Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef Suprême des Armées, a présidé ce lundi 21 octobre 2024, la cérémonie officielle de remise des attributs aux nouveaux officiers Généraux du Mali. L’évènement a rassemblé le Premier ministre, le Président du Conseil national de Transition, des membres du Gouvernement, des représentants diplomatiques de pays partenaires, ainsi que des leaders religieux et chefs coutumiers.
Lors de cette cérémonie, le Chef suprême des Armées, après avoir lui-même reçu ses attributs de Général d’armée à titre exceptionnel, a procédé au port des galons des nouveaux Généraux de corps d’Armée et de Division. Pour rappel, lors de la session ordinaire du Conseil des ministres du 16 septembre 2024, le Général Assimi GOÏTA avait été promu au grade de Général d’Armée à titre exceptionnel. De même, Malick DIAW, Sadio CAMARA, Ismaël WAGUE et Modibo KONE ont été élevés au rang de Généraux de Corps d’Armée, tandis qu’Abdoulaye MAIGA a été nommé Général de Division, également à titre exceptionnel.
En outre, Daoud Aly MOHAMMEDINE, Abdrahamane BABY, Abdoulaye CISSE, Moussa Moriba TRAORE et Kéba SANGARE ont été promus au grade de Général de Division. Les récipiendaires ont exprimé leur gratitude envers le peuple malien, à qui ils dédient ces promotions. Le porte-parole des officiers récipiendaires, le Général de Division Kéba SANGARE, Chef d’État-major Général adjoint des Armées, a souligné que cette remise d’attributs était un immense honneur, non pas une simple récompense, mais un appel à plus de responsabilités pour mériter la confiance du peuple.
Le Général SANGARE a également rappelé les efforts et les succès de l’Armée malienne depuis le début de la Transition dans le cadre de la reconquête territoriale, soulignant le soutien du peuple malien et des autorités de la Transition dans cette phase de refondation de l’État. Il a évoqué aussi la solidarité des pays de la Confédération des États du Sahel (AES) dans la lutte contre les menaces communes, ainsi que le rôle central de l’armée dans la vision patriotique du Président de la Transition. « Une démocratie solide repose sur une armée forte », a-t-il affirmé dans son discours.
La cérémonie s’est achevée par une photo de famille, marquant un moment de fierté et d’unité nationale.

SÉCURITÉ : la Politique et la Stratégie nationale de sécurité en cours de finalisation
Le Secrétariat permanent du Conseil de Sécurité nationale (SP-CSN) a organisé, du mercredi 18 au vendredi 20 décembre 2024, au Palais de Koulouba, le deuxième atelier de validation des documents relatifs à la Politique et à la Stratégie nationale de sécurité. Cette rencontre avait pour objectif principal d’examiner l’avant-projet de Politique de Sécurité nationale (PSN), ainsi que ses documents connexes, notamment la Stratégie nationale de sécurité et le Guide d’élaboration des stratégies sectorielles et spécifiques. L’atelier a rassemblé des représentants des ministères membres du Conseil de sécurité nationale, des Forces de défense et de sécurité (FDS), des organisations de la société civile, des partis politiques et des experts en sécurité. À travers l’élaboration de ces documents stratégiques, le pays ambitionne de se doter d’une vision claire et coordonnée pour relever les défis sécuritaires auxquels il est confronté. Le Ministre secrétaire permanent du Conseil de Sécurité nationale, le Général de division (ER) Yamoussa CAMARA, a présidé, vendredi dernier à Koulouba, la clôture des travaux de l’atelier. Selon lui, les objectifs de la rencontre ont été pleinement atteints et les documents ont été considérablement enrichis. Il a rappelé que, dans le domaine de la sécurité, « seul l’inattendu est une certitude », soulignant l’importance d’anticiper les moindres risques pour éviter toute incapacité face à une crise ou une catastrophe. Cette validation externe constitue une étape cruciale dans le processus d’élaboration des avant-projets de la Politique de Sécurité nationale et de sa stratégie de mise en œuvre. Le Général CAMARA a salué la qualité des contributions, reflet de l’expertise des participants, et promis de poursuivre l’exploitation des nombreuses observations reçues avant la soumission des documents pour validation aux plus hautes autorités du pays. Lancé en 2014, le processus d’élaboration de la PSN vise à combler l’absence d’un cadre stratégique unifié et le manque de coordination des réponses sécuritaires. Depuis 2019, sous la coordination du SP-CSN, ce travail s’est enrichi grâce à la participation active des principaux acteurs de la Sécurité nationale, des organisations de la société civile et des partis politiques. Lors du premier atelier, tenu plus tôt dans l’année, des observations pertinentes avaient été formulées et intégrées dans les documents de travail. Ce second atelier avait pour but de consolider ces contributions et de finaliser les textes en vue de leur adoption prochaine.


