Audience accordée par le Chef de l’État à l’Envoyé spécial de l’Union Africaine pour le Mali et le Sahel

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Une semaine après son investiture, le Chef de l’Etat, SEM Bah N’DAW multiplie les rencontres avec les partenaires du Mali. C’est dans cette dynamique qu’il a reçu M. Pierre BUYOYA, Haut Représentant de la Mission de l’Union Africaine pour le Mali et le Sahel (MISAHEL).
Monsieur BUYOYA est venu rendre une visite de courtoisie au Chef de l’Etat pour lui transmettre les messages de félicitations du Président de la Commission de l’Union Africaine et lui souhaiter des vœux de succès pour la réussite de sa mission. Il a ainsi apprécié les étapes déjà franchies dans le cadre de la mise en place de la Transition « en particulier le dialogue positif avec la CEDEAO » avant d’exprimer son souhait de voir les sanctions bientôt levées.
L’Envoyé spécial de l’Union Africaine pour le Sahel et le Mali a également réaffirmé sa disponibilité à accompagner la Transition pour que le Mali puisse faire les réformes nécessaires dans les meilleurs délais et arriver à un retour à la légalité constitutionnelle.

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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 11 OCTOBRE 2023 CM N°2023-42/SGG

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 11 octobre 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de loi portant Code pénal ; b. un projet de loi portant Code de Procédure pénale. De son accession à l’indépendance à nos jours, notre pays a adopté deux codes pénaux et deux codes de procédures pénales, respectivement en 1962 et en 2001. Le code pénal est un recueil de textes juridiques définissant de façon claire et précise les infractions à la loi pénale. Il fixe en même temps les peines qu’encourent les comportements fautifs qu’il s’agisse de personne physique ou morale. Le code de procédure pénale, est l’ensemble des textes qui regroupent les normes législatives relatives à la phase d’enquête, de poursuites, d’instruction et de jugement. Après plus de deux décennies d’application le code pénal et le code de procédure pénale ont montré des limites compte tenu de l’évolution socio-économique et du développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication. C’est ainsi qu’il a été entrepris un ambitieux programme législatif qui vise à mettre à la disposition des praticiens des instruments juridiques pertinents à même de lutter contre la criminalité sous ses diverses formes. En vue d’atteindre cet objectif, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, sur les Hautes instructions du Président de la Transition, Chef de l’Etat, a privilégié une démarche participative, de proximité et inclusive ayant concerné toutes les couches socioprofessionnelles à travers un atelier national de validation tenu à Bamako du 15 au 20 août 2022, à la suite de certains ateliers régionaux et des travaux de la Commission permanente législative de la Direction des Affaires judiciaires et du Sceau. L’objectif principal étant de disposer d’un Code pénal et d’un code de procédure pénale consensuels, moderne dont l’application contribuera non seulement à garantir la bonne gouvernance, la stabilité et la paix, mais aussi à restaurer la confiance des justiciables en la justice. Il convient de rappeler que le projet de Code pénal, comprend plus de 702 articles contre 328 dans le code en vigueur et comporte de principales innovations, à savoir : – l’harmonisation avec les dispositions de la nouvelle Constitution ; – l’agrégation des textes pénaux épars dans un seul et unique document ; – la prise en compte des dispositions relatives à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, et du blanchiment du produit de la corruption, du recel du produit de la corruption entre autres ; – la lutte contre le terrorisme à travers notamment l’incrimination de l’apologie du terrorisme, le recrutement de terroristes ; – la prise en charge de nouvelles infractions telles que l’esclavage, la traite des personnes, le trafic illicite de migrants ; – l’introduction de plusieurs dispositions du droit pénal général pour combler un vide juridique, telles que l’objet de la loi et celui du règlement, le principe de la légalité des peines, le principe de non rétroactivité de la loi pénale et l’application de la loi dans le temps et dans l’espace ; – les mesures relatives à la protection des dénonciateurs, des experts, des témoins ; – l’introduction du principe de la responsabilité pénale des personnes morales à l’exclusion de l’État et des collectivités territoriales. Quant au projet de Code de procédure pénale, il comprend plus de 1371 articles contre 634 dans le code actuel et comporte de nombreuses innovations dont : – l’harmonisation avec la Constitution des dispositions relatives à la suppression des immunités et privilèges et à l’exercice des poursuites contre certains responsables politiques et administratifs ; – l’imprescriptibilité des infractions en matière de délinquance économique et financière en lien avec les biens publics lorsqu’elles sont de nature criminelle ; – la création de trois pôles spécialisés autonomes en matière de lutte contre la délinquance économique et financière, de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée et de lutte contre la cybercriminalité ; – la suppression des cours d’assises au profit des chambres criminelles au niveau des tribunaux de grande instance pour ne pas confiner les audiences dans une périodicité et instaurer le double degré de juridiction afin de permettre le jugement des affaires par les magistrats professionnels, le tout devant aboutir à la célérité dans la distribution de la justice et au désengorgement des maisons d’arrêt ; – l’introduction du juge de l’application des peines dont la mise en œuvre se fera progressivement en fonction du niveau de l’effectif des magistrats qui sera de nature à éviter la surpopulation carcérale ; – l’introduction de la surveillance électronique comme alternative à la détention dans certains cas ; – l’institution du référé liberté qui permet de demander la remise en liberté à tout moment et à toute étape de la procédure ; – l’introduction de sanctions en cas de violation de certaines règles de procédure contre les acteurs de la justice ; – l’introduction de procédures particulières, notamment les techniques spéciales d’enquête tout en les encadrant dans le temps et en respectant les principes de la proportionnalité en vue de préserver les droits de l’homme ; – l’actualisation des dispositions relatives au casier judiciaire ; – les précisions sur la procédure d’extradition. 2. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant affectation au Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation des parcelles de terrain, objet des titres fonciers n°32, n°33 et n°34 du Cercle de Nara, sises à Nara. Les parcelles de terrain, de

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Pacte de Stabilité sociale et de Croissance : les signataires reçus par le Président de la Transition

Le Président de la Transition, Son Excellence le Colonel Assimi GOITA, Chef de l’État, a reçu ce lundi 28 aout 2023, les signataires du Pacte de Stabilité sociale et de Croissance, à Koulouba. Une rencontre qui fait suite à la signature de ce document historique, le vendredi 25 aout dernier au Centre International de conférence de Bamako, entre le Gouvernement et les partenaires sociaux pour l’apaisement du climat social. En vue de les remercier pour leur engagement patriotique, le Président GOITA a reçu les partenaires sociaux, signataires du Pacte de Stabilité sociale et de Croissance. Un Pacte d’une portée historique et qui ne fera que développer le Mali grâce à l’apaisement du climat social. Il s’agit donc de faire du Mali une terre d’investissement. Ce Pacte participe également à la promotion de l’emploi et de la sécurité. Selon le Secrétaire Général de l’Union nationale des Travailleurs du Mali (UNTM), Yacouba KATILE, le Mali avait vraiment besoin d’une stabilité sociale en vue de faire face aux grands défis de développement. C’est la raison pour laquelle les signataires de ce Pacte se sont engagés à maintenir le dialogue pour le grand bonheur des Maliens. Pour sa part, le Président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Mossadeck BALLY a précisé que la signature de ce Pacte n’est pas une fin en soi. Certes, « il y aura toujours des divergences, mais l’essentiel est de se mettre autour d’une table, discuter et les surmonter », a-t-il expliqué avant de préciser que « la finalité de ce Pacte est le bien-être des 22 millions de Maliens ». Quant à Dr Fassoum COULIBALY, ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, il a laissé entendre que ce Pacte est l’aboutissement d’un long processus. Selon ses précisions, sa signature, le vendredi passé, n’aurait été possible si les partenaires sociaux n’avaient pas renoncé à certaines exigences pour l’intérêt supérieur de la nation. « Cette signature contribue à renforcer la confiance entre le gouvernement, l’État et les partenaires sociaux que sont les syndicats et le patronat », a-t-il développé. Dans les semaines prochaines, rassure le ministre, « nous allons mettre en place les organes prévus dans le Pacte, notamment le Comité d’orientation stratégique, mais aussi le Comité technique afin de renforcer davantage la confiance placée en nous par les partenaires sociaux ». De leur côté, ces partenaires sociaux rassurent qu’ils privilégieront le Dialogue à chaque fois qu’il y aura des divergences. C’est d’ailleurs l’appel qui leur a été lancé par le Président de la Transition qui demande leur contribution afin de faire sortir le pays dans la situation qu’il traverse. Pour le Chef de l’État, il s’agit de redonner espoir aux Maliens. L’instabilité sociale et les grèves sont des terreaux fertiles au terrorisme. Ce Pacte, au-delà de son aspect historique vient donc à point nommé. Il intervient dans un contexte géopolitique et géostratégique tendu.

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Nouvel An : Vœux des FAMa au Président de la Transition

La cérémonie de présentation des vœux de Nouvel An au Président de la Transition, Chef de l’État et Chef suprême des Armées, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, par les Forces de Défense, de Sécurité et les Paramilitaires, s’est déroulée le vendredi 1er mars 2024 à Koulouba. C’était l’occasion pour le Général de division Oumar DIARRA, Chef d’État-Major Général des Armées, de remercier et saluer le Président de la Transition pour tous ses efforts et son soutien en faveur de notre outil de défense et de souveraineté. Il a dressé une rétrospective des activités militaires et des missions assignées aux Forces de Défense et de Sécurité au cours de l’année 2023. Selon le Général de division Oumar DIARRA, sous le leadership du Colonel Assimi GOÏTA, les Forces armées de Défense, de Sécurité et les Paramilitaires ont bénéficié d’un soutien constant des hautes autorités politiques et du peuple malien en vue du renforcement de leurs capacités et des réformes entreprises. Il a particulièrement souligné l’amélioration des conditions de vie et de travail des FAMa, leur renforcement en capacités opérationnelles, ainsi que l’excellente cohérence entre les niveaux politique, opérationnel et tactique. À cela s’ajoutent les progrès réalisés dans le projet de révision de la loi relative à l’organisation générale de la défense nationale, la militarisation de la police nationale et de la protection civile, l’adoption de l’Ordonnance N° 2023-015/PT-RM du 21 mars 2023 portant Statut Général des Militaires, assortie d’avantages accordés aux militaires en activité, aux blessés, aux ayants-droits des décédés, et l’amélioration de la valeur indiciaire. Il a également mentionné le recrutement massif dans tous les corps des forces, la mise à jour du paiement de l’indemnité décennale aux familles des militaires morts au combat, l’acquisition de nombreux équipements aériens et terrestres, l’extension de l’autorité de l’État dans les régions de Kidal, Tombouctou et Gao, l’occupation des zones libérées par la MINUSMA, ainsi que la bonne collaboration avec les voisins de l’Alliance des États du Sahel (AES). Le Chef d’État-major Général des Armées a réaffirmé le dévouement et l’engagement des Forces Armées Maliennes (FAMa) à défendre l’honneur du Mali au prix de leur sang dans toutes les circonstances. Avant de conclure, il a souligné que les succès de 2023 ne distrairont pas les FAMa, car les défis à relever restent importants. Selon lui, la mission demeure inchangée car les terroristes conservent des capacités de nuisance, se manifestant par des poses d’engins explosifs improvisés, des vols de bétail, des attaques de cibles civiles, et des pressions sur les populations avec une attisation des tensions communautaires. Le Président de la Transition, après avoir félicité les FAMa pour leur engagement et leur professionnalisme, a indiqué que les différents résultats obtenus en 2023 présagent d’un avenir plus sûr pour la sécurisation des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national. Il a ajouté : « Ma satisfaction est d’autant plus grande que vous avez réussi, sans incident majeur, le retrait des forces étrangères du Mali après une décennie de présence inefficace ». Rappelant le contexte géopolitique sous-régional, régional et international, le Chef suprême des Armées a réitéré son ambition de tout mettre en œuvre pour maintenir notre outil de défense à un niveau de performance opérationnelle jamais atteint. Il a conclu en indiquant que l’avènement de l’AES est une véritable opportunité pour nos trois pays qui entendent désormais faire face aux enjeux de sécurité collective et de développement dans l’espace du Liptako-Gourma, au seul profit des populations. « Pour jouer pleinement le rôle crucial qui nous revient, à l’instar de nos frères d’armes du Burkina Faso et du Niger, nous devons sans cesse améliorer nos capacités afin de mener avec succès les opérations conjointes actuelles et futures », a-t-il instruit.

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