COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 29 MAI 2024

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Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 29 mai 2024, dans sa salle de
délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.
Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :
– adopté des projets de texte ;
– procédé à des nominations ;
– et entendu des communications.
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AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES
Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté :
a. un projet de loi portant Règlement du Budget d’Etat 2021 ;
b. un projet de loi portant Règlement du Budget d’Etat 2022.
La loi de règlement d’un exercice budgétaire, conformément aux dispositions de la Loi n°2013-028 du 11 juillet 2013, modifiée, relative aux Lois de Finances, constate le montant définitif des
encaissements de recettes et des ordonnancements de dépenses.
A ce titre, elle :
– ratifie, le cas échéant, les ouvertures supplémentaires de crédits décidées par décret d’avance depuis la dernière loi de finances ;
– régularise les dépassements de crédits constatés, résultant de circonstances de force majeure
ou des reports de crédits et procède à l’annulation des crédits non consommés ;
– rend compte de la gestion de la trésorerie de l’Etat et de l’application du tableau de
financement de l’Etat ;
– arrête les comptes et les états financiers de l’Etat et affecte les résultats de l’année ;
– rend compte de la gestion et des résultats des programmes.
Les lois de règlement du budget d’Etat 2021 et 2022 sont respectivement la quatrième et la cinquième du genre présentées en mode programme.
Aux termes de l’exécution de la loi de finances 2021, la situation se présente comme suit :
– pour une prévision de recettes de 2 188,653 milliards de francs CFA, les recouvrements se
chiffrent à 1 997,286 milliards de francs CFA, soit un taux d’exécution de 91,26% ;
– pour ce qui concerne les dépenses du budget d’Etat, pour une prévision de 2 841,580 milliards
de francs CFA, l’exécution a été de 2 450,503 milliards de francs CFA, soit un taux de 86,24%.
L’exécution de la loi de finances 2022 a donné les résultats suivants :
– sur une prévision de recettes de 1 982,440 milliards de francs CFA, les recouvrements de
recettes s’élèvent à 1 932,490 milliards de francs CFA, soit un taux de 97,48% ;
– pour les dépenses, sur une prévision de 2 647,028 milliards de francs CFA, l’exécution se
situe à 2 449,035de milliards francs CFA, soit un taux de 92,52%.
L’adoption des présents projets de loi permet de rendre compte au Conseil National de Transition, du résultat d’exécution des Budgets d’Etat, exercices 2021 et 2022 et de constater leur règlement définitif.
AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES
Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :
AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS
– Chargé de mission :
Colonel Fily FOFANA.
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AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES
– Chargé de mission :
Monsieur Mamadou CAMARA, Spécialiste en Gestion du Transport aérien.
AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION
INTERNATIONALE
– Conseiller technique :
Monsieur Sékou Boulkassoum MAIGA, Conseiller des Affaires étrangères.
– Chargé de mission :
Madame Namatou AROUBONCANA, Gestionnaire.
– Ambassadeur du Mali à La Havane (Cuba) :
Madame TRAORE Safiatou KONATE, Juriste.
– Ambassadeur du Mali à Abu Dhabi (Emirats Arabes Unis) :
Madame Diéminatou SANGARE, Ingénieur économiste.
– Ambassadeur du Mali à Tokyo (Japon) :
Général de Division Didier DACKO.
– Ambassadeur du Mali à Nouakchott (Mauritanie) :
Monsieur Bakary DOUMBIA, Conseiller des Affaires étrangères.
– Ambassadeur du Mali à Doha (Qatar) :
Madame SIDIBE Dédéou OUSMANE, Juriste.
– Ambassadeur du Mali à Kigali (Rwanda) :
Général de Brigade Mamary CAMARA.
– Premier Conseiller à l’Ambassade du Mali à N’Djaména (Tchad) :
Monsieur Issa SOW, Conseiller des Affaires étrangères.
– Deuxième Conseiller à l’Ambassade du Mali à Tunis (Tunisie) :
Monsieur Aly DIALLO, Conseiller des Affaires étrangères.
AU TITRE DU MINISTERE DES MINES
– Chargé de mission :
Madame Hawa DAKONO, Spécialiste en Anglais.
AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS, CHARGE DE
L’INSTRUCTION CIVIQUE ET DE LA CONSTRUCTION CITOYENNE
– Inspecteur en Chef à l’Inspection de la Jeunesse, des Sports et de la Construction
citoyenne :
Monsieur Mohamed El Moctar MAHAMAR, Professeur principal de l’Enseignement
secondaire.
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– Inspecteur en Chef Adjoint à l’Inspection de la Jeunesse, des Sports et de la Construction
citoyenne :
Monsieur Amady Gansiry BATHILY, Administrateur des Arts et de la Culture.
– Inspecteurs à l’Inspection de la Jeunesse, des Sports et de la Construction citoyenne :
Monsieur Dasson DAO, Administrateur de l’Action sociale ;
Monsieur Mohamed Alassane, Professeur de l’Enseignement supérieur ;
Monsieur Aliou MAIGA, Inspecteur de la Jeunesse et des Sports ;
Monsieur Abdoul Aziz MAIGA, Inspecteur de la Jeunesse et des Sports ;
Monsieur Modibo BAKAGA, Inspecteur de la Jeunesse et des Sports ;
Monsieur Doudou Ben Béchir NIANG, Professeur de l’Enseignement supérieur ;
Madame Diénébou SANOGO, Inspecteur de la Jeunesse et des Sports.
AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE ET DE L’EAU
– Conseiller technique :
Monsieur Nouhoum COULIBALY, Ingénieur de l’Industrie et des Mines.
– Chargé de mission :
Monsieur Gaoussou Cherif KEITA, Ingénieur en Data Science.
AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT DE L’ASSAINISSEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT DURABLE
– Conseillers techniques ;
Monsieur Soumana FOFANA, Ingénieur des Eaux et Forêts ;
Monsieur Sékou KONE, Administrateur civil.
AU TITRE DU MINISTERE DE L’ELEVAGE ET DE LA PECHE
– Directeur Général du Centre national de l’Insémination artificielle animale :
Monsieur Lassina DIALLO, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage.
AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS
1. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le
Conseil des Ministres de l’état d’avancement de la mise en œuvre du Cadre Stratégique de
la Refondation de l’Etat.
Le rapport annuel 2023 sur l’état de la mise en œuvre du Cadre Stratégique de la Refondation de
l’Etat, élaboré par le Comité indépendant de Suivi-évaluation de la mise en œuvre des
Recommandations des Assises Nationales de la Refondation, a été remis au Président de la Transition,
Chef de l’Etat, le 27 mai 2024.
Il ressort du rapport que l’état de mise en œuvre des recommandations, au 31 décembre 2023, est le suivant :
– au titre des 55 actions prioritaires, 20 ont été réalisées, soit 36,36%, et 33 actions prioritaires
sont en cours de réalisation, soit 60%, pour un taux cumulé de 96,36% ;
– au titre des 153 actions prioritaires complémentaires, 10 actions ont été réalisées, soit 6,53%, et 110 actions en cours de réalisation, soit 71,89%, pour un taux cumulé de 78,42% des actions de cette catégorie ;
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– au titre des 309 autres actions dites non prioritaires, 19 ont été réalisées, soit 6,14%, et 121
actions en cours de réalisation, soit 39,15%, pour un taux cumulé de 45,29% des actions de
cette catégorie.
Pour une meilleure appropriation du niveau de réalisation des recommandations et une amélioration de la performance du Gouvernement dans la mise en œuvre du Plan d’actions de Refondation de l’Etat, le Comité indépendant de Suivi-évaluation de la mise en œuvre des Recommandations des Assises Nationales de la Refondation a formulé des recommandations, notamment une meilleure diffusion des résultats auprès des citoyens, à travers les langues nationales ainsi que l’accélération de
la réalisation des actions prioritaires.
2. Le ministre de l’Education nationale a informé le Conseil des Ministres du déroulement des
épreuves écrites du Certificat d’Aptitude Professionnelle et du démarrage des épreuves
écrites du Diplôme d’Etudes Fondamentales.
Les épreuves écrites du Certificat d’Aptitude Professionnelle ont démarré le 27 mai 2024 et prendront fin le 30 mai 2024, dans 20 Académies d’Enseignement.
Au total, 22 094 candidats se présentent dans les filières industrielles et tertiaires pour composer dans 144 centres à travers le pays.
Ces épreuves de l’Enseignement technique et professionnel seront suivies, du 03 au 05 juin 2024 par les épreuves du Diplôme d’Etudes Fondamentales dont 349 080 candidats sont concernés et répartis
entre 2 106 centres.
L’examen du Diplôme d’Etudes Fondamentales se déroulera dans toutes les Académies
d’enseignement du territoire national et à Bassikounou, en Mauritanie.
3. Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a informé le Conseil des
Ministres de la commémoration de la Journée de l’Enfant africain, édition 2024.
La Journée de l’Enfant africain a été instituée en 1991 par la conférence des Chefs d’Etat et de
Gouvernement de l’Organisation de l’Unité Africaine en mémoire du massacre des écoliers noirs Sud-africains, le 16 juin 1976 à Soweto par le régime de l’Apartheid.
Pour cette 33ème édition, le Comité africain d’Experts des Droits et du Bien-être des Enfants a retenu comme thème : « l’éducation pour tous les enfants en Afrique : l’heure est venue ».
Au plan national, le thème choisi pour commémorer la Journée est : « la réalisation des droits de
l’enfant : quelles perspectives pour l’éducation des enfants en situation de rue ? ».
L’objectif général est de faire le point sur les progrès accomplis et d’identifier les défis à relever en ce qui concerne la réalisation du droit à l’éducation en Afrique.
La commémoration de la Journée de l’Enfant africain offre l’occasion au Gouvernement, aux
Collectivités territoriales, aux partenaires au Développement, aux organisations de la société civile, aux organisations d’enfants et de jeunes, aux parents, au secteur privé et autres parties prenantes, de renouveler leurs engagements en faveur de la réalisation du droit à l’éducation pour tous les enfants en Afrique.
La cérémonie officielle aura lieu le 20 juin 2024 à la Cité des Enfants.
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4. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la
situation épidémiologique du pays marquée, notamment :
a. par une stagnation du nombre de cas testés positifs de la maladie à Coronavirus par
rapport à la semaine précédente ;
b. par une diminution du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée.
Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies.
Bamako, le 29 mai 2024
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Birama COULIBALY

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Obsèque des quatre membres de la délégation des oeuvres sociales tombés dans une embuscade dans la région de Nara.

Œuvres sociales : le Chef de l’État préside la cérémonie des obsèques des quatre victimes de l’attaque du 18 avril dernier

Le Président de la Transition, SE le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a présidé la cérémonie des obsèques de quatre membres d’une mission des œuvres sociales, conduite par l’ex-Chef de cabinet, l’Adjudant Oumar TRAORE, affectueusement appelé Douglas. Cette cérémonie s’est déroulée le jeudi 20 avril 2023 en début d’après-midi, sur la place d’armes de Kati où l’émotion était perceptible tant du côté des familles endeuillées que de celui des collaborateurs des disparus.  C’est en présence du Premier ministre, du ministre de la Défense et des anciens Combattants, du Président du Conseil national de la Transition ainsi que du chef d’état-major général des armées, les funérailles des quatre victimes de l’attaque lâche et barbare du 18 avril 2023 ont eu lieu. La nation reconnaissante a organisé, pour ces martyrs, des obsèques dignes de héros morts lors d’une des plus nobles missions que celle de recherches d’eau potable au profit des populations maliennes en manque criard de cette ressource vitale.  « La délégation rejoignait Nara au terme d’une mission cclassique des œuvres sociales du Président de la Transition », a expliqué Mamadou Cheick Chérif TOUNKARA, Directeur administratif et financier de la Présidence. Selon ses explications, la disparition de ces hommes a profondément affecté la présidence de la République. « L’institution a perdu des hommes exemplaires », a-t-il indiqué.  Le Chef de cabinet du Président de la transition, l’Adjudant Oumar TRAORE,  était un homme éclairé et distingué, qui a fait le tour du Mali en seulement deux ans afin d’apporter la joie et le bonheur aux populations les plus démunies. Né le 16 janvier 1992 à Bamako, le désormais ex-Chef de cabinet a effectué plusieurs formations militaires et reçu de nombreuses distinctions, dont la médaille commémorative de campagne, la médaille du mérite militaire, la médaille de sauvetage à titre exceptionnel et la distinction de Chevalier de l’Ordre national. En guise de reconnaissance pour les immenses services rendus à la nation, il lui a été décerné, à titre posthume, la médaille d’Officier de l’ordre national.  L’Adjudant Oumar TRAORE a servi au nord aussi bien qu’au centre du Mali dans le cadre des opérations Maliba en 2014, Dambé en 2018 et Maliko en 2020. C’est en 2021 qu’il a été nommé Chef de cabinet du Président de la Transition. Il laisse derrière lui une épouse inconsolable et un garçon de 4 ans. Il était le coordinateur, le planificateur et le superviseur du programme des œuvres sociales du Président GOÏTA. Parmi les disparus figurent également le Sergent-Chef Mohamed SANGARE, agent de sécurité à la Présidence, M. Moussa TOURE, Directeur Général de l’entreprise Danaya forage et Alassane DIALLO, chauffeur au bureau de gestion du parc automobile de la Présidence. Ils ont été distingués à leur tour, de la médaille de Chevalier de l’ordre national.  « Alassane DIALLO était un excellent chauffeur que Douglas appelait affectueusement Capi. Il disait qu’il était le meilleur chauffeur de Koulouba. De Mohamed SANGARE, Douglas disait qu’il était le sous-officier le plus correct », témoigne le Commissaire Lieutenant-colonel Mamadou Cheick Chérif TOUNKARA, Directeur administratif et financier de la Présidence.  « Nous avons traversé beaucoup de difficultés ensemble. Nous avons sauté sur une mine dans la région de Tombouctou. À la suite de cet incident, l’Adjudant Oumar TRAORE demandait aux uns et aux autres de garder le moral », a confié le Colonel Assa Badiallo TOURE, Conseillère spéciale du Président de la Transition, tout en faisant état des qualités qu’incarnait l’ex-Chef de cabinet, qui respectait toute son équipe. « Capi, Douglas, Touré ainsi que Sangaré sont morts les armes en main. Nous présentons à leurs familles nos condoléances les plus attristées. Ils sont morts pour la patrie », a-t-elle déclaré avant d’inviter tous les collaborateurs ainsi que les habitants de toutes les zones sillonnées par l’équipe des œuvres sociales de pardonner à ces illustres disparus et de formuler des prières pour le repos de leur âme.   « Nous garderons d’eux l’image de collègues courageux, exemplaires et respectueux, respectés et admirés par leurs supérieurs », a précisé le Directeur administratif et financier de la Présidence. « Ces jeunes gens sont des martyrs et deviennent des exemples pour la jeunesse », a-t-il conclu. 

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Discours de Nouvel An 2026 du Président de la Transition, le Général Assimi GOÏTA.

Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Hôtes du Mali,   Par la grâce d’Allah, nous franchissons le seuil de la nouvelle année 2026. En ce moment de recueillement et d’espérance, je formule pour chacune et chacun d’entre vous des vœux de réconfort, de concorde, de santé et de prospérité.   Je m’incline pieusement devant la mémoire de nos martyrs, civils et militaires. Leur sacrifice est le socle de notre engagement et de notre Renouveau. À nos blessés, aux familles endeuillées, la Nation exprime sa solidarité indéfectible. Je voudrais également adresser ma compassion aux populations durement éprouvées par les sinistres survenus dans notre pays. Je formule le voeu que l’élan de solidarité nationale, dans la dignité et l’entraide, continue de soulager les peines et de relever les vies. Mes chers compatriotes, Le passage à une nouvelle année est une occasion de regarder ensemble le chemin parcouru, d’évaluer nos efforts communs et de mesurer, avec lucidité, les défis à relever. L’année 2025 dont nous vivons les derniers instants, a été une année d’épreuves, notamment sur les plans énergétique et économique. Elle a également été une année de vérité, celle qui révèle dans l’adversité, le patriotisme et la résilience indéfectible des Maliennes et des Maliens. Je rends un hommage appuyé à notre peuple pour sa dignité, sa patience et sa détermination. Depuis plusieurs mois, notre pays subit d’importantes perturbations dans son approvisionnement en carburant, consécutives à des attaques répétées contre des convois vitaux. Parallèlement, une campagne de désinformation a tenté d’installer le doute, la peur et la division. Elle n’a fait que renforcer notre prise de conscience collective et consolider notre dynamique de résistance. En ces instants solennels, je salue la bravoure de nos opérateurs économiques, de nos chauffeurs et de leurs apprentis, qui, au péril de leur vie, ont assuré le ravitaillement du pays. Je félicite nos Forces Armées et de Sécurité, ainsi que le Gouvernement, pour la coordination de la réponse nationale ayant permis d’éviter des ruptures majeures de carburant. Derrière chaque défi se dresse une opportunité. Le défi d’importation doit devenir une opportunité d’innovation. Pour une Nation debout comme la nôtre, l’adversité n’est pas un frein, elle est un levier. Mes chers compatriotes, Face aux pressions, aux tentatives d’isolement et aux manœuvres d’influence, le Mali a fait un choix : celui de la souveraineté assumée. Là où certains attendaient la résignation, nous avons opposé la décision. Le temps de l’improvisation est révolu. Le Mali a fait le choix irréversible de rompre avec la navigation à vue. C’est dans cette perspective que j’ai doté notre Nation d’une boussole stratégique : la Vision prospective « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma », adossée à une stratégie de mise en œuvre 2025-2033. Ancrée dans le scénario du Renouveau, cette vision est notre pacte d’honneur avec les générations futures. À l’horizon 2063, notre ambition est de faire du Mali une Nation souveraine, unie, juste, sécurisée et prospère. Nous entrons dans l’année 2026 avec une ligne de conduite : celle de consolider la souveraineté et de bâtir une prospérité partagée. Mes chers compatriotes, La paix durable demeure la condition première de tout progrès. C’est le sens du combat héroïque mené chaque jour par nos Forces Armées et de Sécurité contre le terrorisme et le crime organisé. Je salue leur bravoure, leur discipline et leur professionnalisme. La Nation ne les oubliera jamais. Mener une guerre asymétrique est une épreuve redoutable. Mais face menace, nous avons choisi de rebâtir notre outil de défense. Des avancées significatives ont été enregistrées : des zones ont été sécurisées, la liberté de mouvement s’est améliorée et l’autorité de l’État poursuit son rétablissement. Cette dynamique dépasse nos frontières nationales. Avec nos frères du Burkina Faso et du Niger, nous avons franchi une étape déterminante avec l’opérationnalisation de la Force unifiée de l’AES et la mise en place d’un dispositif opérationnel coordonné. Face à l’ennemi commun, notre solidarité se traduit en actes : protéger nos peuples et défendre notre espace commun. Nous savons aussi que la paix véritable ne s’impose pas : elle se construit. Elle exige la vérité, le dialogue et la confiance entre Maliens. L’adoption de la Charte pour la Paix et la Réconciliation nationale marque une étape décisive, celle d’un processus de paix endogène, porté par notre volonté collective. Dans ce cadre, une nouvelle phase du programme du DDR-I a été engagée, avec un recrutement spécial et la réinsertion de milliers d’ex-combattants, notamment à Ménaka, Kidal, Mopti, Ségou, Gao et très prochainement Tombouctou. La mise en place de l’Observatoire pour la Paix renforcera durablement cette dynamique. En tirant les leçons des processus de paix antérieurs, il apparaît clairement que les solutions maliennes sont les plus viables pour le Mali. Mes chers compatriotes,   Si la souveraineté militaire garantit l’intégrité du territoire, la souveraineté culturelle protège l’âme de la Nation. C’est la raison pour laquelle nous avons engagé une dynamique de renaissance culturelle et d’éducation aux valeurs, afin de renforcer durablement le vivre-ensemble et de façonner le Maliden Kura : un citoyen patriote, responsable et bâtisseur. L’officialisation de nos langues nationales et la valorisation de nos légitimités traditionnelles ne sont pas du folklore, elles expriment un retour à notre essence. Cette renaissance consolide la cohésion sociale, renforce la paix et fait de notre culture un levier de rayonnement et de développement endogène. Mes chers compatriotes, La Justice et la gouvernance vertueuse demeureront au cœur de notre projet national. La lutte contre la délinquance économique et financière, la corruption et l’impunité n’est pas une option : elle s’impose comme un devoir. Le Pôle National Économique et Financier et l’Agence Nationale de Recouvrement des Avoirs saisis ou confisqués, participent à l’affirmation de la règle que nul n’est au-dessus de la loi, et que l’argent indûment soustrait à la Nation doit obligatoirement revenir à la Nation. Mes chers compatriotes,   Lors des Assises nationales de la Refondation, le peuple malien avait exprimé sa vive préoccupation face aux dérives et dysfonctionnements du paysage politique, susceptibles d’alimenter la mauvaise gouvernance. Fidèle à notre engagement

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Le Président Bah N’DAW à la rencontre de ses compatriotes établis en Algérie

A peine arrivé à Alger pour sa visite de travail ce samedi 12 mars 2021, SEM Bah N’DAW est allé à la rencontre de ses compatriotes qui vivent en Algérie. La villa N°2 qui a abrité la rencontre a accueilli non seulement une délégation de la diaspora malienne, mais aussi des représentants de l’Association des élèves, étudiants et stagiaires en Algérie (AEESMA). Dans son mot de bienvenue, SEM Mahamane Amadou MAIGA, Ambassadeur de la République du Mali en Algérie a au nom de la Communauté malienne souhaité la bienvenue au président et à sa délégation. Le diplomate est revenu sur le bien-fondé de l’ouverture du Consulat général du Mali à Tamanrasset en 1982 qui dit-il vise à « gérer, encadrer et prendre en compte les préoccupations des Maliens dans ces régions Sud de l’Algérie qui regroupent la plupart des Maliens en Algérie ». Plaidant la cause des 5000 étudiants maliens présents sur le sol Algérien, l’Ambassadeur MAIGA a signalé que : « La communauté estudiantine et stagiaire constitue une frange importante de la communauté malienne en Algérie ». Et de signaler, comme pour témoigner sa gratitude aux plus hautes autorités algériennes, que :  » le Mali occupe la première place des pays auxquels l’Algérie accorde des bourses ». L’AEESMA voit en cette visite de SEM Bah N’DAW l’opportunité ou jamais d’exprimer les difficultés auxquelles ses membres sont confrontés en terres Algériennes. Son Président Abibou SISSOKO, qualifiant le Chef de l’Etat de père, grand père et père de la Nation, a soulevé un certain nombre de difficultés dont : « le retard dans la mise à disposition des bourses et des billets d’avion, le manque d’expérience professionnelle et les problèmes d’insertion après les études ». Pour lui « l’instauration d’un programme de stage d’apprentissage professionnel aiderait les diplômés de retour au Mali à se propulser ». Pour le Président du Bureau du Conseil des Maliens d’Algérie, Alhousseini CAMARA, les difficultés de la diaspora malienne en Algérie portent essentiellement sur l’obtention des documents administratifs dont la carte de séjour, la carte Nina et l’absence de sécurité sociale. En guise de réponse aux préoccupations exprimées, le Chef de l’Etat – précédant son ministre des Maliens de l’Extérieur AG ILYENE qui s’est exprimé au nom des ministres présents – a d’abord renvoyé ses hôtes aux paroles de l’hymne nationale avant de les rassurer : « Soyez patients, le gouvernement y travaille. Les choses rentreront dans l’ordre.  » Et Bah N’DAW de demander à ses compatriotes de respecter les lois du pays d’accueil. Et de reconnaître : « l’Algérie est un pays frère qui a énormément fait pour le Mali et qui continue de nous aider ». A son tour, le ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, Alhamdou AG ILYENE s’est fait le devoir de rappeler les quatre missions dévolues à la Transition à savoir : l’instauration de la sécurité et le déploiement de l’administration sur toute l’étendue du territoire national, la lutte contre la corruption, le parachèvement de la mise en œuvre de l’Accord issu du Processus d’Alger, et l’organisation d’élections. « Malgré ces priorités, nous nous employons pour que ce qui est faisable soit fait dans les meilleurs délais« , a rassuré le Ministre Ag ILYENE. « Nous avons recensé vos doléances, certaines questions relèvent de la souveraineté de la République Algérienne, mais celles qui sont légitimes seront traitées dans le cadre des prochaines Commissions mixtes entre le Mali et l’Algérie« . Pour ce qui est de la carte Nina, la véritable panacée réside dans la future carte d’identité biométrique de la CEDEAO », a conclu le ministre des Maliens de l’Extérieur.

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