Le Président de la Transition, SE le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’Etat, a présidé la cérémonie de célébration de la Journée internationale de la femme, ce 8 mars 2023.
Cette cérémonie, qui a enregistré la présence du ministre d’Etat, du Président du Conseil national de Transition, de Madame le ministre de la Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille, des membres du Gouvernement ainsi que de plusieurs diplomates accrédités auprès de la République du Mali s’est déroulé au stade Omnisport Modibo Kéïta, en commune II du district de Bamako.
A l’entame de ses propos, le Président GOÏTA a rendu « un vibrant hommage aux femmes, en ce jour anniversaire de l’aboutissement de leur lutte pour la reconnaissance de leurs droits à travers le monde ». Revenant sur l’institutionnalisation de cette Journée, le Chef de l’Etat a estimé que le 8 mars ne saurait « se limiter à une simple célébration de convenance », mais doit notamment servir « de cadre approprié pour des actions d’information, de sensibilisation et de plaidoyer autour de la condition de la Femme à travers le monde ».
Le Président de la Transition n’a pas manqué d’exprimer toute sa reconnaissance aux femmes « pour leur combat quotidien et leur dévouement constant dans la marche du Mali vers sa pleine souveraineté ». Malgré les nombreux défis à relever, le Chef de l’Etat engage le Gouvernement à maintenir la dynamique déjà amorcée en vue de ramener le bilan de la promotion de la Femme à hauteur de souhait.
Avant de clore ses propos, le Président Goïta a invité les femmes « à rester mobilisées aux côtés des autorités de la transition pour la refondation du Mali ».

Avant-projet de Constitution : restitution aux membres du Conseil national de Transition
Après les partis politiques et les organisations de la société civile, ce lundi matin, la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution (CRNC) a restitué l’avant-projet de Constitution aux membres du Conseil national de Transition (CNT). C’était cet après-midi, dans la salle Djeli Baba Sissoko du Centre international de conférences de Bamako (CICB). À l’entame de ses propos, le Président de la CRNC, Fousseyni SAMAKÉ, a situé cette séance de restitution dans son contexte en rappelant que lors de la remise de l’avant-projet au Chef de l’État, le 11 octobre 2022, celui-ci avait recommandé le partage du contenu de ce document auprès de toutes les forces vives de la Nation. Selon ses précisions, ce document est le fruit d’une équipe pluridisciplinaire qui a veillé à y inclure d’innombrables innovations sur lesquelles le Président de la Commission s’est longuement étalé devant les membres du CNT. Tout en se félicitant pour l’intérêt que suscite cet avant-projet depuis sa publication, le Pr Fousseyni SAMAKE a expliqué que l’objectif de ce document est de donner au Mali une assise juridique et institutionnelle susceptible de relever les nombreux défis auxquels le pays est confronté. Parmi les innovations majeures prévues dans cet avant-projet, il a cité la réduction du nombre d’articles, la modification de la présentation classique des constitutions, la suppression de certaines institutions. Il a aussi saisi l’occasion pour aborder la question des langues officielles. À ce titre, le Président de la CRNC a expliqué la différence entre une langue nationale et une langue officielle tout en rassurant que cet avant-projet de constitution prône la diversité linguistique. Il a donc invité les Maliens à savoir raison garder. Car, justifie-t-il, il y a une dynamique en cours et qui pourrait conduire à l’officialisation d’une ou de plusieurs langues nationales en langue officielle. Au sujet de la question de la laïcité, il a également rassuré que la laïcité a un contenu positif dans cet avant-projet. Il s’agit d’assurer la tolérance religieuse au Mali, a-t-il précisé. Le Président du Conseil national de Transition (CNT), Malick DIAW, après avoir reçu un exemplaire de l’avant-projet de Constitution des mains de Pr Fousseyni SAMAKE, a montré que la rédaction de cet avant-projet vise à donner espoir au peuple malien et à trouver une solution durable aux crises que traverse le pays. Sa rédaction, dit-il, a été un exercice fondamental et périlleux. Malick DIAW a donné l’assurance que le document fera l’objet d’un examen minutieux au sein du CNT qui ne manquera pas de transmettre ses observations à la Commission.


