Le Président de la Transition, SE le Colonel Assimi GOITA, a reçu en audience, vendredi 10 septembre 2021, au Palais de Koulouba, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Mali et Chef de la MINIUSMA, El Ghassim WANE.
« Cette audience que le président de la transition m’a accordée s’inscrit dans le cadre de mes échanges périodiques avec les autorités de la transition pour faire un peu le point des activités de la MINUSMA, discuter des questions d’intérêt mutuel et identifier les voies et moyens d’une coopération renforcée au service de la stabilisation du Mali et en appui à la transition », a confié le Chef de la MINUSMA à sa sortie d’audience.
Selon l’hôte du jour du président de la Transition, cette rencontre a servi de cadre aussi pour discuter « de la Transition en cours, de la stabilisation du centre, qui est une priorité et pour laquelle le Conseil de sécurité a encouragé les autorités maliennes à élaborer une stratégie malienne sur laquelle la MINUSMA et les autres partenaires du Mali vont s’aligner ».
Au cours de cette audience, il a été également question, précise M. El Ghassim WANE, de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la Réconciliation, y compris les efforts liés aux activités de la MINUSMA en appui à la mise en œuvre de cet Accord.
« Ce fut une discussion extrêmement assez approfondie, riche, je dirais fructueuse », s’est réjoui le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU.

COOPÉRATION MALI-MAURITANIE : Une dynamique commune face aux défis transfrontaliers
En visite officielle à Bamako ce jeudi 10 avril 2025, Dr. Mohamed Salem Ould MERZOUG, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’extérieur, a été reçu en audience par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA. Cette rencontre, à laquelle a également pris part le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye DIOP, a permis d’aborder des questions d’intérêt commun, notamment le renforcement de la coopération bilatérale et la gestion concertée des flux migratoires. À cette occasion, Dr. Ould MERZOUG a transmis au Président GOÏTA un message fraternel de son homologue, le Président de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Ould GHAZOUANI. Ce message s’inscrit dans le cadre des consultations régulières entre les deux Chefs d’État, illustrant la profondeur et la constance des relations entre le Mali et la Mauritanie. Les échanges ont mis en lumière la volonté commune des deux pays de poursuivre et de diversifier leur coopération dans l’intérêt mutuel de leurs peuples. Une attention particulière a été portée à la question migratoire, perçue comme un phénomène naturel et historique dans la région, où la mobilité constitue une composante essentielle des modes de vie. Dr. Ould Merzoug a souligné que la majorité des mouvements migratoires africains s’effectuent à l’intérieur du continent : « 80 % des migrants africains restent en Afrique, dans le cadre de migrations traditionnelles souvent bénéfiques aux économies locales et à la cohésion sociale ». Il a cependant exprimé sa vive préoccupation face à la montée inquiétante de l’immigration irrégulière, orchestrée par des réseaux de trafiquants de personnes. « En 2024, plus de 500 corps de jeunes Africains ont été repêchés sur nos côtes, et plus de 100 depuis le début de cette année. C’est une tragédie humaine que nous devons affronter ensemble », a-t-il déclaré. Dans ce contexte, le ministre mauritanien a insisté sur la nécessité d’une réponse coordonnée et anticipée, fondée sur la coopération entre les États. « Il est impératif de combattre ces réseaux criminels et d’encourager une migration régulière, sûre et ordonnée, dans le strict respect des législations nationales et des accords bilatéraux », a-t-il ajouté. S’agissant des ressortissants maliens vivant en Mauritanie, Dr. Ould Merzoug a réaffirmé le caractère fraternel et hospitalier des relations entre les deux peuples. « Un Malien qui arrive en Mauritanie est chez lui, tout comme un Mauritanien qui se rend au Mali. Ceux qui sont en situation régulière vivent en toute quiétude. Les difficultés concernent principalement les personnes non enregistrées, ce qui requiert une meilleure organisation de part et d’autre », a-t-il précisé.


