Dans le cadre de sa visite officielle en Fédération de Russie, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, a rencontré le mardi 24 juin 2025, à Moscou, les membres de la communauté malienne résidant en Russie. Il était accompagné de l’ensemble de la délégation officielle malienne, comprenant plusieurs ministres et cadres de l’administration.
Cette rencontre conviviale s’est tenue en présence de l’Ambassadeur du Mali à Moscou, M. Seydou KAMISSOKO, ainsi que des représentants de la diaspora, des étudiants, des stagiaires et des forces armées en formation. Il faut signaler aussi la présence dans la salle des Ambassadeurs du Burkina Faso et du Niger en Fédération de Russie ainsi que de la diaspora burkinabè et nigérienne dans le cadre de la Confédération des Etats du Sahel (AES), dont le Président de la Transition assure la Présidence.
Le Chef de l’État a saisi l’occasion pour échanger directement avec ses compatriotes sur les défis auxquels ils font face, notamment les cas d’irrégularité administrative, sources de nombreuses difficultés. Il a salué leur attachement au Mali et les a rassurés de la volonté du Gouvernement à défendre leurs intérêts, soulignant l’importance de rester unis face aux tentatives de désinformation.
Les échanges ont aussi porté sur les relations bilatérales entre le Mali et la Russie, vieilles de plus de six décennies. Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA a expliqué le bien-fondé de sa visite, inscrite dans une dynamique de renforcement stratégique des partenariats, notamment dans les domaines de la sécurité, de l’énergie, de l’éducation et de la technologie.
Il a également évoqué les avancées notables au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), dont le Mali est membre fondateur, insistant sur le lien entre sécurité, diplomatie et développement. Le Président de la Transition a réaffirmé la vision de souveraineté prônée par le Mali, appelant la jeunesse à porter avec détermination ce combat de longue haleine.
De leur côté, l’Association fédérale des étudiants et stagiaires maliens en Fédération de Russie a exprimé sa reconnaissance pour cette rencontre historique et formulé plusieurs doléances, liées aux stages pratiques et à la reconnaissance des diplômes. Le Président a rassuré que des réflexions seront menées sur les préoccupations soulevées. D’ores et déjà, un Conseiller culturel a été nommé. Le Président de la Transition a réaffirmé l’engagement de l’État à toujours œuvrer dans l’intérêt du peuple malien.

Le Président de la Transition reçoit le pool d’avocats après la victoire décisive du Mali devant la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine
Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a accordé, ce lundi 2 mars 2026, une audience au pool d’avocats ayant assuré la défense de la République du Mali devant les juridictions communautaires, dans le cadre du contentieux l’opposant à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et à l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Cette rencontre fait suite à l’arrêt rendu le 28 janvier 2026 par la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine en faveur du Mali, déclarant illégales les sanctions prises contre notre pays au début de l’année 2022, dans un contexte sous-régional particulièrement tendu. Ont pris part à cette audience le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, M. Mahamadou KASSOGUÉ, ainsi que trois membres du collectif d’avocats, notamment Maître Ousmane Mama TRAORÉ, Maître Fatoumata SIDIBÉ DIARRA et Maître Amadou Tiéoulé DIARRA. Outre ces trois avocats présents à l’audience, le pool comprenait également le bâtonnier Moustaphe CISSÉ, Maître Abdrahamane Ben Mamata TOURÉ et Maître Cheick Oumar KONARÉ. Dans son intervention, le Ministre de la Justice a salué l’engagement, la rigueur et le professionnalisme de l’équipe de défense. Il a rappelé que la procédure engagée devant la juridiction communautaire avait abouti, dans un premier temps, à une décision de sursis à exécution, avant que l’arrêt rendu sur le fond ne consacre définitivement l’illégalité des mesures contestées. « Le Président de la Transition a tenu à féliciter le pool d’avocats qui a défendu avec honneur et dignité les intérêts du Mali. Dans un contexte géopolitique particulièrement sensible, obtenir une telle décision n’était pas acquis d’avance », a déclaré le Garde des Sceaux. Il a également souligné que les sanctions décrétées à l’encontre du Mali avaient été jugées illégales, illégitimes et inhumaines par les autorités nationales. L’arrêt du 28 janvier constitue ainsi une consécration judiciaire venant conforter la position défendue par l’État malien sur la scène régionale et internationale. Au-delà de la satisfaction légitime exprimée par les autorités, le Ministre a tenu à saluer le courage et l’indépendance des juges de la Cour communautaire. Il a rappelé que l’application stricte du droit, dans un environnement politique marqué par de fortes tensions, représente un acte fort en faveur de l’État de droit et du respect des principes fondateurs des organisations d’intégration régionale. Prenant la parole à la sortie de l’audience, Maître Ousmane Mama TRAORÉ a exprimé la fierté du collectif d’avoir été reçu par le Chef de l’État. « Nous n’avons fait que notre travail d’avocat, en nous fondant exclusivement sur l’arsenal juridique communautaire existant », a-t-il précisé. Il a insisté sur le fait que la défense du Mali s’est articulée autour d’une argumentation rigoureuse, solidement adossée aux textes régissant l’UEMOA et aux principes du droit communautaire. « Le Mali ne pouvait faire valoir ses prétentions qu’en se basant sur le droit communautaire. À la lumière de cet arsenal juridique, il apparaissait clairement que les sanctions prises étaient entachées d’irrégularités », a-t-il affirmé. Pour rappel, les mesures contestées avaient entraîné la suspension du Mali de plusieurs instances communautaires. Les autorités de la Transition avaient saisi la juridiction compétente afin de contester la régularité procédurale et la base juridique de ces décisions, estimant qu’elles ne respectaient pas les dispositions prévues par les textes fondateurs. Dans son arrêt, la Cour a relevé des irrégularités substantielles dans la procédure d’adoption des sanctions, notamment au regard des compétences attribuées aux organes décisionnels par les traités communautaires. Elle a rappelé que, même en période de crise politique, les États membres ainsi que les institutions régionales demeurent strictement liés par le cadre normatif commun qui fonde leur action.


