Le Président de la Transition, Son Excellence le Colonel Assimi GOITA a accordé une audience ce jeudi 26 août 2021, à son Excellence monsieur Ramtane LAMAMRA, ministre Algérien des Affaires étrangères et de la communauté Nationale à l’Étranger, en visite de travail et d’amitié de quarante-huit heures dans notre pays. À la tête d’une importante délégation constituée d’experts et hauts cadres, son Excellence monsieur Ramtane LAMAMRA, à déclaré à sa sortie d’audience, avoir perçu un très grand respect pour l’Algérie et pour le Président Abdoul Majib TEBBOUN, de la part du Président Assimi GOITA. Nous avons procédé à des échanges d’informations sur des thèmes d’intérêts communs que nous devons absolument partager avec nos frères maliens. Nous avons également enregistré à la fois ses analyses de la situation sa disponibilité et son attente que la relation stratégique entre nos deux pays frères puisse se développer d’avantage, s’élargir, s’approfondir. Quand à la paix et la Réconciliation, nous considérons qu’elles sont à-portée de main, à cet effet il faut faire preuve d’audace, de courage politique et aussi de générosité et de responsabilité, a-t-il poursuivi.

Conseil extraordinaire des ministres : Les raisons et opportunités du retrait du Mali de la CEDEAO
Le Chef de l’État, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, a présidé le lundi 29 janvier 2024, un Conseil extraordinaire des ministres dans la salle des banquets du palais de Koulouba. L’ordre du jour portait sur les raisons et les opportunités du retrait du Mali et des autres pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Abdoulaye DIOP, a souligné que le retrait des trois pays, le Mali, le Burkina Faso, et le Niger, de la CEDEAO était une décision nécessaire en raison de la menace que cette organisation représentait pour la souveraineté et les intérêts vitaux de ces nations. Il a indiqué que la CEDEAO avait été détournée de ses principes fondateurs et utilisée contre les institutions, les États, et les populations des pays membres. DIOP a ajouté que les Chefs d’État avaient pris cette décision dans l’intérêt de la survie des pays concernés, mettant en avant les trois principes énoncés par le Président de la Transition : le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et des choix des partenaires opérés par le Mali, la défense des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. Il a aussi souligné la nécessité pour les pays de travailler dans leur intérêt, en dehors des influences extérieures néfastes. Pour sa part, le ministre de l’Économie et des Finances, M. Alousséni SANOU, a expliqué les opportunités économiques que ce retrait offrait aux pays de l’Alliance des États du sahel. Il a mis en avant la possibilité de développer un marché intérieur fort, stimulant la croissance économique et assurant une autonomie politique et économique. M. SANOU a également souligné les avantages financiers, notamment en termes de balance commerciale et d’investissements directs étrangers, qui découleraient de cette décision. Il a insisté sur la flexibilité nouvellement acquise pour négocier avec d’autres pays et la capacité de protéger les entreprises locales. Le ministre de l’Economie et des Finance a ensuite rappelé que le Mali avait surmonté des défis par le passé et exprimé sa confiance dans la résilience et l’intelligence du pays pour prendre en main son destin. Les ministres ont souligné que cette décision de retrait de la CEDEAO ouvrait des perspectives considérables pour l’autonomie politique et économique des pays de l’AES, tout en soulignant la nécessité de travailler ensemble pour concrétiser les objectifs de refondation initiés par les plus hautes autorités.


