Une équipe des œuvres sociales du Président de la Transition, Son Excellence le Colonel Assimi GOITA, a organisé une cérémonie, ce lundi 23 octobre 2023, sur la Place d’Armes du Génie militaire de Bamako. Cette cérémonie avait pour but de remettre un important lot de vivres et de non-vivres à la Direction du service social des armées, au profit des veuves et orphelins des militaires et paramilitaires décédés en service pour le Mali.
La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre Commissaire à la Sécurité alimentaire, Redouane Ag MOHAMED ALI, et du Directeur administratif et financier de la Présidence de la République du Mali, le Colonel Mamadou Cheick Chérif TOUNKARA. La délégation conduite par M. Aguibou DEMBELE, Conseiller spécial du Président de la Transition, a remis 200 sacs de riz, 200 sacs de mil, 200 cartons de pâtes alimentaires et 200 kits scolaires aux femmes et enfants des militaires et paramilitaires décédés.
Dans son discours d’accueil, Mme le maire de la commune III du District de Bamako a souligné l’importance de la solidarité dans la recherche de la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble.
Quant au Directeur du Service social des Armées, il a rappelé le contexte sécuritaire difficile que traverse le pays depuis des années et a fait observer une minute de silence en la mémoire des soldats tombés sur le champ de l’honneur.
La représentante des bénéficiaires a, quant à elle, exprimé sa gratitude envers les autorités maliennes pour leur soutien aux veuves et orphelins des militaires tombés pour la patrie.
Pour sa part, le Conseiller spécial du Chef de l’État a rappelé que ces gestes de solidarité ont commencé depuis l’investiture du Président GOITA, en 2021 et a appelé à la prière pour le retour de la paix et de la stabilité dans le pays.
À la joie des bénéficiaires s’est ajoutée la prestation de la fanfare nationale qui a détendu l’atmosphère au cours de cette cérémonie pleine d’émotion.

Conseil extraordinaire des ministres : Les raisons et opportunités du retrait du Mali de la CEDEAO
Le Chef de l’État, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, a présidé le lundi 29 janvier 2024, un Conseil extraordinaire des ministres dans la salle des banquets du palais de Koulouba. L’ordre du jour portait sur les raisons et les opportunités du retrait du Mali et des autres pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Abdoulaye DIOP, a souligné que le retrait des trois pays, le Mali, le Burkina Faso, et le Niger, de la CEDEAO était une décision nécessaire en raison de la menace que cette organisation représentait pour la souveraineté et les intérêts vitaux de ces nations. Il a indiqué que la CEDEAO avait été détournée de ses principes fondateurs et utilisée contre les institutions, les États, et les populations des pays membres. DIOP a ajouté que les Chefs d’État avaient pris cette décision dans l’intérêt de la survie des pays concernés, mettant en avant les trois principes énoncés par le Président de la Transition : le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et des choix des partenaires opérés par le Mali, la défense des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. Il a aussi souligné la nécessité pour les pays de travailler dans leur intérêt, en dehors des influences extérieures néfastes. Pour sa part, le ministre de l’Économie et des Finances, M. Alousséni SANOU, a expliqué les opportunités économiques que ce retrait offrait aux pays de l’Alliance des États du sahel. Il a mis en avant la possibilité de développer un marché intérieur fort, stimulant la croissance économique et assurant une autonomie politique et économique. M. SANOU a également souligné les avantages financiers, notamment en termes de balance commerciale et d’investissements directs étrangers, qui découleraient de cette décision. Il a insisté sur la flexibilité nouvellement acquise pour négocier avec d’autres pays et la capacité de protéger les entreprises locales. Le ministre de l’Economie et des Finance a ensuite rappelé que le Mali avait surmonté des défis par le passé et exprimé sa confiance dans la résilience et l’intelligence du pays pour prendre en main son destin. Les ministres ont souligné que cette décision de retrait de la CEDEAO ouvrait des perspectives considérables pour l’autonomie politique et économique des pays de l’AES, tout en soulignant la nécessité de travailler ensemble pour concrétiser les objectifs de refondation initiés par les plus hautes autorités.


