COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 29 MAI 2024

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Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 29 mai 2024, dans sa salle de
délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.
Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :
– adopté des projets de texte ;
– procédé à des nominations ;
– et entendu des communications.
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AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES
Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté :
a. un projet de loi portant Règlement du Budget d’Etat 2021 ;
b. un projet de loi portant Règlement du Budget d’Etat 2022.
La loi de règlement d’un exercice budgétaire, conformément aux dispositions de la Loi n°2013-028 du 11 juillet 2013, modifiée, relative aux Lois de Finances, constate le montant définitif des
encaissements de recettes et des ordonnancements de dépenses.
A ce titre, elle :
– ratifie, le cas échéant, les ouvertures supplémentaires de crédits décidées par décret d’avance depuis la dernière loi de finances ;
– régularise les dépassements de crédits constatés, résultant de circonstances de force majeure
ou des reports de crédits et procède à l’annulation des crédits non consommés ;
– rend compte de la gestion de la trésorerie de l’Etat et de l’application du tableau de
financement de l’Etat ;
– arrête les comptes et les états financiers de l’Etat et affecte les résultats de l’année ;
– rend compte de la gestion et des résultats des programmes.
Les lois de règlement du budget d’Etat 2021 et 2022 sont respectivement la quatrième et la cinquième du genre présentées en mode programme.
Aux termes de l’exécution de la loi de finances 2021, la situation se présente comme suit :
– pour une prévision de recettes de 2 188,653 milliards de francs CFA, les recouvrements se
chiffrent à 1 997,286 milliards de francs CFA, soit un taux d’exécution de 91,26% ;
– pour ce qui concerne les dépenses du budget d’Etat, pour une prévision de 2 841,580 milliards
de francs CFA, l’exécution a été de 2 450,503 milliards de francs CFA, soit un taux de 86,24%.
L’exécution de la loi de finances 2022 a donné les résultats suivants :
– sur une prévision de recettes de 1 982,440 milliards de francs CFA, les recouvrements de
recettes s’élèvent à 1 932,490 milliards de francs CFA, soit un taux de 97,48% ;
– pour les dépenses, sur une prévision de 2 647,028 milliards de francs CFA, l’exécution se
situe à 2 449,035de milliards francs CFA, soit un taux de 92,52%.
L’adoption des présents projets de loi permet de rendre compte au Conseil National de Transition, du résultat d’exécution des Budgets d’Etat, exercices 2021 et 2022 et de constater leur règlement définitif.
AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES
Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :
AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS
– Chargé de mission :
Colonel Fily FOFANA.
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AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES
– Chargé de mission :
Monsieur Mamadou CAMARA, Spécialiste en Gestion du Transport aérien.
AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION
INTERNATIONALE
– Conseiller technique :
Monsieur Sékou Boulkassoum MAIGA, Conseiller des Affaires étrangères.
– Chargé de mission :
Madame Namatou AROUBONCANA, Gestionnaire.
– Ambassadeur du Mali à La Havane (Cuba) :
Madame TRAORE Safiatou KONATE, Juriste.
– Ambassadeur du Mali à Abu Dhabi (Emirats Arabes Unis) :
Madame Diéminatou SANGARE, Ingénieur économiste.
– Ambassadeur du Mali à Tokyo (Japon) :
Général de Division Didier DACKO.
– Ambassadeur du Mali à Nouakchott (Mauritanie) :
Monsieur Bakary DOUMBIA, Conseiller des Affaires étrangères.
– Ambassadeur du Mali à Doha (Qatar) :
Madame SIDIBE Dédéou OUSMANE, Juriste.
– Ambassadeur du Mali à Kigali (Rwanda) :
Général de Brigade Mamary CAMARA.
– Premier Conseiller à l’Ambassade du Mali à N’Djaména (Tchad) :
Monsieur Issa SOW, Conseiller des Affaires étrangères.
– Deuxième Conseiller à l’Ambassade du Mali à Tunis (Tunisie) :
Monsieur Aly DIALLO, Conseiller des Affaires étrangères.
AU TITRE DU MINISTERE DES MINES
– Chargé de mission :
Madame Hawa DAKONO, Spécialiste en Anglais.
AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS, CHARGE DE
L’INSTRUCTION CIVIQUE ET DE LA CONSTRUCTION CITOYENNE
– Inspecteur en Chef à l’Inspection de la Jeunesse, des Sports et de la Construction
citoyenne :
Monsieur Mohamed El Moctar MAHAMAR, Professeur principal de l’Enseignement
secondaire.
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– Inspecteur en Chef Adjoint à l’Inspection de la Jeunesse, des Sports et de la Construction
citoyenne :
Monsieur Amady Gansiry BATHILY, Administrateur des Arts et de la Culture.
– Inspecteurs à l’Inspection de la Jeunesse, des Sports et de la Construction citoyenne :
Monsieur Dasson DAO, Administrateur de l’Action sociale ;
Monsieur Mohamed Alassane, Professeur de l’Enseignement supérieur ;
Monsieur Aliou MAIGA, Inspecteur de la Jeunesse et des Sports ;
Monsieur Abdoul Aziz MAIGA, Inspecteur de la Jeunesse et des Sports ;
Monsieur Modibo BAKAGA, Inspecteur de la Jeunesse et des Sports ;
Monsieur Doudou Ben Béchir NIANG, Professeur de l’Enseignement supérieur ;
Madame Diénébou SANOGO, Inspecteur de la Jeunesse et des Sports.
AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE ET DE L’EAU
– Conseiller technique :
Monsieur Nouhoum COULIBALY, Ingénieur de l’Industrie et des Mines.
– Chargé de mission :
Monsieur Gaoussou Cherif KEITA, Ingénieur en Data Science.
AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT DE L’ASSAINISSEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT DURABLE
– Conseillers techniques ;
Monsieur Soumana FOFANA, Ingénieur des Eaux et Forêts ;
Monsieur Sékou KONE, Administrateur civil.
AU TITRE DU MINISTERE DE L’ELEVAGE ET DE LA PECHE
– Directeur Général du Centre national de l’Insémination artificielle animale :
Monsieur Lassina DIALLO, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage.
AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS
1. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le
Conseil des Ministres de l’état d’avancement de la mise en œuvre du Cadre Stratégique de
la Refondation de l’Etat.
Le rapport annuel 2023 sur l’état de la mise en œuvre du Cadre Stratégique de la Refondation de
l’Etat, élaboré par le Comité indépendant de Suivi-évaluation de la mise en œuvre des
Recommandations des Assises Nationales de la Refondation, a été remis au Président de la Transition,
Chef de l’Etat, le 27 mai 2024.
Il ressort du rapport que l’état de mise en œuvre des recommandations, au 31 décembre 2023, est le suivant :
– au titre des 55 actions prioritaires, 20 ont été réalisées, soit 36,36%, et 33 actions prioritaires
sont en cours de réalisation, soit 60%, pour un taux cumulé de 96,36% ;
– au titre des 153 actions prioritaires complémentaires, 10 actions ont été réalisées, soit 6,53%, et 110 actions en cours de réalisation, soit 71,89%, pour un taux cumulé de 78,42% des actions de cette catégorie ;
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– au titre des 309 autres actions dites non prioritaires, 19 ont été réalisées, soit 6,14%, et 121
actions en cours de réalisation, soit 39,15%, pour un taux cumulé de 45,29% des actions de
cette catégorie.
Pour une meilleure appropriation du niveau de réalisation des recommandations et une amélioration de la performance du Gouvernement dans la mise en œuvre du Plan d’actions de Refondation de l’Etat, le Comité indépendant de Suivi-évaluation de la mise en œuvre des Recommandations des Assises Nationales de la Refondation a formulé des recommandations, notamment une meilleure diffusion des résultats auprès des citoyens, à travers les langues nationales ainsi que l’accélération de
la réalisation des actions prioritaires.
2. Le ministre de l’Education nationale a informé le Conseil des Ministres du déroulement des
épreuves écrites du Certificat d’Aptitude Professionnelle et du démarrage des épreuves
écrites du Diplôme d’Etudes Fondamentales.
Les épreuves écrites du Certificat d’Aptitude Professionnelle ont démarré le 27 mai 2024 et prendront fin le 30 mai 2024, dans 20 Académies d’Enseignement.
Au total, 22 094 candidats se présentent dans les filières industrielles et tertiaires pour composer dans 144 centres à travers le pays.
Ces épreuves de l’Enseignement technique et professionnel seront suivies, du 03 au 05 juin 2024 par les épreuves du Diplôme d’Etudes Fondamentales dont 349 080 candidats sont concernés et répartis
entre 2 106 centres.
L’examen du Diplôme d’Etudes Fondamentales se déroulera dans toutes les Académies
d’enseignement du territoire national et à Bassikounou, en Mauritanie.
3. Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a informé le Conseil des
Ministres de la commémoration de la Journée de l’Enfant africain, édition 2024.
La Journée de l’Enfant africain a été instituée en 1991 par la conférence des Chefs d’Etat et de
Gouvernement de l’Organisation de l’Unité Africaine en mémoire du massacre des écoliers noirs Sud-africains, le 16 juin 1976 à Soweto par le régime de l’Apartheid.
Pour cette 33ème édition, le Comité africain d’Experts des Droits et du Bien-être des Enfants a retenu comme thème : « l’éducation pour tous les enfants en Afrique : l’heure est venue ».
Au plan national, le thème choisi pour commémorer la Journée est : « la réalisation des droits de
l’enfant : quelles perspectives pour l’éducation des enfants en situation de rue ? ».
L’objectif général est de faire le point sur les progrès accomplis et d’identifier les défis à relever en ce qui concerne la réalisation du droit à l’éducation en Afrique.
La commémoration de la Journée de l’Enfant africain offre l’occasion au Gouvernement, aux
Collectivités territoriales, aux partenaires au Développement, aux organisations de la société civile, aux organisations d’enfants et de jeunes, aux parents, au secteur privé et autres parties prenantes, de renouveler leurs engagements en faveur de la réalisation du droit à l’éducation pour tous les enfants en Afrique.
La cérémonie officielle aura lieu le 20 juin 2024 à la Cité des Enfants.
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4. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la
situation épidémiologique du pays marquée, notamment :
a. par une stagnation du nombre de cas testés positifs de la maladie à Coronavirus par
rapport à la semaine précédente ;
b. par une diminution du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée.
Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies.
Bamako, le 29 mai 2024
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Birama COULIBALY

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Rencontre entre le Président de la Transition et les autorités coutumières et administratives de la région de Bougouni

En marge de la cérémonie d’inauguration de la mine de lithium de N’Gouanala, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a rencontré les autorités coutumières, religieuses et administratives de la région de Bougouni. Cette rencontre s’est inscrite dans la dynamique du dialogue permanent entre le Chef de l’État et les forces vives de la Nation, afin de renforcer la cohésion sociale, d’écouter les préoccupations locales et de partager la vision stratégique du développement économique et social du Mali. Le Président de la Transition a profité de cette occasion pour rappeler que la mise en service de la mine de lithium de N’Gouanala constitue une étape importante dans la marche du Mali vers la souveraineté économique. Dans son allocution, il a tenu à replacer l’inauguration de la mine de lithium dans le cadre global de la stratégie nationale de valorisation des ressources naturelles. Il a souligné que cette initiative s’inscrit dans la vision du Mali Kura, celle d’un pays souverain, productif et prospère, où les richesses naturelles servent d’abord au bien-être des populations. « C’est la deuxième usine de lithium à Bougouni après Goulamina. C’est une chance pour Bougouni, mais aussi pour tout le Mali », a-t-il déclaré. Le Président a ensuite rappelé que la première mine avait déjà contribué de manière substantielle au développement économique du pays, avec 35 % de participation de l’État malien et des retombées budgétaires considérables : 54,35 milliards de francs CFA au budget national, 44,8 milliards en impôts, 8,5 milliards de recettes douanières, et plus d’un milliard de FCFA d’investissements en responsabilité sociétale. Le Président GOÏTA a insisté sur l’importance du contenu local, soulignant que plus de 150 milliards de FCFA ont été injectés dans l’économie nationale à travers la sous-traitance au bénéfice des opérateurs économiques maliens. « Nous devons faire en sorte que cette mine profite d’abord à Bougouni, puis au Mali tout entier », a-t-il ajouté, en annonçant la création d’un fonds d’investissement local destiné à financer la formation, la sécurité et la valorisation des compétences dans les zones minières. Concernant la nouvelle mine inaugurée, le Chef de l’État a affirmé que le projet générera sur sa durée de vie plus de 230 milliards de francs CFA de revenus pour le Mali, provenant des dividendes, impôts et redevances minières. Ce projet, a-t-il précisé, « constitue une opportunité sans précédent pour le développement local », avec la création d’emplois directs et indirects, la construction d’infrastructures routières, scolaires et sanitaires, ainsi que le soutien à l’entrepreneuriat communautaire. Au-delà des questions économiques, le Président de la Transition a tenu à s’adresser aux autorités coutumières et administratives sur la situation sécuritaire du pays. Après un moment de recueillement à la mémoire des victimes des attaques terroristes, il a rappelé que les groupes armés terroristes ne représentent ni une religion ni une ethnie, mais « des forces du mal » cherchant à déstabiliser le Mali et à entraver son développement. Il a salué la bravoure des Forces Armées Maliennes (FAMa) et le soutien constant des populations, des opérateurs économiques et de toutes les couches sociales, dont la solidarité a permis au pays de résister à la guerre psychologique imposée par les forces étrangères hostiles. « Notre victoire dépend non seulement de nos forces de défense, mais aussi de l’unité et de la vigilance de chaque Malien », a-t-il martelé. Le Chef de l’État a ensuite évoqué la crise du carburant, soulignant que le gouvernement a pris des mesures rigoureuses pour assurer l’approvisionnement du pays. Il a invité les citoyens à la solidarité et à la modération : « Nous devons rester unis et éviter la panique, car c’est dans la division que nos adversaires espèrent triompher». Poursuivant sur cette lancée, il a lancé un appel ferme à tous les Maliens qui, de près ou de loin, soutiennent les groupes terroristes : « J’appelle tous ceux qui participent à ces activités à cesser immédiatement et à choisir la voie de la paix et du patriotisme ». Prenant la parole à son tour, le Gouverneur de la région de Bougouni, le Général de Brigade Ousmane WÉLÉ, a exprimé la profonde gratitude des populations au Président de la Transition pour son leadership et pour les nombreuses réalisations entreprises dans la région. Il a notamment cité la construction du camp du 82e Régiment blindé de Bougouni, la grande mosquée de Bougouni, la centrale solaire de Tiakadougou-Dialakoro, ainsi que divers projets de forages et d’équipements médicaux réalisés dans le cadre des œuvres sociales du Chef de l’État. Le Gouverneur a également évoqué la construction du nouveau siège du Gouvernorat, symbolisant la modernisation administrative de la région. 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Le Président de la Transition à l’issue de sa visite au Burkina Faso : « Nous avons décidé de sortir des partenariats de façade »

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