Dans le cadre de la 29e édition du Mois de la Solidarité et de la Lutte contre l’Exclusion, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a dépêché son équipe des œuvres sociales au camp militaire de Kati pour apporter assistance aux veuves et orphelins des militaires et paramilitaires de la région militaire N° 3 de Kati, tombés pour la patrie.
Cette cérémonie, organisée en coordination avec le Service social des Armées, s’est déroulée sur la place d’armes de Kati. Elle a vu la présence du Ministre Commissaire à la Sécurité Alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali, ainsi que des autorités communales et des légitimités traditionnelles et coutumières.
Le Colonel-major Bréhima SAMAKÉ, Directeur du Service social des Armées, a ouvert la cérémonie par une minute de silence en mémoire des victimes civiles et militaires tombées pour la défense de la patrie. Il a ensuite indiqué la quantité de kits reçus ainsi que sa composition et sa répartition. Il s’agit de 100 sacs de 50 kg de riz, 100 sacs de 50 kg de mil, 20 bidons d’huile de 20 litres, 100 sacs de pâtes alimentaires et 100 kits scolaires. Les kits alimentaires ont été distribués à 100 familles tandis que les kits scolaires, composés d’un sac scolaire, d’un paquet de cahiers, d’une boîte de géométrie ainsi que des stylos, ont été remis à 100 enfants de militaires et de paramilitaires tombés pour la patrie.
Mme COULIBALY Fatoumata KEÏTA, Présidente des veuves des militaires et paramilitaires, a ensuite pris la parole en tant que porte-parole des bénéficiaires pour exprimer sa profonde gratitude envers le Président de la Transition. Elle a également formulé des prières pour la paix et la stabilité au Mali.
Le Colonel-major SAMAKÉ a rappelé les vertus de la solidarité, exhortant chacun à suivre l’exemple du Président de la Transition. « La solidarité est traditionnellement un devoir social, une obligation réciproque d’assistance et de collaboration gracieuse qui doit exister entre les personnes d’une communauté. Elle constitue une valeur sociale importante dans notre pays, qui unit le destin de tous les hommes les uns aux autres. La solidarité ne doit pas être un acte ponctuel, mais plutôt quotidien », a-t-il souligné.
Le Conseiller spécial du Président de la Transition, M. Aguibou DEMBÉLÉ, a tout d’abord remercié le Ministre Commissaire à la Sécurité Alimentaire pour sa présence et son accompagnement continu à l’équipe des œuvres sociales. Il a précisé que les kits scolaires remis visent à soutenir les orphelins des militaires et paramilitaires à la veille de cette rentrée scolaire, prévue pour le 4 novembre prochain, soulignant que « les enfants, qui représentent l’avenir du Mali, méritent cet accompagnement de l’État ».
Cette intervention a été suivie de la remise symbolique des kits par le Conseiller spécial.

Conseil extraordinaire des ministres : Les raisons et opportunités du retrait du Mali de la CEDEAO
Le Chef de l’État, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, a présidé le lundi 29 janvier 2024, un Conseil extraordinaire des ministres dans la salle des banquets du palais de Koulouba. L’ordre du jour portait sur les raisons et les opportunités du retrait du Mali et des autres pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Abdoulaye DIOP, a souligné que le retrait des trois pays, le Mali, le Burkina Faso, et le Niger, de la CEDEAO était une décision nécessaire en raison de la menace que cette organisation représentait pour la souveraineté et les intérêts vitaux de ces nations. Il a indiqué que la CEDEAO avait été détournée de ses principes fondateurs et utilisée contre les institutions, les États, et les populations des pays membres. DIOP a ajouté que les Chefs d’État avaient pris cette décision dans l’intérêt de la survie des pays concernés, mettant en avant les trois principes énoncés par le Président de la Transition : le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et des choix des partenaires opérés par le Mali, la défense des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. Il a aussi souligné la nécessité pour les pays de travailler dans leur intérêt, en dehors des influences extérieures néfastes. Pour sa part, le ministre de l’Économie et des Finances, M. Alousséni SANOU, a expliqué les opportunités économiques que ce retrait offrait aux pays de l’Alliance des États du sahel. Il a mis en avant la possibilité de développer un marché intérieur fort, stimulant la croissance économique et assurant une autonomie politique et économique. M. SANOU a également souligné les avantages financiers, notamment en termes de balance commerciale et d’investissements directs étrangers, qui découleraient de cette décision. Il a insisté sur la flexibilité nouvellement acquise pour négocier avec d’autres pays et la capacité de protéger les entreprises locales. Le ministre de l’Economie et des Finance a ensuite rappelé que le Mali avait surmonté des défis par le passé et exprimé sa confiance dans la résilience et l’intelligence du pays pour prendre en main son destin. Les ministres ont souligné que cette décision de retrait de la CEDEAO ouvrait des perspectives considérables pour l’autonomie politique et économique des pays de l’AES, tout en soulignant la nécessité de travailler ensemble pour concrétiser les objectifs de refondation initiés par les plus hautes autorités.


