Ce mardi 15 octobre 2024, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, a accordé une audience à deux nouveaux ambassadeurs du Mali : Son Excellence Cheick Oumar COULIBALY, désigné pour représenter le Mali auprès du Nigeria, et Son Excellence Mamary CAMARA, nouvel ambassadeur du Mali au Rwanda. Cette rencontre a permis d’échanger sur leurs missions respectives et de recevoir des orientations précises pour renforcer les relations de coopération avec ces deux pays.
Cette audience, riche en échanges et en conseils stratégiques, a permis de tracer les grandes lignes de leurs missions diplomatiques. Le nouvel ambassadeur du Mali au Nigeria, Son Excellence Cheick Oumar COULIBALY, a exprimé sa profonde gratitude envers le Chef de l’État pour la confiance placée en lui. « Je suis venu exprimer ma reconnaissance pour la confiance que Son Excellence, le Colonel Assimi GOÏTA, a bien voulu placer en ma modeste personne pour représenter notre pays auprès de la République fédérale du Nigeria », a déclaré Cheick Oumar COULIBALY.
Lors de cet entretien, il a souligné son engagement à mener sa mission avec intégrité et dévouement, en veillant à renforcer les relations diplomatiques et économiques entre le Mali et le Nigeria. « Je sors de cette audience très réconforté et enrichi par les conseils avisés du Chef de l’État, notamment sur les enjeux sous-régionaux et internationaux. Ses orientations fermes m’aideront à promouvoir davantage les intérêts du Mali sur la scène internationale, à raffermir les relations de coopération, et à porter une attention particulière aux Maliens résidant au Nigeria », a-t-il ajouté.
De son côté, Son Excellence Mamary CAMARA, nouvel ambassadeur du Mali au Rwanda, a également exprimé sa gratitude envers le Président GOÏTA pour la confiance renouvelée en sa personne. « Je suis venu présenter mes sincères remerciements à Son Excellence, le Colonel Assimi GOITA, pour cette nomination, et recevoir ses conseils et instructions pour renforcer les relations de coopération entre le Mali et la République sœur du Rwanda », a-t-il affirmé.
L’accent a également été mis sur le rôle clé que les deux diplomates devront jouer dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES) et sur l’importance de prendre soin des ressortissants maliens vivant au Rwanda et au Nigeria. « Nous allons œuvrer pour approfondir nos relations bilatérales et apporter un soutien constant à nos compatriotes à l’étranger », a précisé Son Excellence Mamary CAMARA.
Cette audience marque le début de deux nouvelles missions diplomatiques placées sous le signe de la coopération renforcée et du rayonnement du Mali sur la scène internationale.

RENTREE JUDICIAIRE 2021-2022 : LE FINANCEMENT DU TERRORISME ET LE BLANCHIMENT DES CAPITAUX AU CŒUR DES PREOCCUPATIONS
La Rentrée judiciaire 2021-2022 a eu lieu, jeudi 18 novembre 2021, à la Cour suprême de Bamako. Cet important événement était placé sous la Haute Présidence de Son Excellence, le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature. Avec comme thème, « Rôle de la justice dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme », l’audience solennelle de la Rentrée des Cours et Tribunaux du Mali, session 2021-2022, s’est déroulée, le jeudi 18 novembre, à la Cour Suprême de Bamako. Le choix de ce thème n’est pas fortuit, a indiqué le Président de la juridiction mère, M. Wafi OUGADEYE. Cette orientation annuelle de la famille judiciaire est en phase avec l’engagement des autorités de la Transition pour une gouvernance vertueuse, a précisé le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Mali, Moustapha CISSE. En outre, le blanchiment des capitaux est l’un des crimes qui affaiblit l’État, a souligné le rapporteur des Magistrats, Dr. Modibo SACKO. Ces phénomènes n’épargnent pas le Mali. D’où l’appel du rapporteur à la justice de sévir contre le financement du terrorisme et le blanchiment des capitaux. Selon le Dr. SACKO, il revient à cette même justice de faire des propositions pertinentes aux autorités dans le but d’assurer une répression efficace de ces fléaux. Selon les précisions du Procureur Général de la République, Mamadou TIMBO, « pour réussir ce pari, il faut doter la justice des moyens lui permettant de mener sa mission avec efficacité ». Chose comprise par le Président de la Transition qui reste convaincu qu’il n’y a pas « d’État fort sans justice forte ». Une conviction que le Chef de l’État a fait valoir au cours de cette cérémonie solennelle en annonçant, non seulement, la « finalisation de la construction du futur siège de la Maison des Avocats du Mali, pour un montant 790 millions de francs CFA ». Un geste qui en dit long sur la volonté des autorités de la Transition de renforcer les capacités de toute la famille judiciaire pour le plein rayonnement de celle-ci. Le Président GOÏTA a également mis l’accent sur les conséquences de l’expansion du terrorisme sur la stabilité de notre pays avant de préciser que « tous les capitaux blanchis ne proviennent pas forcément du terrorisme ». Selon le Chef de l’État, il convient de s’attaquer aux sources véritables de financement de cette activité lucrative. Et, « L’une des meilleures méthodes pour vaincre ce mal à la racine serait sans nul doute de renforcer l’arsenal juridique dans le but d’étouffer, à la fois, le financement du terrorisme et le blanchiment de capitaux qui en découle », a suggéré le Président du Conseil supérieur de la Magistrature, avant de déclarer que : « Pour mener à bien ce combat, la mise en place et le renforcement d’un cadre institutionnel et juridique approprié sont obligatoires ». Poursuivant son intervention, le Président de la Transition a jugé important d’attirer l’attention de tous sur « la responsabilité collective dans ce processus ». La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme doivent se mener à tous les niveaux. Les magistrats, quant à eux, rassurent leur autorité supérieure quant à leur détermination à lutter contre la corruption tout en invitant les collectivités à s’inscrire dans la même dynamique. « C’est avec un grand plaisir que les membres de la Cour accueillent cet événement », a indiqué le Président de la Cour suprême, dans ses mots introductifs, tout en soulignant que la tenue de ce « rendez-vous annuel » est une marque de considération du Chef de l’État à l’endroit du pouvoir judiciaire. Tous les Maliens doivent converger vers un seul but : le triomphe du civisme, a expliqué le Procureur qui estime que le règne du « Mali Kura » doit passer aussi par le civisme. Une nouvelle mentalité et une nouvelle citoyenneté doivent servir de soubassement au nouveau Mali, a-t-il laissé entendre. Cette cérémonie a enregistré la présence de plusieurs hautes personnalités. « […] L’heure n’est plus aux discours, mais aux actes. Agissons donc pour la survie du Mali », c’est en ces termes que le Président GOÏTA a déclaré ouverte la Rentrée judiciaire 2021-2022.


