Ce mardi 24 septembre 2024, le Président de la Transition, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a accordé une audience à l’émissaire spécial du Président de la République d’Azerbaïdjan, M. Amb Elchin AMIRBAYOV.
Cette entrevue entre dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre les deux nations, visant à examiner de nouvelles opportunités de coopération dans divers domaines. M. Amb Elchin AMIRBAYOV a en effet souligné dans son interview à l’issue de la rencontre que la quintessence du message qu’il porte est la volonté de son pays à renforcer et diversifier les liens d’amitié, de solidarité et de coopération avec le Mali.
L’émissaire du Président azerbaïdjanais a, au nom de son peuple, formulé des vœux de prospérité pour le Mali à l’occasion du 64e anniversaire de son accession à la souveraineté nationale et internationale, commémorée le 22 septembre dernier.
Il a exprimé l’intérêt de Bakou à intensifier les échanges économiques avec Bamako en mettant en avant plusieurs domaines notamment : l’énergie, l’industrie minière, l’enseignement professionnel et l’amélioration du service public. La partie azerbaïdjanaise propose la mise en place d’un mécanisme de consultation régulière afin de poursuivre les échanges sur cette volonté de renforcement de la coopération entre les deux pays.
M. Amb Elchin AMIRBAYOV a exprimé toute sa gratitude au Président de la Transition, SE le Colonel Assimi GOÏTA pour lui avoir accordé cette audience.

Lancement du Projet de Rédaction de l’Histoire Militaire du Mali
Le ministre conseiller à la Sécurité nationale, le Général de Division Yamoussa CAMARA, a présidé, le mardi 13 février 2024, la cérémonie de lancement du projet de rédaction de l’histoire militaire du Mali. Ce projet ambitieux vise à retracer l’évolution de l’histoire militaire du Mali depuis les grands empires jusqu’à nos jours, dans le cadre de la refondation de notre système de défense. Dans le cadre de la refondation du système de défense du Mali, conformément à la vision du Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA, Chef suprême des Armées, le Secrétariat permanent du Conseil de Sécurité Nationale (SPCSN), sous la direction du ministre-Conseiller à la Sécurité Nationale, le Général de Division Yamoussa CAMARA, a initié le projet de rédaction de l’histoire militaire du Mali. Ce projet, présidé par le Professeur Doulaye KONATE, ancien ministre, vise à produire un ouvrage de qualité scientifique retraçant l’histoire militaire du Mali, depuis le IVe siècle jusqu’à nos jours. Les travaux, d’une durée d’une année, impliquent un comité de pilotage composé d’éminents historiens maliens, tant civils que militaires. Les thèmes abordés couvriront divers aspects, de l’organisation militaire des empires et royaumes jusqu’à la période coloniale, en passant par la conquête coloniale et l’exploitation économique des territoires. Le Pr KONATE souligne l’importance de consulter des sources variées, écrites et orales, en menant des recherches sur l’ensemble du territoire malien ainsi qu’à l’étranger, notamment dans les archives du Sénégal, de la Guinée, de la Côte d’Ivoire, du Maroc, de l’Algérie, de la Turquie et des bibliothèques européennes. « Des missions iront dans ces pays pour y mener des recherches approfondies et méthodiques », promet Pr KONATE. Le Général de Division Yamoussa CAMARA souligne que l’objectif va au-delà d’un exposé chronologique des faits. Il insiste sur la nécessité d’écrire l’histoire militaire en tenant compte de l’aspect genre et de la dimension socio-ethnique des forces armées et de sécurité. L’ambition est de parvenir à une Armée nationale reflétant la diversité sociale du Mali, conformément aux dispositions de la Loi fondamentale. L’histoire militaire est un élément fondamental de l’éducation et de la formation continue des soldats en vue de la nécessaire refondation de l’outil de défense de notre pays. Au-delà du retour d’expérience, l’histoire militaire du Mali donnera au citoyen en uniforme, à chaque niveau de grade ou de responsabilités, une capacité à réfléchir et à agir dans les circonstances les plus difficiles, dans un métier où la mort est une hypothèse de travail parmi d’autres.


