut d’Economie Rurale.
L’objectif du forum est de créer un cadre d’échanges entre les acteurs des chaînes de valeur riz afin
de dégager des pistes communes pour la promotion du Système de Riziculture Intensif.
5. Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a informé le Conseil des
Ministres de la célébration de la 32ème édition de la Journée internationale des Familles,
prévue le 15 mai 2025.
La 32ème édition de la Journée internationale des Familles a pour thème : « Rôle et place de la famille
dans l’éducation des enfants à nos valeurs ».
Cette célébration, qui vise à renforcer le bien-être familial, est une opportunité de faire comprendre
les problèmes auxquels les familles sont confrontées, d’attirer l’attention des pouvoirs publics et de
sensibiliser les communautés à œuvrer davantage pour promouvoir la famille et renforcer son rôle
dans l’éducation des enfants à nos valeurs.
La Journée internationale des Familles sera marquée par des campagnes de communication digitale,
des conférences-débats, des émissions télévisées et radiophoniques.
6. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la
situation épidémiologique du pays marquée, notamment par une diminution du nombre de
cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée.
Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des
mesures de prévention et de lutte contre les maladies.
Bamako, le 30 avril 2025
Le Secrétaire général du Gouvernement,
Birama COULIBALY
Chevalier de l’Ordre national

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Conseil national de sécurité

Conseil de sécurité : démarrage des travaux de l’atelier de clarification des concepts de la Politique de sécurité nationale

Le Conseil de sécurité nationale a ouvert à Koulouba, ce mercredi 17 mai 2023, en début de matinée, les travaux de son atelier de clarification des concepts de la Politique de sécurité nationale du Mali. Cette cérémonie était présidée par le Secrétaire permanent du Conseil de sécurité nationale, le Général de division Yamoussa CAMARA. Pendant trois jours, les experts se réuniront à Koulouba en vue d’avoir une compréhension commune des concepts de la Politique de sécurité nationale. Car après tout l’objectif final reste « d’ancrer la politique de sécurité nationale dans l’histoire séculaire du pays, en puisant dans les valeurs cardinales de la famille-nation, devant servir de socle à l’État-nation que nous ambitionnons de perpétuer ». Selon le Conseiller à la sécurité nationale, la « défense dit-on, plutôt la sécurité nationale de façon globale, n’est pas un champ que certains labourent seuls pour en livrer la récolte aux autres ». Il s’agit plutôt d’un travail en commun pour des résultats plus concluants. Selon ses précisions, il s’agit d’une approche holistique et pluridisciplinaire qui « aura permis un pas de géant en fédérant les expertises et les énergies pour l’aboutissement des efforts ». Pour ces analyses de clarification, le Conseil de sécurité nationale a ratissé large en mettant à contribution divers départements ministériels et diverses expertises. « La politique de sécurité nationale a vocation à être une référence en matière de fixation des grandes orientations et le cadre général d’action de toutes les parties prenantes dans la protection du territoire, des personnes et de leurs biens. Cela pour garantir la cohérence d’ensemble de la défense du territoire », a expliqué le Général de division Yamoussa CAMARA, dans son allocution d’ouverture des travaux tout en précisant que le Conseil de sécurité national a pour objectif d’anticiper sur les crises et les catastrophes pouvant affecter la sécurité nationale. Il dispose pour ce faire d’un Secrétariat permanent, qui est son organe d’exécution. Le projet de création du Conseil de sécurité nationale a été soumis en 2014 au Conseil supérieur de la défense nationale par le Cabinet de défense du Premier ministre. Il a été retoqué en vue de prendre en compte d’autres aspects de la sécurité nationale, a précisé le Conseiller à la sécurité nationale, qui indique l’élaboration d’une version consolidée de la « politique de sécurité nationale prenant en compte toutes les dimensions de la sécurité humaine ». Cette politique devra se décliner en stratégie nationale de sécurité, a-t-il souligné. « Avant d’entamer l’étape ultime de la finalisation du document, qui fera l’objet de travaux ultérieurs, il nous a paru nécessaire de poursuivre ensemble la clarification des concepts en vue d’une même compréhension et de mieux défendre le projet lors d’ateliers de validation avec tous les acteurs concernés », a conclu le Général de division Yamoussa CAMARA, Secrétaire permanent du Conseil de sécurité nationale.

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Présentation des vœux de Nouvel An de la presse au Président de la Transition

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a échangé, ce lundi 19 janvier 2026, les vœux de Nouvel An avec la Haute Autorité de la Communication (HAC), la Maison de la Presse et le Comité National de l’Égal Accès aux Médias d’État. La cérémonie, qui a enregistré la présence du Premier Ministre, du Ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration, du Président du Conseil National de Transition, ainsi que de plusieurs membres du Gouvernement, s’est tenue au palais de Koulouba. Les responsables des principales faîtières de la presse, les représentants de la Haute Autorité de la Communication, de la Maison de la Presse et du Comité National de l’Égal Accès aux Médias d’État, étaient également présents. Le Président de la Transition a d’abord rendu grâce à Allah pour avoir permis au Mali de franchir une nouvelle année dans la paix, avant de formuler des vœux de prospérité et de stabilité à l’ensemble du peuple malien. Il a saisi l’occasion pour saluer le regain de patriotisme des citoyens face aux ingérences étrangères. Le Chef de l’Etat a souligné que la manipulation de l’information est devenue « un instrument de déstabilisation politique et sociale ». Selon ses explications, « Face à cette tendance à la désinformation et à la manipulation systématiques, l’heure n’est plus à la résignation stérile. Nous devons, dans un élan collectif, apporter des solutions pratiques ». Au nom de la profession, M. Bandiougou DANTÉ, Président de la Maison de la Presse, a salué la vitalité et la résilience des médias maliens au cours de l’année écoulée, malgré un contexte économique et énergétique difficile. Il a profité de l’occasion pour adresser ses remerciements au Chef de l’État pour son engagement en faveur de la liberté de la presse, tout en rendant hommage aux journalistes disparus. DANTÉ a par ailleurs formulé des doléances au profit de la presse malienne et appelé à une révision adaptée du cadre juridique régissant les médias. Il a mis en garde contre la montée de la désinformation et des manipulations, plaidant pour une riposte concertée entre l’État et le secteur médiatique. Le Président de la Transition, prenant la parole à la suite des différentes interventions, a rassuré le monde médiatique en réaffirmant la détermination de l’État à protéger les citoyens contre la désinformation sans remettre en cause la liberté de la presse. Il a, à cet effet, rappelé les efforts déjà consenti dans le renforcement de l’arsenal juridique, notamment à travers la loi sur la cybercriminalité et la relecture du Code pénal, afin d’adapter le cadre normatif aux défis contemporains. Le Président du Comité National de l’Égal Accès aux Médias d’État, M. Abdoulaye SIDIBÉ, a, pour sa part, dénoncé les tentatives d’ingérence géopolitique visant le Mali et, par extension, l’Alliance des États du Sahel (AES). Il a salué la maturité du peuple malien face aux manipulations extérieures et rendu hommage à la rigueur patriotique qui guide l’action du Président de la Transition. Tout comme M. Bandiougou DANTÉ, le Président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), M. Gaoussou COULIBALY, a évoqué les défis majeurs rencontrés par les médias en 2025, notamment la crise du carburant. Il a aussi rappelé le rôle essentiel de la HAC dans la régulation et la protection de l’espace médiatique national. Dans son intervention, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a placé la lutte contre la désinformation et la manipulation de l’opinion au cœur de la souveraineté nationale. Le Général GOÏTA a donc mis un accent particulier sur le rôle des médias dans la préservation de la cohésion sociale et la consolidation du Mali Kura. Il a exhorté les journalistes et les acteurs du numérique à « mesurer la portée de chaque publication » et à distinguer clairement l’information vérifiée de la rumeur, le fait du commentaire et la critique du dénigrement. « Chaque fois que l’information est détournée de son noble objectif, elle devient une arme redoutable contre la cohésion sociale et le progrès », a-t-il rappelé. Saluant les efforts de la Haute Autorité de la Communication dans la régulation du secteur, il a encouragé la poursuite des réformes inclusives visant à moderniser les textes relatifs à la presse et à la communication. Il a également insisté sur le rôle de la justice dans le traitement équitable des affaires impliquant des professionnels des médias, indiquant que « L’État continuera d’assumer ses responsabilités, tout en préservant l’indépendance et le rôle essentiel de la justice ». Le Général Assimi GOÏTA a enfin rendu hommage aux Forces de Défense et de Sécurité et à tous les civils tombés pour la patrie, avant d’appeler à l’unité nationale : « Je forme le vœu que 2026 soit l’année de la consolidation des acquis, de la responsabilité partagée et du sursaut collectif ».

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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 21 JUIN 2023 CM N°2023-26/SGG

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 21 juin 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures par ordonnances. 1. Le présent projet de loi est initié en application des articles 74 de la Constitution et 13 de la Charte de la Transition. Il vise à autoriser le Gouvernement à prendre, par ordonnances, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi, durant la période comprise entre la clôture de la session ordinaire du Conseil national de Transition ouverte le 03 avril 2023 et l’ouverture de la session ordinaire du mois d’octobre 2023. Le projet de loi adopté habilite le Gouvernement à prendre des mesures nécessaires pour la réalisation de son programme dans les domaines ci-après : – la création, l’organisation et le contrôle des services et organismes publics ; – l’organisation de la production ; – les statuts du personnel ; – les traités et accords internationaux. 2. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Centre national de Recherche et d’Expérimentation en Bâtiment et Travaux publics. Le Centre national de Recherche et d’Expérimentation en Bâtiment et Travaux publics a pour mission de contribuer à la définition et à la mise en œuvre de la politique nationale en matière de recherche et d’expérimentation dans le domaine du Bâtiment et des Travaux publics. Après plusieurs années de fonctionnement, le centre est confronté à des difficultés liées, notamment : – à la concentration des activités du Centre autour des prestations génératrices de revenus en sous-traitance avec les bureaux d’études et les entreprises ; – à la timide réalisation des programmes de recherche due à l’insuffisance de moyens financiers et humains ; – à la non implication du Centre à la vérification de la qualité et de la conformité des matériaux de construction importés et fabriqués localement ; – à la non implication du Centre dans les projets d’envergure nationale ; – à l’insuffisance d’équipement adéquat pour l’exécution de ses missions. Par ailleurs, l’adoption de la Loi n°2019-048 du 24 juillet 2019 régissant les laboratoires du bâtiment et des travaux publics et du Décret n°2022-075/PT-RM du 17 février 2022 fixant les conditions de qualification et de classification des laboratoires spécialisés dans les études géotechniques, au contrôle de qualité des sols et des matériaux de construction exige d’adapter le cadre législatif et réglementaire du Centre au nouveau contexte institutionnel. Les présents projets de texte sont adoptés dans ce cadre. Ils redéfinissent les missions du Centre et l’érigent en laboratoire de référence national en lui assignant de nouvelles attributions, entre autres : – la vérification de la qualité des matériaux de construction et leur mise en œuvre pour garantir la sécurité et la durabilité des infrastructures ; – la contribution au contrôle et à la surveillance des travaux neufs et d’entretien du secteur du bâtiment et des travaux publics pour s’assurer du respect des normes, favoriser la maîtrise des délais contractuels ; – la vérification de la qualité des matériaux conventionnels de construction avant leur mise sur le marché pour contraindre les producteurs et importateurs au respect des caractéristiques normatives et contribuer à la prévention des risques d’effondrement ou de vieillissement précoce des infrastructures ; – l’élaboration de la carte géotechnique du Mali. 3. SurlerapportduministredesMines,del’Energieetdel’Eau,leConseildes Ministres a adopté : – un projet de loi portant Code minier en République du Mali ; – un projet de loi relatif au contenu local dans le secteur minier. La Réforme du secteur minier est une des fortes recommandations des Assises nationales de la Refondation. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des trois (03) principes édictés par le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Colonel Assimi GOITA et qui gouvernent l’action publique, à savoir : – le respect de la souveraineté du Mali ; – le respect des choix stratégiques et de partenaires opérés par le Mali ; – la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. Dans le but de faire profiter les potentialités minières et énergétiques à l’ensemble de la population, le Gouvernement a engagé une série de réformes dans le secteur minier. C’est ainsi que furent adoptés, successivement les Codes miniers de 1963, 1970, 1991, 1999, 2012 et 2019. L’Ordonnance n°2019-022/P-RM du 27 septembre 2019 a apporté plusieurs innovations. En dépit de ces innovations, il est apparu des insuffisances de fond pour une amélioration substantielle de la contribution du secteur minier à l’essor économique et social. Ces insuffisances portent essentiellement sur : – la faible intégration de l’activité minière à l’économie nationale malgré le contexte favorable marqué par la hausse du cours de l’or ; – le manque d’inclusivité dans la signature des Conventions d’établissement et l’approbation des avenants introduits par les sociétés minières ; – l’insuffisance des moyens de contrôle de l’Etat sur l’exploitation minière ; – les procédures d’ouvertures de comptes offshores ; – la non prise en compte dans la législation minière du traitement de minerai par péage ; – les contraintes liées à un système de convention d’établissement unique qui couvre la phase de recherche et la phase d’exploitation ; – les prises d’engagements par l’Etat sur l’exploitation avant même la découverte du gisement ; – la faiblesse des textes nationaux par rapport au contenu local. Les projets de loi sont adoptés afin d’apporter des solutions aux insuffisances relevées. Ils réaffirment la

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