COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 05 FEVRIER 2025

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Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 05 février 2025, dans sa salle
de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA,
Président de la Transition, Chef de l’Etat.
Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :
– adopté des projets de texte ;
– procédé à des nominations ;
– et entendu des communications.
AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES
1. Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des
Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités
de fonctionnement de l’Agence nationale de Sécurisation des actes d’état civil.
Depuis 2009, notre pays met en œuvre un programme de modernisation de son Système d’état civil à travers le Recensement Administratif à Vocation d’état civil dont l’objectif est de constituer un répertoire des Maliens de l’intérieur et ceux établis à l’extérieur, identifiés par un Numéro
d’Identification National.
En vue de consolider et de pérenniser les acquis de ce recensement, le Gouvernement a créé le Centre
de Traitement des Données de l’état civil chargé de la centralisation, du traitement des données du
Recensement Administratif à Vocation d’état civil.
Dans l’accomplissement de ses missions, le Centre de Traitement des Données de l’état civil est
confronté à des difficultés liées, entre autres, à la faible synergie entre les acteurs et à la faible
sécurisation des actes d’état civil.
Les projets de texte, adoptés, visent à corriger ces insuffisances à travers la création de l’Agence
nationale de Sécurisation des actes d’état civil avec pour mission l’identification des moyens
électroniques, la conception, la production et l’authentification des actes d’état civil.
2. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté
un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°2022-024 du 28 juin 2022 portant
création du Fonds d’Entretien routier du Mali.
Le Fonds d’Entretien routier du Mali dont l’organisation et les modalités de fonctionnement sont fixées par le Décret n°2022-0429/PT-RM du 21 juillet 2022, a pour mission d’assurer le financement
et l’entretien du réseau routier national.
Le projet d’ordonnance, adopté, corrige les insuffisances décelées en ce qui concerne les modalités de nomination du Président de son Conseil d’Administration.
3. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté :
a. un projet de loi portant modification de la Loi n°06-067 du 29 décembre 2006,
modifiée, portant Code général des Impôts.
L’Annexe fiscale à la Loi n°2012-063 du 26 décembre 2012 portant loi de Finances pour l’exercice
2013 a institué, au profit du budget d’Etat, une taxe dénommée « Taxe sur l’Accès au Réseau des
Télécommunications ouvert au public ».
Cette taxe, dont le taux est fixé à 5%, est applicable à toute personne titulaire d’une licence
d’exploitation du réseau des Télécommunications ouvert au public délivrée par ou pour le compte de
l’Etat du Mali. Elle est assise sur le chiffre d’affaires des entreprises de Télécommunication.
Le secteur des télécommunications a connu un essor prodigieux au cours des 20 dernières années
grâce à l’utilisation généralisée des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication.
Cette croissance devrait entraîner une hausse substantielle des contributions fiscales des opérateurs du secteur.
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Le projet d’ordonnance, adopté, modifie le Code général des Impôts et porte à 7% le taux de la Taxe
sur l’Accès au Réseau des Télécommunications ouvert au public.
b. un projet d’ordonnance portant institution de la contribution spéciale de solidarité
et d’une taxe spéciale sur la consommation de certains biens et services.
Le Programme de Transition fiscale de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine
ambitionne de réaliser le transfert progressif de la pression fiscale de la fiscalité de porte vers la
fiscalité intérieure tout en contribuant à la consolidation du marché commun.
La mise en œuvre de ce Programme au niveau national a entraîné une rationalisation et une baisse
importante des taux nominaux des droits de porte suite à la mise en place du Tarif Extérieur Commun.
La baisse des droits de porte a entraîné une réduction de leurs contributions aux ressources
budgétaires de l’Etat.
Le projet d’ordonnance, adopté, institue une contribution spéciale de solidarité et une taxe spéciale sur la consommation de certains biens et services pour le financement des programmes de
développement.
c. des projets de texte portant création, organisation et modalités de gestion du Fonds
de Soutien aux projets d’infrastructures de base et de Développement social.
Dans la perspective d’une transformation structurelle de l’économie et d’un développement humain
inclusif et durable, les principales problématiques qui se posent à notre pays sont relatives, notamment
au déficit d’infrastructures de base, à la persistance des inégalités sociales et aux insuffisances du
système productif national.
C’est pourquoi, le Gouvernement a décidé de mettre en place un Fonds de Soutien aux projets
d’infrastructures de base et de Développement social destiné à soutenir financièrement les initiatives
publiques visant à améliorer les conditions de vie des populations en facilitant l’accès aux
infrastructures essentielles dans divers secteurs, notamment le secteur énergétique.
Ce Fonds sera abondé exclusivement par un prélèvement spécifique sur :
– la consommation des services commerciaux des communications téléphoniques ;
– les opérations de retrait dans le cadre des transferts d’argent via le mobile money.
Les projets de texte sont adoptés dans ce cadre.
4. Sur le rapport du ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, le Conseil
des Ministres a adopté un projet de décret portant création du Cadre de Concertation avec
les Maliens établis à l’Extérieur.
Les Maliens établis à l’Extérieur, estimés à plusieurs millions de personnes, sont organisés en
associations pour se porter secours mutuellement et promouvoir la solidarité et l’entraide en leur sein.
La pluralité des associations des Maliens établis à l’Extérieur évoluant parfois dans les domaines
constitue un défi pour leur gestion.
Le projet de décret, adopté, crée un Cadre de Concertation avec pour mission de contribuer à la
cohésion, l’entente, l’unité et la solidarité entre Maliens établis à l’extérieur et de faciliter le dialogue
avec le Gouvernement, conformément aux recommandations des Assises Nationales de la
Refondation.
5. Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, le
Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant dénomination de places publiques
dans le District de Bamako.
Le Mali dispose d’un patrimoine culturel très riche et varié qui sort d’un long passé. Chaque partie
du territoire national est chargée de hauts faits de l’histoire.
Cette brillante histoire a été ternie par les manœuvres d’effacement de la mémoire des peuples
colonisés entreprises par le colonisateur à travers des écrits et des symboles visant à magnifier des
personnages de la période coloniale dont l’évocation n’a aucune résonance chez les Maliens au
détriment des héros nationaux qui se sont sacrifiés pour la Patrie.
La Place des Explorateurs et la Place des Gouverneurs du Soudan français à Koulouba restent
marquées par cet esprit d’effacement de la mémoire des peuples colonisés avec des Statues en bronze,
des bustes de missionnaires français, allemands et anglais et des portraits des Gouverneurs du Soudan
français.
La quête identitaire et de souveraineté a amené le Gouvernement à initier ce projet de décret qui vise
entre autres à :
– remplacer la dénomination « Place des Explorateurs » par « Place Mali TIEBAW » ;
– remplacer la dénomination « Place des Gouverneurs du Soudan français » par « Place Mali
Kɛlɛmasaw »
.
AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES
Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :
AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION :
– Gouverneur de la Région de Ségou :
Commissaire général de Brigade de Police Soulaïmane TRAORE.
AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS
– Chef de Cabinet :
Colonel-major Harouna HAIDARA.
– Conseiller technique :
Colonel Youssouf Otto DIALLO.
– Chargé de mission :
Colonel Mama Sékou LELENTA.
– Inspecteurs à l’Inspection générale des Armées et Services :
Colonel-major Mariétou DEMBELE ;
Colonel-major Cheick Oumar N’DIAYE ;
Colonel Aboubacar DIARRA.
– Directeur adjoint du Sport militaire :
Colonel Dramane KONE.
– Directeur adjoint du Service social des Armées :
Lieutenant-colonel Souleymane SIDIBE.
– Haut fonctionnaire de Défense au Ministère de l’Agriculture :
Colonel-major Aguibou DIALLO.
– Haut fonctionnaire de Défense au Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme :
Colonel Patrice DEMBELE.
– Haut fonctionnaire de Défense au Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et
du Développement durable :
Lieutenant-colonel Sapeur-pompier Abdoul Karim DAGNOKO.
– Haut fonctionnaire de Défense au Ministère des Transports et des Infrastructures :
Colonel-major Béma BERTHE.
– Haut fonctionnaire de Défense au Ministère de l’Industrie et du Commerce :
Colonel-major Oumar CISSE.
AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE
– Directeur général de la Police nationale :
Contrôleur général de Police Youssouf KONE.
AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES
– Chef de Cabinet :
Madame DIALLO Mariam TOURE, Ingénieur de l’Information.
– Chargés de mission :
Monsieur Amadou SANGHO, Juriste ;
Monsieur Mamadou CAMARA, Spécialiste en Gestion du Transport Aérien ;
Madame MAIGA Bintou ALIOU, Administrateur civil ;
Monsieur Mamadou DEME, Ingénieur en Génie civil ;
Monsieur Mohamed OULD MAMOUNY, Journaliste.
AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION
INTERNATIONALE
– Attaché de Défense auprès de l’Ambassade du Mali à Abu Dhabi :
Colonel-major Fadouga TRAORE.
AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE
– Chargés de mission :
Monsieur Mahamadou CAMARA, Economiste ;
Monsieur Banna Moussa BAKHAGA, Professeur de l’Enseignement secondaire ;
Monsieur Oumar NIANTAO, Spécialiste en Logistique et Commerce International ;
Monsieur Kah SAMASSEKOU, Spécialiste en Gestion des Organisations ;
Monsieur Youba KONATE, Professeur de l’Enseignement secondaire.
AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
– Chef de Cabinet :
Monsieur Ahmadou FANE, Enseignant-chercheur.
– Chargés de mission :
Monsieur N’Bégué KONE, Maître de Conférences ;
Monsieur Bakary Mamadou CISSE, Professeur de l’Enseignement supérieur ;
Madame MAIGA Aïssata NIARE, Ecologue-Biologiste ;
Monsieur Ibrahima Bakary TRAORE, Historien Archéologue ;
Monsieur Drissa KANTAO, Journaliste.
AU TITRE DU MINISTERE DES MINES
– Chef de Cabinet :
Monsieur Yacouba KEBE, Journaliste-Réalisateur.
– Chargés de mission :
Madame KARAMBE Awa GOUNDIAM, Ingénieur ;
Madame Hawa DAKONO, Traducteur-Interprète ;
Monsieur Abdoulaye SYLLA, Gestionnaire des Ressources humaines ;
Monsieur Baye COULIBALY, Journaliste ;
Monsieur Moussa DABO, Spécialiste en évaluation de Programmes.
AU TITRE DU MINISTERE DES MALIENS ETABLIS A L’EXTERIEUR ET DE L’INTÉGRATION AFRICAINE
– Chargé de mission :
Monsieur Ibrahim AG MOHAMED IBRAHIL, Spécialiste en Management des entreprises.
AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENTREPRENEURIAT NATIONAL, DE L’EMPLOI ET
DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
– Chef de Cabinet :
Monsieur Mahamadoun SARRE, Juriste.
– Chargés de mission :
Monsieur Lanfia SINABA, Journaliste ;
Monsieur Drissa DIOUARA, Journaliste ;
Madame Oumou Oumar TOURE, Gestionnaire des Ressources humaines ;
Monsieur Oumar Harber CISSE, Médecin ;
Madame Aïssata DIAKITE, Spécialiste en Agrobusiness.
– Directeur général du Fonds d’Appui à la Formation professionnelle et à l’Apprentissage :
Monsieur Alassane TOURE, Administrateur civil.
AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE L’ENFANT ET DE
LA FAMILLE
– Chargés de mission :
Monsieur Nouhoum Chérif HAIDARA, Juriste ;
Madame Sadio KANTE, Juriste.
AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT DE L’ASSAINISSEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT DURABLE
– Secrétaire général :
Monsieur Moussa DIARRA, Ingénieur des Eaux et Forêts.
– Chef de Cabinet :
Madame Néné Maina BA, Ingénieur en Génie Informatique.
– Conseiller technique :
Monsieur Fousseyni TRAORE, Administrateur du Travail et de la Sécurité sociale.
– Chargés de mission :
Monsieur Cheick Oumar TRAORE, Anthropologue ;
Madame Fatoumata TOURE, Linguiste ;
Monsieur Diakaridia YOSSI, Professeur de l’Enseignement secondaire ;
Madame Héloïse DOUYON, Juriste ;
Madame DEMBELE Assitan DIALLO, Ingénieur Agronome.
AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS
1. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des
Ministres de la dissolution des Conseils communaux des Communes rurales de Faléa et
de Sagalo, Région de Kayes.
La dissolution du Conseil communal est prévue par la Loi n°2023-004 du 13 mars 2023 portant Code
des Collectivités territoriales. Aux termes de l’article 8 de ladite loi « Le Conseil communal peut être
suspendu ou dissous. Dans tous les cas, le Conseil communal est admis préalablement à fournir des
explications écrites, par l’entremise du Maire, au Représentant de l’Etat dans le Cercle… ».
Les Conseils communaux des Communes rurales de Faléa et de Sagalo se caractérisent depuis un
certain temps par des dysfonctionnements consécutifs à des violations de la loi, notamment la non tenue de sessions, la malversation financière et la rupture de la fourniture de services sociaux de base ayant entrainé la dégradation du tissu social.
Face à ces situations de fautes graves de gestion administrative, une demande d’explication a été
adressée auxdits Conseils communaux.
A l’effet de mettre fin aux dérives constatées, les Conseils communaux des Communes rurales de
Faléa et de Sagalo sont dissous conformément aux dispositions de l’article 10 du Code des
Collectivités territoriales.
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2. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction
citoyenne a informé le Conseil des Ministres :
a. de la rentrée de la 6ème cohorte du Service national des Jeunes au Centre d’Instruction
de Bapho pour le service militaire obligatoire.
Le Service national des Jeunes a été institué par la Loi n°2016-038 du 7 juillet 2016 avec pour mission
de contribuer à parfaire l’éducation, la formation physique, civique et/ou professionnelle des jeunes
en vue de leur participation effective et entière au développement économique, social et culturel du
pays et de leur mobilisation pour les besoins de la défense nationale.
La rentrée de la 6ème cohorte du Service national des Jeunes, prévue pour le 25 février 2025,
concernera :
– 1 417 admis à la Fonction publique de l’Etat ;
– 98 Enseignants-chercheurs ;
– 45 personnes vivant avec un handicap ;
– le reliquat des cohortes n’ayant pas accompli leur service militaire obligatoire.
b. de la tenue des compétitions inter-quartiers de football et de athlétisme.
Dans le cadre de la redynamisation du sport de masse, il est envisagé d’organiser, à partir du mois
d’avril 2025, dans les communes des capitales régionales et du District de Bamako une compétition
de football et d’athlétisme entre les quartiers, dénommée : « Tournoi inter-quartiers ».
Ce Tournoi permettra, entre autres, de contribuer à la relance des compétitions sportives dans les
quartiers, de créer une occupation saine de la jeunesse contre les déviances sociales telles que la
consommation de la drogue, de créer un véritable vivier pour les clubs et les sélections nationales
jeunes de football et d’athlétisme, de favoriser le brassage, la cohésion et le vivre ensemble.
Les compétitions se dérouleront en éliminatoire directe pour la première étape et les meilleures
équipes de chaque commune se retrouveront pour une confrontation directe à l’issue de laquelle, les
deux meilleures formations s’affronteront en finale.
3. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des Ministres de l’état de mise en œuvre
des activités de contre-saison au titre de la campagne agricole 2024 2025 au 31 janvier
2025.
Le démarrage de la campagne agricole de contre-saison 2024-2025 a été effectif dans les bassins de
production agricole dès la première décade du mois d’octobre 2024 grâce aux conditions agro-
climatiques et socio-économiques favorables et aux appuis en équipements et matériels agricoles, en
engrais et en semences du Gouvernement et de ses partenaires.
A la date du 31 janvier 2025, la situation phytosanitaire est calme dans l’ensemble et la campagne de
contre-saison 2024-2025 s’annonce prometteuse grâce à l’engagement des différents acteurs.
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4. Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a informé le Conseil
des Ministres :
a. de la visite de terrain dans le cadre des préparatifs de la Journée Internationale de la
Femme, 08 mars 2025, 31ème édition, à Koutiala.
La visite a permis d’informer les légitimités traditionnelles, les leaders religieux et les organisations de la société civile du « Mamala » et d’obtenir leur adhésion à l’organisation et à la tenue de la cérémonie de lancement officiel de la 31ème édition de la célébration de la Journée internationale de la Femme.
Elle a été aussi l’occasion de faire le bilan des efforts de l’Etat et de ses partenaires pour
l’autonomisation et le leadership des femmes et des filles et de recenser les besoins des groupements
de femmes en termes de renforcement de capacités techniques et financières.
b. de la tenue de la 69ème Session de la Commission de la Condition de la Femme du Conseil
économique et social des Nations unies, prévue du 10 au 21 mars 2025 à New-York.
Le thème de la 69ème Session de la Commission de la Condition de la Femme du Conseil économique
et social des Nations unies porte sur « l’examen et l’évaluation de la mise en œuvre de la Déclaration
et du Programme d’action de la Conférence internationale à Beijing en 1995 ».
La participation du Mali à cet évènement permettra de communiquer sur les acquis, les expériences,
les bonnes pratiques et les défis de l’égalité du genre et de l’autonomisation des femmes et des filles.
5. Le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Reformes politiques et du Soutien
au Processus électoral a informé le Conseil des Ministres du déroulement des ateliers
d’information et de sensibilisation sur les réformes politiques, institutionnelles,
administratives et électorales dans le District de Bamako.
Dans le cadre de la poursuite de la campagne de vulgarisation de la Constitution du 22 juillet 2023 et
des réformes engagées par le Gouvernement, au titre de l’année 2024, le ministre délégué a organisé
04 ateliers d’information et de sensibilisation sur les réformes politiques, institutionnelles,
administratives et électorales dans le District de Bamako, du 24 au 30 janvier 2025.
Ces ateliers ont enregistré la participation d’environ 600 personnes regroupant les représentants de
l’Administration publique, de partis politiques, d’associations, d’autorités et de légitimités
traditionnelles, d’autorités religieuses, de la Presse et d’autres couches sociales.
Ils ont permis d’édifier les participants sur l’ampleur des réformes, leurs enjeux et les modalités de
leur mise en œuvre et de vulgariser le contenu des textes législatifs et règlementaires y afférents.
6. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la
situation épidémiologique du pays marquée, notamment :
a. par une stagnation du nombre de cas testés positifs de la maladie à Coronavirus par rapport
à la semaine précédente ;
b. par une augmentation du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la
semaine écoulée.

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de
prévention et de lutte contre les maladies.
Bamako, le 05 février 2025
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Birama COULIBALY
Chevalier de l’Ordre national

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Communiqué du Conseil des Ministres du vendredi 25 juin 2021

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 25 juin 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté un projet de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant modification du Décret n°99-426/P-RM du 29 décembre 1999 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Conseil Malien des Chargeurs. Le Conseil Malien des Chargeurs a été créé par l’Ordonnance n°99-036/P-RM du 23 septembre 1999 avec pour mission l’organisation et la représentation professionnelle des chargeurs. Son organisation et ses modalités de fonctionnement sont fixés par le Décret n°99-426/P-RM du 29 décembre 1999. L’application de ce décret a révélé des insuffisances relatives, notamment, au mode d’élection des membres consulaires qu’il convient de corriger. Le projet de décret adopté corrige ces insuffisances en remplaçant le mode de scrutin uninominal par le mode de scrutin de liste comme mode d’élection des membres de l’Assemblée consulaire du Conseil Malien des Chargeurs. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE Directeur Général de la Protection Civile: Général de Brigade Boukary KODIO. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Directeur National du Trésor et de la Comptabilité Publique : Monsieur Boubacar Ben Bouillé, Inspecteur des Services Economiques. Directeur Général du Budget : Monsieur Ahmadou Tijani HAIDARA, Inspecteur des Finances. Directeur Général du Paris Mutuel Urbain : Monsieur Fasséry DOUMBIA, Gestionnaire. AU TITRE DU MINISTERE DES MINES, DE L’ENERGIE ET DE L’EAU Chargés de mission : Monsieur M’Baye COULIBALY, Journaliste-Reporter ; Monsieur Abdoulaye SYLLA, Gestionnaire des Ressources Humaines ; Madame Diahara DIABATE, Gestionnaire ; Monsieur Lassana TOURE, Consultant dans les mines ; Madame Fily COULIBALY, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE Secrétaire Général : Monsieur Adama Yoro SIDIBE, Magistrat. Chef de Cabinet : Monsieur Sidi Ahmed OULD SIDI SALEM, Administrateur du Travail et de la Sécurité sociale. Conseillers techniques : Madame Mariame MAIGA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie rural ; Monsieur Oumar AG MOHAMEDOUN, Professeur de l’Enseignement supérieur ; Monsieur Boubacar BALLO, Inspecteur des Services Economiques ; Monsieur Issa Idrissa MAIGA, Inspecteur des Services économiques ; Monsieur Demba TOUNKARA, Inspecteur des Services économiques ; Madame DIARRAH Assa SYLLA, Administrateur civil. Chargés de mission : Monsieur Moulaye Abderahmane HAIDARA, Gestionnaire ; Monsieur Ahmed Hamady YOUSSOUF ALFAKY, Comptable ; Monsieur Chérif Ag Mohamed IBRAHIM, Professeur de l’Enseignement supérieur ; Monsieur Ould ALWATA MOHAMED, Ingénieur en Génie civil ; Monsieur Alhazim AG OUMA, Gestionnaire des Ressources humaines. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION Secrétaire Général : Madame Assa SIMBARA, Ingénieur Informaticien. Chef de Cabinet : Monsieur Sambel Bana DIALLO, Ingénieur des Constructions Civiles. Conseillers techniques : Madame Tiouta TRAORE, Journaliste-Réalisateur ; Monsieur Baba NADIO, Ingénieur de l’Information et de l’Audiovisuel ; Madame M’Batogoma Aminata SOGOBA, Ingénieur Informaticien ; Monsieur Souhahebou COULIBALY, Ingénieur Informaticien. Chargés de mission : Madame Zeinabou Souma TOURE, Gestionnaire des Ressources humaines ; Monsieur Harouna BARRY, Gestionnaire ; Monsieur Modibo Hamadoun DICKO, Juriste ; Monsieur Malick Ag ELJIMIT, Ingénieur structures du Génie civil ; Madame Kadeja Mint TALEB, Gestionnaire des Ressources humaines. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative au document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle sur la période 2022-2024. Le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle permet au Gouvernement d’informer les députés sur l’évolution des finances publiques, sur les objectifs,  les orientations et les contraintes de la politique budgétaire à moyen terme en matière d’équilibre budgétaire et financier. Le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle sur la période 2022-2024 prend en compte les priorités d’allocation du Cadre Stratégique pour la Relance Economique et le Développement durable 2019-2023 et les actions contenues dans le Programme d’Actions du Gouvernement adopté par le Conseil national de Transition. Il est établi sur la base d’une prévision de croissance réelle de 5,3% en moyenne et un taux de pression fiscale en moyenne de 16,4%. Les ressources budgétaires sont estimées en 2024 à 2 mille 717 virgule 6 milliards de Franc CFA, elles connaitront une croissance moyenne de 9,5%. Les dépenses s’élèveraient en moyenne à 2 mille 942 virgule 9 milliards de Franc CFA sur la période 2022-2024 avec un rythme de progression moyen de 5,8%. Sur la période 2022-2024, la politique budgétaire sera soumise à des contraintes diverses et variées. Ces contraintes sont entre autres l’obligation de respecter les critères de convergence communautaire de l’UEMOA et de la CEDEAO, la mise en œuvre des engagements souscrits avec le Fonds Monétaire International dans le cadre du Programme économique et financier et le service de la dette intérieure. Les dépenses seront orientées vers la prise en charge des engagements du Gouvernement pour lesquels la priorité sera accordée en termes d’allocations budgétaires, notamment : le renforcement de la défense et de la sécurité ; l’organisation des élections générales ; le renforcement du système judiciaire ; la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger ; la refonte du système éducatif ; le maintien des efforts budgétaires en faveur de l’agriculture et de l’investissement ; la consolidation des acquis sociaux et le renforcement du capital humain. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. 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Intégralité du discours du Président Bah N’DAW lors du Dialogue virtuel de haut niveau sur le thème « Nourrir l’Afrique…»

Mesdames et Messieurs les Chefs d’État ; Mesdames et Messieurs les Ministres ; Mesdames et Messieurs les Directeurs des Institutions financières et organismes spécialisés ; Distingués invités, en vos rangs, grades et qualités, tout protocole observé, C’est avec gravité et solennité que je m’adresse à l’ensemble des participants, pour leur exprimer ma gratitude pour les efforts déployés par la communauté internationale à l’endroit de tous les peuples qui sont, bien malgré eux, victimes de l’insécurité alimentaire et de la mal nutrition. Qu’il me soit également permis d’exprimer mes sincères remerciements à la Banque Africaine de Développement et au Fonds International de Développement Agricole. Le choix porté sur ma modeste personne me permet de partager mon point de vue et contribuer à renforcer la place des politiques et stratégies de sécurité alimentaire et nutritionnelle dans nos programmes de développement. Mesdames et Messieurs ; Distingués invités, Le Mali est un vaste pays sahélien et, comme beaucoup de pays africains, enclavé, dont l’économie repose essentiellement sur l’Agriculture, l’élevage et la pêche. Ce secteur primaire emploie près de 80% de la population active. Nous avons la chance que notre pays dispose d’environ 43,7 millions d’hectares de terres exploitables, tous secteurs confondus. Nous avons d’importantes ressources en eau, avec un potentiel irrigable estimé à plus de 2,2 millions d’hectares. Nous possédons en outre l’un des cheptels les plus importants de la sous-région, un domaine forestier qui couvre près de 100 millions d’hectares, une faune importante et diversifiée, quoique faiblement protégée. Avec l’apparition de la Covid-19, combinée aux effets de la crise sociopolitique et sécuritaire, l’activité économique du Mali a connu pour la première fois depuis plus d’une décennie, une récession avec un taux de croissance du PIB de moins 2%. Mesdames et Messieurs ; Chers participants ; Nos économies sont confrontées depuis quelques années à tout un ensemble de risques et de menaces liés aux épidémies, à la gestion de l’eau potable, aux problématiques énergétiques, environnementales, foncières, à l’utilisation non maitrisée des intrants et enfin à une démographie galopante. Cette réunion de haut niveau est l’occasion pour nous, leaders africains, de poser les bases d’une réflexion profonde et prospective, pour trouver les alternatives qui permettront d’amorcer un développement durable et relever le défi de nourrir l’Afrique. L’Afrique EST un TRES FORT POTENTIEL ECONOMIQUE, l’expertise humaine est là, il nous appartient à nous dirigeants, d’imposer notre volonté politique, d’insuffler une dynamique vers un modèle adapté à nos pays, selon leurs spécificités. Mesdames et Messieurs, Distingués invités, Chers participants L’ensemble du continent a consenti d’énormes efforts pour faire reculer la pauvreté et redonner à nos populations en situation de grande vulnérabilité sociale, le cadre indispensable, pour parvenir à leurs droits fondamentaux : se nourrir, avoir accès à la santé, à l’éducation etc…. Avec l’appui des Partenaires Techniques et Financiers au Mali, dont je salue l’implication, Nous avons mis en place de multiples programmes d’assistance alimentaire. Nous avons aussi engagé des actions pour renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Enfin, nous avons mis en œuvre plusieurs projets et programmes structurants comme : INCLUSIF, MERIT, AGRECO et surtout les AGROPOLES, qui vont sans nul doute promouvoir la transformation de l’Agriculture malienne. Toutes ces politiques ont permis la mise en place d’un document stratégique dénommé Priorité Résilience Pays (PRP), assorti d’un plan d’action 2020-2024. Mesdames et Messieurs, Chers participants, Nous devons avoir conscience du potentiel réel de nos pays respectifs.  Nous devons parvenir à l’autosuffisance alimentaire Il s’agit de créer ici et maintenant, les conditions pour faire de l’Afrique, UNE VERITABLE PUISSANCE AGRICOLE. Pour terminer, je réitère mes remerciements à nos partenaires pour cette pertinente initiative.J’invite mes pairs africains à conjuguer nos efforts pour trouver des solutions communes, aux besoins alimentaires de nos populations. Je demeure engagé auprès des Partenaires Techniques et Financiers pour soutenir la mise en œuvre des programmes innovants Je souhaite vivement le renforcement de leur collaboration avec l’ensemble de nos services techniques Je vous remercie

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