KOULOUBA : Quatre nouveaux Ambassadeurs résidents accrédités au Mali

Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, a reçu, ce jeudi 16 avril 2026, au Palais de Koulouba, les lettres de créance de quatre nouveaux Ambassadeurs résidents accrédités auprès de la République du Mali. Cette cérémonie consacre la qualité du dialogue que le Mali entretient avec ses partenaires et traduit la volonté constante des autorités de la Transition de consolider des relations extérieures fondées sur le respect mutuel, la souveraineté des États et une coopération équilibrée. Les diplomates reçus en audience par le Chef suprême de la diplomatie malienne, sont, tout d’abord, Son Excellence Mme Viviana HERNANDEZ, Ambassadeur désigné de la République de Cuba près la République du Mali ; ensuite, Son Excellence Monsieur Alberto CEREZO, Ambassadeur désigné de l’Union européenne près la République du Mali ; puis, Son Excellence Monsieur Umar Sanda AHMED, Ambassadeur désigné de la République du Ghana près la République du Mali ; enfin, Son Excellence Monsieur Ahmed Turki Ahmed Al-Turki AL-SUBAIE, Ambassadeur désigné de l’État du Qatar près la République du Mali. Par la remise de leurs lettres de créance, ces hautes personnalités diplomatiques entament officiellement leur mission en République du Mali, avec la responsabilité de promouvoir davantage les liens d’amitié, de solidarité et de coopération avec notre pays. Le Président de la Transition a salué l’excellence des rapports entre le Mali et ces partenaires, tout en réaffirmant la disponibilité de notre pays à approfondir davantage la coopération bilatérale et multilatérale dans un esprit d’ouverture, de respect mutuel et d’avantages réciproques. Cette cérémonie témoigne du rayonnement diplomatique du Mali ainsi que de la confiance renouvelée de la communauté internationale envers notre pays, engagé dans une dynamique de refondation nationale et d’affirmation souveraine.
COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 15 AVRIL 2026 CM N°2026-15/SGG.

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 15 avril 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de l’Energie et de l’Eau, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la Politique nationale de l’Eau et ses 4 Programmes Directeurs de mise en œuvre. Le Conseil des Ministres, lors de sa session du 4 mars 2026, a pris acte de la communication écrite relative à la Politique nationale de l’Eau et ses Programmes Directeurs de mise en œuvre 2026-2035. Cette politique, en cohérence avec « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033, a pour objectif de contribuer au développement durable du pays, en apportant des solutions appropriées aux problèmes liés à l’eau, en tenant compte des effets des changements climatiques dans une perspective de gestion durable des ressources en eau. Le projet de décret, adopté, consacre son approbation et ouvre la voie à sa mise en œuvre. 2. Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités territoriales en matière de Jeunesse. b. un projet de décret fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités territoriales en matière de Sport. La suppression de la Collectivité territoriale Cercle est consécutive à l’adoption de la Loi n°2023-002 du 13 mars 2023 portant modification de la Loi n°2012-006 du 23 janvier 2012 portant principes fondamentaux de l’organisation administrative du territoire. Cette suppression a rendu nécessaire la relecture du Décret n°2016-0913/P-RM du 06 décembre 2016 et du Décret n°2018-0079/P-RM du 29 janvier 2018 fixant respectivement le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités territoriales dans les domaines de la Jeunesse et des Sports. Les projets de décret, adoptés, réorganisent l’exercice des compétences transférées aux Collectivités territoriales Commune, Région et District de Bamako et précisent l’appui-conseil que les services centraux et déconcentrés du Ministère de la Jeunesse et des Sports doivent leur apporter. 3. Sur le rapport du ministre de l’Elevage et de la Pêche, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le cadre institutionnel de la Stratégie nationale de Stabilisation et de Sécurisation du Bétail malien et son Plan d’actions. Le Gouvernement de la République du Mali a approuvé la Stratégie nationale de Stabilisation et de Sécurisation du Bétail malien et son Plan d’actions 2025-2029, par le Décret n°2025-0435/PT-RM du 03 juillet 2025. L’élaboration de cette stratégie, qui entre dans le cadre de l’exécution d’une recommandation de la 14ème Session du Conseil supérieur de l’Agriculture, vise la stabilisation et la sécurisation, à l’horizon 2034, du cheptel sur des espaces aménagés avec une production optimale. Son opérationnalisation nécessite la mise en place d’un dispositif de pilotage. Le projet de décret, adopté, fixe le cadre institutionnel de la Stratégie nationale de Stabilisation et de Sécurisation du Bétail malien qui comprend un Comité national de Pilotage, un Comité technique de Coordination, des organes régionaux et locaux. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE – Directeur général de l’Agence de Gestion du Fonds d’Accès universel : Monsieur Balobo CISSE, Inspecteur des Finances. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME – Chargés de mission : Monsieur Mahamadou GUINDO, Juriste ; Madame Mariam Diama SANOGO, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES – Inspecteur en Chef à l’Inspection de l’Equipement et des Transports : Monsieur Youssouf DEMBELE, Administrateur civil. – Chef de Cabinet : Madame DIALLO Mariam TOURE, Ingénieur de l’Information. – Chargés de mission : Monsieur Amadou SANGHO, Juriste ; Monsieur Mamadou CAMARA, Spécialiste en Gestion du Transport aérien ; Madame MAIGA Bintou ALIOU, Administrateur civil ; Monsieur Mamadou DEME, Ingénieur en Génie civil ; Monsieur Mohamed OULD MAMOUNY, Journaliste-Communicateur. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL – Inspecteur à l’Inspection de la Santé : Monsieur Roger MOUNKORO, Médecin, Pharmacien et Odontostomatologue. – Inspecteur à l’Inspection des Affaires sociales : Madame Fatoumata KONE, Administrateur civil. – Chargés de mission : Monsieur Cheick Oumar TOURE, Spécialiste en Histoire et Géographie ; Madame Hamsétou TOURE, Journaliste Reporter ; Monsieur Badra Aliou SANGARE, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DES MALIENS ETABLIS A L’EXTERIEUR ET DE L’INTEGRATION AFRICAINE – Secrétaire général : Monsieur Amadou Diarra YALCOUYE, Conseiller des Affaires étrangères. – Conseiller technique : Monsieur Doudou Ben Béchir NIANG, Enseignant-chercheur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE – Inspecteur à l’Inspection de l’Agriculture : Monsieur Amadou FOFANA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie rural. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE – Chargés de mission : Monsieur Diakaridja YOSSI, Professeur de l’Enseignement secondaire ; Madame Héloïse DOUYON, Juriste ; Madame DEMBELE Assitan DIALLO, Ingénieur agronome ; Monsieur Cheick Oumar TRAORE, Anthropologue ; Madame Fatoumata TOURE, Professeur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ARTISANAT, DE LA CULTURE, DE L’INDUSTRIE HOTELIERE ET DU TOURISME – Directeur national de l’Action culturelle : Monsieur Cheick Boukounta Karamoko SISSOKO, Enseignant-chercheur. – Directeur général du Centre international de Conférence de Bamako : Monsieur Badara Aliou DIAKITE, Juriste. AU TITRE DU CABINET DU MINISTRE DELEGUE, CHARGE DES REFORMES POLITIQUES ET DU SOUTIEN AU PROCESSUS ELECTORAL – Conseiller technique : Monsieur Mangoro KONATE, Administrateur civil. – Chargé de mission : Monsieur Hamady SIMA, Juriste. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de l’Energie et de l’Eau a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 1ère Edition du Forum international sur les
CÉLÉBRATION DE L’AÏD EL-FITR : Sous le signe de l’unité et du vivre-ensemble

Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a accompli ce jeudi 19 mars 2026 la prière de l’Aïd El-Fitr, marquant la fin du mois sacré du Ramadan, aux côtés de nombreux fidèles musulmans. La cérémonie s’est tenue au Palais de Koulouba. Autour du Chef de l’État, plusieurs hautes personnalités ont pris part à cette prière solennelle, parmi lesquelles le Premier ministre, le Président du Conseil national de Transition (CNT), des membres du gouvernement, ainsi que des diplomates accrédités au Mali. La prière a été dirigée par l’imam de la mosquée de Koulouba, Abdrahamane TOURÉ, qui a, dans son sermon, rappelé la portée spirituelle du Ramadan et invoqué des bénédictions pour les autorités et l’ensemble du pays. Dans une déclaration prononcée à l’issue de la prière, le Président GOÏTA a placé cette fête sous le signe de la cohésion nationale. « Je voudrais rendre grâce à Allah le Tout-Puissant qui nous a donné l’opportunité de célébrer l’Aïd El-Fitr, un moment de communion, de partage et surtout de pardon », a-t-il déclaré, avant de saluer les efforts du Gouvernement, notamment à travers l’initiative « Sungalo Solidarité », qu’il a décrite comme un vecteur de rapprochement entre les populations. Au-delà du message spirituel, le Chef de l’État a également évoqué les dynamiques en cours au sein du pays. Il s’est félicité des premières retombées des réformes engagées dans le secteur minier, soulignant la redistribution de plus de 18,4 milliards de francs CFA au profit des collectivités territoriales. Cette mesure est un levier de développement local et une illustration concrète de la volonté des autorités de la Transition de faire bénéficier les Maliens des ressources nationales. Le Président de la Transition a par ailleurs rappelé la consécration de 2026-2027 à l’éducation et à la culture, dans une perspective de refondation du système éducatif et de valorisation du capital humain. « Cette initiative vise à promouvoir notre souveraineté », a-t-il affirmé, inscrivant cette orientation dans une vision plus large de transformation structurelle du pays. Sur le plan sécuritaire, le Président GOÏTA a mis en avant les actions des Forces armées et de sécurité dans la lutte contre les groupes armés terroristes, tout en évoquant la mise en place de l’Observatoire pour la paix et la réconciliation nationale. Cette structure, dont la coordination sera assurée par l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi MAÏGA, ambitionne de renforcer la cohésion sociale et de consolider la stabilité de notre pays. Le Chef de l’État a enfin rendu hommage aux forces engagées sur le terrain ainsi qu’aux acteurs économiques, notamment les transporteurs, pour leur contribution à l’approvisionnement du pays en biens de première nécessité. Il a également eu une pensée pour les victimes civiles et militaires du conflit, saluant leur sacrifice et souhaitant un prompt rétablissement aux blessés.
COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 18 MARS 2026 CM N°2026-11/SGG.

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 18 mars 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : a.un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Beijing ; b.un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Berlin ; c.un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Kigali ; d.un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Rome ; e. un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali au Caire ; f. un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Moscou ; g. un projet de décret fixant le cadre organique du Consulat général du Mali à Paris. Les Missions diplomatiques et Postes consulaires du Mali sont des services publics situés à l’extérieur du territoire national. Ils sont établis en fonction de la carte diplomatique, fixée par le Décret n°2012-070/P-RM du 2 février 2012 portant répartition des Postes diplomatiques et consulaires de la République du Mali. Leur organisation et les modalités de leur fonctionnement sont fixées par le Décret n°2018-0517/P-RM du 20 juin 2018. Les cadres organiques des Missions diplomatiques du Mali de la Zone Afrique, de la Zone Asie et Océanie et de la Zone Europe sont fixés respectivement par les Décrets n°2018-0518, n°2018-0520 et n°2018-0521/P-RM du 20 juin 2018 et ceux des Postes consulaires du Mali sont fixés par le Décret n°2018-0522/P-RM du 20 juin 2018. A l’application, ces décrets ont révélé des insuffisances qu’il convient de corriger. Les projets de décret, adoptés, corrigent ces insuffisances et prévoient, pour les 5 prochaines années, les effectifs du personnel nécessaire à leur fonctionnement. 2. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret autorisant l’extension de la superficie du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 attribué à la Société Roscan Gold Mali SARL à Kandiolé-Nord, Cercle de Kéniéba. Le permis de la Société Roscan Gold Mali SARL à Kandiolé-Nord, d’une superficie de 28 km2, a été renouvelé pour une dernière fois en 2025, à la suite des travaux de recherche géologique et minière qui ont mis en évidence plusieurs anomalies intéressantes reflétant des structures géologiques qui continuent sur une zone contiguë au périmètre dudit permis, libre de tout droit minier. Ainsi, conformément aux dispositions du Code minier, la Société Roscan Gold Mali SARL a sollicité l’extension de la superficie de son permis à cette zone contiguë, d’une superficie de 35,4 km2. Le projet de décret, adopté, autorise cette extension et porte la superficie totale du permis à 63,4 km2. 3. Sur le rapport du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Office malien des Substances précieuses. Le secteur des Substances précieuses, notamment l’or issu de l’orpaillage et des petites mines, occupe une place stratégique dans l’économie nationale et représente une source importante de devises, de recettes fiscales et de création d’emplois. Au cours de l’année 2022, le Mali a enregistré une production d’or de 72,227 tonnes, dont 6 tonnes pour l’orpaillage, ayant généré 763 milliards de francs CFA pour le budget national. Le sous-secteur de l’or contribue au Produit Intérieur Brut à hauteur de 9,2%. Malgré cette contribution, il existe des difficultés dans la maîtrise des flux issus de l’orpaillage et des petites mines au regard des disparités entre les statistiques officielles au niveau national et les quantités reçues dans les pays de destination. Dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi n°2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier en République du Mali et de la Loi n°2023-041 du 29 août 2023 relative au Contenu local, il est apparu nécessaire de mettre en place un instrument opérationnel chargé d’assurer la régulation, la centralisation et la sécurisation de la commercialisation des substances précieuses. Les projets de texte, adoptés, créent l’Office malien des Substances précieuses avec pour mission d’assurer la commercialisation de l’or et des autres substances précieuses. Ils permettront également de renforcer la souveraineté économique de l’Etat sur la chaîne de valeur des substances précieuses. 4. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de réhabilitation et d’extension des périmètres irrigués des plaines rizicoles et maraîchères de Korioumé, Daye et Hamadja dans le Cercle de Tombouctou et la construction des ouvrages connexes dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Mise en Valeur des Plaines rizicoles de Tombouctou. b. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de réhabilitation des tronçons Didiéni-Diéma-Sandaré (313 km) et Kayes-Diboli (96,5 km) du corridor Bamako-Dakar par le Nord. Les travaux de réhabilitation et d’extension des périmètres irrigués du Projet de Mise en Valeur des Plaines rizicoles de Tombouctou, ainsi que ceux de réhabilitation des tronçons Didiéni-Diéma-Sandaré et Kayes-Diboli du corridor Bamako-Dakar par le Nord empiètent sur des propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique. La réalisation desdits travaux contribuera au développement de la production rizicole dans la Région de Tombouctou et au désenclavement intérieur du pays, ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie des populations. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION
ŒUVRES SOCIALES DU PRÉSIDENT DE LA TRANSITION : Remise de kits alimentaires aux familles vulnérables dans le cercle de Fana

Dans le cadre des œuvres sociales du Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’Etat, une opération de distribution de kits alimentaires s’est tenue ce vendredi 13 mars 2026 dans le cercle de Fana, au profit des populations vulnérables. La cérémonie, présidée par le Conseiller spécial du Président de la Transition, M. Aguibou DEMBÉLÉ, chargé des œuvres sociales, a enregistré la présence des autorités administratives, religieuses et coutumières du cercle de Fana. Les dons, composés d’huile, de pâtes alimentaires, de riz, de lait en poudre, de thé Lipton et de dattes, ont permis de soutenir 500 familles. Prenant la parole, M. Tata FANE, Maire de la Commune de Fana, et M. Tahirou TAPILY, Préfet du cercle de Fana, ont salué cette initiative qui vient soulager de nombreuses familles en cette période de solidarité. Au nom des bénéficiaires, M. Étienne TRAORE a exprimé sa profonde gratitude au Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, pour ce geste de générosité qui contribuera à améliorer le quotidien des populations démunies. Pour sa part, M. Aguibou DEMBÉLÉ a transmis les salutations du Chef de l’État et rappelé l’importance de renforcer la solidarité et la cohésion entre les Maliens, particulièrement en cette période de Ramadan, marquée par l’entraide et le partage.
Assimi Goïta : « Les richesses minières doivent changer le visage de nos communes »

À l’occasion de la remise symbolique de chèques géants du Fonds minier de développement local aux collectivités territoriales, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, Chef de l’État, revient sur les réformes engagées dans le secteur minier et sur l’objectif affiché par les autorités : faire profiter les communes des richesses du sous-sol. Dans cet entretien, il détaille la répartition des ressources issues des sociétés minières, les mécanismes de contrôle mis en place et les projets structurants que ces financements devraient permettre de réaliser dans les 819 communes du pays. Lisez cet entretien avec le Président de la Transition ! Le journaliste : Monsieur le Président de la Transition, vous venez de présider la cérémonie de remise de chèques géants aux collectivités territoriales dans le cadre du Fonds minier de développement local. Quel sentiment vous anime en ce moment ? Le Président de la Transition : Tout d’abord, je voudrais féliciter le gouvernement et les services de la présidence pour la mise en œuvre d’une recommandation majeure des Assises nationales de la refondation, au cours desquelles le peuple malien a demandé que les ressources précieuses, à savoir l’or, le lithium, le magnésium, profitent à l’ensemble des collectivités territoriales. Cette recommandation, qui nous a servi de boussole, nous a permis d’engager des réformes majeures dans le secteur minier. Des réformes qui nous ont permis d’élaborer un nouveau Code minier en 2023 et d’adopter la loi sur le Contenu local. Aussi, dans la continuité de ces réformes, nous avons créé cinq fonds miniers, parmi lesquels le Fonds minier de développement local, qui concerne la gestion de nos différentes communes. Ce fonds doit être alimenté par les sociétés minières à travers des contributions à hauteur de 0,15 % de leur chiffre d’affaires trimestriel. Au titre de l’année 2025, le ministère des Finances a pu recouvrer 18 milliards et quelques pour nos différentes communes. Les 819 communes que compte notre pays ont bénéficié chacune d’un montant. Cette répartition s’est opérée à trois niveaux. Le premier niveau concernait les communes directement impactées par les activités minières. Elles ont bénéficié de 50 %. Ensuite, 25 % ont concerné les communes moins impactées dans les régions où travaillent les sociétés minières. Les 25 % restants sont revenus aux autres communes. Je suis très satisfait de la mise en œuvre de cette recommandation phare. Le journaliste : Qu’est-ce qui va changer dans la vie des communes, de façon générale, au Mali ? Le Président de la Transition : Normalement, il doit y avoir un changement majeur. Comme nous l’avons dit, le Fonds minier de développement local doit permettre à nos communes de minimiser les impacts négatifs des activités minières. Cela veut dire que ces montants, attribués aujourd’hui aux différents maires, doivent leur permettre de réaliser un certain nombre de projets structurants. Ces élus communaux doivent élaborer des projets structurants qui seront validés au niveau communal par le comité de suivi. Ensuite, il y a un comité de suivi régional, composé du gouverneur, qui examine également les projets. Enfin, le comité national, qui regroupe les ministres des Finances, de l’Administration territoriale et des Mines, procède à la dernière évaluation avant de donner le feu vert pour la mise en œuvre des projets. Il peut s’agir de la construction d’écoles et de centres de santé, de l’accès à l’eau potable à travers la construction de forages, de l’amélioration des infrastructures routières ou énergétiques, notamment à travers l’installation de panneaux solaires dans les communes. En fonction des montants reçus, les maires doivent donc pouvoir élaborer des projets structurants. Toutes ces possibilités et ces avantages pourront nous permettre de donner un nouveau visage à nos différentes communes. Avec tous ces dispositifs, il doit y avoir un changement notoire, un changement positif dans la vie quotidienne de nos communes, notamment en ce qui concerne l’amélioration des conditions de vie. Le journaliste : La répartition se fait-elle selon les besoins de chaque commune ? Le Président de la Transition : Les communes n’ont pas les mêmes besoins au même moment. Leurs besoins peuvent être classés par catégorie en fonction de la réalité du terrain. C’est pourquoi les montants sont différents selon les communes. Ces montants vont de 4 millions à plus de 3 milliards de francs CFA. Le journaliste : Vous avez parlé à l’instant de suivi. Cela signifie-t-il qu’il existe un mécanisme de contrôle pour que ce fonds soit utilisé à bon escient ? Le Président de la Transition : L’objectif principal est le bien-être de nos populations. Nous nous sommes engagés pour cela et nous allons suivre cela de près. Il existe différents comités : d’abord le comité communal, composé des préfets et des maires ; ensuite le comité régional, où siège le gouverneur ; et enfin le comité national, où siègent les différents ministres. Ces dispositifs vont nous permettre de surveiller de près et d’être témoins de ce qui sera réalisé. Ils permettront également de corriger, s’il y a lieu, certaines insuffisances. Cela veut dire qu’il existe un dispositif permanent pour l’élaboration et le suivi de ces projets structurants. C.COM
Fonds minier de développement local : remise de chèques géants aux collectivités territoriales

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a présidé la cérémonie de remise symbolique des chèques géants du Fonds minier de développement local à neuf (09) communes sélectionnées. Cette cérémonie, qui a enregistré la présence du Premier ministre, du Président du Conseil national de Transition, du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, du ministre des Mines, de celui de l’Économie et des Finances ainsi que des membres du Gouvernement et des autorités administratives et indépendantes, tout comme du ministre commissaire chargé des questions minières, s’est tenue au palais de Koulouba, ce jeudi 12 mars 2026. Le Président de la Transition a saisi l’occasion pour féliciter le Gouvernement pour avoir mis en œuvre cette recommandation des Assises nationales de la Refondation. « Nous sommes très heureux et très satisfaits d’avoir concrétisé ce vœu du peuple malien », a-t-il déclaré dans une interview accordée à la presse à l’issue de la cérémonie. Au total, pour l’exercice 2025, le Fonds minier de développement local s’élève à plus de dix-huit milliards quatre cents millions (18 400 000 000) de FCFA, a expliqué M. le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, M. Alousséni SANOU. La redistribution de ce fonds a été effectuée à l’issue de la première réunion du Comité de suivi du fonds minier, le 2 mars dernier, conformément aux dispositions de l’Arrêté interministériel n°2025-0292/MEF-MM-MATD-SG du 27 février 2026, qui fixe la péréquation des ressources du Fonds minier de développement local revenant à chaque collectivité territoriale, a expliqué le ministre SANOU. Il a expliqué aussi la provenance de ce fonds qui constitue la contribution des titulaires de titres miniers d’exploitation de mines et des bénéficiaires d’autorisations industrielles de substances de carrières. Conformément à ce dispositif de redistribution, 50 % reviennent aux communes affectées de la zone minière ; 25 % aux autres collectivités territoriales de la zone minière ; et les 25 % restants aux collectivités territoriales des autres régions du Mali. Cette clé de répartition, souligne le ministre d’État SANOU, « respecte le principe de justice territoriale ». La remise de chèques constitue une matérialisation manifeste de la volonté de l’État d’accompagner les collectivités locales. Il les exhorte à faire un usage judicieux de ce fonds dans des projets structurants, dont le suivi sera régulier. Cette remise symbolique a concerné les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Bougouni, Kita, Tombouctou, San, Gao et Kidal. Mais il est à souligner que ce fonds collecté est réparti entre l’ensemble des 819 communes du Mali. Après la remise des chèques géants, le porte-parole des bénéficiaires, M. Yéhia HA KONTA, maire de la commune rurale d’Alafia, dans la région de Tombouctou, a adressé ses vifs remerciements au Président de la Transition pour l’initiative de la relecture du Code minier et de l’élaboration d’un contenu local en 2023 afin de faire profiter toute la population malienne des retombées de l’exploitation minière. Cette redistribution des richesses minières est une traduction manifeste de l’engagement des autorités maliennes de la Transition pour le développement de l’ensemble des communes du Mali. Elle donne espoir à toutes les collectivités. Cette dynamique, a précisé l’élu communal, favorise l’émulation entre les collectivités. Il a donné l’engagement ferme qu’une utilisation judicieuse sera faite des fonds reçus. Avec ce fonds, le Chef de l’État espère des résultats tangibles à travers l’amélioration des conditions de vie des populations grâce aux projets structurants qui verront le jour. Ce fonds devrait permettre de minimiser les impacts négatifs des exploitations minières sur les populations. Le Président GOÏTA a donc expliqué le dispositif mis en place pour la réalisation et le suivi des projets structurants, grâce aux trois filtres instaurés : le comité communal, le comité régional et le comité national. « Un changement notoire devrait être observé dans la vie des communes », espère le Chef de l’État, avant d’indiquer que le Fonds minier devrait permettre aussi de « donner un nouveau visage aux communes ». Le Président de la Transition rassure de l’existence d’un mécanisme de suivi de l’utilisation de l’argent reçu par les communes. « Ce fonds sera utilisé à bon escient », assure-t-il, car son « objectif est le bien-être des populations ». Les comités communal, régional et national permettront un suivi régulier de l’utilisation de ce fonds. « Tout manquement fera l’objet de procédures judiciaires », conformément à l’engagement des autorités maliennes dans la lutte contre la corruption.
COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 11 MARS 2026 CM N°2026-10/SGG.

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 11 mars 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du Plan stratégique de Développement de la Météorologie et son Plan d’actions 2026-2030. Le Conseil des Ministres, en sa session du 19 décembre 2025, a pris acte de la communication écrite relative au Plan stratégique de Développement de la Météorologie et son Plan d’actions. Ce plan a pour objectif de positionner la météorologie nationale comme un pilier technologique de la durabilité et de la souveraineté du pays, par la génération d’informations climatiques et météorologiques fiables pour la gestion des risques, la sécurisation des infrastructures critiques et l’optimisation économique des secteurs stratégiques. Le projet de décret, adopté, consacre son approbation et ouvre la voie à sa mise en œuvre. 2. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de la Brigade spéciale des Mines. Le secteur minier, qui constitue l’un des piliers essentiels de l’économie nationale, est confronté à des défis majeurs, notamment la prolifération de l’exploitation minière illégale, l’orpaillage clandestin, le trafic illicite de substances minérales, l’utilisation de produits chimiques prohibés, les atteintes graves à l’environnement et les risques sécuritaires dans certaines zones minières. Malgré l’existence d’un cadre juridique renforcé et les actions de répression menées depuis 2020, par les départements en charge des Mines et de l’Environnement, les infractions dans le secteur minier persistent et présentent de plus en plus un caractère structuré. Face à l’ampleur du phénomène et à ses conséquences sur la faune, la flore et le bien-être des populations, il est apparu nécessaire de créer une structure spécialisée à compétence nationale, investie des pouvoirs de Police judiciaire en vue de renforcer les mécanismes actuels de contrôle et de répression. Les projets de texte, adoptés, créent la Brigade spéciale des Mines avec pour mission d’assurer la Police judiciaire des Mines et de participer à l’exécution des mesures relatives à la protection et à la sécurisation des sites miniers d’orpaillage et de carrière. 3. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant affectation au Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, de la parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°5113 du Cercle de Koutiala. La parcelle de terrain, d’une superficie de 92 hectares 42 ares 94 centiares, sise à Koumbé, Commune urbaine de Koutiala, Cercle de Koutiala, est destinée à la délocalisation d’une partie de la population du village de Koumbé, victime d’inondations récurrentes. Cette délocalisation permettra d’offrir un meilleur cadre de vie à la population dudit village. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances a informé le Conseil des Ministres : a. de la signature du Mémorandum d’adhésion du Mali au Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest, le 12 février 2026. Dans le cadre de son engagement à lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, le Mali à l’instar des autres Etats membres de la Confédération des Etats du Sahel, a décidé du maintien de sa participation et de son adhésion au Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest. C’est ainsi que cette adhésion a été formalisée à travers la signature d’un Mémorandum entre le Groupe et le Mali. b. du démarrage des travaux de l’Evaluation nationale des risques de Lutte contre le Blanchiment de Capitaux, le Financement du Terrorisme et le Financement de la Prolifération des Armes de destruction massive, prévue le 20 mars 2026. A l’instar de la Communauté internationale, notre pays s’est doté d’un dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Ce dispositif fait l’objet d’évaluation, dont les conclusions sont consignées dans un rapport mis à jour tous les deux ans ou à une fréquence plus rapprochée lorsque les circonstances le justifient. Pour l’évaluation mutuelle attendue en 2027, il est nécessaire de procéder à une évaluation nationale des risques qui implique nécessairement un engagement politique de haut niveau. 2. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a informé le Conseil des Ministres : a. de l’organisation d’une tournée de projection du film documentaire intitulé : « Yambo OUOLOGUEM, la blessure », du 26 au 31 mars 2026. Ce film, réalisé par le cinéaste sénégalais Kalidou SY, consacré à l’écrivain malien Yambo OUOLOGUEM, se présente comme une démarche de relecture critique et de réhabilitation d’une figure majeure du patrimoine intellectuel malien. Dans un contexte de refondation et d’affirmation de la souveraineté culturelle du Mali, cette initiative s’inscrit pleinement dans la dynamique de valorisation de nos icônes culturelles, de restauration de la vérité historique et de promotion de l’image du pays. A cet effet, le Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, à travers le Centre national de la Cinématographie du Mali, entend, entre autres : – assurer l’organisation pratique de l’évènement ; – apporter un appui logistique et technique à l’organisation des projections ; – faciliter la mobilisation des acteurs culturels et universitaires. b. de l’organisation de la 12ème Conférence des ministres de l’Organisation pour le Développement et la Promotion de l’Artisanat africain, à Bamako. Cette 12ème Conférence, qui s’inscrit dans la vision de souveraineté et de développement endogène prônée par les Autorités de la Transition, a pour objectif de mobiliser une large opinion africaine autour du secteur de l’Artisanat
COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 4 MARS 2026 CM N°2026-09/SGG.

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 4 mars 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret portant approbation du marché relatif au transport aérien des pèlerins de la filière gouvernementale et leurs bagages, au titre du Hadj 2026. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement Ethiopian Airlines/Top 10 SARL pour un montant de 2 milliards 270 millions 625 mille francs CFA toutes taxes comprises et un délai d’exécution d’un mois. L’exécution dudit marché permettra aux pèlerins de la filière gouvernementale d’accomplir leur devoir religieux dans les meilleures conditions. b. un projet de décret portant ouverture de crédit à titre d’avance dans le budget de l’Etat 2026. La Loi n°2025-038 du 15 août 2025 portant loi organique relative aux lois de Finances dispose : « En cas d’urgence et de nécessité impérieuse d’intérêt national, des crédits supplémentaires peuvent être ouverts par décret d’avances pris en Conseil des Ministres. Le Parlement en est immédiatement informé et un projet de loi de Finances portant ratification de ces crédits est déposé dès l’ouverture de la plus prochaine session du Parlement ». Le décret d’avances est donc un acte réglementaire de gestion budgétaire par lequel le Gouvernement peut ouvrir des crédits supplémentaires. Le projet de décret, adopté, autorise l’ouverture, à titre d’avance, de crédits d’un montant global de 500 milliards de francs CFA dans le budget de l’Etat 2026 pour prendre en charge les besoins complémentaires liés aux travaux de construction des hôpitaux et d’autres projets prioritaires structurants. 2. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant nomination de Notaire. Le Notaire est un officier public et ministériel institué pour assurer le service public de la preuve. L’Ordonnance n°2013-027/P-RM du 31 décembre 2013 portant statut des Notaires détermine les conditions d’accès à la profession de notaire, les modalités de gestion de la vacance et du transfert des charges notariales. En application des dispositions de cette ordonnance et après avis conforme de l’Ordre des Notaires, le projet de décret, adopté, nomme Monsieur Djoma TRAORE en qualité de Notaire pour occuper la charge vacante de feu Bakaye SAGARA à Mopti. 3. Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet d’ordonnance portant création de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales ; b. un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°07-072 du 26 décembre 2007 relative au Fonds national d’Appui aux Collectivités territoriales ; c. un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales ; d. un projet de décret déterminant les ressources nécessaires au fonctionnement de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales ; e. un projet de décret fixant les modalités de l’appui technique de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales au service central chargé du contrôle des Associations et des Fondations en République du Mali. L’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales a été créée par la Loi n°00-042 du 7 juillet 2000 avec pour mission de gérer les subventions affectées à la réalisation des investissements locaux entrepris sous maîtrise d’ouvrage des Collectivités territoriales et de garantir certains prêts contractés par elles. Dans le but de renforcer la maîtrise d’ouvrage du développement local, exercée par les Collectivités territoriales, les Agences de Développement régional ont été créées par l’Ordonnance n°2015-017/P-RM du 2 avril 2015, avec pour mission d’assister les Collectivités territoriales de leur ressort territorial dans l’exercice de la maîtrise d’ouvrage du développement régional et local. Les évaluations de performance et l’audit institutionnel des Agences de Développement régional menés ont révélé une faible performance desdites Agences et conclu à leur absorption par l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales. Par ailleurs, la faiblesse du dispositif de suivi des Associations et des Fondations engendre des risques tels que le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, le non alignement avec les priorités nationales et la planification régionale et locale, ainsi que le manque de transparence et de responsabilité. Les projets de texte, adoptés, créent l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales avec pour mission de gérer les subventions affectées à la réalisation des investissements locaux entrepris sous maîtrise d’ouvrage des Collectivités territoriales, de garantir certains prêts contractés et d’apporter un appui technique au service central chargé du contrôle administratif des Associations et des Fondations. En outre, ils : – définissent le champ du contrôle administratif, les relations fonctionnelles entre les services du contrôle administratif et ceux du contrôle technique et déterminent les autorités et organismes investis du rôle de contrôle administratif ; – soumettent les Associations et les Fondations à un certain nombre de conditionnalités dans leurs modes d’intervention et à une contribution financière ; – instituent un prélèvement sur les ressources financières des Associations et des Fondations destiné aux actions de développement. 4. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret déclarant Pupilles de la Nation. La Loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 institue les Pupilles de la Nation et les Pupilles de l’Etat en République du Mali en vue d’assurer la protection des enfants pouvant prétendre à l’une de ces qualités. En application des dispositions de cette loi, le projet de décret, adopté, accorde le statut de Pupilles de la Nation à 31 enfants mineurs, de chauffeurs et d’apprentis victimes d’attaques terroristes, qui bénéficieront, entre autres : –
Le Président de la Transition reçoit le pool d’avocats après la victoire décisive du Mali devant la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a accordé, ce lundi 2 mars 2026, une audience au pool d’avocats ayant assuré la défense de la République du Mali devant les juridictions communautaires, dans le cadre du contentieux l’opposant à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et à l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Cette rencontre fait suite à l’arrêt rendu le 28 janvier 2026 par la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine en faveur du Mali, déclarant illégales les sanctions prises contre notre pays au début de l’année 2022, dans un contexte sous-régional particulièrement tendu. Ont pris part à cette audience le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, M. Mahamadou KASSOGUÉ, ainsi que trois membres du collectif d’avocats, notamment Maître Ousmane Mama TRAORÉ, Maître Fatoumata SIDIBÉ DIARRA et Maître Amadou Tiéoulé DIARRA. Outre ces trois avocats présents à l’audience, le pool comprenait également le bâtonnier Moustaphe CISSÉ, Maître Abdrahamane Ben Mamata TOURÉ et Maître Cheick Oumar KONARÉ. Dans son intervention, le Ministre de la Justice a salué l’engagement, la rigueur et le professionnalisme de l’équipe de défense. Il a rappelé que la procédure engagée devant la juridiction communautaire avait abouti, dans un premier temps, à une décision de sursis à exécution, avant que l’arrêt rendu sur le fond ne consacre définitivement l’illégalité des mesures contestées. « Le Président de la Transition a tenu à féliciter le pool d’avocats qui a défendu avec honneur et dignité les intérêts du Mali. Dans un contexte géopolitique particulièrement sensible, obtenir une telle décision n’était pas acquis d’avance », a déclaré le Garde des Sceaux. Il a également souligné que les sanctions décrétées à l’encontre du Mali avaient été jugées illégales, illégitimes et inhumaines par les autorités nationales. L’arrêt du 28 janvier constitue ainsi une consécration judiciaire venant conforter la position défendue par l’État malien sur la scène régionale et internationale. Au-delà de la satisfaction légitime exprimée par les autorités, le Ministre a tenu à saluer le courage et l’indépendance des juges de la Cour communautaire. Il a rappelé que l’application stricte du droit, dans un environnement politique marqué par de fortes tensions, représente un acte fort en faveur de l’État de droit et du respect des principes fondateurs des organisations d’intégration régionale. Prenant la parole à la sortie de l’audience, Maître Ousmane Mama TRAORÉ a exprimé la fierté du collectif d’avoir été reçu par le Chef de l’État. « Nous n’avons fait que notre travail d’avocat, en nous fondant exclusivement sur l’arsenal juridique communautaire existant », a-t-il précisé. Il a insisté sur le fait que la défense du Mali s’est articulée autour d’une argumentation rigoureuse, solidement adossée aux textes régissant l’UEMOA et aux principes du droit communautaire. « Le Mali ne pouvait faire valoir ses prétentions qu’en se basant sur le droit communautaire. À la lumière de cet arsenal juridique, il apparaissait clairement que les sanctions prises étaient entachées d’irrégularités », a-t-il affirmé. Pour rappel, les mesures contestées avaient entraîné la suspension du Mali de plusieurs instances communautaires. Les autorités de la Transition avaient saisi la juridiction compétente afin de contester la régularité procédurale et la base juridique de ces décisions, estimant qu’elles ne respectaient pas les dispositions prévues par les textes fondateurs. Dans son arrêt, la Cour a relevé des irrégularités substantielles dans la procédure d’adoption des sanctions, notamment au regard des compétences attribuées aux organes décisionnels par les traités communautaires. Elle a rappelé que, même en période de crise politique, les États membres ainsi que les institutions régionales demeurent strictement liés par le cadre normatif commun qui fonde leur action.