COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 3 JUILLET 2026 CM N°2026-26/SGG.

Actualités

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 3 juillet 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.

Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :

  • adopté des projets de texte ;

  • procédé à des nominations ;

  • et entendu des communications.

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES

  1. Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté :

  1. un projet de loi portant modification de la Loi n°2025-056 du 18 décembre 2025 portant loi de Finances pour l’exercice 2026.

Le projet de loi, adopté, modifie la loi de Finances initiale 2026 pour intégrer des mesures nouvelles intervenues en matière de recettes, de dépenses et de charges de trésorerie.

La modification des recettes porte sur l’inscription de montants additionnels provenant, notamment :

  • de l’amélioration du produit de la Taxe Ad Valorem ;
  • des contributions au profit des Fonds miniers, érigés en Comptes spéciaux du Trésor.

Les recettes budgétaires rectifiées s’élèvent à 3 372,895 milliards de francs CFA contre 3 057,792 milliards de francs CFA dans la loi de Finances initiale, soit une augmentation de 315,103 milliards de francs CFA ou un taux de progression de 10,30%.

La modification des dépenses concerne la prise en compte des mesures nouvelles relatives, notamment :

  • au renforcement des allocations budgétaires pour les opérations de sécurisation du territoire national ;
  • à l’allocation d’une subvention exceptionnelle à la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles ;
  • à l’inscription des nouvelles dépenses au titre des Comptes spéciaux du Trésor.

Les dépenses budgétaires s’élèvent à 3 993,319 milliards de francs CFA dans la loi de Finances rectificative contre une prévision initiale de 3 578,217 milliards de francs CFA, soit une augmentation de 415,103 milliards de francs CFA ou un taux de progression de 11,60%.

La loi de Finances rectificative dégage un déficit prévisionnel de 620,425 milliards de francs CFA contre 520,425 milliards de francs CFA, soit une augmentation de 100 milliards de francs CFA.

  1. un projet de décret portant approbation de l’Avenant n°1 au Marché n°03022/DGMPDSP-2021 relatif aux travaux de construction et de bitumage de la route BanankoroDioro.

Cet avenant, sans incidence sur le montant du marché initial, est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Entreprise Générale Mamadou KONATE, pour un délai supplémentaire de 4 mois.

Il a pour objet la prise en charge des travaux de la variante du revêtement en enduit superficiel bicouche sur une couche de base en latérite-crue, retenue à l’issue de la revue du projet.

  1. un projet de décret portant approbation de l’Avenant n°1 au Marché n°4114/DGMPDSP-2022 relatif aux travaux d’extension et de modernisation de l’Hôpital de Tombouctou.

L’avenant au marché relatif aux travaux d’extension et de modernisation de l’Hôpital de Tombouctou, sans incidence financière, est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Entreprise Anta Construction.

Il a pour objet la prorogation du délai d’exécution du marché initial de 24 mois.

  1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil

des Ministres a adopté un projet de décret portant création d’Offices notariaux.

Le notaire est un officier public et ministériel institué à vie pour assurer le service public de la preuve.

Il reçoit tous les actes et contrats auxquels les parties doivent ou veulent donner le caractère d’authenticité attaché aux actes de l’autorité publique et pour en assurer la date, en conserver le dépôt, en délivrer des grosses, expéditions et extraits.

Les notaires sont organisés au sein d’un Ordre professionnel, dénommé Ordre des Notaires, qui représente la profession auprès des pouvoirs publics.

De nos jours, il existe 63 Offices notariaux dans 12 localités et les fonctions de notaire sont assurées dans les juridictions où il n’a pas été créé d’Office notarial par les greffiers en chef qui prennent le titre de greffier notaire.

Dans la dynamique des réformes enclenchées en vue de mieux rapprocher la justice des justiciables et de couverture des Régions nouvellement créées, il est apparu nécessaire de créer des Offices notariaux dans certaines localités du pays en fonction du niveau de développement des activités socioéconomiques.

Le projet de décret, adopté, crée 30 Offices notariaux à Bamako et dans certaines Régions.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :

AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME

      –     Conseiller technique :

Madame DEMBELE Aïssata M’BAYE, Magistrat.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION

  • Conseiller à la Sécurité et à la Protection civile du Gouverneur de la Région de Sikasso : Contrôleur général de Police Hamidou TRAORE.

  • Conseiller à la Sécurité et à la Protection civile du Gouverneur de la Région de Bougouni :

Contrôleur principal de Police Yaranga DIARRA.

  • Conseiller à la Sécurité et à la Protection civile du Gouverneur du District de Bamako : Colonel-major Amadou DIALLO du Génie militaire.

AU TITRE DU MINISTERE DE DE LA REFONDATION DE L’ETAT

  • Chef de Cabinet :

Monsieur Youssouf MAIGA, Ingénieur de la Statistique.

  • Conseillers techniques :

Monsieur Allassane BA, Administrateur civil ; Monsieur Issa BERTHE, Magistrat.

  • Chargés de mission :

Monsieur Zoubeïrou MAIGA, Journaliste-communicateur ;

Monsieur Demba Adama KEITA, Ingénieur ;

Monsieur Yaya DIARRA, Psychologue ;

Madame CAMARA Mariétou dite Diongolo KONATE, Journaliste ; Madame KONE Djénéba DIARRA, Gestionnaire.

AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE

  • Ambassadeur Directeur des Affaires juridiques :

Monsieur Adama COULIBALY, Conseiller des Affaires étrangères.

  • Ambassadeur du Mali à Ankara (Türkiye) :

Colonel-major Oumarou MAIGA.

  • Ambassadeur du Mali à New Delhi (Inde) : Monsieur Fatoma THERA, Juriste.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE

      –     Chargés de mission :

Monsieur Banna Moussa BAKHAGA, Professeur de l’Enseignement secondaire ;

Monsieur Kah SAMASSEKOU, Gestionnaire des Ressources humaines ;

Madame Kadidiatou Koniba SY, Spécialiste en Contrôle de Gestion et Audit ; Monsieur Youba KONATE, Journaliste ;

Monsieur Ousmane DIOMBERA, Gestionnaire.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE ET DE L’EAU

  • Secrétaire général :

Monsieur Sékouli Fadjadji TOURE, Administrateur civil.

  • Conseiller technique :

Madame Magninè dite Inna KONATE, Magistrat.

  • Chargés de mission :

Monsieur Siraba KONE, Spécialiste en Développement durable ;

Madame Assitan OUOLOGUEM, Ingénieure en Génie électrique et Energie nucléaire.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE L’ENFANT ET DE LA FAMILLE

  • Chef de Cabinet :

Madame Morimousso dite Nani TOUNKARA, Technicien supérieur en Travail social.

  • Chargés de mission :

Monsieur Yehia CISSE, Juriste ;

Madame Aminata HAIDARA, Spécialiste en Gestion des Relations sociales ;

Madame Fatoumata Siré DIAKITE, Linguiste ;

Madame Djingarey Ibrahim MAIGA, Spécialiste en Droits de l’Homme et Culture de la Paix.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION

  • Chef de Cabinet :

Monsieur Mohamed AG ALBACHAR, Gestionnaire des Ressources humaines.

  • Chargés de mission :

Monsieur Fayçal AG AGALY, Spécialiste en Finances-comptabilité ;

Madame Zarha WALET HAMED IDDA, Gestionnaire ;

Monsieur Amara AG HAMDONA, Gestionnaire des Ressources humaines ; Monsieur Moulaye Reggani HAIDARA, Gestionnaire ;

Monsieur Alhousseini OUMAR, Spécialiste en Comptabilité.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ARTISANAT, DE LA CULTURE, DE L’INDUSTRIE HOTELIERE ET DU TOURISME

      –     Chargé de mission :

Monsieur Attaher MAIGA, Spécialiste en Gestion des Industries culturelles.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS

  1. Le ministre des Transports et des Infrastructures a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 1ère Convention et Exposition africaines de l’Aviation civile, Edition 2026, du 15 au 19 juin 2026, à Lomé au Togo.

Cette édition vise à soutenir le dialogue politique et réglementaire de haut niveau entre Chefs d’Etat, ministres et les leaders de l’industrie, tout en favorisant le consensus et l’engagement sur des priorités telles que l’harmonisation des taxes et redevances aéronautiques, le développement des routes et de la connectivité, l’assouplissement progressif des restrictions de visa et l’accélération de la mise en œuvre du Marché unique du Transport aérien africain.

Placée sous le thème : « Un ciel africain unique : connectivité et développement durable du transport aérien », cette édition de la Convention et exposition africaines a été l’occasion d’échanger sur plusieurs thématiques, notamment l’accélération de la mise en œuvre du Marché unique du Transport aérien africain, la réduction du coût du transport aérien en Afrique, le transport aérien durable et résilience climatique ainsi que le développement du fret aérien et les routes basées sur les corridors.

En marge de l’évènement, le Gouvernement de la République du Togo et le Gouvernement de la République du Mali ont signé un Accord bilatéral de services aériens.

  1. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres de l’élection du Mali à la présidence du Comité exécutif de l’Association africaine des Autorités Anticorruption et au Bureau de la 7ème Conférence des Etats parties au Traité sur la zone exempte d’armes nucléaires en Afrique.

L’Association africaine des Autorités Anticorruption est une plateforme continentale de coopération pour promouvoir l’échange d’expertise et le renforcement des capacités institutionnelles des Etats membres en matière de prévention et de lutte contre la corruption.

Le 15 juin 2026, le Dr Modibo SACKO, Président de l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement illicite a été élu Président du Comité exécutif de l’Association africaine des Autorités Anticorruption, à l’issue de la 8ème Session de l’Assemblée générale, tenue à Nairobi au Kenya.

A l’occasion de la 7ème Conférence des Etats parties au Traité sur la zone exempte d’armes nucléaires en Afrique, tenue les 25 et 26 juin 2026, à Addis-Abeba en Ethiopie, le Mali a été élu 3ème Viceprésident du Bureau de la Conférence pour le mandat 2026-2029.

Cette double élection du Mali participe de la dynamique enclenchée par les Autorités de la Transition pour assurer le rayonnement diplomatique de notre pays.

  1. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la Réunion des ministres chargés de la Jeunesse et des Sports de la Confédération des Etats du Sahel, du 25 au 26 juin 2026, à Ouagadougou au Burkina Faso.

Cette réunion, qui fait suite aux travaux des experts, s’inscrit dans la mise en œuvre de la Feuille de route de l’an 2 de la Confédération AES.

Les travaux ont porté sur :

  • les Jeux de l’AES, dont la 1ère Edition s’est déroulée en 2025, au Mali ;
  • le Forum de la Jeunesse et du Volontariat de l’AES ;
  • le Salon confédéral de l’Emploi de l’AES ;
  • le Centre de développement de la Jeunesse et des Sports de l’AES.

En marge des travaux, le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a participé, le 26 juin 2026, à la 4ème Edition de la soirée « Etalon en Or », qui récompense des sportifs qui ont su transformer leur succès sportif en actions socio-économiques d’envergure au profit de la Jeunesse.

  1. Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population a informé le Conseil des Ministres :

  1. de la participation du Mali aux Journées de développement de la Banque Ouest Africaine de Développement, tenues les 11 et 12 juin 2026, à Lomé au Togo.

Ces journées, placées sous le thème : « Bâtir l’UEMOA : financer un habitat durable, inclusif et moteur de souveraineté énergétique », ont réuni des représentants des Etats membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, des institutions financières, des partenaires techniques et financiers, du secteur privé ainsi que des experts en développement.

Les travaux ont notamment mis l’accent sur la nécessité de développer des mécanismes de financement innovants, de renforcer les partenariats public-privé et d’accroître les investissements dans les infrastructures, l’habitat et le développement urbain durable.

En marge des travaux, le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population et sa délégation ont eu des séances de travail avec les responsables de la Banque Ouest africaine de Développement, consacrées au portefeuille des projets de logements sociaux.

  1. de la célébration de la Journée Mondiale de la Population, prévue le 11 juillet 2026, à Djoliba, Commune rurale du Mandé, Cercle de Kati, Région de Koulikoro.

La Journée Mondiale de la Population est célébrée au plan national sous le thème : « Réaliser les aspirations des jeunes par l’éducation, la culture et l’entrepreneuriat : un investissement pour la paix et le développement durable ».

Les activités prévues porteront entre autres sur :

  • la sensibilisation de la population sur la santé et l’autonomisation économique de la femme ainsi que les violences basées sur le genre ;
  • les conférences débats ;
  • la remise de prix aux filles les plus méritantes de l’Enseignement primaire ; – la distribution de vivres.

La célébration de la Journée Mondiale de la Population sera l’occasion d’attirer l’attention des décideurs, des communautés et des partenaires techniques et financiers sur les problèmes de population qui impactent négativement les efforts de développement.

  1. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays, marquée notamment par une diminution du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée.

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a cependant appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies.

       Bamako, le 3 juillet 2026

       Le Secrétaire Général du Gouvernement,

Birama COULIBALY

Chevalier de l’Ordre national

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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 24 JANVIER 2024 CM N°2024-04/SGG

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 24 janvier 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, le Conseil des Ministres a adopté des projets de décret relatifs à la création et au cadre organique des services régionaux et subrégionaux des Eaux et Forêts. Les services régionaux et subrégionaux des Eaux et Forêts ont été créés pour traduire, sous forme de programmes et de projets, les grandes orientations en matière de politique forestière, de conservation des eaux et des sols, des zones humides et des aires protégées. Après plus d’une décennie, l’application des textes régissant ces services a relevé des insuffisances, notamment : – la faible prise en compte des forêts classées et des aires protégées en matière de contrôle forestier ; – la faible prise en compte du contexte d’insécurité grandissante dans l’exercice de la mission assignée ; – les lacunes constatées dans la promotion et la valorisation des produits forestiers non ligneux ; – l’exploitation anarchique du bois ; – l’inadaptation du service au contexte de la décentralisation ; – la non prise en compte des nouvelles missions assignées à la Direction générale des Eaux et Forêts. Les projets de décret sont adoptés pour pallier ces insuffisances. Leur adoption permettra d’améliorer la conception et la mise en œuvre des programmes et stratégies dans le domaine des Eaux et Forêts et de doter lesdits services en personnel nécessaire à l’exécution de leurs missions. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE – Secrétaire Général du Gouvernement : Monsieur Birama COULIBALY, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME – Chef de Cabinet : Monsieur Bakary Soliba COULIBALY, Magistrat. – Chargés de mission : Madame Aminata NIAKATE, Juriste ; Monsieur Mohamed Dramane TRAORE, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DE LA REFONDATION DE L’ETAT – Conseiller technique : Madame MAIGA Kariyato SOUMANA, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Ambassadeur du Mali à Beijing (République Populaire de Chine) : Général de Brigade Elisée Jean DAO. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE – Chargés de mission : Monsieur Djibrilla OUSMANE, Spécialiste en Communication ; Monsieur Oumar NIANTAO, Spécialiste en Logistique-Commerce International ; Monsieur Kah SAMASSEKOU, Spécialiste en Organisation et Gestion des Organisations ; Monsieur Banna Moussa BAKHAGA, Professeur de l’Enseignement Secondaire. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Secrétaire Général : Monsieur Moussa TANGARA, Professeur de l’Enseignement supérieur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Directeur national de l’Aménagement du Territoire : Monsieur Abdoulaye SANOGO, Planificateur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE – Inspecteurs à l’Inspection de l’Environnement et de l’Assainissement : Monsieur Moussa CISSOKO, Ingénieur des Eaux et Forêts ; Monsieur Moussa SIDIBE, Ingénieur des Eaux et Forêts. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ELEVAGE ET DE LA PECHE – Conseillers techniques ; Monsieur Bakary GOITA, Administrateur du Travail et de la Sécurité Sociale ; Monsieur Kalifa DEMBELE, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage. – Chargé de mission : Madame Malado Dado NOMOKO, Journaliste-Réalisateur. – Inspecteurs de l’Elevage et de la Pêche : Monsieur Kalifa TOURE, Professeur de l’Enseignement supérieur ; Monsieur Mamba TOURE, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des Ministres de la dissolution des Conseils communaux de Kati et de Zan COULIBALY. Depuis, le début de la Transition, le Gouvernement s’est inscrit dans une dynamique d’assainir la gestion des Collectivités territoriales en faisant prévaloir des sanctions administratives à l’encontre des Chefs des Organes exécutifs et délibérants des Collectivités territoriales toutes les fois que des irrégularités, insuffisances ou dysfonctionnements sont constatés dans leur gestion, sans préjudice des poursuites judiciaires. En droite ligne de cette dynamique, le Conseil des Ministres a procédé à la dissolution des Conseils communaux de Kati, Région de Koulikoro et de Zan Coulibaly, Région de Dioila. Cette dissolution fait suite à un constat de mauvaise qualité des services rendus aux populations, des irrégularités, insuffisances et dysfonctionnements dans la gestion administrative, financière et comptable de ces Collectivités. Une délégation spéciale sera mise en place dans un bref délai au niveau de chacune de ces Collectivités territoriales pour remplir les fonctions des Conseils de Collectivités territoriales. 2. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des Ministres des activités commémoratives de la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée. La célébration de l’édition 2024 de la Journée du 14 janvier a été marquée par l’organisation de plusieurs activités à Bamako et dans les régions. Parmi ces activités on peut noter : – la conférence de lancement à l’Université des Lettres et des Sciences humaines ; – les cérémonies de montée des couleurs suivies de la leçon-modèle dans les établissements scolaires sur l’ensemble du territoire national ; – la tenue de conférences-débats sur les notions de patriotisme, du triptyque DéfenseDiplomatie-Développement, de restauration de la souveraineté nationale et de l’intégrité du territoire national, les valeurs sociétales, les langues nationales, le processus de Refondation de l’Etat, ainsi que la distribution des exemplaires de la nouvelle Constitution ; – les dons de sang en faveur des blessés de guerre, dans les centres de santé de référence et hôpitaux, et la remise d’ambulances. La célébration de cette journée a permis de se souvenir de cette date mémorable et historique afin qu’elle reste gravée dans la conscience

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RÉFORMES INSTITUTIONNELLES : Pose de la première pierre du futur siège de la Cour des comptes

Le Président de la Transition, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a procédé, ce jeudi 19 décembre 2024, à la pose de la première pierre du futur siège de la Cour des comptes. Cette cérémonie a réuni plusieurs personnalités notamment le Premier ministre, le Président de la Cour Suprême, les Présidents des Institutions de la République, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, ainsi que de nombreux membres du Gouvernement. En promulguant la nouvelle Constitution issue du référendum du 18 juin 2023, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, a annoncé un nouveau départ pour le pays, marqué par des changements de fond dans le texte. Parmi les réformes majeures de la Constitution du 22 juillet 2023 figure la création de la Cour des comptes comme 6 ᵉ Institution de la République. Moins d’un an plus tard, pour opérationnaliser cette nouvelle institution, le Président de la Transition, le Général Assimi GOÏTA, a lancé la construction du siège de la Cour des comptes. Implanté sur un terrain d’une superficie d’un hectare, le futur siège de la Cour des comptes prévoit des infrastructures modernes et adaptées aux besoins de ses utilisateurs. Le bâtiment comprendra 187 bureaux, dont 171 équipés de toilettes privatives, un atrium central, 11 salles d’archives, deux salles d’audience pouvant accueillir respectivement 350 et 40 personnes, ainsi que deux salles de délibération. Il inclura également un restaurant, une bibliothèque, et 45 places de parking couvert, dont 27 en sous-sol et 18 au rez-de-chaussée. Cette conception vise à offrir un cadre de travail optimal pour les magistrats et le personnel de la Cour, tout en reflétant la vocation de transparence et de modernité de l’institution.   Dans une interview accordée à la presse, le Président Assimi GOÏTA a rappelé les missions essentielles de la Cour des comptes, à savoir, la sauvegarde du patrimoine public, le contrôle de la fiabilité et de la sincérité des finances publiques, ainsi que l’amélioration des méthodes de gestion administrative. Il a invité les futurs occupants de ces locaux à en prendre le plus grand soin afin de préserver cet investissement pour les générations futures. Le Président de la Cour Suprême, Dr Fatoma THÉRA, a salué cette initiative comme une preuve de l’engagement du Chef de l’État envers la bonne gouvernance et la reddition des comptes. « La réalisation de ce projet, malgré les contraintes budgétaires et les priorités de l’État, démontre la volonté politique constante de doter notre pays d’institutions fortes, crédibles et fiables, à la hauteur des attentes des citoyens », a-t-il déclaré. Le siège de la Cour des comptes se veut être un symbole fort de la lutte pour la transparence et la discipline dans la gestion budgétaire. Selon Dr Fatoma THÉRA, cet édifice offrira un cadre propice à un examen rigoureux et impartial des comptes publics, permettant de détecter toute irrégularité et de garantir une utilisation optimale des ressources de l’État.   Institution supérieure de contrôle, la Cour des comptes est dotée de compétences variées. Elle assure le contrôle de l’emploi des fonds publics selon trois axes : la régularité, la qualité des comptes et la performance. En outre, elle exerce des attributions juridictionnelles spécialisées, notamment en matière de discipline financière et budgétaire, ainsi que dans la sanction des infractions financières. Ces missions s’accompagnent d’un rôle d’assistance auprès de l’Assemblée nationale et du Gouvernement, dans le cadre du contrôle de l’exécution des lois de finances consacrées par la Constitution du 22 juillet 2023. Ce projet marque un jalon important dans la réforme des institutions dans notre pays, en vue de construire une gouvernance plus efficace et plus proche des attentes de la population.

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