Discours de Nouvel An 2026 du Président de la Transition, le Général Assimi GOÏTA.

Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Hôtes du Mali, Par la grâce d’Allah, nous franchissons le seuil de la nouvelle année 2026. En ce moment de recueillement et d’espérance, je formule pour chacune et chacun d’entre vous des vœux de réconfort, de concorde, de santé et de prospérité. Je m’incline pieusement devant la mémoire de nos martyrs, civils et militaires. Leur sacrifice est le socle de notre engagement et de notre Renouveau. À nos blessés, aux familles endeuillées, la Nation exprime sa solidarité indéfectible. Je voudrais également adresser ma compassion aux populations durement éprouvées par les sinistres survenus dans notre pays. Je formule le voeu que l’élan de solidarité nationale, dans la dignité et l’entraide, continue de soulager les peines et de relever les vies. Mes chers compatriotes, Le passage à une nouvelle année est une occasion de regarder ensemble le chemin parcouru, d’évaluer nos efforts communs et de mesurer, avec lucidité, les défis à relever. L’année 2025 dont nous vivons les derniers instants, a été une année d’épreuves, notamment sur les plans énergétique et économique. Elle a également été une année de vérité, celle qui révèle dans l’adversité, le patriotisme et la résilience indéfectible des Maliennes et des Maliens. Je rends un hommage appuyé à notre peuple pour sa dignité, sa patience et sa détermination. Depuis plusieurs mois, notre pays subit d’importantes perturbations dans son approvisionnement en carburant, consécutives à des attaques répétées contre des convois vitaux. Parallèlement, une campagne de désinformation a tenté d’installer le doute, la peur et la division. Elle n’a fait que renforcer notre prise de conscience collective et consolider notre dynamique de résistance. En ces instants solennels, je salue la bravoure de nos opérateurs économiques, de nos chauffeurs et de leurs apprentis, qui, au péril de leur vie, ont assuré le ravitaillement du pays. Je félicite nos Forces Armées et de Sécurité, ainsi que le Gouvernement, pour la coordination de la réponse nationale ayant permis d’éviter des ruptures majeures de carburant. Derrière chaque défi se dresse une opportunité. Le défi d’importation doit devenir une opportunité d’innovation. Pour une Nation debout comme la nôtre, l’adversité n’est pas un frein, elle est un levier. Mes chers compatriotes, Face aux pressions, aux tentatives d’isolement et aux manœuvres d’influence, le Mali a fait un choix : celui de la souveraineté assumée. Là où certains attendaient la résignation, nous avons opposé la décision. Le temps de l’improvisation est révolu. Le Mali a fait le choix irréversible de rompre avec la navigation à vue. C’est dans cette perspective que j’ai doté notre Nation d’une boussole stratégique : la Vision prospective « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma », adossée à une stratégie de mise en œuvre 2025-2033. Ancrée dans le scénario du Renouveau, cette vision est notre pacte d’honneur avec les générations futures. À l’horizon 2063, notre ambition est de faire du Mali une Nation souveraine, unie, juste, sécurisée et prospère. Nous entrons dans l’année 2026 avec une ligne de conduite : celle de consolider la souveraineté et de bâtir une prospérité partagée. Mes chers compatriotes, La paix durable demeure la condition première de tout progrès. C’est le sens du combat héroïque mené chaque jour par nos Forces Armées et de Sécurité contre le terrorisme et le crime organisé. Je salue leur bravoure, leur discipline et leur professionnalisme. La Nation ne les oubliera jamais. Mener une guerre asymétrique est une épreuve redoutable. Mais face menace, nous avons choisi de rebâtir notre outil de défense. Des avancées significatives ont été enregistrées : des zones ont été sécurisées, la liberté de mouvement s’est améliorée et l’autorité de l’État poursuit son rétablissement. Cette dynamique dépasse nos frontières nationales. Avec nos frères du Burkina Faso et du Niger, nous avons franchi une étape déterminante avec l’opérationnalisation de la Force unifiée de l’AES et la mise en place d’un dispositif opérationnel coordonné. Face à l’ennemi commun, notre solidarité se traduit en actes : protéger nos peuples et défendre notre espace commun. Nous savons aussi que la paix véritable ne s’impose pas : elle se construit. Elle exige la vérité, le dialogue et la confiance entre Maliens. L’adoption de la Charte pour la Paix et la Réconciliation nationale marque une étape décisive, celle d’un processus de paix endogène, porté par notre volonté collective. Dans ce cadre, une nouvelle phase du programme du DDR-I a été engagée, avec un recrutement spécial et la réinsertion de milliers d’ex-combattants, notamment à Ménaka, Kidal, Mopti, Ségou, Gao et très prochainement Tombouctou. La mise en place de l’Observatoire pour la Paix renforcera durablement cette dynamique. En tirant les leçons des processus de paix antérieurs, il apparaît clairement que les solutions maliennes sont les plus viables pour le Mali. Mes chers compatriotes, Si la souveraineté militaire garantit l’intégrité du territoire, la souveraineté culturelle protège l’âme de la Nation. C’est la raison pour laquelle nous avons engagé une dynamique de renaissance culturelle et d’éducation aux valeurs, afin de renforcer durablement le vivre-ensemble et de façonner le Maliden Kura : un citoyen patriote, responsable et bâtisseur. L’officialisation de nos langues nationales et la valorisation de nos légitimités traditionnelles ne sont pas du folklore, elles expriment un retour à notre essence. Cette renaissance consolide la cohésion sociale, renforce la paix et fait de notre culture un levier de rayonnement et de développement endogène. Mes chers compatriotes, La Justice et la gouvernance vertueuse demeureront au cœur de notre projet national. La lutte contre la délinquance économique et financière, la corruption et l’impunité n’est pas une option : elle s’impose comme un devoir. Le Pôle National Économique et Financier et l’Agence Nationale de Recouvrement des Avoirs saisis ou confisqués, participent à l’affirmation de la règle que nul n’est au-dessus de la loi, et que l’argent indûment soustrait à la Nation doit obligatoirement revenir à la Nation. Mes chers compatriotes, Lors des Assises nationales de la Refondation, le peuple malien avait exprimé sa vive préoccupation face aux dérives et dysfonctionnements du paysage politique, susceptibles d’alimenter la mauvaise gouvernance. Fidèle à notre engagement
Clôture de la 2ᵉ Session du Collège des Chefs d’État de l’AES : le Capitaine Ibrahim TRAORE prend la présidence de la Confédération

La 2e session ordinaire du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES) s’est tenue ce mardi 25 décembre 2025 au Centre international de Conférences de Bamako (CICB), sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition du Mali et Président sortant de la Confédération. L’un des moments clés de cette 2e session ordinaire du Collège des Chefs d’Etat de l’AES fut le transfert officiel de la présidence de l’AES au Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, pour un mandat d’un an. Dans le communiqué final de la session, lu par le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Abdoulaye DIOP, le Collège a salué le leadership du Président Assimi GOÏTA et les acquis considérables enregistrés durant cette première année de la Confédération. A l’issue des travaux de la session, les Chefs d’État ont également signé plusieurs protocoles additionnels relatifs à la Défense, à la Diplomatie, au Développement et à la Coordination parlementaire. L’objectif demeure le renforcement de l’architecture institutionnelle de la Confédération. Les Chefs d’Etat de l’AES ont saisi l’occasion pour condamner fermement les tentatives de déstabilisation externes, notamment les campagnes de désinformation et les pressions économiques, dont ces pays subissent. Dans ce contexte, ils ont salué la résilience des populations et l’engagement des Forces de défense et de sécurité. La remise récente de l’étendard au Commandant de la Force Unifiée AES a été saluée comme une avancée stratégique majeure dans la sécurisation de l’espace confédéral. Dans son discours d’investiture, le Capitaine Ibrahim TRAORE a rendu un vibrant hommage au travail de son prédécesseur, le Président GOÏTA, et réaffirmé sa volonté de poursuivre les efforts déjà engagés. Le nouveau Président de la Confédération a également annoncé la poursuite de la coopération intra-sahélienne et la volonté de « ne compter que sur nous-mêmes » pour bâtir un modèle de développement autonome. Dans son allocution de clôture, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président sortant de la Confédération, a salué la qualité des échanges avec ses pairs de l’AES au cours de cette 2e session, et la détermination commune des Chefs d’État. « L’AES est désormais une réalité politique et géopolitique. La peur a changé de camp. Les terroristes sont frappés jusque dans leurs derniers retranchements », a-t-il salué. Les Chefs d’État ont exprimé leur gratitude au peuple malien pour l’accueil chaleureux et la parfaite organisation de cette session historique.
KOULOUBA : Décoration des Chefs d’État du Burkina Faso et du Niger

Dans le cadre des activités de la deuxième session ordinaire du 2ᵉ Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES), Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État de la République du Mali, a procédé, au Palais de Koulouba, à la cérémonie de décoration de leurs Excellences le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, et le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, Président de la République du Niger. Les deux Chefs d’État ont été élevés à la dignité de Grand-Croix de l’Ordre National du Mali, à titre étranger, en reconnaissance de leur engagement éminent en faveur de la souveraineté des États, de la solidarité agissante et du renforcement de la coopération entre les pays membres de la Confédération des États du Sahel. Par ailleurs, les Chefs d’État ont présidé une session de travail à huis clos élargie, réunissant le Premier ministre du Mali, des membres des Gouvernements ainsi que de hauts responsables administratifs et institutionnels des trois États. Cette session a été suivie d’un huis clos restreint des Chefs d’État, consacré aux échanges stratégiques et à l’examen des orientations majeures destinées à consolider l’action commune et la vision stratégique de la Confédération des États du Sahel.
AES : L’art et la culture au cœur du 2ᵉ Collège des Chefs d’État
Après la cérémonie d’ouverture du 2ᵉ Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES), Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État de la République du Mali, a présidé, au Palais de Koulouba, la visite de l’exposition photographique et artistique organisée en marge de cette rencontre. Cette exposition a présenté les œuvres de l’artiste peintre Pr Oumar Kamara KA, Directeur général du Conservatoire des Arts et Métiers Multimédia Balla Fasséké KOUYATÉ. Les créations exposées mettent en valeur la place des femmes dans la société africaine, notamment dans l’espace sahélien, à travers des figures emblématiques telles que les cantatrices du Mali, les « Jocondes noires », ainsi que des portraits de personnalités féminines marquantes. L’exposition a également accordé une place particulière à la dimension esthétique et philosophique de l’œuvre et du parcours de l’artiste-musicien Salif KEÏTA, figure emblématique de la culture malienne et africaine. Les portraits officiels des trois Chefs d’État, réalisés par l’artiste, ont également été exposés puis solennellement remis. Cette initiative artistique constitue un hommage aux Chefs d’État du Sahel et souligne le rôle de l’art comme vecteur d’identité, de souveraineté et de cohésion, au service des valeurs communes de la Confédération des États du Sahel.
Deuxième session du Collège des Chefs d’État de l’AES : ouverture des travaux à Bamako

Le Président de la Confédération des États du Sahel (AES), Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État du Mali, a présidé ce mardi 23 décembre 2025, la cérémonie d’ouverture de la 2ème session du Collège des Chefs d’État de la Confédération, au Centre international de Conférence de Bamako (CICB). L’ouverture de cette deuxième session s’est tenue en présence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, et de Son Excellence le Général Abdourahamane TIANI, Président de la République du Niger. Le Premier Ministre du Mali, des membres des Gouvernements confédérés, des Présidents d’institutions du Mali, ainsi que l’ancien Président de la République du Mali, le Professeur Dioncounda TRAORÉ étaient également présents. Elle a également enregistré la participation des ambassadeurs accrédités auprès de la République du Mali, du Président du Conseil national de Transition ainsi que des membres du CNT. Dans son allocution, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a salué la mobilisation des peuples sahéliens face aux menaces extérieures. Il a aussi saisi l’occasion pour appeler à la vigilance et à la solidarité pour préserver les acquis de l’indépendance et de la souveraineté. Le Président Burkinabé a toutefois averti contre les risques d’un « hiver noir » , métaphore renvoyant à un projet de déstabilisation de l’Afrique de l’ouest en général et du Sahel en particulier. Le Président de la République du Niger, le Général Abdourahamane TIANI, a, pour sa part, rappelé que la création de la Confédération, le 6 juillet 2024, à Niamey, au Niger, marque un tournant historique pour les peuples du Sahel. Il a salué les avancées majeures enregistrées par cette confédération sous la présidence malienne, notamment avec la mise en place de la Force unifiée, la coordination diplomatique confédérale et la création de la Banque d’investissement de la Confédération. Dans son discours d’ouverture, le Président Assimi GOÏTA a dressé le bilan de sa présidence à la tête de la Confédération. Des acquis structurés autour de trois piliers : Défense et sécurité, Diplomatie et Développement. En plus de la montée en puissance de la Force unifiée de l’AES, la reconnaissance internationale croissante de la Confédération, le Président de la Transition du Mali a souligné également le lancement de projets structurants tels que la Banque confédérale d’investissement, la Centrale d’achat confédérale en cours de réalisation, ainsi que l’inauguration, ce mardi 23 décembre 2025, de la Télévision, outils de souveraineté informationnelle. Le Chef de l’État a aussi évoqué des projets d’infrastructures intégrées, dont une compagnie aérienne, une autoroute transsahélienne et un chemin de fer interconfédéral. Le Président de la Confédération, en clôturant son intervention, a réaffirmé la détermination des trois pays à poursuivre la construction d’un espace souverain, solidaire et prospère.
Inauguration de la Télévision de la Confédération des États du Sahel (AES)

Le Président du Faso, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, le Président de la Transition, Chef de l’État de la République du Mali et Président de la Confédération des États du Sahel (AES), Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, ainsi que le Président de la République du Niger, Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, ont procédé, ce mardi 23 décembre 2025 à Bamako, à l’inauguration officielle de la Télévision de la Confédération des États du Sahel (Télévision AES). La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre de la République du Mali, du Président du Conseil national de Transition, des membres du Gouvernement, ainsi que des autorités administratives et communales du District de Bamako. À cette occasion, les Chefs d’État ont procédé à la coupure du ruban, marquant le lancement officiel des programmes de la Télévision AES, suivie d’une visite guidée des installations techniques et administratives de la chaîne. La Télévision de la Confédération des États du Sahel se positionne comme un outil stratégique de communication institutionnelle et d’intégration régionale. Elle a pour mission de promouvoir les valeurs de solidarité, de souveraineté et de résilience, d’assurer une information fiable et équilibrée, de valoriser les politiques publiques confédérales et de renforcer la cohésion entre les peuples de l’espace AES. Cette inauguration intervient en marge du 2ᵉ Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES), traduisant la volonté commune des dirigeants de doter la Confédération de médias modernes capables d’accompagner la dynamique d’intégration politique, économique et sécuritaire engagée par les États membres.
DÉVELOPPEMENT : Les Chefs d’État de l’AES procèdent à l’inauguration de la Banque Confédérale d’Investissement et de Développement

Dans le cadre de la mise en œuvre des orientations stratégiques de la Confédération des États du Sahel (AES), la Banque Confédérale d’Investissement et de Développement (BCID-AES) a été officiellement inaugurée ce mardi 23 décembre 2025 à Bamako. La cérémonie a été présidée par le Président de la Transition, Chef de l’État de la République du Mali et Président de la Confédération des États du Sahel (AES), Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, le Président de la République du Niger, Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, ainsi que le Président du Faso, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ. Institution financière stratégique de la Confédération, la BCID-AES vise à soutenir les investissements structurants, à renforcer la souveraineté économique et à promouvoir un développement durable au sein de l’espace AES. La cérémonie s’est déroulée en présence des hautes autorités politiques et administratives des États membres, et a été marquée par la coupure du ruban symbolique suivie d’une visite des installations.
2ème Collège des Chefs d’Etat de l’AES : rencontre dînatoire au palais de Koulouba

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Confédération des États du Sahel (AES), a offert, ce lundi 22 décembre 2025, un dîner officiel en l’honneur de leurs Excellences le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, Président de la République du Niger, et le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président de la Transition du Burkina Faso, au Palais de Koulouba, dans le cadre des activités de la 2ᵉ Session du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES). En plus des délégations nigérienne et burkinabè, la cérémonie a réuni le Premier ministre, le Président du Conseil national de Transition, les Présidents des Institutions de la République du Mali, les membres du Gouvernement ainsi que plusieurs ministres issus des pays de l’AES. Les ambassadeurs accrédités auprès de la République du Mali ont également honoré de leur présence cette soirée officielle. Pour sublimer l’événement, la soirée a été animée par l’Ensemble instrumental du Mali et l’artiste de renommée internationale Salif KEÏTA, qui ont offert au public des prestations symbolisant la richesse et la vitalité de la culture mandingue. À travers ce dîner d’État, le Président de la Confédération des États du Sahel, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a tenu à exprimer l’hospitalité légendaire du Mali, terre de convergence, de solidarité et de coexistence pacifique, tout en réaffirmant l’esprit d’unité qui anime la Confédération sahélienne.
AES : le Président de la Confédération inaugure la première session confédérale du Conseil des Ministres à Bamako

Le Palais de Koulouba a servi, ce samedi 20 décembre 2025, de cadre à l’ouverture de la première session confédérale du Conseil des Ministres de la Confédération des États du Sahel (AES). Présidée par le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État et Président de la Confédération AES, la rencontre a réuni les Ministres du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Dans son allocution d’ouverture, le Président de la Confédération a salué une étape « inaugurale et préparatoire » à la 2e session du Collège des Chefs d’État, prévu les 22 et 23 décembre à Bamako. Il a rappelé que la session confédérale du Conseil des Ministres, prévue par l’article 12 du Traité constitutif signé à Niamey le 6 juillet 2024, constitue l’un des trois piliers de la gouvernance confédérale, aux côtés du Collège des Chefs d’État et du futur Parlement confédéral. Cette 1re session doit examiner des dossiers majeurs, dont le rapport d’exécution de la feuille de route de l’An I, les protocoles additionnels relatifs à la défense, à la diplomatie et au développement, ainsi que les dispositions encadrant les sessions parlementaires confédérales. Des documents qui, une fois adoptés, viendront achever l’architecture institutionnelle de la Confédération. Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA a mis un accent particulier sur la vocation de l’AES à devenir un cadre d’« émancipation, de liberté et d’indépendance véritable », fondé sur les ressources et le génie des peuples sahéliens. « Nos trois États ont fait le choix souverain de mutualiser leurs efforts pour bâtir un espace stable et apaisé, favorable au développement et au plein épanouissement de nos populations », a déclaré le Président GOÏTA, tout en appelant à une collaboration pragmatique et renforcée face aux défis sécuritaires, économiques et géopolitiques. Il a également dénoncé le « terrorisme économique et médiatique » dont sont victimes les pays de la Confédération, de la part de certains acteurs internationaux dont la seule volonté est de chercher à « affaiblir le soutien populaire » dont bénéficie la Confédération. Pour lui, ces pressions ne font que renforcer la détermination de l’AES à poursuivre « sa marche souveraine sur la scène africaine et internationale ». Le Chef de l’Etat a tenu à rendre hommage aux Forces de Défense et de Sécurité des trois États pour leur engagement « au péril de leur vie » dans la protection des territoires. Il a également salué « le vaillant peuple de l’AES », véritable source de légitimité de la Confédération. Au-delà du Sahel, le Président de la Confédération AES a élargi la perspective : « L’Afrique de l’Ouest est unie par une histoire pluriséculaire, une culture partagée et une géographie commune. Nos peuples sont naturellement appelés à vivre ensemble, dans le respect mutuel, la solidarité et la fraternité».
Cérémonie de remise de l’étendard à la Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES)

Le Président de la Transition, Chef de l’État, Chef Suprême des Armées et Président de la Confédération des États du Sahel (AES), Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a présidé, ce samedi 20 décembre 2025, la cérémonie solennelle de remise de l’Étendard à la Force Unifiée de l’AES (FU-AES), marquant officiellement l’entrée en activité de cette force multinationale stratégique. La cérémonie a enregistré la présence du Premier ministre, Chef du Gouvernement du Mali, du Président du Conseil national de Transition, des Présidents des Institutions de la République, des Ministres chargés de la Défense des pays membres de la Confédération AES, de membres des Gouvernements de l’AES, des Chefs d’État-major des Armées, ainsi que des Ambassadeurs et Représentants des organisations internationales accrédités au Mali, des Attachés de défense des pays amis et des délégations des États membres de la Confédération. Dans son allocution, le Président de la Confédération AES a souligné la portée historique de cette cérémonie, qualifiant la remise de l’étendard de marqueur officiel du démarrage opérationnel de la Force unifiée. Il a salué l’installation du nouveau commandant de la FU-AES et rendu un vibrant hommage au courage, au professionnalisme et à la détermination des ministres de la Défense, des Chefs d’État-major et de l’ensemble des Forces de défense et de sécurité de l’espace AES. Le Chef de l’État a rappelé que, depuis la Déclaration de Niamey du 6 juillet 2024, les Forces Armées des pays membres ont conduit des opérations conjointes majeures, notamment Yéréko I et Yéréko II, ayant permis la neutralisation de plusieurs chefs terroristes et la destruction de sanctuaires criminels, grâce à une planification rigoureuse, un partage efficace du renseignement et une mutualisation accrue des moyens. Face à l’évolution des modes opératoires des groupes armés terroristes, le Président GOÏTA a insisté sur la nécessité d’une anticipation stratégique permanente, mission confiée au nouveau commandement de la Force Unifiée. Il a également mis en exergue les menaces multiformes pesant sur les États du Sahel : terroristes, économiques et informationnelles. À cet effet, la Confédération AES a engagé des réponses structurantes, notamment la création de la Télévision, de la Radio et de la presse écrite AES, afin de renforcer la souveraineté informationnelle et de contrer la désinformation. Affirmant que « l’AES est une réalité irréversible », le Président de la Confédération a salué la résilience et le soutien constant des peuples de l’AES, tout en s’inclinant devant la mémoire des civils et militaires tombés au combat et en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés. Le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants du Mali, le Général de Corps d’Armée Sadio CAMARA, a souligné que le Sahel traverse un moment décisif de son histoire, rappelant que la paix, la sécurité et la souveraineté ne se délèguent pas. Il a présenté la Force Unifiée de l’AES comme l’aboutissement d’une mutualisation stratégique fondée sur les valeurs sahéliennes de solidarité, d’entraide et de dignité. L’étendard remis à la FU-AES a été décrit comme un symbole vivant, fruit du sacrifice des martyrs civils et militaires, porteur de mémoire, de volonté et d’engagement irréversible. À la tête de la Force Unifiée de l’AES, le Général de Brigade Daouda TRAORÉ, reconnu comme un officier expérimenté et homme de terrain, aura la lourde responsabilité de conduire cette force multinationale dans un contexte sécuritaire exigeant, au service de la stabilité et de la souveraineté de l’espace AES.