COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 29 NOVEMBRE 2023 CM N°2023-49/SGG

Actualités

PROJET DE COMPTE RENDU DE CONSEIL DES MINISTRES - Grande

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 29 novembre 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.

Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :

– adopté des projets de texte ;

– et entendu des communications.

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES

1. Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures par ordonnance.

Le présent projet de loi est initié en application des articles 121 de la Constitution et 13 de la Charte de la Transition.

Il vise à autoriser le Gouvernement à prendre par ordonnance, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi, durant la période comprise entre la clôture de la session ordinaire du Conseil National de Transition, ouverte le 02 octobre 2023 et l’ouverture de la session ordinaire du mois d’avril 2024.

Le projet de loi adopté, habilite le Gouvernement à adopter des mesures nécessaires pour la réalisation de son programme dans les domaines ci-après :
– la création, l’organisation et le contrôle des services et organismes publics ;
– l’organisation de la production ;
– les statuts du personnel ;
– les traités et accords internationaux.

2. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté :

a. un projet de décret fixant le cadre organique de l’Observatoire des Transports.

L’Observatoire des Transports a été créé par l’Ordonnance n°99-041/P-RM du 29 septembre 1999 avec pour mission de suivre les activités du secteur des Transports et de fournir aux pouvoirs publics et aux professionnels toutes informations utiles. Son organisation et ses modalités de fonctionnement sont fixées par le Décret n°00-003/P-RM du l2 janvier 2000.

Le Décret n°00-004/P-RM du 12 janvier 2000 détermine le cadre organique de l’Observatoire des Transports. Après plusieurs années de mise en œuvre, la structure connait des dysfonctionnements dus principalement à la non prise en compte de certains corps dans le cadre organique en vigueur.

Le projet de décret adopté, vise à corriger cette situation et à doter pour les cinq (05) prochaines années, l’Observatoire des Transports en personnel nécessaire pour l’exécution de ses missions.

b. un projet de décret fixant le cadre organique de la Direction des Finances et du Matériel du Ministère des Transports et des Infrastructures.

Les Directions des Finances et du Matériel ont été créées par l’Ordonnance n°09-010/P-RM du 04 mars 2009 avec pour mission d’élaborer, au niveau d’un Département ou d’un groupe de Départements ministériels, les éléments de la politique nationale dans les domaines de la gestion des ressources financières et matérielles et de l’approvisionnement des services publics.

Le cadre organique de la Direction des Finances et du Matériel du Ministère de l’Equipement et du Désenclavement est fixé par le Décret n°2017-0937/P-PM du 27 novembre 2017.

Au regard de la non-conformité du cadre organique actuel avec la configuration du département qui est issu de la fusion du Ministère des Transports et de la Mobilité Urbaine et du Ministère de l’Equipement et du Désenclavement, il est apparu nécessaire de procéder à sa relecture en vue de l’adapter à l’environnement institutionnel.

Le projet de décret est adopté dans ce cadre. Il permettra de doter, pour les cinq (05) prochaines années, la Direction en personnel nécessaire pour l’exécution de ses missions.

3. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté :

a. un projet de décret portant approbation du Schéma Directeur d’Urbanisme de la ville de Ménaka et environs.

La ville de Ménaka couvre une superficie de 95 000 hectares avec une population estimée à 13 647 habitants selon le Recensement Général de la Population et de l’Habitat 2022.

L’expansion de la ville de Ménaka, son érection en capitale régionale et l’ampleur des activités qui y sont menées ont rendu nécessaire la révision du Schéma Directeur d’Urbanisme approuvé en 2004. Cette révision permettra de prendre en compte les évolutions, mais aussi son développement harmonieux à court, moyen et long terme.

Le Schéma Directeur d’Urbanisme fixe les orientations fondamentales du développement et de l’aménagement de la ville de Ménaka et environs et définit les principes d’organisation de l’agglomération en matière d’habitat, d’activités, de voirie et de réseaux divers, de grands équipements, y compris le traitement des problèmes environnementaux.

L’adoption du présent Schéma permet de doter la ville de Ménaka et environs d’instruments de planification et de gestion de son développement pour les vingt prochaines années.

b. un projet de décret portant affectation au Ministère de la Sécurité et de la Protection civile de la parcelle de terrain, objet du Titre de foncier n°239206 du Cercle de Kati, sise à N’Tabacoro.

La parcelle de terrain, d’une superficie de 16 ares 00 centiare est destinée à la construction d’un commissariat de Police en vue d’apporter une meilleure réponse à l’aspiration sécuritaire des populations de N’Tabacoro et environs.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS

1. Le ministre des Transports et des Infrastructures a informé le Conseil des Ministres :

a. de l’organisation du Forum international sur la prévention routière :

Le Mali assure présentement la présidence de l’Organisation de la Sécurité routière en Afrique de l’Ouest. A ce titre, il assume la responsabilité d’entreprendre et de valider toutes initiatives de promotion de la sécurité routière dans l’espace communautaire.

Face à la fréquence et à la gravité des accidents de la circulation routière dans notre pays, la sous-région et sur le continent, le Ministère des Transports et des Infrastructures organise un forum international sur la prévention routière, les 07 et 08 décembre 2023, sur le thème : La sécurité routière, un défi transfrontalier.

L’objectif de ce forum est d’offrir un cadre d’échange sur les meilleures pratiques internationales de prévention des risques d’accidents de la route, afin de renforcer la sécurité routière.

L’accroissement spectaculaire de la motorisation, la forte croissance démographique et l’urbanisation galopante sont entre autres facteurs qui contribuent à la multiplication des risques liés à l’usage de la route. Du fait notamment de l’utilisation massive des engins motorisés à deux ou trois roues, les victimes de la route se retrouvent principalement dans la tranche d’âge de 18 à 35 ans et dans la catégorie des usagers de la route les plus vulnérables que sont les piétons, les personnes âgées, les enfants et les personnes vivant avec un handicap.

Les statistiques annuelles moyennes d’accidents de la route des cinq dernières années révèlent qu’une personne est tuée toutes les 14 heures. Les facteurs d’accidents de la circulation routière sont répartis comme suit :
– le facteur humain : 82% ;
– les défaillances techniques du véhicule : 10% ;
– les infrastructures routières et leur environnement : 8%.

En réponse à la tragédie des accidents de la route, le Gouvernement a adopté la Stratégie nationale de Sécurité routière 2021-2030 dont la mise en œuvre doit aboutir à une réduction considérable du nombre de tués imputables aux accidents de la route.

Le forum international sur la prévention routière offre l’opportunité de réunir les experts nationaux, sous régionaux, africains et internationaux pour échanger sur les piliers de la Stratégie nationale de sécurité routière.

La cérémonie d’ouverture du forum aura lieu le jeudi 07 décembre 2023, sous la présidence de Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement.

b. du déraillement du train n°15 :

Le 24 novembre 2023, à 23 heures 50 minutes, le train n°15, en provenance de Kayes et à destination de Bamako, a déraillé à 9 km de la gare ferroviaire de Mahina.

Le train était composé de la locomotive CC2207, qui conduisait 15 wagons, dont la locomotive CC2205 et avait à son bord 410 passagers et 38 membres de l’équipage.

L’accident n’a pas occasionné de mort ni de blessé parmi les passagers. Cependant, le conducteur à bord de la locomotive CC2205 et l’électricien de la Société de patrimoine ferroviaire du Mali ont été légèrement blessés.

Des dégâts importants sont signalés sur le matériel roulant et la voie ferrée a été endommagée sur près de cent mètres linéaires.

Les dispositions ont été immédiatement prises par la Société de patrimoine ferroviaire du Mali, en rapport avec les forces de défense et de sécurité et les autorités de la région de Kayes, pour sécuriser les lieux et porter assistance aux passagers et à l’équipage du train.

2. Le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 5ème session de la Conférence des Ministres du Travail de l’Organisation de la Coopération Islamique tenue à Bakou, en Azerbaïdjan.

Le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a participé à la 5ème session de la Conférence des ministres du Travail de l’Organisation de Coopération Islamique, du 21 au 23 novembre 2023.

Le thème central de cette conférence était : « Solutions innovantes et numérisation des services du travail et d’emploi dans les Etats membres de l’Organisation de la Coopération Islamique ». Quarante-trois pays ont participé à cette session.

Cette réunion a concerné les Hauts fonctionnaires des Etats membres et les représentants du Secrétariat général de l’Organisation ; du Centre de Recherches statistiques, économiques et sociales et de formation pour les pays islamiques ; du Centre islamique pour le développement du Commerce ; de l’Institut de normalisation et de métrologie des pays islamiques ; du Forum de la Jeunesse de la Coopération islamique ; du Bureau exécutif des Conseils des ministres du Travail et des Affaires sociales et de l’Organisation internationale du Travail.

A l’issue de leur réunion, les Hauts fonctionnaires ont adopté plusieurs recommandations, notamment celles relatives à :
– l’examen des candidatures des pays au Conseil exécutif du Centre du Travail de l’OCI ;
– l’examen des dossiers des candidats au poste de Directeur général du Centre de Travail de l’OCI ;
– l’examen du budget du Secrétariat du Centre du Travail de l’OCI (2023-2026).

La réunion a invité les Etats membres à diligenter la ratification du Statut du Centre afin d’apporter des contributions régulières aux budgets administratifs et opérationnels du centre. Le taux des cotisations régulières sera défini par le conseil exécutif lors d’une session budgétaire. Elle a également appelé les Etats à faire des contributions volontaires.

La Conférence des ministres du Travail a été marquée par les interventions des différentes délégations dont beaucoup ont dénoncé l’agression de la Palestine avec des crimes contre l’humanité.

Dans son intervention, le ministre du Travail a rappelé les progrès enregistrés en matière de travail, d’emploi et de protection sociale, notamment la signature du Pacte de stabilité sociale et de croissance avec les partenaires sociaux, le 25 août 2023.

Par ailleurs, les ministres du Travail du Burkina Faso et du Mali ont rappelé la situation du Sahel qui fait face à une agression des terroristes sponsorisés par certaines puissances étrangères. Ils ont appelé les Etats membres de l’Organisation de la Coopération Islamique à une solidarité en faveur de l’Alliance des Etats du Sahel dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Prenant en compte la teneur des discours des deux pays, la réunion des ministres a décidé d’inclure dans sa résolution finale, sa solidarité pour les Etats du sahel en plus de la Palestine.

3. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des Ministres de l’organisation des Etats Généraux de la Jeunesse.

Les Etats Généraux de la Jeunesse visent à créer un espace d’échanges et de réflexion, en vue d’amener les jeunes et les acteurs du secteur à contribuer à la formulation des réponses adéquates aux défis auxquels la couche jeune est confrontée afin de lui permettre de participer de façon entière et effective au développement socio- économique, culturel et environnemental du pays.

Les concertations locales et régionales des états généraux se tiendront dans chaque commune le 1er décembre et au niveau régional le 5 décembre 2023, dans une démarche participative et inclusive.

Les ateliers de validation se tiendront le 21 décembre et la remise des conclusions au Président de la Transition, Chef de l’Etat se fera le 22 décembre 2023.

Ces concertations mobiliseront toutes les parties prenantes : les jeunes, les autorités administratives, politiques et coutumières, les organisations de la société civile. Aussi, il est à noter que les jeunes établis à l’extérieur organiseront leurs concertations pour la prise en charge de leurs préoccupations.

Les thématiques suivantes seront abordées au cours des Etats Généraux de la Jeunesse :
– Jeunesse, Gouvernance, Reformes politiques et institutionnelles ;
– Jeunesse, Sécurité, Paix, Réconciliation et Cohésion Sociale ;
– Jeunesse, Croissance économique et Développement Durable ;
– Jeunesse, Capital humain, Genre et Inclusion Sociale ; – Jeunesse, Sport, Culture, Art et Construction Citoyenne ; – Jeunesse, Vie Associative et participation publique.

Les conclusions et recommandations issues de ces états généraux constitueront en plus de la Politique Nationale de la Jeunesse, la feuille de route de toutes les actions en faveur de la jeunesse.

La cérémonie de clôture de la phase nationale sera présidée par le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le 22 décembre 2023.

4. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a informé le Conseil des Ministres de la tenue de la 63ème session ordinaire du Conseil d’Administration de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle.

Le Burkina Faso, abritera du 04 au 12 décembre 2023, la 63ème Session Ordinaire du Conseil d’Administration de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle.

Office commun d’application du Traité qu’est l’Accord de Bangui, l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle regroupe à ce jour, dix-sept (17) Etats membres.

Cette 63ème session sera l’occasion pour le ministre de l’Industrie et du Commerce du Mali de faire avancer les dossiers en instruction concernant le « bogolan » du Mali et le « sel gemme de Taoudénni » qui vont être érigés en Indication Géographique.

La session se déroulera en deux étapes à savoir, la réunion de la Commission des Experts constituée de deux représentants par Etat membre et la réunion des Administrateurs qui regroupe l’ensemble des Ministres en charge de l’Industrie des Etats membres.

Les points inscrits à l’ordre du jour de cette session porteront sur l’examen et l’adoption des rapports d’activités du Directeur Général ainsi que les questions d’ordre technique et financière.

La session sera clôturée par la distinction des trois (03) meilleures Structures Nationales de Liaisons de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle dans ses 17 Etats membres.

Pour rappel, le Mali à travers le Centre Malien de Promotion de la Propriété Industrielle a été distingué premier parmi ses pairs lors de la 62ème session ordinaire tenue à Douala au Cameroun.
Cette distinction était la cinquième (5ème) du genre pour notre pays.

5. Le ministre de l’Elevage et de la Pêche a informé le Conseil des Ministres du lancement de la Campagne de vaccination du cheptel.

L’élevage occupe une place importante dans le développement économique et social du Mali. En effet, il contribue pour environ 12% du Produit Intérieur Brut, 25 à 30% de la production du secteur rural et procure au pays 15% de ses recettes d’exportation. Le cheptel est le 3ème produit d’exportation après le coton et l’or.

Cependant le cheptel malien est confronté à des contraintes sanitaires. C’est ainsi que des campagnes de vaccination visant le contrôle et l’éradication des maladies animales sont organisées chaque année.

Pour la campagne de vaccination 2023/2024, l’objectif est de vacciner 76 millions 636 mille 645 de têtes d’animaux et de volailles, toutes espèces confondues.

La vaccination vise principalement les maladies prioritaires du réseau de surveillance épidémiologique créé par l’Arrêté n°2020-0202/MEP-SG du 06 Février 2020.

Le lancement officiel de la campagne de vaccination vise principalement à mobiliser tous les acteurs afin de réduire l’incidence de ces maladies par une augmentation du taux de couverture vaccinale et d’assurer une surveillance épidémiologique efficace.

Au niveau national, le lancement est placé sous la présidence du Président de la transition, Chef de l’Etat, et, dans les régions sous la présidence des Gouverneurs.

Cette année, elle sera lancée à Kati Drall, dans la Commune de Kambila, Cercle de Kati, le dimanche 17 décembre à partir de 10 heures.

6. Le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Reformes politiques et institutionnelles a informé le Conseil des Ministres de la tenue d’ateliers sur le thème « La 4ème République : rôles et responsabilités des acteurs sociaux, politiques et institutionnels » à Bamako et dans certaines capitales régionales à compter du 07 décembre 2023.

Conformément aux recommandations des Assises Nationales de la Refondation, une nouvelle Constitution a été adoptée par référendum le 18 juin 2023 et promulguée le 22 juillet 2023 par le Président de la Transition, Chef de l’Etat.

Les Maliens ont fait ainsi le choix du renouvellement du système de gouvernance globale dans le but de créer les conditions de renforcement de l’Etat de Droit, de la Démocratie et des Droits de l’Homme.

La Constitution traite d’un ensemble d’acteurs socio-politiques et institutionnels auxquels de nouveaux rôles et responsabilités ont été assignés. Ils s’ajoutent à d’autres qui sont maintenus ou renforcés par endroit.

Au regard des enjeux et défis de la 4ème République, il paraît nécessaire de préparer et mobiliser l’ensemble de ces acteurs dans le but de créer la synergie nécessaire à l’atteinte des objectifs de refondation de notre pays.

Ces ateliers seront l’occasion d’identifier les outils et moyens juridiques que la
Constitution met à la disposition des citoyens et acteurs pour contribuer à créer les conditions de l’avènement d’une gouvernance vertueuse pour la stabilisation et le développement harmonieux de notre pays.

Il s’agit aussi pour le Cabinet du Ministre délégué de contribuer à la promotion et à la concrétisation de l’esprit de la réforme constitutionnelle avec en plus des représentants du triumvirat (ministre d’Etat-ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et institutionnelles), ceux de la justice, de la Culture, de la jeunesse et des femmes. Les thèmes retenus traitent de :
– le malien au cœur de la 4ème République : citoyenneté et valeur ;
– la Gouvernance politique, institutionnelle et électorale ;
– la gouvernance administrative et territoriale ;
– la lutte contre la corruption ;
– la défense nationale : civile et militaire.

Les différentes présentations s’appuieront sur les deux triptyques de la vision déclinée par le Président de la Transition, Chef de l’Etat à savoir :
– les trois principes constitutionnalisés qui guident l’action publique à savoir : le respect de la souveraineté de l’Etat, le respect des choix souverains du peuple et la défense de ses intérêts ;
– les trois « D » : Défense, Diplomatie et Développement.

Les ateliers se tiendront à Bamako et dans les régions de Kayes, Mopti et Kidal.

7. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment :

a. par une stagnation du nombre de cas testés positifs de la maladie à Coronavirus par rapport à la semaine précédente.

b. par une augmentation du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée.

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies.

Bamako, le 29 novembre 2023

Le Secrétaire général du Gouvernement,

Mahamadou DAGNO
Officier de l’Ordre national

Autres articles qui font l'actualité

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 18 SEPTEMBRE 2026 CM N°2026-37/SGG.

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 18 septembre 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant loi de Finances pour l’exercice 2027. Le projet de loi de Finances pour l’exercice 2027 est préparé en application de la Loi n°2025-038 du 15 août 2025 portant loi organique relative aux lois de Finances. Les prévisions des recettes budgétaires pour l’exercice 2027 s’élèvent à 3 866,635 milliards de Francs CFA contre 3 372,895 milliards de Francs CFA dans la loi de Finances rectifiée 2026, soit une augmentation de 493,740 milliards de Francs CFA correspondant à une hausse de 14,64%. Les prévisions des dépenses budgétaires pour l’exercice 2027 s’élèvent à 4 462,646 milliards de Francs CFA contre 3 993,319 milliards de Francs CFA dans la loi de Finances rectifiée 2026, soit une hausse de 469,326 milliards de Francs CFA correspondant à une progression de 11,75%. Le Budget de l’Etat 2027 présente un déficit de 596,011 milliards de Francs CFA contre 620,425 milliards de Francs CFA dans la loi de Finances rectifiée 2026, soit une baisse de 3,93%. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la Politique nationale pénitentiaire du Mali et son Plan d’actions. Le Conseil des Ministres, lors de sa session du 12 août 2026, a pris acte de la communication écrite relative à la Politique nationale pénitentiaire du Mali et son Plan d’actions 2026-2030. Cette politique a pour objectif de doter le Mali d’un document de référence et d’orientation en matière d’administration pénitentiaire dans le respect des normes nationales et internationales. Le projet de décret, adopté, consacre son approbation et ouvre la voie à sa mise en œuvre. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS       –     Chargé de mission : Monsieur Abdoul Razak MAIGA, Journaliste. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Chef de Cabinet : Monsieur Amadou MACINA, Juriste. Chargés de mission : Monsieur Issiaka Sadou MAIGA, Inspecteur des Services pénitentiaires et de l’Education surveillée ; Madame Namatou AROUBONCANA, Gestionnaire ; Monsieur Alfousseiny SIDIBE, Journaliste ; Monsieur Mahamane Amadou MAIGA, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Directeur général du Centre de Recherche et de Formation pour les Industries légères et textiles : Monsieur Zoumana TRAORE, Enseignant-chercheur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE ET DE L’EAU       –     Conseiller technique : Madame Fafa FOFANA, Inspecteur des Services économiques. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE –    Directeur général de l’Agence de l’Environnement et du Développement durable : Monsieur Mamadou GOUMANE, Ingénieur des Eaux et Forêts. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, a informé le Conseil des Ministres de l’organisation de la 1ère Edition du Grand Forum de la Jeunesse malienne, tenue du 5 au 6 septembre 2026, à Philadelphie aux EtatsUnis d’Amérique. Cette 1ère Edition, placée sous le thème : « Jeunesse malienne de la Diaspora : leadership, innovation, engagement citoyen et contribution au développement durable du Mali », a constitué un cadre de réflexion autour des enjeux liés à la contribution de la communauté malienne établie aux Etats-Unis d’Amérique. Au cours de cette édition, les participants ont échangé sur des thématiques relatives au rôle de la jeunesse malienne établie à l’extérieur dans la dynamique de développement du Mali, notamment à travers l’entrepreneuriat, le mentorat, la transformation numérique, le leadership et l’engagement citoyen. Les travaux ont été sanctionnés par l’adoption de la Déclaration de Philadelphie, par laquelle les participants ont exprimé leur engagement à mettre leurs compétences et leurs expertises au service du développement national. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a informé le Conseil des Ministres du lancement de la Plateforme numérique dédiée au répertoire des compétences des Maliens établis à l’Extérieur, le 22 août 2026, à Washington aux Etats-Unis d’Amérique. Cette plateforme, conçue pour recenser et valoriser les compétences de la Diaspora malienne, est accessible à l’adresse www.malidiaspora.org. Au cours de la cérémonie de lancement, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a salué l’engagement et la mobilisation de la Diaspora malienne en faveur de la Nation ainsi que l’octroi de la distinction « Champion de la Diaspora » au Président de la Transition, Chef de l’Etat. Le lancement de cette plateforme vient renforcer les dispositifs déjà mis en place, notamment le programme TOKTEN, le Forum International de la Diaspora et la Cellule d’appui à la capitalisation de l’expertise de la Diaspora et ouvre également des perspectives de coopération et de mise en synergie des compétences des Diasporas du Mali, du Burkina et du Niger. Le ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 7ème Réunion du Dialogue entre les Agences de Coopération technique des pays membres de la Banque Islamique de Développement, tenue du 6 au 8 septembre 2026, au Caire en Egypte. La réunion a porté sur le renforcement de la coopération Sud-Sud et triangulaire, la réponse aux crises et la construction de partenariats durables et mutuellement bénéfiques. Elle a également mis l’accent sur le partage d’expériences, le transfert de compétences et la réalisation de projets concrets, notamment dans les domaines du capital humain,

Lire »

Présentation des vœux de Nouvel An de la presse au Président de la Transition

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a échangé, ce lundi 19 janvier 2026, les vœux de Nouvel An avec la Haute Autorité de la Communication (HAC), la Maison de la Presse et le Comité National de l’Égal Accès aux Médias d’État. La cérémonie, qui a enregistré la présence du Premier Ministre, du Ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration, du Président du Conseil National de Transition, ainsi que de plusieurs membres du Gouvernement, s’est tenue au palais de Koulouba. Les responsables des principales faîtières de la presse, les représentants de la Haute Autorité de la Communication, de la Maison de la Presse et du Comité National de l’Égal Accès aux Médias d’État, étaient également présents. Le Président de la Transition a d’abord rendu grâce à Allah pour avoir permis au Mali de franchir une nouvelle année dans la paix, avant de formuler des vœux de prospérité et de stabilité à l’ensemble du peuple malien. Il a saisi l’occasion pour saluer le regain de patriotisme des citoyens face aux ingérences étrangères. Le Chef de l’Etat a souligné que la manipulation de l’information est devenue « un instrument de déstabilisation politique et sociale ». Selon ses explications, « Face à cette tendance à la désinformation et à la manipulation systématiques, l’heure n’est plus à la résignation stérile. Nous devons, dans un élan collectif, apporter des solutions pratiques ». Au nom de la profession, M. Bandiougou DANTÉ, Président de la Maison de la Presse, a salué la vitalité et la résilience des médias maliens au cours de l’année écoulée, malgré un contexte économique et énergétique difficile. Il a profité de l’occasion pour adresser ses remerciements au Chef de l’État pour son engagement en faveur de la liberté de la presse, tout en rendant hommage aux journalistes disparus. DANTÉ a par ailleurs formulé des doléances au profit de la presse malienne et appelé à une révision adaptée du cadre juridique régissant les médias. Il a mis en garde contre la montée de la désinformation et des manipulations, plaidant pour une riposte concertée entre l’État et le secteur médiatique. Le Président de la Transition, prenant la parole à la suite des différentes interventions, a rassuré le monde médiatique en réaffirmant la détermination de l’État à protéger les citoyens contre la désinformation sans remettre en cause la liberté de la presse. Il a, à cet effet, rappelé les efforts déjà consenti dans le renforcement de l’arsenal juridique, notamment à travers la loi sur la cybercriminalité et la relecture du Code pénal, afin d’adapter le cadre normatif aux défis contemporains. Le Président du Comité National de l’Égal Accès aux Médias d’État, M. Abdoulaye SIDIBÉ, a, pour sa part, dénoncé les tentatives d’ingérence géopolitique visant le Mali et, par extension, l’Alliance des États du Sahel (AES). Il a salué la maturité du peuple malien face aux manipulations extérieures et rendu hommage à la rigueur patriotique qui guide l’action du Président de la Transition. Tout comme M. Bandiougou DANTÉ, le Président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), M. Gaoussou COULIBALY, a évoqué les défis majeurs rencontrés par les médias en 2025, notamment la crise du carburant. Il a aussi rappelé le rôle essentiel de la HAC dans la régulation et la protection de l’espace médiatique national. Dans son intervention, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a placé la lutte contre la désinformation et la manipulation de l’opinion au cœur de la souveraineté nationale. Le Général GOÏTA a donc mis un accent particulier sur le rôle des médias dans la préservation de la cohésion sociale et la consolidation du Mali Kura. Il a exhorté les journalistes et les acteurs du numérique à « mesurer la portée de chaque publication » et à distinguer clairement l’information vérifiée de la rumeur, le fait du commentaire et la critique du dénigrement. « Chaque fois que l’information est détournée de son noble objectif, elle devient une arme redoutable contre la cohésion sociale et le progrès », a-t-il rappelé. Saluant les efforts de la Haute Autorité de la Communication dans la régulation du secteur, il a encouragé la poursuite des réformes inclusives visant à moderniser les textes relatifs à la presse et à la communication. Il a également insisté sur le rôle de la justice dans le traitement équitable des affaires impliquant des professionnels des médias, indiquant que « L’État continuera d’assumer ses responsabilités, tout en préservant l’indépendance et le rôle essentiel de la justice ». Le Général Assimi GOÏTA a enfin rendu hommage aux Forces de Défense et de Sécurité et à tous les civils tombés pour la patrie, avant d’appeler à l’unité nationale : « Je forme le vœu que 2026 soit l’année de la consolidation des acquis, de la responsabilité partagée et du sursaut collectif ».

Lire »

APCAM : Le nouveau bureau reçu par le Président N’DAW

Le Président de la Transition, SEM Bah N’DAW a reçu en audience, ce mardi 4 mai 2021, le nouveau bureau de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali (APCAM) avec à sa tête, son Président Sanoussi Bouya SYLLA. C’était en présence du Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Mohamed OULD MAHMOUD. « Nous sommes venus présenter nos honneurs au Président de la Transition, c’est un tout nouveau bureau, et le remercier d’abord pour les efforts qu’il fait pour cette Transition », a affirmé M. Sanoussi Bouya SYLLA. « Nous avons partagé avec le Chef de l’État la vision qu’a le nouveau bureau de l’APCAM qui est une vision qui va vers le modernisme, une coopérative d’utilisation de machine agricole, une vision de transformation de l’Agriculture », a indiqué le Président de l’APCAM. Monsieur Sanoussi Bouya SYLLA souhaite un quota réservé aux producteurs dans les achats institutionnels. Selon lui, l’enregistrement des exploitations agricoles familiales va permettre une certaine traçabilité de tout le financement qui va dans l’Agriculture. « Le Président nous a dits que le temps de la Transition est court et qu’il faut qu’on aille vite. Il nous a invités, mon ministre et moi, à identifier ce qu’on peut faire tout de suite et qu’on y aille tout de suite », a conclu le Président de l’APCAM.  

Lire »

Partagez cette page sur vos réseaux sociaux :