COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 05 MARS 2025

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Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 05 mars 2025, dans sa salle de
délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA,
Président de la Transition, Chef de l’Etat.
I. A l’entame de la Session, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la
Transition, Chef de l’Etat, a prié pour le repos des âmes des disparus, présenté ses condoléances à
leurs familles et formulé des vœux de prompt rétablissement aux blessés, suite aux drames
survenus sur les sites d’orpaillage à Kokoyo, village de Danga, Cercle de Kangaba et à Bilalikoto,
Cercle de Kenieba.
Le Chef de l’Etat a instruit le Gouvernement de renforcer les mesures pour éviter les drames humains
et environnementaux dans notre pays.
Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a en outre instruit :
1. l’abrogation des actes de nomination des responsables administratifs directement impliqués dans la survenance desdits incidents : Préfet, Sous-préfets, responsables des Forces de Sécurité (Police,
Gendarmerie, Garde), des services locaux des Eaux et Forêts, services d’Assainissement et du
Contrôle des Pollutions et des Nuisances, services subrégionaux de la Géologie et des Mines ;
2. la relecture de certains textes juridiques pour, entre autres, mettre fin à la transaction dans le
domaine environnemental, faciliter la récupération des équipements impliqués dans l’orpaillage,
et leur affectation au patrimoine de l’Etat ;
3. la suspension des permis d’exploitation des mines artisanales octroyé à des personnes de
nationalité étrangère ;
4. le lancement de la procédure de dissolution du Conseil communal de Dabia.
II. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :
– adopté des projets de texte ;
– et entendu des communications.
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AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES
1. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil
des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de la Convention d’appui
budgétaire comprenant un prêt, signé à Bamako, le 26 février 2025, entre le Gouvernement
de la République du Mali et le Fonds du Qatar pour le Développement.
Par cette convention, le Fonds du Qatar pour le Développement accorde au Gouvernement de la
République du Mali un appui budgétaire d’un montant de 50 millions de dollars américains, soit 31
milliards 447 millions 500 mille F CFA environ, composé d’un prêt de 45 millions de dollars
américains, soit 28 milliards 302 millions 750 mille F CFA environ.
Cet appui budgétaire permettra de soutenir les secteurs de l’aide humanitaire, du développement
économique et de la santé, notamment la fourniture de denrées alimentaires, la réalisation de points
d’eau, la réhabilitation et la construction d’infrastructures et le renforcement des moyens d’action de l’Administration et des Collectivités territoriales.
2. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un
projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°06-067 du 29 décembre 2006,
modifiée, portant Code général des Impôts.
Le Gouvernement a adopté la Loi n°2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier en République
du Mali pour tirer davantage profit de la rente minière.
Ce nouveau Code a introduit dans le dispositif minier une convention d’établissement pour la phase
de recherche et une autre pour la phase d’exploitation, réduit la période de stabilité du régime fiscal, institué la redevance de la surproduction et la taxation des superprofits, augmenté la participation de l’Etat dans le capital de la société d’exploitation minière et supprimé les exonérations douanières en
phase d’exploitation.
Il a également introduit la progressivité du taux de la taxe ad valorem et a permis la conclusion des
protocoles d’accord entre le Gouvernement de la République du Mali et des sociétés minières.
Le projet d’ordonnance, adopté, modifie les article 240 et 425 en vue d’adapter le Code général des
Impôts au nouveau Code minier.
Cette modification apporte les innovations ci-après :
– l’élargissement du champ d’application de l’Impôt Spécial sur Certains Produits aux marbres,
aux lingots d’or et aux autres produits miniers ;
– la réduction du taux minimal de l’Impôt Spécial sur Certains Produits pour les marbres, les
lingots d’or et les autres produits miniers de 5% à 3% ;
– l’extension du droit de timbre sur les intentions d’exportations à tous les produits miniers.
3. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a
adopté :
a. un projet de décret fixant les délais et les modalités de conclusion des conventions entre
la Caisse nationale d’Assurance Maladie et les prestataires de santé.
Le Gouvernement de la République du Mali a engagé depuis 2003 un processus visant à mettre en
place un système de protection social contre le risque maladie au profit de l’ensemble de la
population.
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Le processus a abouti, après la mise en place du Régime d’Assurance Maladie Obligatoire et du
Régime d’Assistance Médicale, à l’adoption de la Loi n°2018-074 du 31 décembre 2018 portant
institution du Régime d’Assurance Maladie Universelle.
La mise en œuvre de l’Assurance Maladie Universelle nécessite un système de conventionnement qui
définit clairement les délais et les modalités de conclusion des conventions entre la Caisse nationale
d’Assurance Maladie et les prestataires de santé.
Ainsi, le Décret n°10-577/P-RM du 26 octobre 2010 fixant les délais et les modalités de conclusion
des conventions entre les prestataires de santé et la Caisse nationale d’Assurance Maladie a été adopté
pour la mise en œuvre du Régime d’Assurance Maladie Obligatoire.
L’application de ce décret a révélé des insuffisances dans le cadre du Régime d’Assurance Maladie
Universelle qu’il convient de corriger pour étendre, notamment la prise en charge à toutes les
catégories de travailleurs.
Le projet de décret, adopté, permettra d’organiser efficacement la prise en charge de tous les assurés
et bénéficiaires du Régime d’Assurance Maladie Universelle.
b. un projet de décret portant approbation des conventions types de délégation de gestion
dans le cadre du Régime d’Assurance Maladie Universelle.
La Loi n°2018-074 du 31 décembre 2018 portant institution du Régime d’Assurance Maladie
Universelle prévoit la possibilité pour la Caisse nationale d’Assurance Maladie de déléguer, sous son
contrôle, certaines missions à des organismes gestionnaires délégués et d’impliquer des sociétés
commerciales dont l’expertise est avérée en matière de gestion du risque maladie.
Le projet de décret, adopté, permettra de mettre en place un mécanisme pour assurer le partage, selon
les besoins, des fonctions entre la Caisse nationale d’Assurance Maladie et les organismes
gestionnaires délégués.
c. un projet de décret fixant les principes de la tarification préférentielle et les taux de
couverture des prestations de soins de santé dans le cadre du Régime d’Assurance
Maladie Universelle.
Le Gouvernement a institué le Régime d’Assurance Maladie Universelle en vue de favoriser la mise
en commun efficiente des ressources et l’achat stratégique en matière de soins de santé.
La fonctionnalité de l’assurance maladie universelle passe nécessairement par certains préalables
parmi lesquels la précision des dispositions relatives à l’établissement de la tarification préférentielle
des actes et des médicaments.
Le projet de décret, adopté, précise les principes de tarification et de remboursement des prestations
offertes à tous les bénéficiaires du Régime d’Assurance Maladie Universelle.
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AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS
1. Le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil
des Ministres de la participation du Mali au « Segment de Haut Niveau » sur la
situation des Droits de l’Homme, tenu du 24 au 26 février 2025, à Genève, en Suisse.
Le « Segment de Haut Niveau » sur la situation des Droits de l’Homme est un cadre permettant
aux Chefs d’Etat ou de Gouvernement ou d’autres hauts dignitaires de faire l’état des lieux de la
promotion et de la protection des Droits de l’Homme dans leurs pays respectifs.
Le Mali, à travers le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, s’est
adressé au Conseil des Droits de l’Homme pour porter des messages forts, notamment :
– la réaffirmation de la détermination du Gouvernement du Mali à mettre en œuvre l’ensemble
des recommandations acceptées lors de l’Examen Périodique Universel et des engagements
pris lors de l’Evènement de haut niveau « Droits de l’Homme 75 » ;
– l’amélioration remarquable de la situation sécuritaire globale grâce aux efforts des Forces
Armées et de Sécurité et leurs partenaires stratégiques ;
– la mutualisation des moyens de défense par les Chefs d’Etat de l’Alliance des Etats du Sahel,
en vue de lutter efficacement contre le terrorisme ;
– l’appropriation de la résolution endogène des crises multidimensionnelles par l’élaboration en
cours de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale ;
– la détermination du Gouvernement à lutter contre l’impunité sous toutes ses formes ;
– la réitération de l’appel adressé à la Communauté internationale en vue d’éviter la politisation
et l’instrumentalisation des Droits de l’Homme ;
– la réaffirmation de la volonté du Gouvernement du Mali à poursuivre, dans le strict respect de
sa souveraineté et des intérêts vitaux du Peuple malien, sa coopération avec tous les
mécanismes de promotion et de protection des Droits de l’Homme.
En marge des travaux du « Segment de Haut Niveau », le ministre a eu une audience avec le Haut-
Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme, sur les efforts et les progrès en matière
de Droits de l’Homme au Mali, la reprise et le renforcement des relations de coopération entre le
Mali et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme.
2. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le
Conseil des Ministres des conclusions de sa mission à Tombouctou du 25 au 27 février
2025.
Les objectifs de cette mission étaient, entre autres :
– de s’enquérir de l’état d’avancement de l’opérationnalisation de l’Université de Tombouctou
aux fins d’identifier les actions et mesures à entreprendre ;
– d’échanger avec les autorités administratives, coutumières et de l’éducation à l’effet
d’apporter des pistes de solution appropriées aux défis liés à l’opérationnalisation de
l’Université de Tombouctou ;
– de visiter le site prévu pour la construction des infrastructures de l’Université.
Dans le cadre du démarrage effectif de l’Université de Tombouctou, le département a procédé à
la nomination du Coordinateur chargé des activités d’opérationnalisation de l’université, à la
rénovation de certains locaux administratifs et pédagogiques et à la tenue de la première session
du Conseil d’Administration de l’Institut des Hautes Etudes et de Recherche Islamique Ahmed
Baba de Tombouctou, une composante de ladite université.
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A travers les différentes rencontres, la mission a pu constater avec intérêt et satisfaction,
l’évolution du processus d’opérationnalisation de l’université ainsi que l’effort d’implication des
acteurs concernés.
3. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la
Construction citoyenne a informé Conseil des Ministres des rencontres destinées aux
étudiants dénommées « Masterclass citoyenne ».
La « Masterclass citoyenne », organisée par le Ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de
l’Instruction civique et de la Construction citoyenne en collaboration avec le Ministère de
l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, est une mission d’éducation civique,
citoyenne, de développement personnel et d’engagement patriotique pour faire des étudiants des « citoyens modèles et responsables ».
Elle consiste pour le ministre chargé de la Construction citoyenne d’animer des modules sur la
citoyenneté dans les universités publiques ou privées au cours de l’année universitaire 2025, en
vue de renforcer le rôle des étudiants dans la refondation du Mali.
4. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des Ministres des conclusions de sa
participation à la 19ème édition de la Bourse nationale aux Céréales.
Du 19 au 21 février 2025, le ministre de l’Agriculture à la tête d’une forte délégation a procédé
au lancement officiel de la 19ème édition de la Bourse nationale aux Céréales.
A l’instar des éditions antérieures, l’objectif de cette 19ème édition était de contribuer à la
promotion et à la valorisation des céréales produites localement.
En termes de bilan, l’édition de 2025 de la Bourse nationale aux Céréales a enregistré la signature
de 61 contrats, pour un montant global de 1 milliard 184 millions 410 mille F CFA, contre 261
contrats d’un montant de 1 milliard 70 millions 988 mille 394 F CFA pour l’édition de 2024.
Au terme de cette édition, des recommandations ont été formulées à l’endroit du Ministère de
l’Agriculture, du Commissariat à la Sécurité alimentaire et de l’Assemblée permanente des
Chambres d’Agriculture du Mali.
5. Le ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a
informé le Conseil des Ministres :
a. du lancement du processus de recrutement des jeunes diplômés sans emploi au titre
du 14ème contingent du programme de stage de formation professionnelle de l’Agence
pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes.
Le stage de formation professionnelle est un axe opérationnel de la composante I du Programme
Emploi Jeunes exécuté par l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes.
Le lancement de l’opération de recrutement de 2 500 nouveaux stagiaires au titre du 14ème
contingent du Programme de stage de formation professionnelle a débuté par le processus d’appel
à candidature le 13 février 2025, suivi de l’ouverture du dépôt des candidatures le 17 février 2025.
A la date limite du dépôt des candidatures, le 22 février 2025, 15 021 dossiers ont été enregistrés sur
l’ensemble du territoire national, répartis comme suit :
– 6 791 candidatures masculines, soit 45,22% ;
– 8 230 candidatures féminines, soit 54,78 %.
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Après la proclamation des résultats, les nouveaux stagiaires seront affectés aux Institutions de la
République, aux départements ministériels, aux Collectivités territoriales, aux organisations
consulaires et faîtières ainsi qu’aux Organisations non gouvernementales.
b. de sa mission de terrain effectuée à Gao.
Une forte délégation conduite par le ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la
Formation professionnelle a effectué, du 27 février au 1er mars 2025, une mission de terrain dans la
Région de Gao en vue de transmettre aux populations locales le message de réconfort, d’assurance et
de solidarité des Autorités de la Transition et de recueillir leurs besoins prioritaires en matière de
développement des compétences et d’insertion socioprofessionnelle, notamment des jeunes et des
femmes.
Au cours de cette mission, plusieurs activités ont été menées, notamment :
– l’inauguration d’un nouveau bâtiment pour la Direction régionale de l’Emploi et de la
Formation professionnelle ;
– l’ouverture de trois Espaces d’Orientation Jeunesse ;
– le lancement de l’opération « permis de conduire » ;
– la remise de kits d’insertion aux bénéficiaires de formation dans les domaines de
l’agroalimentaire, de l’électricité photovoltaïque, de la coupe-couture, de la maintenance des
engins lourds.
La mission a également recueilli les attentes des acteurs locaux qui concernent, entre autres : la
poursuite des initiatives en faveur de la paix et de la sécurité, l’adaptation de l’offre de formation aux
besoins du marché du travail, l’accompagnement spécifique des jeunes et des femmes et la mise en
place de mesures concrètes pour réduire le chômage.
6. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a informé le Conseil des Ministres de la tenue au
Mali de la 1ère édition du Forum de l’Investissement en Afrique de l’Organisation de la
Coopération islamique.
Lors de sa 47ème Session tenue les 27 et 28 novembre 2020 au Niger, le Conseil des Ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la Coopération islamique a décidé d’organiser pour la
première fois un forum de l’Investissement en Afrique. Le Mali a été retenu pour accueillir cet
événement en 2025, à l’issue d’un processus de sélection lors de la 50ème Session tenue en août 2024 à Yaoundé au Cameroun.
Ce forum dont le thème est : « Libérer le potentiel d’investissement en Afrique » a pour objectif de
renforcer la coopération économique au sein de l’Organisation de la Coopération islamique et d’attirer
des investisseurs en Afrique.
Plusieurs thèmes tels que le financement des investissements, les assurances et les questions de genre seront abordés lors du forum.
Le forum offre à notre pays une opportunité de promouvoir son attractivité économique et de
mobiliser des investissements publics et privés.
7. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la
situation épidémiologique du pays marquée par une augmentation du nombre de cas
confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée.
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Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de
prévention et de lutte contre la maladie.
Bamako, le 05 mars 2025
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Birama COULIBALY
Chevalier de l’Ordre national

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Dans le cadre de ses œuvres sociales, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a offert, ce vendredi 6 février 2026, des kits alimentaires destinés aux familles vulnérables du District de Bamako. Cette initiative marque le lancement de l’opération Ramadan 2026, organisée chaque année à l’approche du mois sacré. Contrairement aux années précédentes, l’édition 2026 de cette opération connaît une augmentation significative. Au total, 500 kits alimentaires ont été distribués dans le District de Bamako. Chaque kit est composé de 50 kg de riz, 50 kg de mil, 50 kg de sucre et 20 litres d’huile. Les cérémonies de remise ont été présidées par M. Aguibou DEMBÉLÉ, Conseiller spécial du Président de la Transition chargé des œuvres sociales. Elles se sont déroulées en présence des autorités administratives, traditionnelles et coutumières, du Directeur national du Développement social et de l’Économie solidaire, ainsi que du Chef de cabinet du Gouverneur du District de Bamako. « L’objectif de cette remise est d’encourager l’entraide entre les Maliens afin d’atténuer les souffrances de nos concitoyens, particulièrement en cette période où la solidarité revêt une importance capitale », a déclaré M. DEMBÉLÉ, avant de formuler des prières à l’endroit des Forces de défense et de sécurité, des transporteurs et chauffeurs routiers mobilisés pour l’acheminement du carburant, ainsi que pour la paix et la stabilité au Mali. Les chefs coutumiers, les responsables administratifs et les bénéficiaires ont unanimement salué ce geste du Président de la Transition, tout en formulant des bénédictions pour le Mali.  

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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 11 OCTOBRE 2023 CM N°2023-42/SGG

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 11 octobre 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de loi portant Code pénal ; b. un projet de loi portant Code de Procédure pénale. De son accession à l’indépendance à nos jours, notre pays a adopté deux codes pénaux et deux codes de procédures pénales, respectivement en 1962 et en 2001. Le code pénal est un recueil de textes juridiques définissant de façon claire et précise les infractions à la loi pénale. Il fixe en même temps les peines qu’encourent les comportements fautifs qu’il s’agisse de personne physique ou morale. Le code de procédure pénale, est l’ensemble des textes qui regroupent les normes législatives relatives à la phase d’enquête, de poursuites, d’instruction et de jugement. Après plus de deux décennies d’application le code pénal et le code de procédure pénale ont montré des limites compte tenu de l’évolution socio-économique et du développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication. C’est ainsi qu’il a été entrepris un ambitieux programme législatif qui vise à mettre à la disposition des praticiens des instruments juridiques pertinents à même de lutter contre la criminalité sous ses diverses formes. En vue d’atteindre cet objectif, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, sur les Hautes instructions du Président de la Transition, Chef de l’Etat, a privilégié une démarche participative, de proximité et inclusive ayant concerné toutes les couches socioprofessionnelles à travers un atelier national de validation tenu à Bamako du 15 au 20 août 2022, à la suite de certains ateliers régionaux et des travaux de la Commission permanente législative de la Direction des Affaires judiciaires et du Sceau. L’objectif principal étant de disposer d’un Code pénal et d’un code de procédure pénale consensuels, moderne dont l’application contribuera non seulement à garantir la bonne gouvernance, la stabilité et la paix, mais aussi à restaurer la confiance des justiciables en la justice. Il convient de rappeler que le projet de Code pénal, comprend plus de 702 articles contre 328 dans le code en vigueur et comporte de principales innovations, à savoir : – l’harmonisation avec les dispositions de la nouvelle Constitution ; – l’agrégation des textes pénaux épars dans un seul et unique document ; – la prise en compte des dispositions relatives à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, et du blanchiment du produit de la corruption, du recel du produit de la corruption entre autres ; – la lutte contre le terrorisme à travers notamment l’incrimination de l’apologie du terrorisme, le recrutement de terroristes ; – la prise en charge de nouvelles infractions telles que l’esclavage, la traite des personnes, le trafic illicite de migrants ; – l’introduction de plusieurs dispositions du droit pénal général pour combler un vide juridique, telles que l’objet de la loi et celui du règlement, le principe de la légalité des peines, le principe de non rétroactivité de la loi pénale et l’application de la loi dans le temps et dans l’espace ; – les mesures relatives à la protection des dénonciateurs, des experts, des témoins ; – l’introduction du principe de la responsabilité pénale des personnes morales à l’exclusion de l’État et des collectivités territoriales. Quant au projet de Code de procédure pénale, il comprend plus de 1371 articles contre 634 dans le code actuel et comporte de nombreuses innovations dont : – l’harmonisation avec la Constitution des dispositions relatives à la suppression des immunités et privilèges et à l’exercice des poursuites contre certains responsables politiques et administratifs ; – l’imprescriptibilité des infractions en matière de délinquance économique et financière en lien avec les biens publics lorsqu’elles sont de nature criminelle ; – la création de trois pôles spécialisés autonomes en matière de lutte contre la délinquance économique et financière, de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée et de lutte contre la cybercriminalité ; – la suppression des cours d’assises au profit des chambres criminelles au niveau des tribunaux de grande instance pour ne pas confiner les audiences dans une périodicité et instaurer le double degré de juridiction afin de permettre le jugement des affaires par les magistrats professionnels, le tout devant aboutir à la célérité dans la distribution de la justice et au désengorgement des maisons d’arrêt ; – l’introduction du juge de l’application des peines dont la mise en œuvre se fera progressivement en fonction du niveau de l’effectif des magistrats qui sera de nature à éviter la surpopulation carcérale ; – l’introduction de la surveillance électronique comme alternative à la détention dans certains cas ; – l’institution du référé liberté qui permet de demander la remise en liberté à tout moment et à toute étape de la procédure ; – l’introduction de sanctions en cas de violation de certaines règles de procédure contre les acteurs de la justice ; – l’introduction de procédures particulières, notamment les techniques spéciales d’enquête tout en les encadrant dans le temps et en respectant les principes de la proportionnalité en vue de préserver les droits de l’homme ; – l’actualisation des dispositions relatives au casier judiciaire ; – les précisions sur la procédure d’extradition. 2. 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Inauguration de forages à Kayes

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