COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 24 JUILLET 2024

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Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 24 juillet 2024, dans sa salle
de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président
de la Transition, Chef de l’Etat.
Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :
– adopté des projets de texte ;
– procédé à des nominations ;
– et entendu des communications.
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AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES
1. Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la
Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi relatif aux Autorités et
Légitimités traditionnelles.
Les Autorités et Légitimités traditionnelles sont des personnes auxquelles sont reconnues, par la
coutume ou les usages, des fonctions de régulation, de médiation, de conseil, de résolution des
conflits, de gestion des ressources au niveau local, de représentation des communautés ou de relais
entre l’administration et les populations. Elles comprennent également des personnes qui assurent la direction des cultes ou s’illustrent par leurs savoirs ou l’exercice d’un métier dans le milieu social.
Ces autorités reposent sur l’organisation sociale et administrative, à travers les villages, fractions et
quartiers. Elles assurent le bon fonctionnement des mécanismes sociaux de stabilité et de régulation.
Le projet de loi, adopté, détermine les différentes catégories d’autorités et de légitimités
traditionnelles et précise les rôles et les modalités d’intervention de chaque catégorie.
2. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil
des Ministres a adopté :
a. un projet de loi organique fixant les attributions, l’organisation, les règles de
fonctionnement ainsi que la procédure suivie devant la Cour suprême.
Pour doter notre pays d’une justice indépendante, égale pour tous, facteur de sécurité juridique, de
croissance économique et d’attraction des investisseurs, la Constitution du 22 juillet 2023 consacre une nouvelle architecture pour la Cour suprême qui prend en compte les attributions de la Haute Cour de Justice après sa suppression.
Le projet de loi, adopté, corrige les insuffisances constatées à travers entre autres :
– le renforcement de l’autonomie budgétaire et de l’autonomie de gestion financière de la Cour
suprême ;
– le renforcement de l’indépendance au cours de la carrière ;
– la prise en compte effective de l’unicité du corps des Magistrats ;
– l’introduction de la procédure de l’exception d’inconstitutionnalité en cas de violation grave
des droits et liberté, devant les juridictions dont la Cour suprême ;
– l’institution du pouvoir disciplinaire du Président de la Cour suprême sur les juridictions
du fond et les autres Magistrats du siège de la Cour suprême ;
– le renforcement des pouvoirs du Président de la Cour suprême en matière d’organisation de
la Cour, de même que la précision et le renforcement des pouvoirs du bureau de la Cour ;
– 1a démarcation des moyens de cassation devant la Section administrative des moyens
d’annulation de décisions administratives et les cas de cassation sans renvoi ;
– la précision des moyens d’annulation devant la section administrative ;
– l’allègement de la procédure administrative contentieuse devant la Section administrative ;
– l’encadrement du mandat des membres de la Cour suprême.
b. un projet de loi organique fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la
Cour constitutionnelle ainsi que la procédure suivie devant elle.
La Cour constitutionnelle, régie par la Loi n°97-010, modifiée, du 11 février 1997 est la plus haute
juridiction de l’Etat en matière constitutionnelle. Elle est juge de la constitutionnalité des lois et
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garantit les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques. Elle est l’organe
régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics.
La relecture de cette loi est devenue nécessaire avec la promulgation de la Constitution du 22 juillet
2023 qui apporte des innovations aussi bien au niveau de sa composition que de sa compétence.
c. un projet de loi organique fixant les attributions, l’organisation, les règles de fonctionnement de la Cour des Comptes ainsi que la procédure suivie devant elle.
Le contrôle des comptes publics, gage du bon emploi des deniers publics est assuré par la Section des
Comptes de la Cour Suprême.
Un tel ancrage institutionnel ne permet pas à la juridiction supérieure des Comptes d’accomplir
efficacement ses missions et d’atteindre les objectifs qui lui sont assignés.
Ainsi, la Constitution du 22 juillet 2023 institut une Cour des Comptes comme juridiction supérieure
des finances publiques avec également des attributions de contrôle et de consultation.
Le projet de loi, adopté, participe à la mise en cohérence du cadre institutionnel et des pratiques de
l’organe juridictionnel chargé du contrôle des finances publiques avec les normes communautaires et internationales.
d. un projet de loi organique déterminant les modalités d’application de l’article 153
de la Constitution relatif à l’exception d’inconstitutionnalité.
Le contrôle de la constitutionnalité des lois conduit le juge constitutionnel à statuer sur la conformité
de la loi à la Constitution. Ce contrôle, sous la troisième République, se faisait à priori, c’est-à-dire
avant la promulgation de la loi.
Dans le souci de préserver les droits et libertés fondamentaux garantis par la Constitution, le
constituant de 2023, en plus du contrôle par voie d’action, a introduit le contrôle par voie d’exception,
c’est-à-dire a posteriori, autrement dit, contrôle après la promulgation de la loi.
Le projet de loi est adopté en application de l’article 153 de la Constitution du 22 juillet 2023. Il
permet à tout justiciable de soulever l’exception d’inconstitutionnalité d’une loi à l’occasion d’une
instance.
3. Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions,
le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi organique déterminant les modalités de la
destitution du Président de la République.
Les Assises Nationales de la Refondation ont recommandé l’élaboration d’une nouvelle Constitution afin de prendre en compte les aspirations réelles du peuple relatives, entre autres, à la bonne gouvernance et à la responsabilité des dirigeants face aux citoyens.
C’est ainsi que la Constitution du 22 juillet 2023 dispose en son article 73 : « la responsabilité du
Président de la République peut être engagée pour des faits qualifiés de haute trahison. Il peut être
destitué par le parlement pour haute trahison. Il y a haute trahison, lorsque le Président de la
République viole son serment… ».
Le projet de loi est adopté dans ce cadre. Il détermine la procédure de destitution du Président de la République qui peut être déclenchée lorsque celui-ci pose des actes manifestement incompatibles
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avec l’exercice de ses fonctions, de même que lorsque l’acte porte atteinte à la dignité de la fonction
du Président de la République.
4. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un
projet de loi organique relatif aux lois de finances.
La Directive n°06/2009/CM/UEMOA du 26 juin 2009 portant loi de finances au sein de l’UEMOA
a été transposée dans la législation nationale à travers la Loi n°2013-028 du 11 juillet 2013, modifiée,
relative aux lois de finances. Conformément aux dispositions de ladite loi, le Mali a basculé sa gestion
budgétaire en mode programme depuis le 1er janvier 2018.
La Constitution du 22 juillet 2023 dispose en son article 115 : « …la loi de finances détermine les
ressources et les charges de l’Etat dans les conditions fixées par une loi organique… ».
Le présent projet de loi est adopté dans ce cadre. Son adoption permet de prendre en compte certaines insuffisances relevées dans la Loi n°2013-028 du 11 juillet 2013 et d’apporter des innovations relatives entre autres :
– à la prise en compte de manière explicite des Autorités administratives indépendantes ;
– à l’harmonisation de certaines dispositions de la nomenclature budgétaire de l’Etat ;
– à l’extension des dotations à l’ensemble des Institutions constitutionnelles ;
– à l’autorisation des mouvements de crédits opérés par les présidents des Institutions
constitutionnelles et les responsables des Autorités administratives indépendantes par un
arrêté du ministre chargé des finances ;
– à l’extension du pouvoir d’ordonnateur principal du ministre chargé des finances aux recettes
des budgets annexes ;
– à la prise en compte de la Cour des Comptes ;
– à l’harmonisation des dispositions relatives aux responsabilités du contrôleur financier avec
celle de l’ordonnateur et du comptable public.
5. Sur le rapport du ministre de l’Education nationale, le Conseil des Ministres a adopté un projet
de loi organique déterminant les conditions et les modalités d’emploi des langues officielles
du Mali.
Le combat pour la valorisation, la consolidation de notre identité culturelle et de notre unité nationale
dans la diversité linguistique a été et demeure une préoccupation de tous les Gouvernements qui se
sont succédé.
Le peuple souverain du Mali, à l’issue des Assises nationales de la Refondation de l’Etat, a fait un
certain nombre de recommandations au nombre desquelles la valorisation et l’officialisation des
langues nationales dans tous les secteurs de la vie publique.
Conformément à la Constitution du 22 juillet 2023, ce projet de loi, adopté, détermine les conditions
et les modalités d’emploi des langues nationales comme langues officielles du Mali.
6. Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la
Construction citoyenne, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi organique relatif au
concours des citoyens en cas de calamité.
Sont considérés comme calamité, les incendies, les épidémies, l’insurrection armée, la guerre,
l’invasion étrangère, les inondations, les tremblements de terre, les tempêtes et d’une façon générale tout fléau d’origine humaine ou naturelle dont la gravité et les séquelles dépassent les moyens
ordinaires disponibles pour y faire face au niveau d’une circonscription donnée.
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Dans le cadre de la survenance d’une calamité, la Constitution du 22 juillet 2023 a inscrit dans les
devoirs du citoyen, l’exigence d’apporter son concours dans les conditions définies par la loi.
Le projet de loi, adopté, définit lesdites conditions.
7. Sur le rapport du ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Reformes politiques
et institutionnelles, le Conseil des Ministres a adopté :
a. un projet de loi organique fixant le nombre des membres du Gouvernement.
Le projet de loi, adopté, en application des dispositions constitutionnelles fixe le nombre des
membres du Gouvernement à trente (30) au maximum.
Son adoption permet de prendre en compte une demande forte et récurrente pour la réduction du
train de vie de l’Etat et la rationalisation de ses ressources.
b. un projet de loi organique relatif au nombre, à l’éligibilité, aux inéligibilités, aux
incompatibilités, à la délégation de vote et au remplacement des membres du
Parlement.
La Constitution du 22 juillet 2023 prévoit un Parlement comprenant deux Chambres : l’Assemblée
nationale et le Senat.
Le projet de loi organique est adopté en application de l’article 100 de ladite Constitution qui
dispose : « une loi organique fixe, pour chacune des deux chambres, le nombre des membres, les
conditions d’éligibilité, le régime des inéligibilités et des incompatibilités. Elle détermine également
les conditions dans lesquelles il est procédé à leur remplacement en cas de vacance de siège ».
Le projet de loi, adopté, apporte de nombreuses innovations relatives, notamment :
– à la fixation du nombre de députés et de Sénateurs ;
– à la définition des critères pour être candidat à l’élection sénatoriale ;
– à la réorganisation des inéligibilités ;
– à l’encadrement de la procédure de démission en cas d’incompatibilités ;
– à l’extension des incompatibilités aux fonctions conférées et rémunérées par un Etat ou une
organisation internationale étrangère ;
– à l’institution d’un système de remplacement pour réduire autant que possible les élections
partielles.
c. un projet de loi organique fixant les indemnités et les autres avantages alloués aux
députés et aux sénateurs.
La Constitution du 22 juillet 2023, en son article 101 dispose : « une loi organique fixe les indemnités
et les autres avantages alloués aux Députés et aux Sénateurs ».
Le projet de loi est adopté dans ce cadre. Il fixe le taux des indemnités et les avantages alloués aux
députés et aux sénateurs en vue de compenser les sujétions auxquelles ils sont soumis.
d. un projet de loi organique fixant l’organisation, les règles de fonctionnement et de
désignation des membres du Conseil économique, social, environnemental et culturel
ainsi que les conditions de destitution et de remplacement du Président.
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Le Conseil économique, social, environnemental et culturel est l’une des Institutions prévues par la
Constitution du 22 juillet 2023.
Le projet de loi, adopté, apporte les innovations ci-après :
– l’extension des compétences du Conseil aux questions environnementales ;
– le changement d’appellation de ses membres qui deviennent des Conseillers de la
République ;
– l’institution de la procédure de destitution de son Président ;
– la détermination des conditions de l’élection par le Conseil d’un nouveau Président ;
– la représentation des organisations de femmes et de jeunes dans la composition du Conseil.
e. un projet de loi électorale.
La Constitution du 22 juillet 2023 apporte de nombreuses innovations qui impactent
fondamentalement le système de gouvernance électorale de notre pays parmi lesquelles :
– la création du Sénat comme seconde chambre du Parlement ;
– la participation des maliens établis à l’extérieur aux élections législatives ;
– la possibilité de recourir au scrutin mixte pour les élections législatives ;
– l’allongement du délai entre les deux tours lors de l’élection du Président de la République.
A celles-ci, s’ajoute également la nécessité de prendre en compte la réforme administrative et
territoriale qui octroie un statut particulier au District de Bamako, avec des Arrondissements en lieu
et place des Communes.
Le projet de loi est adopté en vue de prendre en compte ces innovations et de corriger un certain
nombre d’insuffisances.
AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES
Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :
AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION
INTERNATIONALE
– Ambassadeur du Mali à Rome (République Italienne) :
Monsieur Yacouba DIAKITE, Inspecteur du Trésor.
AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS, CHARGE DE
L’INSTRUCTION CIVIQUE ET DE LA CONSTRUCTION CITOYENNE
– Directeur national de la Jeunesse :
Monsieur Mahamadou Abdoul AZIZ, Administrateur civil.
AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS
1. Le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale a informé le Conseil des
Ministres de l’abrogation de deux décrets fixant les critères d’intégration et les modalités
d’attribution de grades, de fonction de commandement et de reclassement des ex-
combattants des mouvements signataires dans les corps constitués de l’Etat, y compris dans
les Forces Armées et de Sécurité.
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Suite à la décision du Gouvernement de mettre fin à l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au
Mali, issu du processus d’Alger, plusieurs mesures ont été adoptées, notamment la fin de mission de
tous les organes de mise en œuvre de l’Accord sous tutelle de la Médiation internationale et la
relecture des textes de création des structures sous tutelle du Gouvernement pour recentrer leurs
missions.
C’est dans la continuité de ces actions matérialisant la fin de l’Accord que l’abrogation des Décrets
n°2019-0184/P-RM du 05 mars 2019 et n°2019-0874/P-RM du 30 octobre 2019 fixant respectivement les critères d’intégration et les modalités d’attribution de grades, de fonction de commandement et de reclassement des ex-combattants des mouvements signataires dans les corps constitués de l’Etat, y compris dans les Forces Armées et de Sécurité, est proposée pour permettre au Gouvernement de conduire le processus de paix souverainement, conformément aux recommandations du Dialogue
inter-maliens.
2. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le Conseil des
Ministres de la nomination de trente (30) Maitres de Conférences en qualité de Professeurs.
La nomination des Professeurs a été proposée lors de la 16ème Session ordinaire de la Commission
nationale d’Etablissement des Listes d’Aptitudes, tenue du 14 au 28 novembre 2023.
3. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres du
démarrage de la campagne de Chimio-prévention du Paludisme Saisonnier chez les
enfants de 3 à 59 mois et ceux de 5 à 10 ans, édition 2024.
La campagne de Chimio-prévention du Paludisme Saisonnier, couplée au dépistage de la malnutrition
chez les enfants a été lancée le jeudi 18 juillet 2024, dans le District sanitaire de Koulikoro, Centre
de Santé communautaire de Tienfala.
Cette campagne 2024, organisée en quatre phases à intervalle d’un mois entre les passages et
l’administration des médicaments aux enfants, vise à traiter par passage 3 292 519 enfants de 3 à 59
mois et 256 078 enfants de 5 à 10 ans, répartis entre 59 Districts sanitaires.
4. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la
situation épidémiologique du pays marquée, notamment :
a. par une stagnation du nombre de cas testés positifs de la maladie à Coronavirus par
rapport à la semaine précédente ;
b. par une diminution du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la
semaine écoulée.
Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des
mesures de prévention et de lutte contre les maladies.
Bamako, le 24 juillet 2024
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Birama COULIBALY

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Lutte contre la corruption : remise du rapport annuel 2022 du Bureau du Vérificateur général au Président de la Transition

Le Rapport annuel 2022 du Bureau du Vérificateur général (BVG) a été remis au Président de la Transition, Son Excellence, le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, lors d’une cérémonie qui s’est déroulée le 3 novembre 2023 dans la salle des banquets du palais de Koulouba. Ladite cérémonie a enregistré la présence du Premier ministre, du ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, du ministre de l’Économie et des Finances, du ministre de la refondation chargé des relations avec les Institutions, ainsi que du Président du Conseil national de Transition. D’autres personnalités étaient également présentes. Le Rapport annuel 2022 du Bureau du Vérificateur général comprend 36 missions de vérifications et d’évaluations de politiques publiques dans différents secteurs d’activités. Le Vérificateur général, Samba Alhamdou BABY, a remercié le Président de la Transition pour ses efforts dans la lutte contre la corruption et a souligné l’importance des actions engagées pour consolider la refondation de l’État. Le rapport met également en évidence les activités de renforcement des capacités du personnel et les partenariats stratégiques développés au cours de l’année 2022, ainsi que les perspectives pour l’année 2023. Le Vérificateur a aussi souligné que les vérifications effectuées en 2022 ont révélé plusieurs dysfonctionnements et lacunes qui nuisent à l’image des entités auditées. Certains dossiers ont été remis au Directeur général du contentieux de l’État pour défendre les intérêts de l’État, et des suites judiciaires ont déjà été données à certains. Cette présentation a été suivie de la remise officielle du Rapport. Une occasion saisie par le Président de la Transition pour exprimer tout son encouragement au Bureau du Vérificateur général à persévérer dans la même dynamique. Son Excellence, le Colonel Assimi GOÏTA a souligné que la gestion saine des ressources publiques est une priorité pour le pays et nécessite une grande responsabilité tant sur le plan normatif qu’éthique. Il a invité donc le gouvernement à mettre en œuvre les recommandations du BVG pour renforcer les réformes engagées pour la refondation de l’État. Le Président de la Transition a salué la collaboration entre le BVG, les autorités judiciaires et le contentieux de l’État dans la lutte contre la corruption, et a annoncé l’amélioration de ce dispositif avec la mise en place du Pôle national économique et financier et de l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués. Il a également assuré que le gouvernement accordera une attention particulière à l’application des sanctions administratives, judiciaires et disciplinaires. Le Chef de l’État a enfin annoncé plusieurs mesures dans le cadre de la lutte contre la corruption pour plus de transparence dans la gestion des services publics. Concluant ses propos, exhorté à l’exploitation judicieuse du Rapport annuel 2022 qui fournit une matière précieuse à l’action gouvernementale.

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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 04 AVRIL 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 04 avril 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. 2 AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant création de charges d’Huissiers- Commissaires de Justice. Au sens de la Loi n°2016-053 du 20 décembre 2016 portant Statut des Huissiers-Commissaires de Justice, les Huissiers-Commissaires de Justice sont des officiers publics et ministériels qui assurent le service public de la signification et de l’exécution. Ils sont seuls à avoir la qualité pour signifier les actes et les exploits, faire des notifications prescrites par les lois et les règlements lorsque le mode notification n’a pas été précisé et procéder à l’exécution des décisions de justice, des actes juridictionnels ainsi que des actes ou titres en forme exécutoire. Ils sont également chargés de procéder, dans les conditions fixées par les lois et règlements en vigueur, à l’estimation et à la vente publique aux enchères des meubles et effets mobiliers corporels. Les fonctions d’Huissier-Commissaire de Justice sont assurées dans les juridictions où il n’a pas été créé de charge d’Huissiers-Commissaires de Justice par des Greffiers en chef qui prennent le titre de Greffiers Huissiers-Commissaires de Justice. Le Statut des Huissiers-Commissaires de Justice prévoit qu’il peut être institué dans le ressort de chaque Cour d’Appel au moins une charge d’Huissier-Commissaire de Justice. Le projet de décret, adopté, institue 75 charges d’Huissiers-Commissaires de Justice dont 40 auprès de la Cour d’Appel de Bamako, 09 auprès de la Cour d’Appel de Kayes et 26 auprès de la Cour d’Appel de Mopti. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION – Directeur général de l’Agence nationale de Sécurisation des Actes d’état civil : Commandant Simbo KEITA. AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Inspecteur à l’Inspection générale des Armées et Services : Colonel-major Moussa Boi COULIBALY. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Inspecteur en Chef adjoint à l’Inspection des Finances : Monsieur Mohamed KANAMBAYE, Planificateur. – Inspecteurs à l’Inspection des Finances : Madame KEÏTA Yiraba KEÏTA, Inspecteur des Finances ; Monsieur Soumaila DIA, Inspecteur des Finances ; Madame BERTHE Hawa DIAKITE, Ingénieur Informaticien. 3 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE ET DE L’EAU – Conseillers techniques : Monsieur Sidy Mohamed COULIBALY, Ingénieur de l’Industrie et des Mines ; Monsieur Almoustapha Ibrahima MAÏGA, Professeur de l’Enseignement supérieur. AU TITRE DU MINISTERE DES MALIENS ETABLIS A L’EXTERIEUR ET DE L’INTEGRATION AFRICAINE – Chef de Cabinet : Monsieur Sidi Mohamed KONE, Journaliste-Réalisateur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Inspecteurs à l’Inspection des Domaines et des Affaires foncières : Monsieur Modibo CAMARA, Ingénieur des Constructions civiles ; Monsieur Aliou TOURE, Inspecteur des Services économiques. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES RELIGIEUSES, DU CULTE ET DES COUTUMES – Secrétaire général : Monsieur Famakan dit Sékou DIONSAN, Planificateur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ELEVAGE ET DE LA PECHE – Conseiller technique : Monsieur Adama DIARRA, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali au « Dialogue interactif sur la situation des Droits de l’Homme au Mali ». Le Dialogue interactif sur la situation des Droits de l’Homme au Mali, tenu le 28 mars 2025, à Genève, a été le cadre d’échanges sur le rapport de l’Expert indépendant sur la situation des Droits de l’Homme au Mali pour la période du 04 avril au 30 novembre 2024. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a regretté le contenu du rapport de l’Expert indépendant, essentiellement à charge et basé sur des informations non recoupées, ne faisant mention ni des avancées réalisées par le Mali encore moins des propositions de mesures d’assistance. Il a également rappelé la riche et prestigieuse histoire du Mali qui est un véritable précurseur en matière de respect des Droits de l’Homme avec la Charte de Kouroukanfouga de 1236. Tout en réaffirmant que le Mali continuera à respecter ses engagements internationaux, à veiller au respect des Droits de l’Homme et à coopérer avec tous les mécanismes des Droits de l’Homme 4 dans le strict respect de sa souveraineté et de ses intérêts vitaux, le ministre a dénoncé la politisation et l’instrumentalisation de ces questions. Dans leurs interventions, les représentants des Etats et des différentes organisations ont pour la plupart reconnu les efforts de notre pays, tout en l’encourageant à améliorer la prise en charge de certaines questions et en invitant la Communauté internationale à l’accompagner. La participation du Mali à cette session a permis de déconstruire beaucoup de contrevérités sur notre pays et d’affirmer notre vision de la question des Droits de l’Homme et du rôle des différents mécanismes de promotion et de protection des Droits de l’Homme. 2. Le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a informé le Conseil des Ministres du processus d’organisation des concours directs de recrutement dans la fonction publique de l’Etat, exercice 2024. Les concours directs de recrutement dans la fonction publique de l’Etat, au titre de l’exercice budgétaire 2024, ont été ouverts par communiqué, le 17 janvier 2025. Au total, 57 910 candidats compétiront dans les différents corps de la fonction publique pour 773 postes à pourvoir. Le lancement de la 1ère épreuve technique dans les corps de l’Agriculture et du Génie rural aura

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NOUVEL AN : Vœux du personnel de la Présidence au Chef de l’État

Le personnel de la Présidence a présenté, ses vœux de Nouvel An, ce vendredi 14 février 2025, au Président de la Transition, SE le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État. Cette cérémonie, au-delà de son caractère symbolique, est une preuve du dévouement et de l’engagement du personnel de la Présidence au côté du Chef de l’État pour œuvrer ensemble pour la grandeur de la patrie. Au nom de l’ensemble du personnel, le Ministre Secrétaire Général de la Présidence, Dr Alfousseyni DIAWARA, a présenté au Chef de l’État, ainsi qu’à sa famille des vœux de bonheur, de succès, de longévité et de santé. Il a mis l’occasion à profit pour rappeler quelques hauts faits ayant impacté positivement la vie de la Nation durant l’année écoulée, notamment la lutte implacable contre la corruption, l’élaboration d’une Charte pour la paix et la réconciliation nationale, la réforme et la gouvernance minière, la montée en puissance des Forces de défense et de sécurité et les réformes institutionnelles et politiques. Le ministre a également souligné l’importance des Œuvres sociales du Chef de l’État, véritable source d’espoir pour les couches vulnérables partout sur le territoire national. Dr Alfousseyni DIAWARA a réitéré à Son Excellence le Président de la Transition, l’engagement indéfectible du personnel de la Présidence. Il a salué à juste titre la nomination de certains collaborateurs aux plus hautes fonctions, notamment comme Ministre, Ambassadeur ou même membre des Commissions de travail dans le cadre des réformes institutionnelles. Le Président de la Transition a salué le cadre d’échanges convivial que représente cette cérémonie dans le renforcement des liens de collaboration. Le Général d’Armée Assimi GOÏTA s’est également réjoui de la constance des efforts de ses collaborateurs pour veiller à la bonne utilisation des ressources de l’État, qui dénote d’un engagement collectif en faveur de la transparence et de l’efficacité. En raison des défis énormes auxquels fait face notre pays, il a exhorté le personnel à continuer à s’approprier, dans leurs tâches quotidiennes, les trois principes constitutionnels qui guident l’action publique au Mali. « C’est en se conformant à ces principes que chaque Malienne et chaque Malien réussira à conforter sa citoyenneté », a-t-il poursuivi.

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