COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 03 JUILLET 2024

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Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 03 juillet 2024, dans sa salle
de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président
de la Transition, Chef de l’Etat.
Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :
– adopté des projets de texte ;
– et entendu des communications.
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AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES
Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté :
a. un projet de décret fixant les conditions et les modalités d’application de la Loi
n°2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier en République du Mali ;
b. un projet de décret fixant les modalités d’application de la Loi n°2023-041 du 29
août 2023 relative au contenu local dans le secteur minier ;
c. un projet de décret portant approbation de la Convention d’établissement-type
pour la phase de recherche ;
d. un projet de décret portant approbation de la Convention d’établissement-type
pour la phase d’exploitation.
L’audit des mines d’or en exploitation, commandité en exécution des recommandations des Assises
nationales de la refondation, a permis de déceler certaines insuffisances, notamment d’ordre législatif et institutionnel.
Dans le cadre de la prise en charge de ces insuffisances, le Gouvernement a entamé la réforme du cadre législatif et réglementaire du secteur minier qui s’est traduite par la relecture du Code minier et l’adoption d’une loi relative au contenu local dans le secteur minier.
Cette réforme vise, entre autres, le renforcement de la sous-traitance nationale, la valorisation de la
chaine de valeur et la promotion de l’entrepreneuriat national, la création de richesse en rentabilisant les retombées de l’activité minière et l’impulsion du développement durable à travers la protection de l’environnement et des actions de développement à l’endroit des communautés riveraines.
Le nouveau Code minier adopté a apporté des innovations majeures et la loi sur le contenu local
permettra de renforcer l’intégration des nationaux dans la chaine de valeur de l’activité minière.
L’application de ces nouveaux textes nécessite l’adoption des mesures réglementaires en vue de
préciser et de détailler certaines de leurs dispositions.
Les présents projets de décrets sont adoptés dans ce cadre.
Le décret d’application du Code minier apporte des précisions, notamment sur :
– les dispositions relatives à la demande, à la détention, au transfert, à l’annulation ou au retrait
des titres miniers et autorisations ;
– la détermination et le mode de calcul des redevances additionnelles ou Taxe Ad Valorem ;
– les modes de calcul et de perception des dividendes et de la Taxe Ad Valorem en nature ;
– les droits et taxes dus lors du renouvellement ou de la cession du titre minier ou de
l’autorisation et la signature des Conventions ;
– les taux de la redevance de surproduction et des redevances superficiaires ;
– le développement communautaire ;
– les obligations environnementales et de protection des personnes ;
– les obligations des opérateurs en matière de fermeture et de réhabilitation des sites miniers ;
– la surveillance administrative et la police des mines.
Le décret d’application de la loi relative au contenu local dans le secteur minier précise, entre autres,
les obligations liées au contenu local relatives à l’approvisionnement, à l’emploi et la formation
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professionnelle, à la promotion et l’utilisation des biens et services locaux, le transfert de technologie,de compétence et de développement.
Conformément aux dispositions du Code minier et de son décret d’application, les conventions
d’établissement pour la phase de recherche et la phase d’exploitation précisent les conditions de
réalisation de l’activité minière sur le territoire national. Ces conventions traitent, notamment :
– des obligations de garantie ;
– des dispositions fiscales, douanières, économiques et financières ;
– du règlement des différends ;
– de la résiliation.
AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS
1. Le ministre de l’Education nationale a informé le Conseil des Ministres de l’organisation et du
déroulement des examens de fin d’année 2024.
Les examens de fin d’année 2024 pour les différents niveaux ont été organisés conformément aux dispositions de la décision fixant le calendrier de l’année scolaire 2023-2024.
Les examens se sont déroulés sans incidents majeurs sur l’ensemble du territoire national et à
Bassikounou, en République islamique de Mauritanie, pour les candidats réfugiés dans ce pays.
2. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction
citoyenne a informé le Conseil des Ministres de l’organisation d’une cérémonie de
reconnaissance des sportifs médaillés aux compétitions internationales de la saison 2023-
2024.
Cette cérémonie vise à présenter au peuple fier du Mali des sportifs d’élite et de haut niveau qui
évoluent parfois dans l’anonymat.
De par leurs parcours élogieux et honorables, ces sportifs, souvent avec peu de moyens, arrivent à
décrocher des médailles dans les différentes compétitions auxquelles ils participent.
La cérémonie de reconnaissance des sportifs médaillés couplée à la remise des médailles du mérite sportif 2023 est prévue le 05 juillet 2024, au Palais des Sports Salamatou MAIGA.
3. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des Ministres :
a. de la tenue de la réunion de concertation entre le Comité Inter-Etats de Lutte contre la
Sécheresse dans le Sahel et les Directeurs généraux des Systèmes nationaux de
Recherche agricole.
Cette réunion de concertation a pour but, d’une part, de renforcer la coopération scientifique et
technique entre l’Institut du Sahel et les Systèmes nationaux de Recherche agricole et d’autre part, de
relever ensemble les défis en matière de recherche agricole et de sécurité alimentaire dans le sahel et
en Afrique de l’Ouest.
Placée sous le thème « Nouveaux enjeux et défis de la Recherche au Sahel et en Afrique de l’Ouest :
quelle vision stratégique et prospective ? », la présente réunion qui se tiendra du 9 au 11 juillet 2024
à Bamako, se propose de renouer avec une tradition de concertation régulière, instaurée entre l’Institut du Sahel et les Systèmes nationaux de Recherche agricole.
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b. de la tenue des formations des agents du Recensement général agricole.
Les formations des agents du Recensement général agricole se sont tenues du 20 mai au 08 juin 2024 dans dix-huit centres avec un regroupement des régions de Tombouctou et Taoudénni.
Ces formations ont concerné 5 586 agents dont 1 478 femmes et une liste d’attente de 266 agents.
L’objectif de ces formations est de renforcer les capacités techniques d’intervention des agents
chargés de la collecte et de la remontée des informations sur les modules généraux : agriculture, élevage sédentaire et transhumant.
Le Recensement, proprement dit, débute le 15 juillet 2024 avec le dénombrement des exploitations et entreprises agricoles.
4. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a informé le Conseil des Ministres de l’élaboration
en cours d’un Schéma de soutien et d’accompagnement aux industries locales.
Les industries locales, notamment celles de transformation du papier, du façonnage et les imprimeries sont confrontées à de graves difficultés nées des crises sanitaire, sécuritaire et économique de ces dernières années.
Ces difficultés, qui menacent l’existence de nos unités industrielles, sont entre autres :
– la concurrence déloyale de produits importés dont la production est subventionnée par leur
pays d’origine ;
– la faiblesse du marché intérieur ;
– l’insuffisance des infrastructures contribuant à la facilitation de la production ;
– les difficultés d’accès aux financements à des conditions favorables ;
– les difficultés d’accès à une main d’œuvre qualifiée ;
– les barrières à l’écoulement des productions dans la sous-région.
Dans ce contexte, il apparait nécessaire de renforcer le soutien aux industries existantes afin
d’augmenter la production industrielle nationale à travers des mécanismes autres que le soutien
financier.
Le schéma de soutien s’articulera autour des actions suivantes :
– l’affirmation de la préférence nationale et un meilleur accès à la commande publique ;
– la promotion de la consommation locale ;
– la lutte contre la fraude, la contrefaçon et la concurrence déloyale ;
– la promotion des exportations et la diversification des marchés ;
– le respect des normes et de la réglementation ;
– la mise en place d’instruments pour l’appréciation des soutiens de l’Etat ainsi que le suivi et
l’évaluation de leurs efficacités et impacts.
Sa mise en œuvre permettra de soutenir la production et les investissements dans les unités
industrielles, d’augmenter et de moderniser leurs capacités de production afin d’assurer à l’économie
de notre pays son indépendance et sa résilience.
5. Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de
la Population a informé le Conseil des Ministres de la célébration de la Journée Mondiale de
la Population.
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La Journée Mondiale de la Population est célébrée le 11 juillet de chaque année à travers le monde.
Le thème mondial de cette année s’intitule : « Tirer profit du pouvoir et du rôle des données
inclusives pour un avenir résilient et équitable pour tous ». Au niveau national, le thème retenu est :
« mettons en œuvre les engagements de la CIPD+30 pour soutenir un développement durable ».
La célébration de cette journée donne l’occasion d’attirer l’attention des décideurs, des communautés à la base, des collectivités territoriales, des légitimités traditionnelles, de la société civile et des partenaires techniques et financiers sur les problèmes de population qui impactent négativement les efforts de développement.
La cérémonie aura lieu le 18 juillet 2024 dans la commune rurale de Yallankoro-Soloba, Cercle de
Yanfolila.
6. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de
l’évolution de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment :
a. par une stagnation du nombre de cas testés positifs de la maladie à Coronavirus par
rapport à la semaine précédente.
b. par une augmentation du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la
semaine écoulée.
Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies.
Bamako, le 03 juillet 2024
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Birama COULIBALY

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Le Président de la Transition préside le Conseil Supérieur de la Défense Nationale

Le vendredi 18 avril 2025, à Koulouba, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef Suprême des Armées, a présidé une session du Conseil supérieur de la Défense nationale. La réunion s’est tenue en présence du Premier ministre, du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, du Chef d’État-major général des Armées, des membres du Gouvernement, du Cabinet du Président de la Transition ainsi que du Secrétariat général de la Présidence. Ont également pris part à cette session : •⁠ ⁠Le ministre de l’Économie et des Finances ; •⁠ ⁠Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat ; •⁠ ⁠Le ministre des Mines ; •⁠ ⁠Le ministre de la Santé et du Développement social ; •⁠ ⁠Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale ; •⁠ ⁠Le ministre des Transports et des Infrastructures ; •⁠ ⁠Le Chef d’État-major particulier de la Présidence ; •⁠ ⁠Le Secrétaire Général de la Présidence ; •⁠ ⁠Le Directeur de Cabinet du Président de la Transition. La cérémonie a débuté par une minute de silence en mémoire des victimes civiles et militaires tombées sous les balles assassines du terrorisme. Cette session a permis d’évaluer le bilan des opérations menées au cours de l’année écoulée, tout en définissant les perspectives pour l’année à venir. Elle a notamment consacré le lancement prochain de l’opération « Dougoukolokô », qui vise la poursuite de la reconquête du territoire national et le retour effectif de l’administration publique sur l’ensemble du territoire. Prenant la parole, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général Sadio CAMARA, ainsi que le Chef d’État-Major Général des Armées, le Général Oumar DIARRA, ont appelé à l’union sacrée autour de la patrie. Ils ont exhorté les populations à soutenir sans relâche les Forces armées maliennes, engagées dans une lutte déterminée contre les forces obscurantistes.

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KOULOUBA : le Président de la Transition reçoit le Pr Abdoulaye DJIMDÉ après ses distinctions internationales

Son Excellence le Président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a accordé une audience, ce mardi 26 mai 2026, au Pr Abdoulaye Djimdé, lauréat du Prix Noguchi pour la recherche médicale en Afrique et membre désigné du Conseil Scientifique Consultatif du Secrétaire Général des Nations Unies. Cette rencontre, tenue en présence du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Pr. Bouréma KANSAYE, s’inscrit dans le cadre de la reconnaissance des performances remarquables enregistrées par la recherche scientifique malienne sur la scène internationale. Elle a permis au scientifique malien de présenter au Chef de l’État les distinctions majeures dont il vient d’être honoré, d’en exposer les implications pour le rayonnement et la souveraineté scientifiques du Mali, ainsi que de recueillir les orientations de Son Excellence le Président de la Transition relatives au renforcement de la diplomatie scientifique de notre pays. Scientifique de renommée internationale et Directeur du Centre de Recherche et de Formation sur les Parasites et les Microbes (PMRTC) de l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako (USTTB), le Pr Abdoulaye DJIMDÉ vient de recevoir deux prestigieuses distinctions qui consacrent l’excellence de la recherche malienne. Il a, d’une part, été désigné lauréat du Prix Noguchi pour la Recherche Médicale en Afrique, l’une des plus hautes distinctions scientifiques du continent dans le domaine de la recherche médicale. D’autre part, il a été nommé membre du Conseil Scientifique Consultatif du Secrétaire Général des Nations Unies, une instance stratégique de haut niveau chargée de conseiller le Secrétaire Général et le système des Nations Unies sur les grandes questions scientifiques et technologiques mondiales. À l’issue de l’audience, le Pr Abdoulaye DJIMDÉ a exprimé sa profonde reconnaissance au Président de la Transition pour l’intérêt constant qu’il accorde à la promotion du savoir, de l’innovation et de la recherche scientifique au Mali. « Je voudrais avant tout remercier Son Excellence le Président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, pour cette audience qu’il a bien voulu m’accorder. Je remercie également les plus hautes autorités de la Transition pour leur accompagnement constant en faveur de la recherche scientifique dans notre pays », a-t-il déclaré. Le scientifique malien a également expliqué que le Conseil Scientifique Consultatif du Secrétaire Général des Nations Unies a pour mission d’éclairer les Nations Unies sur les grandes évolutions scientifiques et technologiques contemporaines, notamment dans les domaines de la physique quantique, de l’intelligence artificielle, de la biologie synthétique et des changements climatiques. Selon lui, cette instance internationale formule des recommandations destinées à favoriser une utilisation responsable, inclusive et équitable des innovations scientifiques au service du développement durable de l’humanité, tout en contribuant à réduire les risques liés à leur exploitation ainsi que les inégalités d’accès entre les peuples. Le Pr Abdoulaye DJIMDÉ a souligné que ces distinctions constituent une reconnaissance éclatante de la qualité de la recherche scientifique malienne et participent au renforcement du positionnement du Mali dans les grandes dynamiques scientifiques internationales. Il a enfin indiqué que la présence d’un scientifique malien au sein d’une instance stratégique des Nations Unies représente une opportunité majeure pour le rayonnement scientifique du Mali et pour la consolidation d’une diplomatie scientifique ambitieuse, capable de promouvoir les intérêts du pays à travers le savoir, l’innovation et l’expertise nationale.

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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 21 FEVRIER 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 21 février 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. 1 AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Institut des Sciences humaines. L’Institut des Sciences humaines a été créé en 1962 pour aider à faire face aux multiples défis qui se posaient au jeune Etat indépendant à travers la formation d’un citoyen nouveau, conscient de son appartenance à la nation, à la collectivité, à la famille et surtout à la sauvegarde des valeurs cardinales de la société. Il a été érigé en Etablissement Public à caractère Scientifique et Culturel par l’Ordonnance n°02-057/P-RM du 05 juin 2002 avec pour mission de développer la recherche dans le domaine des sciences humaines et sociales, notamment en matière de connaissance des sociétés et des cultures maliennes. Le Décret n°06-477/P-RM du 09 novembre 2006 fixe son organisation et les modalités de son fonctionnement. Grâce à ses activités scientifiques, l’Institut des Sciences humaines a favorisé un engouement pour la recherche et une prise de conscience de l’intérêt des sciences humaines et sociales dans le développement des sociétés maliennes. Cependant, l’évolution de l’environnement scientifique, juridique et institutionnel a révélé certaines insuffisances dans le fonctionnement et l’organisation de l’institut. Les projets de texte adoptés visent à corriger ces insuffisances à travers entre autres : – la création d’un Comité d’Ethique et de Déontologie ; – la prise en compte de certaines institutions d’enseignement supérieur et de Recherche au sein des organes délibérants et consultatifs ; – l’élargissement du Conseil d’Administration et du Conseil scientifique et culturel au secteur privé et à la société civile. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : – Chargés de Mission : Monsieur Mahamadou Zibo MAIGA, Economiste ; Monsieur Sidiki Loki DIALLO, Economiste. – Directeur des Finances et du Matériel du Ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine : Madame MAIGA Fadimata DIENTA, Inspecteur des Services Economiques. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des Ministres de l’Organisation du test de sélection pour l’entrée au Centre de Formation Professionnelle des Avocats du Mali. L’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine a adopté de multiples textes qui apportent de véritables mutations dans la profession d’Avocat au sein de l’Union. Aussi, le Règlement d’exécution relatif au Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat (CAPA) qui régit désormais l’accès à la profession consacre de nouvelles règles instituant une formation préparatoire préalable dispensée par un centre de formation administré par chaque Barreau national, avant l’examen du CAPA. Les Barreaux, en relation avec les Ministères chargés de la justice sont donc désormais, principalement responsables de l’organisation du Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat. En application de ces textes communautaires qui précisent les modalités de délivrance du Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat, le Barreau du Mali se propose d’organiser un examen de sélection qui permettra l’accès des admis à son centre de formation et à terme, à travers un autre examen, l’obtention dudit certificat. La date d’ouverture des inscriptions pour cet examen de sélection est fixée au 05 mars 2024 et de clôture au 24 avril 2024. Cette sélection est ouverte à tous les ressortissants d’un Etat membre de l’UEMOA, jouissant de ses droits civiques et d’une bonne moralité. Seront déclarés, par le jury de l’examen, admis au Centre de Formation Professionnelle des Avocats les candidats ayant obtenu une moyenne générale au moins égale à douze sur vingt (12/20). Ce recrutement permettra de combler, en partie, le déficit d’Avocats et d’améliorer la gouvernance au sein de la justice et l’accessibilité de la justice pour tous. 2. Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale a informé le Conseil des Ministres des Conclusions de la réunion des Ministres de l’Alliance des Etats du Sahel, tenue à Ouagadougou, le 15 février 2024. Une délégation malienne conduite par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a pris part à la réunion des ministres de l’Alliance des Etats du Sahel. A l’issue des travaux, les ministres ont approuvé l’avant-projet de Traité portant création de la Confédération « Alliance des Etats du Sahel ». L’architecture institutionnelle de cette Confédération reposerait sur le Collège des Chefs d’Etat, complétée par des sessions du Conseil des Ministres et des sessions confédérales des Parlements. A terme, cette architecture serait complétée par une Agence de développement ou d’exécution, issue de la transformation du Secrétariat exécutif de l’Autorité pour le Développement intégré du Liptako Gourma. Les Ministres ont approuvé par la même occasion l’élargissement des objectifs de l’Alliance des Etats du Sahel aux domaines de la coordination diplomatique et aux questions de développement économique. Ils ont par ailleurs préparé les projets de documents relatifs au premier Sommet de l’Alliance des Etats du Sahel et adopté une Motion spéciale en soutien à la République du Niger. La réalisation de la Charte graphique et la coordination des activités liées à l’organisation de la communication de l’Alliance ont été confiées au Mali. 3. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le Conseil des Ministres du processus de recrutement de cent dix (110) enseignants- chercheurs au titre de l’exercice budgétaire 2023. Dans le cadre de la couverture des besoins des institutions d’enseignement supérieur et de recherche en personnel enseignant-chercheur, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique recrute 110 enseignants-chercheurs dont 75 Maîtres-assistants et

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