COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 04 AVRIL 2025

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Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 04 avril 2025, dans sa salle
de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA,
Président de la Transition, Chef de l’Etat.
Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :
– adopté un projet de texte ;
– procédé à des nominations ;
– et entendu des communications.
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AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES
Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil
des Ministres a adopté un projet de décret portant création de charges d’Huissiers-
Commissaires de Justice.
Au sens de la Loi n°2016-053 du 20 décembre 2016 portant Statut des Huissiers-Commissaires de
Justice, les Huissiers-Commissaires de Justice sont des officiers publics et ministériels qui assurent
le service public de la signification et de l’exécution. Ils sont seuls à avoir la qualité pour signifier
les actes et les exploits, faire des notifications prescrites par les lois et les règlements lorsque le
mode notification n’a pas été précisé et procéder à l’exécution des décisions de justice, des actes
juridictionnels ainsi que des actes ou titres en forme exécutoire.
Ils sont également chargés de procéder, dans les conditions fixées par les lois et règlements en
vigueur, à l’estimation et à la vente publique aux enchères des meubles et effets mobiliers corporels.
Les fonctions d’Huissier-Commissaire de Justice sont assurées dans les juridictions où il n’a pas
été créé de charge d’Huissiers-Commissaires de Justice par des Greffiers en chef qui prennent le
titre de Greffiers Huissiers-Commissaires de Justice.
Le Statut des Huissiers-Commissaires de Justice prévoit qu’il peut être institué dans le ressort de
chaque Cour d’Appel au moins une charge d’Huissier-Commissaire de Justice.
Le projet de décret, adopté, institue 75 charges d’Huissiers-Commissaires de Justice dont 40 auprès
de la Cour d’Appel de Bamako, 09 auprès de la Cour d’Appel de Kayes et 26 auprès de la Cour
d’Appel de Mopti.
AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES
Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :
AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA
DECENTRALISATION
– Directeur général de l’Agence nationale de Sécurisation des Actes d’état civil :
Commandant Simbo KEITA.
AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS
– Inspecteur à l’Inspection générale des Armées et Services :
Colonel-major Moussa Boi COULIBALY.
AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
– Inspecteur en Chef adjoint à l’Inspection des Finances :
Monsieur Mohamed KANAMBAYE, Planificateur.
– Inspecteurs à l’Inspection des Finances :
Madame KEÏTA Yiraba KEÏTA, Inspecteur des Finances ;
Monsieur Soumaila DIA, Inspecteur des Finances ;
Madame BERTHE Hawa DIAKITE, Ingénieur Informaticien.
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AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE ET DE L’EAU
– Conseillers techniques :
Monsieur Sidy Mohamed COULIBALY, Ingénieur de l’Industrie et des Mines ;
Monsieur Almoustapha Ibrahima MAÏGA, Professeur de l’Enseignement supérieur.
AU TITRE DU MINISTERE DES MALIENS ETABLIS A L’EXTERIEUR ET DE
L’INTEGRATION AFRICAINE
– Chef de Cabinet :
Monsieur Sidi Mohamed KONE, Journaliste-Réalisateur.
AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE
L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION
– Inspecteurs à l’Inspection des Domaines et des Affaires foncières :
Monsieur Modibo CAMARA, Ingénieur des Constructions civiles ;
Monsieur Aliou TOURE, Inspecteur des Services économiques.
AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES RELIGIEUSES, DU CULTE ET DES
COUTUMES
– Secrétaire général :
Monsieur Famakan dit Sékou DIONSAN, Planificateur.
AU TITRE DU MINISTERE DE L’ELEVAGE ET DE LA PECHE
– Conseiller technique :
Monsieur Adama DIARRA, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage.
AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS
1. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des
Ministres de la participation du Mali au « Dialogue interactif sur la situation des Droits
de l’Homme au Mali ».
Le Dialogue interactif sur la situation des Droits de l’Homme au Mali, tenu le 28 mars 2025, à
Genève, a été le cadre d’échanges sur le rapport de l’Expert indépendant sur la situation des Droits
de l’Homme au Mali pour la période du 04 avril au 30 novembre 2024.
Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a regretté le contenu du
rapport de l’Expert indépendant, essentiellement à charge et basé sur des informations non
recoupées, ne faisant mention ni des avancées réalisées par le Mali encore moins des propositions
de mesures d’assistance.
Il a également rappelé la riche et prestigieuse histoire du Mali qui est un véritable précurseur en
matière de respect des Droits de l’Homme avec la Charte de Kouroukanfouga de 1236.
Tout en réaffirmant que le Mali continuera à respecter ses engagements internationaux, à veiller au
respect des Droits de l’Homme et à coopérer avec tous les mécanismes des Droits de l’Homme
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dans le strict respect de sa souveraineté et de ses intérêts vitaux, le ministre a dénoncé la politisation
et l’instrumentalisation de ces questions.
Dans leurs interventions, les représentants des Etats et des différentes organisations ont pour la
plupart reconnu les efforts de notre pays, tout en l’encourageant à améliorer la prise en charge de
certaines questions et en invitant la Communauté internationale à l’accompagner.
La participation du Mali à cette session a permis de déconstruire beaucoup de contrevérités sur
notre pays et d’affirmer notre vision de la question des Droits de l’Homme et du rôle des différents
mécanismes de promotion et de protection des Droits de l’Homme.
2. Le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a informé le Conseil des
Ministres du processus d’organisation des concours directs de recrutement dans la
fonction publique de l’Etat, exercice 2024.
Les concours directs de recrutement dans la fonction publique de l’Etat, au titre de l’exercice
budgétaire 2024, ont été ouverts par communiqué, le 17 janvier 2025.
Au total, 57 910 candidats compétiront dans les différents corps de la fonction publique pour 773
postes à pourvoir.
Le lancement de la 1ère épreuve technique dans les corps de l’Agriculture et du Génie rural aura
lieu au Lycée Askia Mohamed de Bamako, le 5 avril 2025 et les concours se poursuivront à Bamako
et dans les 6 centres de l’intérieur jusqu’au 26 avril 2025.
3. Le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de
l’Administration a informé le Conseil des Ministres :
a. de la participation du Mali à la 3ème édition du Sommet mondial du numérique à
Washington, Etats-Unis d’Amérique.
La 3ème édition du Sommet mondial du numérique, tenue du 17 au 20 mars 2025, au siège de la
Banque Mondiale, était placée sous le thème : « Le Numérique pour tous ».
L’évènement, qui a été une opportunité d’échanges entre les pays, la Banque et ses partenaires, a
enregistré la participation de plusieurs ministres africains chargés du Numérique, notamment ceux
de la Confédération des Etats du Sahel, du Bénin, du Togo, du Nigeria, de la Sierra Leone, du
Burundi, du Tchad, de la Gambie, de la République du Congo et de la Guinée.
A la suite des discussions, il est ressorti la nécessité de mettre en place un mécanisme de
coordination entre les pays, d’harmoniser le cadre réglementaire, de créer des redondances et
d’encourager le partage et le développement des infrastructures régionales et data centers
régionaux.
b. de l’organisation d’une course cycliste dénommée « Grand prix cycliste de l’ORTM »,
le 06 avril 2025.
Dans le cadre du renforcement des liens fraternels et sociaux des populations de la Confédération
des Etats du Sahel, l’Office de Radio et Télévision du Mali et la Fédération malienne de Cyclisme
organisent une course cycliste dénommée « Grand prix cycliste de l’ORTM ».
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Cet événement regroupera 136 cyclistes dont 100 cyclistes du Mali, 30 du Burkina Faso et 06 du
Niger sur un parcours de 130,200 km.
4. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a informé le
Conseil des Ministres de la mise en œuvre des Initiatives locales pour la Promotion du
Patrimoine culturel.
Les Initiatives locales pour la Promotion du Patrimoine culturel qui s’inscrivent dans le cadre du
projet « Culture Mali 2025 » permettront de contribuer à la promotion de l’image de marque du
Mali à travers les identités et potentialités culturelles fortes de ses territoires.
5. Le ministre de l’Elevage et de la Pêche a informé le Conseil des Ministres des résultats de la
17ème édition de l’opération de vente promotionnelle de bovins à l’occasion de la fête de
Ramadan 2025.
La vente promotionnelle de bovins à l’occasion de la fête de Ramadan, tenue du 20 au 28 mars
2025, avait pour but de fournir des bovins de boucherie de bonne qualité aux populations du District
de Bamako et des capitales régionales.
Cette 17ème édition, placée sous le signe d’un « accès inclusif à la viande bovine pour la fête de
Ramadan », a connu un franc succès auprès des populations des villes concernées.
Pour un objectif global de 4 180 têtes de bovins, il a été présenté à la vente 4 283 têtes soit 102,46%
sur lesquelles 4 155 têtes ont été vendues.
6. Le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien
au Processus électoral a informé le Conseil des Ministres des résultats de la consultation des
partis politiques et des organisations de la société civile pour la relecture de la Charte des
partis politiques.
Dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la Refondation,
le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au
Processus électoral a adressé des lettres individuelles aux partis politiques et aux organisations de
la société civile en vue de la relecture de la Loi n°05-047 du 18 août 2005 portant Charte des partis
politiques.
A l’issue de ces consultations, les propositions portent essentiellement sur :
– la réduction du nombre de partis politiques en appliquant des conditions restrictives de
création et de financement ;
– la prise en compte des statuts de l’opposition et de son Chef de file dans la Charte des partis
politiques ;
– l’interdiction du nomadisme politique en cours de mandat.
La prochaine étape du processus de relecture de la Charte des partis politiques consiste à soumettre
les propositions des partis politiques à l’appréciation des forces vives de la Nation dans toutes les
Régions, dans le District de Bamako ainsi que dans les Ambassades et Consulats du Mali.
7. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la
situation épidémiologique du pays marquée par une diminution du nombre de cas
confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée.
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Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des
mesures de prévention et de lutte contre les maladies.
Bamako, le 04 avril 2025
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Birama COULIBALY
Chevalier de l’Ordre national

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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 18 septembre 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. 2 AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement, signé à Bamako, le 22 juillet 2024, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association Internationale de Développement, pour le financement du Projet « Promouvoir la Résilience du Système de Santé Inclusif pour Tous (ARISE), Keneya Yiriwali » au Mali. Par cet accord, l’Association Internationale de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali, un prêt d’un montant de 93 millions 300 mille Euros, soit 61 milliards 201 millions 40 mille 10 francs CFA pour le financement du Projet « Promouvoir la Résilience du Système de Santé Inclusif pour Tous, Keneya Yiriwali » au Mali. La mise en œuvre de ce projet permettra d’améliorer l’accessibilité et l’utilisation de services essentiels de qualité en matière de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile, adolescente et nutritionnelle et de renforcer la préparation aux situations d’urgence sanitaire dans les Régions de Koulikoro, Ségou, Mopti, Gao, Tombouctou et dans la Commune VI du District de Bamako. 2. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de loi portant loi de Finances pour l’exercice 2025. Le projet de loi de Finances pour l’exercice 2025 est préparé en application de la Loi n°2013-028 du 11 juillet 2013, modifiée, relative aux lois de Finances. Les prévisions des recettes budgétaires pour l’exercice 2025 s’élèvent à 2 648,900 milliards de francs CFA contre 2 387,872 milliards de francs CFA dans la loi de finances rectifiée 2024, soit une augmentation de 261,028 milliards de francs CFA correspondant à une hausse de 10,93%. Les prévisions des dépenses budgétaires pour l’exercice 2025 s’élèvent à 3 229,886 milliards de francs CFA contre 3 070,740 milliards de francs CFA dans la loi de finances rectifiée 2024, soit une hausse de 159,146 milliards de francs CFA et un taux de progression de 5,18%. Le Budget d’Etat 2025 présente un déficit global de 580,986 milliards de francs FCFA contre 682,869 milliards de francs CFA dans la loi de finances rectifiée 2024, soit une diminution de 14,92%. b. des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique. La Direction nationale du Trésor et de la Comptabilité publique a été créée par l’Ordonnance n°02- 030 du 04 mars 2002 avec pour mission l’exécution du budget des organismes publics et parapublics, la gestion de la trésorerie publique, la gestion comptable du portefeuille de l’Etat, l’élaboration et la mise en œuvre de la politique financière et monétaire de l’Etat, le suivi, la mise en œuvre et l’élaboration de la politique de l’Etat en matière d’assurance. Son organisation, ses modalités de fonctionnement et son cadre organique sont fixés respectivement par le Décret n°02-127/P-RM du 15 mars 2002 et le Décret n°02-238/P-RM du 10 mai 2002. 3 L’application de ces textes a révélé des insuffisances liées, notamment à l’évolution de l’environnement de l’administration publique et la non prise en compte des innovations introduites par les normes communautaires et internationales en matière de comptabilité publique. Les projets de texte, adoptés, érigent la Direction nationale du Trésor et de la Comptabilité publique en Direction générale en vue de corriger les insuffisances révélées et de prendre en compte les nouvelles normes communautaires. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Haut Fonctionnaire de Défense auprès du Ministère de la Refondation de l’Etat : Colonel Sapeur-pompier Djibril TAMBOURA. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Troisième Conseiller à l’Ambassade du Mali à Nouakchott : Monsieur Ibrahima TOURE, Inspecteur des Finances. – Conseiller consulaire au Consulat général du Mali à Abidjan : Monsieur Abdallah Touré DICKO, Ingénieur Informaticien. – Attaché de Défense à l’Ambassade du Mali à Rabat : Colonel-major Rabah Abdel Kader COULIBALY. – Secrétaire Agent Comptable à l’Ambassade du Mali à Ottawa (Canada) : Madame Oumou GASSAMA, Inspecteur du Trésor. – Secrétaire Agent Comptable à l’Ambassade du Mali à Prétoria (Afrique du Sud) : Monsieur Mamoutou KONE, Contrôleur du Trésor. – Secrétaire Agent Comptable à l’Ambassade du Mali à La Havane (Cuba) : Monsieur Yacouba SISSOKO, Contrôleur du Trésor. – Secrétaire Agent Comptable à l’Ambassade du Mali à Kigali (Rwanda) : Monsieur Diakalia SANOGO, Contrôleur du Trésor. – Secrétaire Agent Comptable à l’Ambassade du Mali à Abidjan (Côte d’Ivoire) : Monsieur Mahidié COULIBALY, Contrôleur des Finances. – Secrétaire Agent Comptable à l’Ambassade du Mali à Niamey (Niger) : Monsieur Siaka DIALLO, Contrôleur des Finances. – Secrétaire Agent Comptable au Consulat général du Mali à Abidjan (Côte d’Ivoire) : Monsieur Moulaye KONATE, Contrôleur du Trésor. – Secrétaire Agent Comptable au Consulat général du Mali à Douala (Cameroun) : Monsieur Massamou TOURE, Contrôleur du Trésor. 4 AU TITRE DU MINISTERE DES MALIENS ETABLIS A L’EXTERIEUR ET DE L’INTEGRATION AFRICAINE – Délégué général des Maliens de l’Extérieur : Monsieur Mahamar Agaly TOURE, Professeur de l’Enseignement secondaire. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE – Chef de Cabinet : Monsieur Bacoroba COULIBALY, Comptable. – Chargé de mission : Monsieur Sambou Jules SISSOKO, Journaliste-Réalisateur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Directeur national de la Population : Monsieur Ishaga COULIBALY, Ingénieur de la Statistique. – Directeur général de l’Observatoire du Dividende Démographique

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Le Président de la Transition, Chef de l’État, Son Excellence, le Général d’Armée Assimi GOÏTA est arrivé ce dimanche 22 juin 2025, à Moscou en Russie.

À sa descente d’avion, le Président GOÏTA a été accueilli avec tous les honneurs dignes de son rang par les autorités russes et le corps diplomatique. Avec une forte délégation ministérielle et du Conseil National de Transition, le Chef de l’Etat répond à une invitation de son homologue Vladimir POUTINE. Ce sera l’occasion de parler des liens de coopération entre Bamako et Moscou qui sont centrés sur plusieurs domaines dont la sécurité, l’énergie, le transport, entre autres. Ce déplacement de haute portée est la deuxième visite du Général d’Armée Assimi GOÏTA en terre russe après celui de juillet 2023 où il a participé au deuxième sommet Russie-Afrique, tenu à Saint-Pétersbourg. Au menu de cette visite de quelques jours en Russie, il est prévu un tête à tête avec les deux Chefs d’Etats et des rencontres élargies aux deux délégations.

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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 16 JUIN 2023 CM N°2023-25/SGG

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 16 juin 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte régissant la circulation routière. Les textes législatifs et réglementaires constituant le code de la route comprennent la Loi n°99- 004 du 02 mars 1999 régissant la circulation routière et le Décret n°99-134/P-RM du 26 mai 1999 fixant les conditions de l’usage des voies ouvertes à la circulation publique et de la mise en circulation des véhicules. Dans la pratique, ces textes ont révélé des insuffisances parmi lesquelles on peut citer, notamment : – la non réglementation du transport mixte ; – la prolifération de nouveaux types de tricycles et quadricycles utilisés comme moyens de transport public ; – la non prise en compte des corbillards dans la catégorie des véhicules prioritaires ; – le faible niveau de formation des candidats à l’examen du permis de conduire, dû à l’absence de formation préalable et obligatoire dans un établissement d’enseignement de la conduite des véhicules ; – l’absence de moyens adéquats pour contrôler les dépassements de vitesse ; – l’absence de règlementation relative aux conditions de travail dans les transports routiers, en ce qui concerne les temps de conduite et de repos ; – la centralisation de la commission technique spéciale de retrait du permis et autorisation de conduire ; – la non prise en compte dans la règlementation sur le port du casque des passagers des motocyclettes, des conducteurs et passagers des vélomoteurs, cyclomoteurs ainsi que des cycles ; – la limitation du port de la ceinture de sécurité en rase campagne ; – la non-conformité aux dispositions communautaires relatives à l’harmonisation des normes et procédures du contrôle de gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans les Etats de l’Union Economique et Monétaire Ouest africaine ; – la non-conformité aux dispositions communautaires relatives à l’institution d’un schéma harmonisé de gestion de la sécurité routière et à l’organisation du système de formation à l’obtention du permis de conduire dans les Etats membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest africaine ; – l’absence des dispositifs de signalisation des véhicules à traction animale en stationnement et d’un centre de transformation des véhicules. Les projets de texte adoptés visent à corriger les insuffisances constatées et à renforcer la sécurité individuelle et collective sur les routes à travers, notamment : – l’introduction des sanctions liées aux surcharges des véhicules de transport en commun ; – l’interdiction expresse du transport mixte ; – l’instauration du permis de conduire de la catégorie B1 pour les tricycles et quadricycles affectés au transport public ; – l’extension de la catégorie C aux appareils de levage et de manutention, comme il est prévu pour les engins de travaux publics, les tracteurs agricoles et les machines agricoles automotrices ; – le classement des corbillards dans la catégorie des véhicules prioritaires ; – l’instauration de la formation préalable obligatoire des candidats à l’examen du permis de conduire dans un établissement d’enseignement de la conduite des véhicules ; – l’institution d’une formation complémentaire pour les conducteurs professionnels ; – la déconcentration de la Commission technique spéciale de retrait du permis et de l’autorisation de conduire au niveau des régions ; – la règlementation du temps de conduite et de repos ; – la fixation de la vitesse maximum sur autoroute à 120 km par heure et l’institution d’un système de contrôle de la vitesse par radar ; – l’introduction du contrôle du taux d’alcoolémie et de celui du taux de consommation de la drogue ; – l’élargissement de la règlementation du port obligatoire du casque aux passagers de motocyclettes aux conducteurs et aux passagers des vélomoteurs, cyclomoteurs et des cycles ; – le port obligatoire de la ceinture de sécurité pour les conducteurs et les passagers de véhicules équipés de ceinture ; – la soumission des motocyclettes, tricycles et quadricycles au contrôle technique. 2. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant reconnaissance du caractère extraordinaire de la crise énergétique. Les conditions difficiles de production ainsi que les difficultés d’accès à l’énergie sont des évènements qui ont abouti à une crise énergétique. La Société Energie du Mali, qui a pour mission la mise en œuvre du service public de l’électricité, a des indicateurs de performance financière fortement dégradés depuis plusieurs années qui ne favorisent pas les investissements conséquents pour faire face à la demande croissante. Cette dégradation des indicateurs est due essentiellement au fait que le kilo watt heure d’électricité produit à 140 francs CFA est vendu à 100 francs CFA, soit une perte de 40 francs CFA par kilo watt heure produit. Pour faire face à cette situation, le Gouvernement a adopté en mars 2022, un Plan de Redressement de la société Energie du Mali accompagné d’un plan quinquennal d’investissement sur la période 2022-2026 dont la mise en œuvre requiert l’accompagnement et le soutien de l’Etat. Le projet de décret adopté vise à reconnaître le caractère extraordinaire de la crise énergétique pour permettre d’accorder, à la Société Energie du Mali, des exonérations fiscales et douanières pour l’acquisition de certains biens et services dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’investissement 2022-2026. 3. Sur le rapport du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Institut national de Recherche sur la Médecine et la pharmacopée traditionnelles. La médecine traditionnelle est l’ensemble des connaissances et

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