COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 23 OCTOBRE 2024

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Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 23 octobre 2024, dans sa salle
de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA,
Président de la Transition, Chef de l’Etat.
Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :
– adopté des projets de texte ;
– et entendu des communications.
AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES
1. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté :
a. des projets de texte portant création, organisation et modalités de fonctionnement de la
Caisse des Dépôts et Consignations du Mali.
La Caisse des Dépôts et Consignations du Mali a été créée par la Loi n°63-77/AN-RM du 27
décembre 1963.
De sa création à nos jours, une petite portion de ses attributions est exercée par une Section de
l’Agence Comptable Centrale du Trésor qui n’est pas compétente pour exercer toutes les attributions
dévolues à la Caisse des Dépôts et Consignations.
Face à la nécessité de disposer de ressources financières abondantes et peu onéreuses, il est important d’explorer d’autres sources de financement à long terme pour des projets productifs.
Les Caisses des Dépôts et Consignations jouent un rôle unique dans la communauté de l’investissement financier à long terme du fait de leur mode opératoire, qui consiste à gérer l’épargne
réglementée qui leur est confiée par les Etats pour la transformer en investissements dans des secteurs
d’intérêt public comme les infrastructures, les entreprises, le logement, le financement des PME/PMI, le financement des besoins des Collectivités territoriales.
Les projets de texte, adoptés, créent la Caisse des Dépôts et Consignations du Mali avec pour mission
la réception, l’administration et la conservation pendant tout le temps nécessaire et dans les
circonstances légalement et administrativement prévues, les sommes qu’il importe de protéger, à
raison soit de leur origine, soit d’un litige, d’un état d’indécision ou d’une affectation dont elles sont
l’objet.
b. un projet de décret fixant le régime des marchés publics relatifs aux mesures d’urgence
en réponse à la crise liée aux inondations.
A la suite des pluies diluviennes qui se sont abattues sur toute l’étendue du territoire national
occasionnant des sinistres de tous ordres, le Gouvernement a déclaré l’état de catastrophe national par le Décret n°2024-0485/PM-RM du 23 août 2024.
La gestion de ces sinistres a révélé une faible capacité matérielle des structures d’intervention et
d’assainissement, des difficultés liées à l’évacuation des eaux et l’existence des risques sanitaires qui
nécessitent une prise en charge urgente.
Dans ce contexte, le Gouvernement a adopté un plan d’actions pour la gestion des inondations assorti
des besoins prioritaires immédiats et à moyen terme.
La mise en œuvre dudit plan recommande un recours à des procédures spécifiques allégées en matière
de passation, de conclusion et d’approbation des marchés. Le projet de décret est adopté dans ce cadre.
2. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret
portant approbation du contrat relatif à la cession des actions de la Société d’exploitation
des Mines d’or de Yatela SA.
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La Société des Mines de Yatela a été créée en 2000 pour l’exploitation du gisement d’or du même
nom. Le capital de la société était détenu à 80% par Sadiola Exploration Limited (Sadex), filiale du
groupe sud-africain Anglogold-Ashanti Limited et du groupe canadien Iamgold Corporation et à 20%
par l’Etat du Mali.
En 2013, l’exploitation de la Mine de Yatela a subi l’influence négative de la baisse soudaine du cours
de l’or, laquelle a entrainé l’arrêt des activités de la Mine en 2016 alors que les réserves ne sont pas
totalement épuisées.
Afin d’éviter la fermeture de la Mine et de sauvegarder les emplois, l’Etat a proposé à la Sadex de racheter la totalité de ses actions dans le capital de Yatela SA. Au terme des négociations, l’Etat du
Mali et la Sadex ont conclu, le 14 février 2019, un contrat de cession d’actions.
Le projet de décret, adopté, consacre la cession à l’Etat du Mali des 80% des actions détenues par
Sadex dans le capital de Yatela SA et la mise à disposition du montant destiné à couvrir les coûts des travaux de réhabilitation et de fermeture du site minier et ceux des projets sociaux et communautaires restant à financer après la prise d’effet de la cession.
3. Sur le rapport du ministre de l’Energie et de l’Eau, le Conseil des Ministres a adopté des projets
de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de
l’Agence Nationale des Energies Renouvelables et des Bioénergies.
Notre pays est engagé depuis plus d’une quarantaine d’années dans une politique volontariste de mise
en valeur des ressources d’énergies renouvelables localement disponibles. C’est dans le cadre de la
mise en œuvre de cette politique que l’Agence Nationale de Développement des Biocarburants et
l’Agence des Energies Renouvelables du Mali ont été créées avec pour missions respectives de
promouvoir les biocarburants/bioénergies et l’utilisation à grande échelle des énergies renouvelables sur toute l’étendue du territoire national.
En vue de la rationalisation des ressources et des structures dédiées au sous-secteur des énergies
renouvelables et pour une meilleure coordination des activités de développement des énergies
renouvelables et des bioénergies, il est apparu nécessaire de fusionner l’Agence Nationale de
Développement des Biocarburants et l’Agence des Energies Renouvelables du Mali.
Les projets de texte, adoptés, créent l’Agence Nationale des Energies Renouvelables et des
Bioénergies avec pour mission de mener des recherches pour le développement et l’utilisation à
grande échelle des énergies renouvelables et des bioénergies.
4. Sur le rapport du ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation
de l’Administration, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation
du cahier des charges pour l’octroi à la SOTELMA SA, d’une licence d’établissement et
d’exploitation de réseaux et services de télécommunications fixe et mobile de 2ème, 3ème, 4ème générations, des services de transmission de données et des services de télécommunications
internationales au Mali.
La SOTELMA, Opérateur historique de télécommunications, est une société anonyme de droit malien.
La Licence globale d’établissement et d’exploitation de réseaux et services de télécommunications
octroyée à la SOTELMA SA est arrivée à terme le 31 juillet 2024. Conformément aux dispositions
règlementaires, la licence pourra être renouvelée à condition que les prescriptions du cahier des
charges aient été respectées.
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Les obligations et sujétions à respecter par le titulaire de la Licence d’établissement et d’exploitation
des réseaux et services de télécommunications sont précisées dans un cahier des charges élaboré par
l’Autorité malienne de Régulation des Télécommunications, des Technologies de l’Information et de la Communication et des Postes.
Ce cahier des charges indique notamment :
– la nature, les caractéristiques et la zone de couverture du réseau ou service de
télécommunications concerné ;
– les conditions relatives à la protection de la vie privée des utilisateurs et de leurs données à
caractère personnel ;
– le montant du droit de licence à payer préalablement à la délivrance de celle-ci ;
– les prescriptions spécifiques exigées pour la défense nationale et la sécurité publique.
Le projet de décret, adopté, approuve le cahier des charges pour l’octroi à la SOTELMA SA d’une
licence d’établissement et d’exploitation de réseaux et services de télécommunications fixe et mobile
de 2ème, 3ème, 4ème générations, des services de transmission de données et des services de
télécommunications internationales au Mali.
AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS
1. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le
Conseil des Ministres des conclusions de l’évaluation de la mise en œuvre du premier Plan
opérationnel 2017-2021 du Programme de Développement institutionnel, deuxième
Génération et de l’élaboration d’un nouveau Plan opérationnel pour la période 2024-2027.
Le Programme de Développement institutionnel, deuxième Génération a pour objectif de créer les
conditions de modernisation de l’Administration à travers la promotion de la culture du résultat,
l’amélioration des relations entre l’Administration et les usagers des services publics et la
consolidation de la confiance entre l’Administration et les usagers.
Le Programme, élaboré pour la période 2017-2027 et assorti d’un premier plan opérationnel 2017-
2021 est arrivé à son terme, d’où l’évaluation de sa mise en œuvre.
Cette évaluation a conclu, entre autres, que :
– l’administration présente un important capital institutionnel composé de supports juridiques,
d’outils et de manuels de travail, de structures et mécanismes dédiés aux différentes
thématiques de la réforme ;
– le Programme garde toute sa pertinence, car les problématiques qu’il a eues pour ambition de
résoudre, pour une meilleure performance de l’Administration malienne, restent d’actualité.
Dans cette perspective, le nouveau Plan opérationnel pour la période restante du Programme de
Développement institutionnel, deuxième Génération, à savoir de 2024 à 2027, en cours d’élaboration,
sera adossé au Cadre stratégique de la Refondation de l’Etat et articulé autour d’objectifs mesurables,
atteignables, réalistes et temporellement définis.
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2. Le ministre de l’Economie et des Finances a informé le Conseil des Ministres :
a. du démarrage du processus d’élaboration du 4ème Schéma Directeur de la Statistique.
Le Schéma Directeur de la Statistique est un plan stratégique de développement du Système
Statistique National. Il détermine une vision à long terme du Système et constitue une plateforme de
programmation des opérations statistiques et de renforcement de ses capacités.
Le Mali a acquis une certaine expérience dans l’élaboration et la mise en œuvre de Schéma Directeur de la Statistique avec l’adoption et la mise en œuvre de trois Schémas appelés dans d’autres pays africains « Stratégie Nationale de Développement de la Statistique ».
Malgré les progrès réalisés dans ce domaine, des insuffisances persistent surtout au niveau de la
coordination du Système.
Pour corriger ces insuffisances et renforcer les acquis, le Système Statistique National s’est engagé
dans l’élaboration du 4ème Schéma Directeur.
La finalité recherchée est de disposer, à terme, d’un document de référence qui contribuera à
l’amélioration de la coordination et du fonctionnement du Système Statistique National, en cohérence avec les principes fondamentaux de la Charte africaine de la Statistique et des Agendas 2030 des Nations Unies et 2063 de l’Union Africaine.
b. de la remise du « Prix Africain du Développement », catégorie « Prestige Etoile
d’Afrique » au Directeur général des Douanes, le 15 octobre 2024, à Kigali au Rwanda.
Le Prix Africain du Développement est une initiative de la Fondation 225, établissement œuvrant à
l’échelle du continent pour promouvoir la bonne gouvernance et le sens du mérite.
Les éditions de la Fondation visent à magnifier, chaque année, les efforts de certains ressortissants
africains qui se sont illustrés par leurs apports dans le domaine des Sciences, des Technologies, de
l’Economie, de l’Administration publique, de l’Education, de la Culture et des Sports.
La 19ème édition, tenue du 12 au 15 octobre 2024 à Kigali, a réuni des décideurs et opérateurs
économiques de plus de 80 pays pour honorer les hommes et les femmes qui ont accompli des actions
d’éclat au service de l’essor et de l’épanouissement de l’Afrique.
C’est dans ce cadre marqué du sceau de l’excellence que l’Inspecteur Général Amadou KONATE,
Directeur général des Douanes a été identifié comme ayant été, sur les trois dernières années, un
acteur majeur du développement au regard des résultats inédits que l’Administration des Douanes du
Mali a réalisés sous sa direction.
A l’issue du processus de sélection, il a été sacré « meilleur gestionnaire des services des Douanes »
et le trophée intitulé « Prestige Etoile d’Afrique » lui a été décerné le 15 octobre 2024 pour
récompenser son leadership efficace dans l’atteinte des objectifs qui lui ont été assignés par les plus
Hautes Autorités, malgré un contexte socio-économique et sécuritaire extrêmement difficile.
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3. Le ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a informé
le Conseil des Ministres :
a. de l’élaboration d’un Protocole d’Accord de coopération dans le domaine de
l’Entreprenariat, de l’Emploi et de la Formation professionnelle entre le Gouvernement
du Burkina Faso, le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement de la
République du Niger.
A l’initiative du Mali, le Protocole d’Accord de coopération dans le domaine de l’Entreprenariat, de
l’Emploi et de la Formation professionnelle est élaboré dans le cadre de la mise en œuvre de la Feuille de route de la Confédération des Etats du Sahel.
Le projet de protocole vise, entre autres, l’harmonisation des politiques de l’emploi, de
l’entreprenariat et des curricula dans le domaine de la formation professionnelle, à travers la voie
d’échanges de bonnes pratiques, de savoir-faire, d’expériences, d’informations, de documents et
l’organisation de séminaires et de manifestations scientifiques.
Le projet de protocole, devant être conclu pour une durée de 05 ans, constitue un cadre de
collaboration pour relever les défis auxquels les pays de l’Alliance des Etats du Sahel sont confrontés.
b. de l’organisation d’une journée de plaidoyer de haut niveau pour la prise en compte des
Femmes, des Jeunes et des Personnes vivant avec un handicap dans les marchés publics
au Mali.
Par le Décret n°2018-0473/PM-RM du 28 mai 2018 portant adoption des mesures d’orientation de la
commande publique vers les Petites et Moyennes Entreprises et la production nationale, le
Gouvernement du Mali a institué un régime préférentiel pour les entreprises artisanales et autres
Micros, Petites et Moyennes Entreprises dans le cadre des acquisitions en dessous des seuils
d’application des procédures du Code des Marchés publics et des acquisitions pouvant être satisfaites
par la production nationale.
Le Ministère, en collaboration avec ses partenaires, a mis en place un cadre de concertation pour
faciliter l’accès des entreprises féminines aux marchés publics et privés. Pour atteindre cet objectif,
plusieurs activités ont été menées dont, entre autres, la formation de 179 acteurs publics sur la prise
en compte du genre dans le processus de passation des marchés publics, l’acquisition de nouvelles
capacités au profit de 242 femmes entrepreneures, l’organisation de voyages d’études et d’échanges
d’expériences sur la prise en compte du genre dans la commande publique.
La journée de plaidoyer de haut niveau, prévue le 24 octobre 2024 est placée sous la présidence du
Premier ministre, Chef du Gouvernement.
4. Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a informé le Conseil des
Ministres :
a. du déroulé de la célébration conjointe de la Journée internationale de la Femme rurale
et de la Journée mondiale de l’Alimentation, le 17 octobre 2024, à Siby.
Le thème de la Journée internationale de la Femme rurale était « Rôle et place des Femmes rurales
dans la construction d’un Mali nouveau » tandis que celui de la Journée mondiale de l’Alimentation
s’intitulait : « Le droit aux aliments au service d’une vie et d’un avenir meilleurs ».
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La célébration conjointe des deux journées visait à renforcer le rôle et la place des femmes rurales
dans la construction d’un Mali nouveau en promouvant un développement inclusif et durable et en contribuant à sensibiliser l’ensemble des acteurs autour de la thématique du droit aux aliments au
service d’une vie et d’un avenir meilleurs.
Elle a été marquée par la tenue d’une conférence-débat sur l’application effective de la Loi n°2017-
001 du 11 avril 2017 relative au foncier agricole ainsi que la tenue de l’atelier bilan des réalisations
en faveur des femmes rurales du Mali d’octobre 2023 à octobre 2024.
b. de la célébration de la Journée internationale de la Fille, le 11 octobre, édition 2024.
Placée sous la présidence du Premier ministre, Chef du Gouvernement, la Journée avait pour thème :
« l’accompagnement des filles dans les filières scientifiques : la refondation à travers l’éducation ».
La tenue de cette 13ème édition a permis d’examiner les progrès accomplis en matière de fréquentation
des filières scientifiques par les filles, d’identifier les défis et de susciter l’engagement des acteurs en
faveur des filières scientifiques.
5. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a informé le Conseil des Ministres de l’organisation
de la première rencontre des ministres chargés de l’Industrie et du Commerce de la
Confédération des Etats du Sahel, le 19 octobre 2024 à Bamako.
Cette rencontre des ministres chargés de l’Industrie et du Commerce s’inscrit dans le cadre de
l’opérationnalisation des décisions et recommandations du Sommet des Chefs d’Etat de la
Confédération des Etats du Sahel, tenu à Niamey le 06 juillet 2024.
En prélude de la rencontre ministérielle, une réunion des experts des trois pays s’est tenue les 17 et
18 octobre 2024. Les représentants des chambres de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture se sont
également concertés sur des projets d’accord-cadre de collaboration et de partenariat.
La rencontre de Bamako a examiné et adopté les actions et propositions de nature à assurer
l’opérationnalisation des engagements pris par les Chefs d’Etat à travers un plan d’action portant sur :
 le développement industriel et la compétitivité du secteur privé dans la Confédération ;
 l’amélioration du climat des affaires et de l’attractivité des investissements étrangers directs
au sein l’AES ;
 la facilitation et l’accroissement des échanges commerciaux intra-AES ;
 la normalisation et les questions de qualité des produits dans l’AES ;
 la lutte contre la fraude et la concurrence déloyale dans la Confédération.
Au terme des travaux, la rencontre des ministres a adopté la « déclaration de Bamako » et institué un
cadre de suivi-évaluation.
Deux conventions cadre de collaboration concernant la création de l’Alliance des Chambres de
Commerce et d’Industrie et de l’Alliance des Chambres Consulaires d’Agriculture de l’AES ont été
signées.
6. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la
situation épidémiologique du pays marquée, notamment :
a. par une stagnation du nombre de cas testés positifs de la maladie à Coronavirus par rapport
à la semaine précédente ;
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b. par une augmentation du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la
semaine écoulée.
Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de
prévention et de lutte contre les maladies.
Bamako, le 23 octobre 2024
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Birama COULIBALY

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Le Président de la Transition renforce le secteur de la Santé avec la remise d’ambulances

Dans le cadre de ses œuvres sociales, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a remis le vendredi 19 janvier 2024 plusieurs ambulances au ministère de la Santé et du Développement social. Ces véhicules médicalisés sont destinés à être déployés dans les hôpitaux et Centres de Santé de référence de 10 régions du Mali ainsi que du district de Bamako. La cérémonie, marquée par la présence du Premier ministre, du Président du Conseil national de Transition (CNT), du ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement, ainsi que de plusieurs membres du Gouvernement et du Conseiller spécial du Président de la Transition, M. Aguibou DEMBÉLÉ, a souligné l’engagement du Président de la Transition à renforcer les capacités opérationnelles des districts sanitaires, notamment en matière de référence-évacuation. Au total, 33 ambulances ont été remises, comprenant 23 véhicules de type 4X4 et 10 véhicules Van, destinées à une dizaine de régions et au district de Bamako. Cette initiative vise à étendre l’offre de services de santé et à contribuer à la mission des districts sanitaires en termes d’efficacité et de rapidité. Le Conseiller spécial du Président de la Transition a exprimé sa conviction quant à l’impact de ces véhicules sur la capacité des districts sanitaires à accomplir leur mission. Il a souligné la montée en puissance des œuvres sociales du Président de la Transition, citant l’inauguration récente de trois centres de dialyse comme exemple concret de cet engagement. Cette cérémonie a également été le lieu de rappeler les réalisations du Président de la Transition dans le cadre des œuvres sociales, notamment la réalisation de 304 forages, la remise de 225 tricycles, de 75 ambulances, de 16 kits de transformation, ainsi que de 710 cartons de craie remis aux académies d’enseignement de Bamako.  Au total, 1000 familles ont été touchées par la distribution des kits alimentaires. Dans son allocution, Mme le ministre de la Santé et du Développement social, le Colonel Assa Badiallo TOURÉ, a souligné l’importance de cette initiative dans la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale. Le ministre a salué l’engagement du Président de la Transition et a appelé à une mobilisation collective pour atteindre les objectifs communs en matière de santé. La remise des clés des ambulances au ministre de la Santé par le Chef de l’État a marqué une étape significative dans le renforcement du système sanitaire à l’échelle nationale. Mme le ministre a assuré que ses services techniques s’engageraient à entretenir ces moyens logistiques pour garantir leur efficacité dans la mise en œuvre de la référence-évacuation.

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Communiqué final de la 7ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État du G5 Sahel du 15 février 2021

COMMUNIQUE FINAL DE LA 7ème SESSION ORDINAIRE DE LA CONFERENCE DES CHEFS D’ÉTAT DU G5 SAHEL La 7ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État du G5 Sahel s’est tenue le 15 février 2021 à N’Djamena, en République du Tchad, sous la présidence de S.E.M. Mohamed Ould CHEIKH EL GHAZOUANI, Président de la République Islamique de Mauritanie, Président en exercice du G5 Sahel. Étaient présents à cette Conférence les Chefs d’État ci-après : S.E.M. Roch Marc Christian KABORE, Président du Burkina Faso ; S.E.M. Bah N’DAW, Président de la Transition de la République du Mali ; S.E.M. Issoufou MAHAMADOU, Président de la République du Niger ; Le Maréchal du Tchad Idriss DEBY ITNO, Président de la République du Tchad. La Conférence a enregistré les participations ci-après : Au titre des Chefs d’État et de Gouvernement invités : S.E.M. Nana AKUFO-ADDO, Président de la République du Ghana, Président en exercice de la CEDEAO ; S.E.M. Macky SALL, Président de la République du Sénégal ; Le Général de Corps d’Armées Brahim GABIR IBRAHIM, Membre du conseil souverain de Transition du Soudan ; S.E.M. Saad Dine EL OTMANI, Premier Ministre du Royaume du Maroc, Chef du Gouvernement ; Au titre des pays : Emirats Arabes Unis, République de Côte d’Ivoire, Royaume d’Espagne, République Française. Au titre des Institutions et Organisations régionales et internationales : l’Organisation des Nations Unies (ONU), l’Union africaine, la CEDEAO, l’OCI, l’OIF, l’Alliance Sahel, la BADEA, l’Institut Panafricain des Stratégies. Sur la pandémie de Covid 19 Les Chefs d’État ont échangé sur la situation sanitaire de l’espace G5 Sahel relative à la pandémie de la Covid-19 et déploré les nombreuses pertes en vies humaines enregistrées dans les pays du G5 Sahel. Ils ont relevé avec gravité les conséquences sur l’ensemble des secteurs socioéconomiques et culturels des pays du G5 Sahel. Ils se sont félicités des efforts entrepris par les États pour la protection des populations et la lutte contre la propagation de la pandémie. Ils ont salué, à cet effet, l’appui considérable des partenaires du G5 Sahel tout en appelant à plus de solidarité de la Communauté internationale. Sur la situation sécuritaire Les Chefs d’État ont noté une amélioration de la situation sécuritaire dans les pays du G5 Sahel. Cette amélioration traduit la détermination des Forces de défense et de sécurité (FDS) engagées sur le terrain ainsi que la résilience croissante des populations face à la menace terroriste. Les Chefs d’État ont salué les efforts des partenaires en faveur du G5 Sahel et de ses États membres. Ils ont à cet égard, souligné le rôle essentiel joué par la force BARKHANE et ont rendu un hommage appuyé aux nombreuses victimes civiles et aux soldats tombés sur le champ d’honneur de la lutte contre le terrorisme au Sahel. Ils se sont félicités de la bonne collaboration ainsi que de l’amélioration progressive de la coordination entre les FDS des pays du G5 Sahel, la Force conjointe et les forces partenaires, tout en appelant à la poursuite et à la consolidation de cette dynamique. Ils ont appelé à une meilleure coordination entre la Force conjointe du G5 Sahel et la Force Multinationale Mixte (FMM) de stabilisation du Bassin du Lac Tchad. Les Chefs d’État ont salué la maturation progressive de la Force conjointe du G5 Sahel et se sont félicités des succès opérationnels enregistrés ces derniers mois, notamment à la suite des opérations d’envergure menées en coordination avec les FDS des pays membres du G5 Sahel et les forces partenaires dans les fuseaux Est (AMANE 2 / OBANNA 1-2-3), Ouest (DAREA + Planification d’une opération d’envergure) et Centre (PAGNALI 2-3 / SAMPARGA 3 / SAMA 1-2). Ils ont félicité l’ensemble des acteurs pour les sacrifices consentis tout en les rassurant de leur soutien indéfectible. Ils ont particulièrement adressé leurs vives félicitations au Général Oumarou NAMATA, pour les résultats atteints à la tête de la Force conjointe du G5 Sahel. Les Chefs d’État ont relevé que, malgré les progrès réalisés, les Groupes armés terroristes (GAT) constituent toujours une menace importante pour les populations sahéliennes. Ils ont exprimé des préoccupations relatives à la persistance de zones d’insécurité et à la diffusion des menaces, notamment vers le Sud du Sahel. Les Chefs d’État ont accordé une attention particulière à la situation en Libye. Ils se sont félicités des progrès réalisés dans le cadre du processus de paix sous l’égide des Nations Unies et de l’Union africaine. 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Bah N’DAW à Paris : entretien avec plusieurs hommes d’État

En marge du Sommet sur le financement des économies africaines, le Président de la Transition S.E.M Bah N’DAW a eu, ce mercredi 19 mai 2021 à  Paris, une série de rencontres.  Il s’est d’abord entretenu avec Monsieur Anthony Charles Lynton BLAIR dit Tony Blair, Fondateur et Directeur exécutif de l’Institut Tony Blair, avant d’aller à la rencontre de son homologue de la République Démocratique du Congo, S.E.M Félix TSHISEKEDI, Président en exercice de l’Union Africaine. Le Directeur exécutif de l’Institut Tony BLAIR qui lui rendait une visite de courtoisie s’est dit satisfait de sa collaboration avec le Mali. En effet, son Institut fournit un appui technique pour l’organisation des élections prochaines au Mali. Avec le Chef de l’État Bah N’DAW , Monsieur  Anthony Charles Lynton BLAIR a abordé la question de l’enrôlement des électeurs et la lutte contre la COVID-19 dans le cadre de laquelle, l’Institut Tony BLAIR propose d’aider le Mali dans l’établissement d’une cartographie des personnes vaccinées. Le Chef de l’État Bah N’DAW a, lors de son entretien avec son homologue, congolais S.E.M Félix TSHISEKEDI, parlé de coopération bilatérale et des questions africianes avant de regagner son lieu de résidence. Là  aussi, le Premier ministre du Soudan Abdallah HAMDOK lui a rendu une visite de courtoisie au cours de laquelle les deux personnalités ont évoqué la nécessite d’intensifier la coopération bilatérale. « Je ne pouvais pas être à Paris et ne pas venir saluer le Président  N’DAW. Le Soudan et le Mali ont eu beaucoup de choses en commun dont le mêmes nom, Soudan français et anglais, la même histoire démocratique, et deux pouvoirs de transition avec les mêmes défis », a indiqué  Abdallah  HAMDOK.

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