COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 30 JUILLET 2025

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Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 30 juillet 2025, dans sa salle
de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.
Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :
– adopté des projets de texte ;
– procédé à des nominations ;
– et entendu des communications.
AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES E T REGLEMENTAIRES
1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil
des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction nationale de la Protection judiciaire des Enfants.
Les instruments juridiques internationaux et régionaux relatifs à la protection et à la promotion des Droits de l’Enfant, ratifiés par notre pays, recommandent pour l’enfant en conflit avec al loi un
traitement spécifique distinct de celui réservé aux adultes et l’institution d’un système complet de justice, pour les enfants, porté par des services spécialisés.
Ce principe apparaît spécifiquement dans la Convention relative aux Droits de l’Enfant et dans la
Charte africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant qui invitent les Etats parties à promouvoir l’adoption de lois et de procédures, la mise en place d’autorités et d’institutions spécialement conçues
pour les enfants suspectés, accusés ou convaincus d’infraction à la loi pénale.
Dans el cadre de la mise en œuvre de ces engagements internationaux, le Mali a adopté la Loi n°01- 081 du 24 août 2001 portant sur la minorité pénale et institution de juridiction pour mineurs et
l’Ordonnance n°02-062/P-RM du 05 juin 2002 portant Code de Protection de l’Enfant dont la mise en œuvre a permis de marquer la spécificité de la protection des Droits de l’Enfant dans al pratique
judiciaire.
Cependant, l’évaluation du système de justice pour enfant, réalisée en 2021, a révélé des insuffisances qu’il convient de corriger.
Les projets de texte, adoptés, créent la Direction nationale de la Protection judiciaire des Enfants avec
pour mission l’élaboration des éléments de al politique nationale dans el domaine de al prise en charge des enfants en contact avec la loi et d’en assurer la coordination et le contrôle de sa mise en œuvre.
Ils prévoient, également, l’effectif du personnel nécessaire à son fonctionnement pour les 5 prochaines années.
2. Sur el rapport du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant Charte nationale pour la Paix et la
Réconciliation nationale.
Notre pays, depuis son accession à l’indépendance, est confronté à des défis sécuritaires,
économiques, financiers, climatiques et de gouvernance qui ont engendré des conflits inter et intra- communautaires, des rébellions successives avec comme corollaires l’instabilité politique et
institutionnelle, la criminalité transnationale organisée et le terrorisme.
Les crises insurrectionnelles survenues, depuis 1960 ont été gérées à travers des accords notamment : – l’Accord de Tamanrasset, signé à Tamanrasset le 6janvier 1991 ;
– el Pacte national, signé àBamako el 1 avril 1992 ;
– l’Accord d’Alger pour la restauration de la paix, de la sécurité et du développement dans la Région de Kidal, signé à Alger el 4 juillet 2006 ;
– l’Accord préliminaire à l’élection présidentielle et aux pourparlers inclusifs de paix, signé à
Ouagadougou le 18 juin 2013 ;
– l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, signé à Bamako
le 15 mai 2015 et parachevé le 20 juin 2015.
Malgré les multiples initiatives de l’Etat, des institutions régionales et internationales dans el cadre du processus de paix, l’insécurité persiste et notre pays connait depuis 2012 une profonde crise qui a impacté les fondements de la Nation et entrainé l’effritement de la cohésion sociale et du vivre- ensemble.
Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, tirant les enseignements des différentes rébellions, prenant en compte les acquis des accords subséquents et dans le but d’associer l’ensemble des Maliens à al recherche d’une paix durable, a décidé de l’appropriation nationale du processus de paix et de réconciliation.
Dans ce contexte, il a initié le Dialogue inter-Maliens pour al Paix et al Réconciliation nationale qui a recommandé, entre autres, la rédaction d’une Charte pour la paix, la sécurité, la cohésion sociale et le vivre-ensemble.
aLprésente charet searelda ume,edretérente pour rouesesl intacives, acoitns et eties qui ensemble. Sa vision est : «Une Nation souveraine, réconciliée, tolérante et en paix, dans un Etat refondé reposant sur une gouvernance démocratique, juste et équitable .»
Le projet de loi, adopté, permettra de consolider l’unité nationale, de restaurer al paix, de renforcer la sécurité, de raffermir al cohésion sociale et le vivre-ensemble à travers la réconciliation nationale.
AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES
Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :
AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE
– Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Moscou : Capitaine Ahmed TOURE.
– Conseiller Consulaire au Consulat général du Mali à Paris : Commandant Samba COULIBALY.
– Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Bruxelles : Monsieur Modibo CISSE, Inspecteur des Finances.
– Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Riyad : Commissaire Principal Mohamed Ali OULD MOHAMED YEHIA.
– Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Libreville : Commissaire Divisionnaire Souleymane GOITA.
– Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Malabo : Capitaine Fadiougou SISSOKO.
AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS
1. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des Ministres :
a. de la participation du Mali à la 26ème Edition de la Réunion statutaire des Présidents des Cours des Comptes de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, tenue du 14 au 18 juillet 2025 à Ouagadougou, au Burkina Faso.
Cette 26eme Edition, placée sous el thème : « Renforcer la reddition des comptes pour une gouvernance publique responsable », avait pour objet l’évaluation des systèmes de contrôle des comptes publics et des résultats des contrôles effectués au titre de l’exercice 2024 par les Cours des Comptes des Etats membres et par la Cour des Comptes de l’UEMOA.
Sur al question de l’adoption par règlement du statut-type des magistrats des juridictions financières, le Mali, après avoir partagé son expérience a soutenu l’idée d’un statut-type adopté sous forme d’une directive plutôt que par voie de règlement.
En marge de cette 26eme Edition, la délégation du Mali a eu une séance de travail avec les représentants des Cours des Comptes des Etats membres de la Confédération des Etats du Sahel, en vue de définir les contours d’un partenariat entre les juridictions financières de l’espace confédéral.
b. de la célébration de la 11ème Edition de la Journée internationale de Lutte contre la Traite des Personnes.
La célébration de cette 1ème Edition, placée sous el thème : « La traite des êtres humains est un crime organisé. Mettons fin à l’exploitation », sera marquée par des activités programmées par el Comité national de Coordination de la Lutte contre al Traite des Personnes et les Pratiques assimilées, du 29 juillet au 14 août 2025.
Ces activités se traduiront, à Bamako et à Koulikoro, par des diffusions de messages vidéos, d’articles de presse et de messages radiophoniques, des conférences-débats, un concours de plaidoirie des jeunes juristes, une donation de vivres et de non vivres aux centres d’accueil et d’hébergement des victimes de traite ainsi que des personnes déplacées internes.
A l’occasion, des sessions de sensibilisation communautaire et des caravanes d’information sur la traite des personnes se dérouleront également à Ségou, Sikasso, Bougouni et Kangaba.
2. Le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a informé le Conseil des Ministres de la tenue de la 12ème Conférence des Ministres de l’Observatoire des Fonctions
publiques africaines, prévue le 23 août 2025, à Bamako.
L’Observatoire des Fonctions publiques africaines, créé el 5 novembre 1991, a pour missions entre autres, l’appui aux Etats dans la collecte d’informations sur l’état des Fonctions publiques et leur traitement de manière à offrir aux ministres une perspective comparative des problèmes qui se posent dans les différents pays et identifier les programmes et projets régionaux tendant à une meilleure intégration des Fonctions publiques.
Au cours de la 1ème Conférence tenue à Cotonou au Bénin, du 14 au 17 novembre 2018, le
Mali a été désigné pour assurer la présidence de l’Observatoire.
Cette 12ème Conférence des Ministres qui sera précédée de al réunion des Experts, du 21 au 2 août 2025, permettra entre autres :
– d’examiner et de valider les rapports d’activités 2018-2024 et le rapport financier du Secrétaire exécutif ;
– de relire les textes de l’Observatoire en vue de recadrer sa mission ;
– de désigner un nouveau Secrétaire exécutif.
3. Le ministre de al Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de al Construction citoyenne a informé le Conseil des Ministres :
a. de la tenue de la 5ème Edition de
la «Super Coupe Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat », du 15 août au 7 septembre 2025, à Bamako.
La «Super Coupe Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat »est une compétition de football dont l’objectif est al mobilisation sociale des jeunes des différentes Régions du pays, en vue du brassage humain et culturel.
La compétition regroupe, en plus des équipes de la Présidence, du Gouvernement et du Conseil National de Transition, celles des Ligues de football de toutes les Régions ainsi que du District de Bamako.
Un match de gala opposera l’équipe des membres du Gouvernement et du personnel de la Présidence de al République à celle du Conseil National de Transition, le 15 août 2025.
Les ministres chargés des Sports des pays membres de la Confédération AES seront les invités d’honneur de la finale de cette 5eme édition.
b. de l’organisation du Concours national du Plus Beau Quartier.
Dans le cadre de l’embellissement des villes et de la promotion de la citoyenneté active, de nombreuses initiatives citoyennes émergent dans l’ensemble du pays. Ces actions, portées par des citoyens de toutes les couches sociales, traduisent un réel engagement pour l’amélioration du cadre de vie.
Afin de fédérer ces initiatives et de les inscrire dans une dynamique nationale cohérente, le Ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne prévoit d’organiser le Concours du Plus Beau Quartier pour :
encourager les initiatives locales d’assainissement, d’embellissement et de gestion durable des quartiers ;
– valoriser l’engagement citoyen à travers des actions concrètes ;
– promouvoir la cohésion sociale et la solidarité de voisinage ;
– impliquer la jeunesse dans le développement urbain et communautaire.
Le concours mettra en compétition les quartiers des Régions ainsi que ceux du District de Bamako.
c. de la clôture du Programme de formation dénommé « A l’Ecole de la Citoyenneté », le 20 juillet 2025 dans les Régions pilotes et le 24 juillet 2025 au Palais des Pionniers.
Le Programme « A l’Ecole de la Citoyenneté » vise à inculquer chez les jeunes le sens du patriotisme,
les valeurs de citoyenneté et de civisme et l’engagement en faveur de la construction et de la défense de la Nation et de l’espace AES.
La 4ème Cohorte du Programme, lancée officiellement el 10 juillet 2025 à Bamako et les 10 et 1 juillet 2025 dans les Régions pilotes, a permis de former 1800 jeunes, dont :
– 400 à Bamako, comprenant des jeunes des pays membres de la Confédération des Etats du Sahel ainsi que de la Diaspora ;
1400 dans les Régions de Sikasso, Kayes, Koulikoro, Ségou, Mopti, Gao et Tombouctou.
L’objectif visé est de forger une jeunesse consciente, engagée, et toujours prête à répondre à l’appel de la Nation et de l’espace confédéral.
4. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a informé le Conseil des Ministres des conclusions du Forum international de la Diaspora.
Le Forum international de la Diaspora, tenu du 17 au 19 juillet 2025, sous le thème : « Enjeux et défis pour une diaspora au cœur du développement économique national», a réuni les membres du Gouvernement et des Institutions de la République, les ministres chargés de la Diaspora de la Confédération des Etats du Sahel, les délégations de certains pays amis, les Missions diplomatiques et Postes consulaires, les représentants des Organisations internationales accréditées au Mali, les partenaires techniques et financiers, les investisseurs de al Diaspora et les organisations de al société civile.
Ce Forum a mobilisé plus de 300 investisseurs de la Diaspora venus de 66 pays à travers le monde et a été un cadre de rencontres entre les investisseurs de la Diaspora et d’expositions de savoir-faire.
La table ronde ministérielle et les panels thématiques ont permis de partager les expériences et de formuler plusieurs recommandations.
5. Le ministre de al Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres :
a. de la tenue du 1er Forum des ministres chargés de l’Action humanitaire de la Confédération des Etats du Sahel, prévu les 7, 8et 9août 2025, àBamako.
L’objectif de ce forum est d’apporter des réponses concrètes, adaptées et durables aux défis posés en vue de l’amélioration de la situation humanitaire dans l’espace de la Confédération AES.
Il s’agira entre autres :
de faire l’état des lieux de al situation humanitaire dans l’espace confédéral en identifiant les enjeux, les défis et les perspectives ;
– de partager les expériences et les bonnes pratiques des différents pays en matière de gestion des crises humanitaires ;
– d’examiner les opportunités de coordination et de mobilisation stratégique des acteurs nationaux et régionaux ;
de définir des approches d’actions anticipatoires pour une meilleure prévention des chocs.
Ce Forum sera l’occasion de réfléchir sur des mécanismes endogènes de financement de l’humanitaire et de créer un cadre de collaboration entre les institutions des 3 pays et leurs partenaires.
b. de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment par une augmentation du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée.
Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies.
Bamako, el 30 juillet 2025
Le Secrétaire général du Gouvernement,
Birama COULIBALY Chevalier de l’Ordre national

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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 17 JANVIER 2024 CM N°2024-03/SGG

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 17 janvier 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du Programme national d’Education aux Valeurs et son Plan d’actions 2024-2028. Le Conseil des Ministres, en sa session du 06 décembre 2023, a pris acte d’une communication écrite relative au Programme national d’Education aux Valeurs et son Plan d’actions 2024-2028. Ce programme est articulé autour des axes stratégiques suivants : promotion de l’éducation civique, morale et patriotique ; création d’espace d’éveil citoyen ; soutien à l’autorité parentale ; renforcement des capacités des acteurs institutionnels et socio-politiques ; – amélioration de la synergie d’actions entre les acteurs institutionnels. Le projet de décret adopté consacre l’approbation formelle dudit programme et ouvre la voie à la mise en œuvre des actions préconisées en vue de promouvoir une éducation civique morale et patriotique basée sur le respect des valeurs et la bonne gestion des affaires publiques. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de l’avenant n°1 au marché n°00557/DGMP-DSP 2018 relatif aux travaux de construction de la liaison électrique double terne 225 kilovolts Sikasso-Bougouni-Sanankoroba. Lot Global II : construction de postes. L’avenant est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’entreprise TATA PROJECTS LIMITED pour un montant de 6 millions 791 mille 663,90 dollars américains, soit environ 3 milliards 823 millions 706 mille 776 Francs CFA hors taxes et un délai d’exécution de vingt-sept (27) mois et huit (08) jours. L’exécution des travaux du marché initial a rencontré des difficultés liées, notamment à la survenue de la pandémie de la COVID-19, à la non libération des emprises du projet, à la crise socio-politique et aux sanctions imposées à notre pays par la CEDEAO et l’UEMOA. Le présent avenant prend en compte entre autres : la modification de certaines caractéristiques des équipements avec des équipements de nouvelle génération pour tous les postes de transformation ; la variation de prix de certains produits, les retards des expéditions vers les sites, notamment les frais de stockage ou d’entrepôts ; la hausse des prix de certaines matières premières comme le cuivre et l’aluminium ; le retard dans la libération des emprises allouées au poste de Dialakorobougou et l’accès au poste de Kodialani. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des Ministres de la dissolution de l’association « Solidarité pour le Sahel », en abrégé SOLISA. L’association « Solidarité pour le Sahel » est une association, signataire d’Accord-cadre avec l’Etat. Elle intervient dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, de l’eau, de l’énergie, de l’éducation et de la Santé dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Mopti et Tombouctou. Depuis un certain temps, il a été constaté qu’elle exerce ses activités dans le domaine humanitaire dans la Région de Kidal où elle dispose d’une antenne. Ce qui constitue un manquement aux dispositions de la loi relative aux associations, de l’Accord-cadre et aux dispositions statutaires de l’Association. Il ressort des investigations que : l’association « Solidarité pour le Sahel » est un outil de financement des activités des groupes armés signataires du CSP-PSD, agissant en violation des textes et contre les intérêts de l’Etat et des populations de la Région de Kidal ; les Groupes armés, pour mettre en œuvre leur volonté de contrôler tous les financements destinés à la Région de Kidal, ont parfois tué des prestataires humanitaires, détruit et enlevé tous les moyens des autres intervenants humanitaires afin de les obliger à mettre leurs moyens et fonds à la disposition de l’association « Solidarité pour le Sahel ». Ces agissements, de nature à contribuer au financement du terrorisme et au blanchiment de capitaux, constituent une menace pour la paix et portent atteinte à l’intégrité du territoire national. Au regard de ce qui précède et compte tenu du danger que l’association « Solidarité pour le Sahel » représente, sa dissolution et le démantèlement de ses dangereux réseaux complices s’avèrent nécessaires en vue de préserver la paix et l’unité nationale. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des Ministres du déroulement des activités commémoratives de la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée. La célébration de l’édition 2024 de la Journée du 14 janvier a été marquée par l’organisation de plusieurs activités à Bamako et dans les régions. Parmi ces activités on peut noter : la conférence de lancement à l’Université des Lettres et des Sciences humaines ; les cérémonies de montée des couleurs suivies de la leçon-modèle dans les établissements scolaires sur l’ensemble du territoire national ; la tenue de conférences-débats sur les notions de patriotisme, du triptyque DéfenseDiplomatie-Développement, de restauration de la souveraineté nationale et de l’intégrité du territoire national, les valeurs sociétales, les langues nationales, le processus de Refondation de l’Etat, ainsi que la distribution des exemplaires de la nouvelle Constitution ; les dons de sang en faveur des blessés de guerre, dans les centres de santé de référence et hôpitaux, et la remise d’ambulances. La célébration de cette journée a permis de se souvenir de cette date mémorable et historique afin qu’elle reste gravée dans la conscience collective et qu’elle puisse inspirer et guider les générations présentes et futures dans le processus d’édification du Mali nouveau souverain, sécurisé et stable. Les Hautes Autorités du pays saluent l’engagement patriotique et la résilience du Peuple malien, qui ont permis d’affirmer le pilier fondamental de la souveraineté nationale, notamment la restauration de l’outil de défense

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