Rentrée judiciaire 2024-2025 : une justice pour la paix et la cohésion sociale

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Ce jeudi 26 décembre 2024, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président du Conseil supérieur de la Magistrature, a présidé l’audience solennelle de la rentrée des Cours et Tribunaux à la Cour suprême de Bamako. Sous le thème « Le rôle de la justice dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale : le cas des élections », cette cérémonie a été l’occasion d’affirmer la justice comme pilier de la refondation nationale.

Le choix de ce thème pour la Rentrée judiciaire met en lumière la responsabilité de la justice dans un Mali en pleine transition. Dans son allocution, le Président de la Transition a insisté sur le rôle déterminant de la justice en période électorale. « La justice est appelée à dire le droit en toute circonstance, en mesure de contribuer à la paix sociale », a-t-il affirmé, soulignant son caractère régulateur dans les débats politiques contemporains. Il a exhorté les magistrats à la vigilance et à la responsabilité : « Une mauvaise gestion du contentieux électoral serait préjudiciable à la stabilité de l’État. »

Le Président de la Transition a également rappelé les réformes majeures entreprises sous la Transition, notamment l’élaboration d’une nouvelle Constitution et l’adoption d’une loi électorale. Il a salué la création de l’AIGE et l’équilibrage de ses prérogatives avec celles de la Cour constitutionnelle, soulignant que cela permettrait une meilleure gestion des scrutins à venir. « Dans les jours à venir, les lois organiques portant sur les modalités d’organisation, de fonctionnement et de procédure suivie devant la Cour suprême, la Cour constitutionnelle et la nouvelle Cour des comptes seront effectives », a-t-il annoncé.

Le Chef de l’État a également mis l’accent sur le renouvellement de l’arsenal juridique pénal pour mieux encadrer le processus électoral et réprimer les infractions. Il a félicité les membres du Conseil National de Transition, du Gouvernement et de la famille judiciaire pour leur contribution à ces avancées, les qualifiant de « textes majeurs, inclusifs et consensuels » pour le Mali.

Le Président du Conseil supérieur de la Magistrature a conclu son discours en réitérant son soutien aux acteurs de la justice, particulièrement dans leur lutte contre le terrorisme, la corruption et la délinquance économique. « J’engage le Gouvernement à tout mettre en œuvre pour mobiliser les moyens matériels, financiers et humains nécessaires pour la bonne organisation des futurs scrutins, seul gage d’un retour apaisé et sécurisé à l’ordre constitutionnel », a-t-il déclaré.

Dans une atmosphère solennelle, il a officiellement ouvert l’année judiciaire 2024-2025, exhortant la famille judiciaire à poursuivre son travail avec dévouement et intégrité. À travers ce discours, le Président de la Transition a réaffirmé sa vision d’une justice forte et indépendante, pilier essentiel pour un Mali stable et souverain.

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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 30 AVRIL 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 30 avril 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. 2 AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Défense et des anciens Combattants, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant création de l’Office national des anciens Combattants, Militaires Retraités et Victimes de Guerre du Mali. L’Office national des anciens Combattants, Militaires retraités et Victimes de Guerre du Mali a été créé par l’Ordonnance n°02-042/P-RM du 28 mars 2002 pour assurer la gestion administrative des anciens combattants, militaires retraités et victimes de guerre. Après plus de 2 décennies d’application, ce texte a révélé des insuffisances qu’il convient de corriger. Le projet de loi, adopté, crée sous forme d’Etablissement militaire à caractère social, l’Office national des anciens Combattants, Militaires retraités et Victimes de Guerre du Mali avec pour mission d’assurer la gestion administrative, la promotion et la protection sociale des anciens combattants, militaires retraités et victimes militaires de guerre. Son adoption permet entre autres : – l’intégration dans les missions de l’Office, la gestion des retraités de la Police nationale et de la Protection civile ; – la mise en place de dispositifs de prise en charge des anciens combattants, militaires retraités des Forces Armées et de Sécurité ; – la participation de l’Office à la préparation et à la mobilisation des anciens Combattants, des militaires retraités constituant la réserve des Forces Armées et de Sécurité. 2. Sur le rapport du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de loi portant modification de l’Ordonnance n°2023-001/PT-RM du 12 janvier 2023, modifiée, portant création du Centre de Recherche et de Formation pour les Industries légères et textiles ; b. un projet de décret portant modification du Décret n°2023-0048/PT-RM du 27 janvier 2023 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Centre de Recherche et de Formation pour les Industries légères et textiles. Le Centre de Recherche et de Formation pour les Industries légères et textiles a été créé par l’Ordonnance n°2023-001/PT-RM du 12 janvier 2023 avec pour mission d’assurer la formation initiale et continue et de contribuer à la promotion de la recherche dans les domaines des textiles et des industries légères aux niveaux national, sous régional et régional. Son organisation et les modalités de son fonctionnement sont fixées par le Décret n°2023-0048/PT-RM du 27 janvier 2023. Dans l’exécution de cette mission, le Centre est confronté à des difficultés liées, notamment à l’insuffisance de l’effectif du personnel enseignant permanent. Les projets de texte, adoptés, transfèrent la tutelle du Centre au Ministère en charge de l’Enseignement supérieur en vue d’une meilleure exécution de sa mission, à travers le recrutement et la mise à disposition d’enseignants permanents. 3. Sur le rapport du ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant abrogation de la Loi n°05-047 du 18 août 2005 portant Charte des partis politiques et de la Loi n°2015-007 du 04 mars 2015 portant Statut de l’opposition politique. Dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la Refondation, le ministre délégué, chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral a organisé des concertations en vue de soumettre à l’appréciation des Forces vives de la Nation et des Maliens établis à l’Extérieur, les propositions faites par les partis politiques et les organisations de la Société civile sur : – la réduction du nombre de partis politiques en appliquant des conditions restrictives de création et de financement ; – la relecture de la Charte des partis politiques, avec une réaffirmation du Statut du chef de file de l’opposition ; – l’interdiction du nomadisme politique en cours de mandat. Ces concertations se sont déroulées en deux phases : – une phase régionale, du District de Bamako et des Ambassades et Consulats, tenue les 16 et 17 avril 2025 ; – une phase nationale, tenue à Bamako les 28 et 29 avril 2025. Il est ressorti de ces travaux, entre autres, les recommandations suivantes : – la dissolution des partis politiques et leur réorganisation par une nouvelle législation ; – la suppression du financement public des activités des partis politiques ; – l’audit du financement public des partis politiques ; – la suppression du Statut du chef de file de l’opposition politique à travers l’abrogation de la Loi n°2015-007 du 4 mars 2015 portant statut de l’opposition ; – la révision de la Charte de la Transition en installant le Général d’Armée Assimi GOITA comme Président de la République pour un mandat de 5 ans renouvelable à partir de 2025, à l’instar de ses pairs de l’AES ; – le durcissement des conditions de création des partis politiques. Le projet de loi, adopté, abroge dans toutes leurs dispositions, la Loi n°05-047 du 18 août 2005 portant Charte des partis politiques et la Loi n°2015-007 du 4 mars 2015 portant Statut de l’opposition politique. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE – Conseillers techniques au Secrétariat général du Gouvernement : Madame SISSOKO Binta BAH, Administrateur civil ; Monsieur Siaka Fagniné DIARRA, Administrateur civil ; Monsieur N’Famoussa BAGAYOKO, Inspecteur des Finances. – Directeur national des Archives du Mali : Monsieur Ayouba GOUANLE, Administrateur civil. 4 AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Haut fonctionnaire de Défense au Ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale : Lieutenant-colonel Gaoussou DOUCOURE. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE –

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Audience accordée par le Chef de l’État aux Chefs de Tribu du Nord

Le Chef de l’Etat, SEM Bah N’DAW a reçu en audience, ce jeudi 15 octobre, les Chefs de Tribu du Nord, venus lui rendre une visite de courtoisie. L’occasion était ainsi donnée aux hôtes du Président de la Transition pour non seulement le féliciter suite à son investiture, le 25 septembre dernier, mais aussi pour partager un certain nombre de préoccupations dont la sécurité. « Nous lui avons fait savoir que nous sommes à la disposition du Peuple malien et l’Etat malien pour apporter des contributions en vue du retour de la paix au Mali » a laissé entendre Abdoul Magid Ag Mohamed AHMED dit NASSER, Chef général de la Tribu Kel ANSAR de Tombouctou et Porte-parole de la délégation. Pour lui, les seuls problèmes qui préoccupent aujourd’hui les maliens c’est l’instabilité et l’insécurité. « Notre message a été bien reçu par le Président et il a pris bonne note de nos préoccupations, lesquelles font partie de ses préoccupations aussi », s’est félicité le Porte-parole des Chefs de Tribu du Nord.

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Le Président de la Transition préside la cérémonie de sortie de la 6 ᵉ cohorte du Service National des Jeunes

La Place d’Armes du Génie militaire a abrité, ce jeudi 9 octobre 2025, la cérémonie de sortie de la sixième cohorte du Service National des Jeunes (SNJ), placée sous la haute présidence du Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition. Cet événement marque la fin de la formation militaire et civique de 1 539 fonctionnaires, dont 521 femmes, désormais prêts à servir la nation avec honneur, discipline et dévouement. Cette cohorte a rejoint le Centre d’instruction de Bapho le 25 février 2025. Pendant six mois, ces recrues ont suivi un programme rigoureux alliant formation militaire, instruction civique et éducation citoyenne. Les modules ont porté sur la tactique, la topographie, l’armement, l’instruction au tir, la sécurité militaire et le règlement du service dans l’Armée. En parallèle, une formation civique approfondie sur la connaissance du Mali, à travers son histoire, sa culture et ses institutions, leur a permis d’inculquer les valeurs fondamentales du patriotisme, du devoir et du sacrifice pour la patrie. Sous la conduite du Ministère du Travail, de la Fonction Publique et du Dialogue Social, les recrues ont également bénéficié d’enseignements sur les valeurs du service public, l’intégrité, l’éthique et la déontologie, couronnés par un examen final sanctionné par un succès collectif. Avec plus de 4 680 fonctionnaires déjà formés et une nouvelle cohorte de 2 370 recrues attendues, le SNJ s’impose comme un instrument essentiel dans la construction d’une jeunesse responsable, consciente de ses obligations civiques et patriotiques. Dans son allocution, le Président de la Transition a salué l’engagement de ces jeunes au service de la Nation. « Cette formation traduit notre volonté de doter le Mali d’une jeunesse disciplinée, patriote et prête à défendre les valeurs républicaines. L’avenir d’un État se construit à travers sa jeunesse », a-t-il souligné, avant d’exhorter les récipiendaires à demeurer des modèles de rigueur et de loyauté dans leurs fonctions. Le Chef de l’État a par ailleurs félicité le Ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, M. Abdoul Kassim FOMBA, pour les efforts déployés dans la réussite du programme, réaffirmant le soutien indéfectible du Gouvernement à cette noble initiative. Le Ministre FOMBA, dans son intervention, a rappelé l’historique du SNJ, créé par la loi N° 83-27/AN-RM du 15 août 1983, suspendu en 1991 puis rétabli en 2016. Il a salué la décision du Président GOÏTA d’étendre la formation militaire obligatoire à l’ensemble des nouveaux fonctionnaires, dans une dynamique de refondation de l’administration publique. « Le SNJ vise à doter notre pays de cadres responsables et patriotes, capables de relever les défis du développement », a-t-il déclaré, avant de solliciter le soutien du Chef de l’État pour accroître les capacités d’accueil du service et construire des infrastructures modernes adaptées à sa mission. Le Directeur du SNJ, le Colonel-major Tiémoko CAMARA, a, pour sa part, exhorté les nouveaux fonctionnaires à incarner les valeurs du service public. « Soyez ces fleurs rares de l’administration malienne, des cadres disciplinés, respectueux et intègres, prêts à servir la patrie avec dévouement », a-t-il affirmé. La cérémonie s’est déroulée en présence de hautes personnalités de l’État, dont le Président du Conseil National de Transition, le Général de Corps d’Armée Malick DIAW, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA, l’ensemble des membres du Gouvernement, ainsi que des diplomates accrédités auprès de la République du Mali.

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