L’UE s’engage à apporter un soutien financier à l’organisation des élections et celle des réformes institutionnelles

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Cet engagement de l’Union Européenne (UE) a été annoncé à la faveur de l’audience accordée, ce samedi 24 avril, par le Président Bah N’DAW au Haut Représentant de l’Union Européenne pour les Affaires Étrangères, Monsieur Josep BORELL.

Monsieur BORELL, non moins Vice-Président de la Commission Européenne, était venu réitérer la disponibilité et le soutien de son Institution aux autorités de la Transition, notamment sur les volets Elections et Réformes institutionnelles, consignés dans la Charte de la Transition.

« J’ai eu l’honneur et le plaisir de voir le Président pour lui signifier le soutien clair de l’Union Européenne à cette Transition. C’est une Transition historique, et les bases d’une sortie de crise sont établies avec un calendrier clair sur les élections et les réformes institutionnelles. Le Mali peut compter sur le soutien de l’UE. Nous sommes d’ores et déjà à pied d’œuvre pour financer les élections et les réformes », a indiqué l’émissaire de l’UE.

La visite du Haut Représentant de l’UE s’inscrit dans le cadre d’une tournée au Sahel qui l’a conduit en Mauritanie, au Tchad et au Mali dans le but de constater le sursaut civil et politique décidé au Sommet de N’Djamena en février 2021 et au lendemain de l’adoption par l’Union européenne de sa nouvelle stratégie pour le Sahel.

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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 11 OCTOBRE 2023 CM N°2023-42/SGG

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 11 octobre 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de loi portant Code pénal ; b. un projet de loi portant Code de Procédure pénale. De son accession à l’indépendance à nos jours, notre pays a adopté deux codes pénaux et deux codes de procédures pénales, respectivement en 1962 et en 2001. Le code pénal est un recueil de textes juridiques définissant de façon claire et précise les infractions à la loi pénale. Il fixe en même temps les peines qu’encourent les comportements fautifs qu’il s’agisse de personne physique ou morale. Le code de procédure pénale, est l’ensemble des textes qui regroupent les normes législatives relatives à la phase d’enquête, de poursuites, d’instruction et de jugement. Après plus de deux décennies d’application le code pénal et le code de procédure pénale ont montré des limites compte tenu de l’évolution socio-économique et du développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication. C’est ainsi qu’il a été entrepris un ambitieux programme législatif qui vise à mettre à la disposition des praticiens des instruments juridiques pertinents à même de lutter contre la criminalité sous ses diverses formes. En vue d’atteindre cet objectif, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, sur les Hautes instructions du Président de la Transition, Chef de l’Etat, a privilégié une démarche participative, de proximité et inclusive ayant concerné toutes les couches socioprofessionnelles à travers un atelier national de validation tenu à Bamako du 15 au 20 août 2022, à la suite de certains ateliers régionaux et des travaux de la Commission permanente législative de la Direction des Affaires judiciaires et du Sceau. L’objectif principal étant de disposer d’un Code pénal et d’un code de procédure pénale consensuels, moderne dont l’application contribuera non seulement à garantir la bonne gouvernance, la stabilité et la paix, mais aussi à restaurer la confiance des justiciables en la justice. Il convient de rappeler que le projet de Code pénal, comprend plus de 702 articles contre 328 dans le code en vigueur et comporte de principales innovations, à savoir : – l’harmonisation avec les dispositions de la nouvelle Constitution ; – l’agrégation des textes pénaux épars dans un seul et unique document ; – la prise en compte des dispositions relatives à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, et du blanchiment du produit de la corruption, du recel du produit de la corruption entre autres ; – la lutte contre le terrorisme à travers notamment l’incrimination de l’apologie du terrorisme, le recrutement de terroristes ; – la prise en charge de nouvelles infractions telles que l’esclavage, la traite des personnes, le trafic illicite de migrants ; – l’introduction de plusieurs dispositions du droit pénal général pour combler un vide juridique, telles que l’objet de la loi et celui du règlement, le principe de la légalité des peines, le principe de non rétroactivité de la loi pénale et l’application de la loi dans le temps et dans l’espace ; – les mesures relatives à la protection des dénonciateurs, des experts, des témoins ; – l’introduction du principe de la responsabilité pénale des personnes morales à l’exclusion de l’État et des collectivités territoriales. Quant au projet de Code de procédure pénale, il comprend plus de 1371 articles contre 634 dans le code actuel et comporte de nombreuses innovations dont : – l’harmonisation avec la Constitution des dispositions relatives à la suppression des immunités et privilèges et à l’exercice des poursuites contre certains responsables politiques et administratifs ; – l’imprescriptibilité des infractions en matière de délinquance économique et financière en lien avec les biens publics lorsqu’elles sont de nature criminelle ; – la création de trois pôles spécialisés autonomes en matière de lutte contre la délinquance économique et financière, de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée et de lutte contre la cybercriminalité ; – la suppression des cours d’assises au profit des chambres criminelles au niveau des tribunaux de grande instance pour ne pas confiner les audiences dans une périodicité et instaurer le double degré de juridiction afin de permettre le jugement des affaires par les magistrats professionnels, le tout devant aboutir à la célérité dans la distribution de la justice et au désengorgement des maisons d’arrêt ; – l’introduction du juge de l’application des peines dont la mise en œuvre se fera progressivement en fonction du niveau de l’effectif des magistrats qui sera de nature à éviter la surpopulation carcérale ; – l’introduction de la surveillance électronique comme alternative à la détention dans certains cas ; – l’institution du référé liberté qui permet de demander la remise en liberté à tout moment et à toute étape de la procédure ; – l’introduction de sanctions en cas de violation de certaines règles de procédure contre les acteurs de la justice ; – l’introduction de procédures particulières, notamment les techniques spéciales d’enquête tout en les encadrant dans le temps et en respectant les principes de la proportionnalité en vue de préserver les droits de l’homme ; – l’actualisation des dispositions relatives au casier judiciaire ; – les précisions sur la procédure d’extradition. 2. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant affectation au Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation des parcelles de terrain, objet des titres fonciers n°32, n°33 et n°34 du Cercle de Nara, sises à Nara. Les parcelles de terrain, de

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Mali-Allemagne : Vers un renforcement de la coopération bilatérale

Le Président de la Transition SE, le colonel Assimi GOITA a reçu en audience ce samedi 30 octobre 2021, le secrétaire d’État en charge des Affaires Étrangères de la République fédérale d’Allemagne, Miguel BERGER. Il était venu réitérer au Chef de l’Etat, la volonté de la République Fédérale d’Allemagne d’intensifier la coopération bilatérale entre les deux pays. « Je suis ici aujourd’hui au Mali pour inaugurer les nouveaux locaux de l’Ambassade de la République fédérale d’Allemagne. Un symbole pour la grande coopération qui existe entre le Mali et l’Allemagne », a déclaré Miguel BERGER tout en rappelant que cette coopération entre Mali et l’Allemagne remonte aux premières heures de l’indépendance de notre pays en 1960. Selon les assurances de Miguel BERGER, l’Allemagne continuera de soutenir le gouvernement du Mali dans sa lutte contre le terrorisme. A titre de rappel, l’Allemagne contribue fortement à la MINUSMA dans le cadre de la stabilisation et à travers l’EUTM pour l’entrainement des forces maliennes. A ces volets s’ajoute celui de l’accompagnement du Mali dans la mise en œuvre de l’accord d’Alger. Le diplomate allemand a enfin rassuré le Président de la Transition que définitivement, l’Allemagne était décidé à rester aux côtés du Mali dans tous les domaines. Le Président de la Transition, à son tour, a largement analysé la situation du pays, avant de préciser que l’engagement du Mali dans la lutte contre le terrorisme n’a jamais été ébranlé. > a-t-il poursuivi. Concluant ses propos, le Président de la Transition a estimé indispensable d’inscrire tout partenariat avec le Mali dans cette dynamique.

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Diplomatie : Le Président de la Transition a reçu deux émissaires de haut rang

Le lundi 13 janvier 2025, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a successivement accordé des audiences à deux émissaires de haut rang : le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Burkina Faso, Karamoko Jean TRAORÉ, et le Représentant spécial du Gouvernement chinois pour les affaires africaines, Liu YXI. Ces rencontres, tenues au Palais de Koulouba, ont mis en lumière des questions stratégiques cruciales pour le Mali, tant sur le plan régional qu’international. Le Chef de la diplomatie burkinabè, porteur d’un message du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, s’est dit honoré d’être reçu par le Président GOÏTA. Dans une interview accordée à la presse, il a précisé que sa mission s’inscrivait dans le cadre des efforts visant à structurer et consolider l’espace de la Confédération de l’AES (Alliance des États du Sahel). Karamoko Jean TRAORÉ a mis en avant la disponibilité et l’engagement du Président malien, qu’il a qualifié de pilier essentiel dans cette dynamique régionale. « Le Général d’Armée Assimi GOÏTA nous a prodigué des conseils et des orientations claires pour avancer sur les enjeux majeurs touchant notre espace commun », a-t-il affirmé. La seconde audience de la journée a été consacrée au Représentant spécial du Gouvernement chinois pour les affaires africaines, Liu YXI. Ce dernier a salué les avancées réalisées par les autorités maliennes de la Transition dans des domaines stratégiques et s’est dit heureux d’échanger avec le Président GOÏTA sur des sujets d’intérêt commun. Les discussions ont porté sur le suivi des engagements pris lors du Forum Afrique-Chine 2024. Parmi les axes de coopération abordés figurent la sécurité, l’économie, l’éducation et la formation professionnelle, autant de secteurs où la Chine joue un rôle de partenaire clé pour le Mali. Liu YXI, qui en est à sa troisième visite au Mali, a tenu à souligner l’importance des liens bilatéraux entre Bamako et Beijing. Il a également félicité Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA pour les efforts déployés par la Transition dans la mise en œuvre des projets ayant un impact tangible sur la population.

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