Commémoration du 60ème anniversaire de la création des Forces Armées Maliennes à la place d’Armes de Kati

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A l’occasion de la commémoration du 60ème anniversaire de la création des Forces Armées Maliennes, le Président de la Transition, SEM Bah N’DAW, Chef Suprême des Armées a déposé une gerbe de fleurs au Monument du Soldat Inconnu au Camp Militaire Soundiata Keita de Kati.
Sur place, le Chef de l’État a procédé à la revue des troupes rendant les honneurs militaires et à la remise symbolique d’un chèque géant
de 2 milliards 266 millions de F CFA à 91 familles éplorées dont les chefs sont tombés sur le champ de l’honneur.
Cette cérémonie, pleine de sens et de symbole, s’est déroulée dans la plus grande sobriété et dans le respect strict des mesures barrières contre la COVID-19. C’était en présence du Colonel Assimi GOITA, Vice-président de la Transition, du Premier ministre, M. Moctar OUANE et du Colonel Malick DIAW, Président du Conseil National de Transition. Ont également pris part à la cérémonie, certains membres du Gouvernement, le Doyen du Corps diplomatique, SEM Hassan NACIRI, Ambassadeur du Royaume du Maroc au Mali et des Hauts responsables de l’Armée malienne.
Elle a été marquée par l’intervention du Colonel Sadio CAMARA, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants qui a, au nom du Chef de l’État, salué l’engagement des Forces Armées Maliennes. « Au péril de leur vie, ils défendent l’intégrité du territoire national, les personnes et leurs biens » a-t-il ajouté. Il a également réaffirmé la disponibilité et la volonté des plus hautes autorités du pays de doter l’Armée malienne des moyens nécessaires pour assurer sa mission régalienne de défense de la Patrie, le Mali.
Par ailleurs, le Colonel Sadio CAMARA a annoncé la pose de la première pierre du tout premier Hôpital militaire du Mali, ce 20 janvier 2021 à Banankoro, cercle de Kati.

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Le Président Bah N’DAW reçoit la Feuille de route issue du Sommet de N’Djamena

Le Chef de l’Etat, SEM Bah N’DAW a reçu, en audience ce vendredi 5 mars 2021, l’Ambassadeur SEM Djimé ADOUM, Haut Représentant de la Coalition pour le Sahel. Pour la circonstance, M. ADOUM était accompagné de M. Fréderic BONTEMS, Envoyé spécial du Président Français pour le Sahel. Cette visite selon l’Ambassadeur ADOUM s’inscrit en droite ligne du Communiqué final adopté par les cinq Chefs d’Etats des pays membres du G5 Sahel, à l’issue du Sommet de N’Djamena tenu les 15 et 16 février 2021. Selon lui : « les Chefs d’Etats ont noté les succès militaires enregistrés dans la lutte antiterroriste au Sahel. Mais en plus du sursaut militaire, il faut un sursaut politique et civil ». « Aussitôt après le Sommet de N’Djamena nous avons élaboré une feuille de route que nous nous devrions de partager avec le Président de la Transition pour avoir une meilleure lecture de sa compréhension de cet important document qui tire sa légitimité du Communiqué final du Sommet de N’Djamena », a expliqué SEM Djimé ADOUM. Et de poursuivre, « Nous avons reçu l’engagement ferme du Chef de l’Etat d’œuvrer à la mise place d’un consortium national pour piloter les actions qui sont issues de cette Feuille de route. Il nous reste maintenant de finaliser ledit document afin que les préoccupations de tous puissent être prises en compte et que les efforts soient mutualisés pour une prise en charge rapide des préoccupations de nos populations ». A signaler que le document porté par le Haut Représentant de la Coalition pour le Sahel tient lieu de plan de travail, un plan stratégique donc qui ouvre la voie à la tenue en juin 2021 d’un Sommet des Chefs d’Etats.

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Assimi Goïta : « Les richesses minières doivent changer le visage de nos communes »

À l’occasion de la remise symbolique de chèques géants du Fonds minier de développement local aux collectivités territoriales, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, Chef de l’État, revient sur les réformes engagées dans le secteur minier et sur l’objectif affiché par les autorités : faire profiter les communes des richesses du sous-sol. Dans cet entretien, il détaille la répartition des ressources issues des sociétés minières, les mécanismes de contrôle mis en place et les projets structurants que ces financements devraient permettre de réaliser dans les 819 communes du pays. Lisez cet entretien avec le Président de la Transition ! Le journaliste : Monsieur le Président de la Transition, vous venez de présider la cérémonie de remise de chèques géants aux collectivités territoriales dans le cadre du Fonds minier de développement local. Quel sentiment vous anime en ce moment ? Le Président de la Transition : Tout d’abord, je voudrais féliciter le gouvernement et les services de la présidence pour la mise en œuvre d’une recommandation majeure des Assises nationales de la refondation, au cours desquelles le peuple malien a demandé que les ressources précieuses, à savoir l’or, le lithium, le magnésium, profitent à l’ensemble des collectivités territoriales. Cette recommandation, qui nous a servi de boussole, nous a permis d’engager des réformes majeures dans le secteur minier. Des réformes qui nous ont permis d’élaborer un nouveau Code minier en 2023 et d’adopter la loi sur le Contenu local. Aussi, dans la continuité de ces réformes, nous avons créé cinq fonds miniers, parmi lesquels le Fonds minier de développement local, qui concerne la gestion de nos différentes communes. Ce fonds doit être alimenté par les sociétés minières à travers des contributions à hauteur de 0,15 % de leur chiffre d’affaires trimestriel. Au titre de l’année 2025, le ministère des Finances a pu recouvrer  18 milliards et quelques pour nos différentes communes. Les 819 communes que compte notre pays ont bénéficié chacune d’un montant. Cette répartition s’est opérée à trois niveaux. Le premier niveau concernait les communes directement impactées par les activités minières. Elles ont bénéficié de 50 %. Ensuite, 25 % ont concerné les communes moins impactées dans les régions où travaillent les sociétés minières. Les 25 % restants sont revenus aux autres communes. Je suis très satisfait de la mise en œuvre de cette recommandation phare. Le journaliste : Qu’est-ce qui va changer dans la vie des communes, de façon générale, au Mali ? Le Président de la Transition : Normalement, il doit y avoir un changement majeur. Comme nous l’avons dit, le Fonds minier de développement local doit permettre à nos communes de minimiser les impacts négatifs des activités minières. Cela veut dire que ces montants, attribués aujourd’hui aux différents maires, doivent leur permettre de réaliser un certain nombre de projets structurants. Ces élus communaux doivent élaborer des projets structurants qui seront validés au niveau communal par le comité de suivi. Ensuite, il y a un comité de suivi régional, composé du gouverneur, qui examine également les projets. Enfin, le comité national, qui regroupe les ministres des Finances, de l’Administration territoriale et des Mines, procède à la dernière évaluation avant de donner le feu vert pour la mise en œuvre des projets. Il peut s’agir de la construction d’écoles et de centres de santé, de l’accès à l’eau potable à travers la construction de forages, de l’amélioration des infrastructures routières ou énergétiques, notamment à travers l’installation de panneaux solaires dans les communes. En fonction des montants reçus, les maires doivent donc pouvoir élaborer des projets structurants. Toutes ces possibilités et ces avantages pourront nous permettre de donner un nouveau visage à nos différentes communes. Avec tous ces dispositifs, il doit y avoir un changement notoire, un changement positif dans la vie quotidienne de nos communes, notamment en ce qui concerne l’amélioration des conditions de vie. Le journaliste : La répartition se fait-elle selon les besoins de chaque commune ? Le Président de la Transition : Les communes n’ont pas les mêmes besoins au même moment. Leurs besoins peuvent être classés par catégorie en fonction de la réalité du terrain. C’est pourquoi les montants sont différents selon les communes. Ces montants vont de 4 millions à plus de 3 milliards de francs CFA. Le journaliste : Vous avez parlé à l’instant de suivi. Cela signifie-t-il qu’il existe un mécanisme de contrôle pour que ce fonds soit utilisé à bon escient ? Le Président de la Transition : L’objectif principal est le bien-être de nos populations. Nous nous sommes engagés pour cela et nous allons suivre cela de près. Il existe différents comités : d’abord le comité communal, composé des préfets et des maires ; ensuite le comité régional, où siège le gouverneur ; et enfin le comité national, où siègent les différents ministres. Ces dispositifs vont nous permettre de surveiller de près et d’être témoins de ce qui sera réalisé. Ils permettront également de corriger, s’il y a lieu, certaines insuffisances. Cela veut dire qu’il existe un dispositif permanent pour l’élaboration et le suivi de ces projets structurants. C.COM

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