Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a accordé une audience ce mardi 21 janvier 2025 à M. Mohamed ABDEL VETAH, Haut-Commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et porteur d’un message de Son Excellence M. Mohamed Ould El-Ghazouani, Président de la République islamique de Mauritanie et Président en exercice de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de l’OMVS.
Au cours de cette rencontre, M. Mohamed ABDEL VETAH a transmis les salutations fraternelles de son Excellence, M. Mohamed Ould El-Ghazouani au Président Assimi GOÏTA et a réaffirmé les liens séculaires d’amitié, de fraternité et de coopération entre les États membres de l’OMVS.
Dans une interview accordée à la presse à l’issue de l’audience, le Haut-Commissaire de l’OMVS a salué l’hospitalité malienne et a mis en lumière l’importance de l’OMVS en tant que modèle réussi de coopération régionale. « Le message que je porte témoigne de la volonté commune des Chefs d’État et de Gouvernement de l’OMVS de renforcer et de dynamiser cette organisation au service de nos populations, » a déclaré M. VETAH.
Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a réitéré son engagement ferme à consolider et à renforcer les actions de l’OMVS. Il a chargé le Haut-Commissaire de transmettre ses salutations fraternelles à son homologue mauritanien.

COOPÉRATION MALI-MAURITANIE : Une dynamique commune face aux défis transfrontaliers
En visite officielle à Bamako ce jeudi 10 avril 2025, Dr. Mohamed Salem Ould MERZOUG, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’extérieur, a été reçu en audience par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA. Cette rencontre, à laquelle a également pris part le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye DIOP, a permis d’aborder des questions d’intérêt commun, notamment le renforcement de la coopération bilatérale et la gestion concertée des flux migratoires. À cette occasion, Dr. Ould MERZOUG a transmis au Président GOÏTA un message fraternel de son homologue, le Président de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Ould GHAZOUANI. Ce message s’inscrit dans le cadre des consultations régulières entre les deux Chefs d’État, illustrant la profondeur et la constance des relations entre le Mali et la Mauritanie. Les échanges ont mis en lumière la volonté commune des deux pays de poursuivre et de diversifier leur coopération dans l’intérêt mutuel de leurs peuples. Une attention particulière a été portée à la question migratoire, perçue comme un phénomène naturel et historique dans la région, où la mobilité constitue une composante essentielle des modes de vie. Dr. Ould Merzoug a souligné que la majorité des mouvements migratoires africains s’effectuent à l’intérieur du continent : « 80 % des migrants africains restent en Afrique, dans le cadre de migrations traditionnelles souvent bénéfiques aux économies locales et à la cohésion sociale ». Il a cependant exprimé sa vive préoccupation face à la montée inquiétante de l’immigration irrégulière, orchestrée par des réseaux de trafiquants de personnes. « En 2024, plus de 500 corps de jeunes Africains ont été repêchés sur nos côtes, et plus de 100 depuis le début de cette année. C’est une tragédie humaine que nous devons affronter ensemble », a-t-il déclaré. Dans ce contexte, le ministre mauritanien a insisté sur la nécessité d’une réponse coordonnée et anticipée, fondée sur la coopération entre les États. « Il est impératif de combattre ces réseaux criminels et d’encourager une migration régulière, sûre et ordonnée, dans le strict respect des législations nationales et des accords bilatéraux », a-t-il ajouté. S’agissant des ressortissants maliens vivant en Mauritanie, Dr. Ould Merzoug a réaffirmé le caractère fraternel et hospitalier des relations entre les deux peuples. « Un Malien qui arrive en Mauritanie est chez lui, tout comme un Mauritanien qui se rend au Mali. Ceux qui sont en situation régulière vivent en toute quiétude. Les difficultés concernent principalement les personnes non enregistrées, ce qui requiert une meilleure organisation de part et d’autre », a-t-il précisé.


